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Le développement à l’honneur dans la semaine franco-allemande à Addis-Abeba
Dans le cadre des célébrations du 50ème anniversaire du traité d’amitié franco-allemand, l’AFD s’est associée à ses homologues allemandes pour organiser une conférence-débat sur les dynamiques urbaines en Afrique et en Ethiopie. Le développement urbain est un secteur-clé d’intervention en Ethiopie pour les deux pays.
Conférence-débat sur l’urbanisation en Ethiopie pour commémorer le traité de l’Elysée
Les coopérations françaises et allemandes ont co-organisé un évènement sur le développement urbain, secteur commun de leurs interventions en Ethiopie, dans le cadre de la commémoration des 50 ans du traité de l’Elysée qui a scellé la réconciliation franco-allemande.
Environ 80 personnes choisies pour leur implication dans le secteur étaient rassemblées, issues des autorités politiques, de la recherche, de la société civile, du secteur privé et des bailleurs.
L’évènement a été ouvert par les ambassadrices d’Allemagne et de France et par le secrétaire d’Etat du ministère éthiopien de l’Urbanisme et de la Construction.
Ci-dessous: le Secrétaire d’Etat (à gauche) s’adresse notamment à (de gauche à droite) Didier Grébert, directeur régional de l’AFD, Sam Sternin, modérateur, Michel Biontino, premier conseiller de l’Ambassade d’Allemagne, Brigitte Collet, ambassadrice de France, et Liselore Cyrus, ambassadrice d’Allemagne.
S’en est suivi une présentation sur les défis du financement des villes subsahariennes dans un contexte de croissance exacerbée, par M. Thierry Paulais, expert international en urbanisme et actuel directeur adjoint du département Afrique de l’AFD.
Cette conférence a été suivie d’une discussion d’un panel d’experts et d’un échange avec la salle. L’accent a été mis sur le rôle du secteur privé et de la diaspora dans le financement du développement urbain, la valorisation foncière comme moyen de financement de la politique urbaine, le type de modèle de développement urbain à retenir pour l’Ethiopie, la politique de logement, le rôle des villes secondaires et des localités rurales, et, enfin, celui de la société civile qui peut parfois relayer les efforts d’équipement des municipalités.
Ci-dessous, le panel. De gauche à droite : Mme Perrine Duroyaume, chercheuse de l’université de Paris 8 spécialiste du fait urbain en Ethiopie, M. Fasil Giorgis, de l’Institut éthiopien d’Architecture, M. Kai Hoffman, architecte et expert urbain de la GiZ, M. Sisay Dejene, directeur de l’Association des villes éthiopiennes, et M Thierry Paulais (AFD).
L’Allemagne et la France disposent en Ethiopie d’une solide expérience en matière urbaine, la GiZ fournissant un appui en renforcement de capacité des autorités municipales de 27 villes secondaires pour la délivrance de services publics. La France pour sa part centre ses interventions via l’AFD sur la capitale et notamment depuis quelques années sur le renforcement des infrastructures urbaines (décharge, transport urbain, abattoirs). La coopération décentralisée et la coopération culturelle françaises sont présentes dans plusieurs villes du pays.
Le CEPF lance ses investissements dans la zone des Montagnes d'Arabie et d'Afrique Orientale
Le Fonds de partenariats pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF), auquel l’AFD contribue à hauteur de 19,5 millions d'euros, a lancé ce vendredi 1er mars ses activités d’investissement dans la région des Montagnes d’Afrique Orientale et d’Arabie.
Sur un total de 9,8 millions de dollars disponibles, l’Ethiopie devrait être le premier bénéficiaire avec environ 3,5 millions de dollars de subventions allouées à la société civile. En effet, en Ethiopie, la population majoritairement rurale dépend des services que fournissent les écosystèmes. La protection de la biodiversité s’inscrit donc dans une démarche de développement.
Une vingtaine d’ONG, des représentants des autorités régionales et des représentants des bailleurs de fonds, dont l’AFD, étaient présents à cet atelier de lancement qui s’est déroulé à l’Alliance Ethio-française d’Addis Abeba.
Le CEPF financera des projets de la société civile, depuis les petites organisations paysannes et groupes communautaires jusqu’aux associations internationales. L’appel à projets actuellement ouvert concerne les projets cherchant à
- intégrer la biodiversité dans les politiques, les plans et les projets de développement, afin d’améliorer les conditions de vie des populations et de favoriser le développement économique, et
- initier et soutenir des modes de financements durables pour la protection des zones clefs pour la biodiversité.
Cliquer ici pour en savoir plus sur le CEPF dans la région
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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A Savoir n°15 | The Governance of Climate Change in Developing Countries
A Report on International and Domestic Climate Change Politics in China, Brazil, Ethiopia and Tuvalu
David HELD, Eva-Maria NAG & Charles ROGER (LSE Global Governance)
Contact : Fabio GRAZI département de la Recherche, AFD
Cet ouvrage évalue ainsi les approches choisies par quatre économies émergentes et en développement pour aborder la question de la gouvernance du changement climatique, à la fois en décrivant l'évolution de leurs renforcements institutionnels et l'élaboration de leurs politiques, mais aussi en analysant les moteurs politiques et économiques du changement.
Éducation et formation en Afrique : quels enjeux ? Quels nouveaux outils ?
