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Moderniser les infrastructures portuaires
Terminal à container de Doraleh
Contexte :
La ville de Djibouti est indissociable de son destin portuaire ; c’est parce que sa rade était mieux adaptée à la création d’un grand port calme que la capitale fut déplacée en 1888 d’Obock à Djibouti sur décision du gouverneur Léonce Lagarde…Situé à quelques miles du Bab-el-Mandeb, où transitent chaque jour quelque 30% des flux d’hydrocarbures mondiaux, le port de Djibouti a longtemps subi la concurrence, plus ou moins sévère selon les époques, de Berbera, Aden, Massaoua, ou Assab…
Au début des années 2000 cependant, la crise somalienne, la détérioration sécuritaire au Yémen, et surtout la partition de l’Erythrée et de l’Ethiopie, ont fait que les conditions étaient réunies pour que les activités du port djiboutien décollent. Il lui restait néanmoins à se doter d’infrastructures modernes.
Objectifs :
L’émirat dubaïote, via sa société DP Wolrd, après avoir obtenu en 2000 la gestion du Port Autonome International (PAID), consciente des avantages concurrentiels de la République de Djibouti, et de sa position préferentielle, eut un rôle central dans l’émergence du projet de construction d’un port en eaux profondes à Djibouti, capable d’accueille les immenses cargos et porte-containers dernière génération.
Jamais un investissement de cette taille n’avait en effet été réalisé à Djibouti. Le nouveau terminal devait permettre à Djibouti de capitaliser sur les externalités favorables, et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie de tout le pays.
Chantier du terminal à container de Doraleh
Descriptif :
Aux côtés de banques arabes, de la Banque africaine de développement, et de l’Emirat de Dubaï, le groupe de l’AFD a accompagné la République de Djibouti dans son ambition de devenir le premier port de transbordement de la Mer Rouge, en participant en 2008 au tour de table pour le financement de la construction du port de Doraleh (DCT).
D’une capacité annuelle pouvant aller jusqu’à 1 500 000 EVP, capable d’accueillir des navires avec un tirant d’eau de 18m, doté de six portiques au maniement sophistiqué, affichant des chiffres de performance, en matière de temps d’enlèvement des containers, parmi les plus élevés au monde, le port en eaux profondes de Doraleh est incontestablement un très bel actif économique.
Impact :
La mise en service du DCT a malheureusement coïncidé avec le début de la crise économique mondiale de 2008, qui a frappé durement le secteur marchand, particulièrement celui du transport maritime, avec des niveaux d’échanges qui ont pu être divisés par deux dans certains secteurs.
En dépit de ce contexte macroéconomique difficile, le port a d’emblée affiché des performances d’activité satisfaisantes, avec 500 000 EVP la première année. Il a bien joué son rôle, comme il était attendu, de dynamiseur de l’économie domestique, et on estime à plus d’un millier le nombre de créations d’emplois connexes générées.
Vue sur le port de Doraleh de Djibouti
Détails des opérations :