Où en est aujourd'hui l'Afrique subsaharienne en matière d'éducation et de formation professionnelle ? Est-elle en mesure d'accompagner ses futures générations vers l'emploi ? De quels atouts et outils dispose t-elle? Quatre experts de la division éducation (EDU) nous apportent dans une interview vidéo des éléments de réponse à travers un panorama de la problématique éducative et formative en Afrique subsaharienne.
Crédit photo : 2iE, AFD
En Afrique, les deux tiers de la population ont moins de 24 ans
L’éducation est à la fois un droit fondamental et l’une des clés du progrès social et du développement économique, essentiel à la lutte contre les inégalités. En
Afrique
, 2/3 de la population a moins de 24 ans. Cette jeunesse est l’avenir du continent, son plus grand espoir mais constitue aussi un énorme défi pour le développement puisque 20% des jeunes sont actuellement au chômage.
Cette croissance doit à tout prix rester un atout pour bâtir une Afrique innovante, productive, économiquement solide et socialement solidaire, et non devenir un obstacle à ses chantiers de développement. Pour y parvenir, il lui faut miser en priorité sur l'éducation et la formation professionnelle.
Éducation de base mais aussi formation professionnelle
Avec cette tendance démographique et la montée du chômage, il est nécessaire d'intégrer dans notre approche non seulement les préoccupations relatives à
l'éducation de base
mais également à l'enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle, avec un accent mis sur
l’insertion et l’emploi des jeunes
. Face à ces défis, l'AFD au cours des dix dernières années a investi plus d'un milliard d'euros dans le secteur de l'éducation/formation, dont 2/3 sur le continent africain. Et dans les trois prochaines années, ses financements dans l'éducation devraient s'élever à plus de 500 millions d'euros, toujours majoritairement sur le continent africain.
(Synthèse de l'intervention de Virginie Bleitrach).
L’effectif scolarisé a augmenté de 31% en dix ans
Depuis une dizaine d’années, des progrès considérables ont été faits en termes d’accès à l’école primaire. L’Afrique subsaharienne a enregistré les résultats les plus importants ces dix dernières années.
Entre 1998 et 2009, l’effectif scolarisé a augmenté de 31% (soit 58 millions d'élèves supplémentaires).
En dépit de ces résultats, 1/4 des enfants qui devraient être à l’école n'est toujours pas scolarisé. C’est désormais aux autres cycles d’enseignement qu’il faut améliorer l'accès, notamment le cycle secondaire. Seuls 34% des enfants y accèdent à l'heure actuelle.
Le défi de la qualité de l'enseignement
Actuellement, 47 millions de jeunes en Afrique subsaharienne ne disposent pas des compétences de base pour lire et écrire. L’AFD s’est attachée ces dernières années à soutenir les réformes nationales éducatives en appui avec les autres partenaires techniques et financiers.
(Synthèse de l'intervention de Marion Butigieg)
La formation professionnelle est un secteur en pleine expansion dans la majorité des pays d'Afrique subsaharienne. Leurs dirigeants ont placé parmi leurs priorités la formation professionnelle et l'insertion des jeunes.
Cela dit, l'on part de loin, car beaucoup de pays ont des dispositifs de formation sous-dimensionnés, des équipements obsolètes, des formateurs n'ayant pas bénéficié de recyclage de formation continue depuis très longtemps.
Faire correspondre l'offre et la demande sur le marché du travail
Il résulte des éléments précédemment énoncés qu'un grand nombre de jeunes en fin de cursus, bien qu'effectivement formés, ont un profil en inadéquation avec les besoins du marché du travail qu'il faut, par ailleurs, identifier et anticiper. La situation est difficile, mais reste cependant encourageante puisque de nombreux pays ont mis ce point leur agenda politique.
L'AFD reçoit de plus en plus de demandes visant à réunir les conditions d'un rapprochement de la formation professionnelle et du marché de l'emploi. Cela passe par une mise en relation entre les centres professionnels et les entreprises (par le biais de partenariats publics-privés), de façon que les secondes puissent indiquer aux dispositifs de formation et d'apprentissage quels sont exactement leurs besoins de compétences actuels et les emplois à venir.
Revaloriser la formation aux métiers
Cette volonté se traduit par la mise en place de dispositifs de formations plus souples, courtes, orientées vers le métier, certifiées et reconnues et qui, de facto, vont bénéficier d'une image plus positive qu'elle ne l'est actuellement. En effet, dans ces pays, l'apprentissage ou la formation aux métiers est encore considéré comme peu valorisant par les parents et par les jeunes eux-mêmes.
Fédérer les compétences pour faire de la formation un outil complet
Dans la plupart des pays, on peut constater que seulement 5% du budget de l'Éducation nationale est alloué à la formation professionnelle. Ce qui est totalement insuffisant. Pour relever ces défis, nous essayons de travailler en synergie avec d'autres types de compétences que les nôtres - la formation professionnelle n'étant qu'un outil dans le paysage de l'aide au développement. Il faut des synergies avec, par exemple, les départements et les divisions qui s'occupent de l'appui au secteur privé et de la microfinance, ou encore les départements spécialisés dans l'appui au développement agricole et aux métiers en milieu rural.
L'AFD a appuyé un peu plus de 60 projets dans une quinzaine de pays pour un montant d'environ 280 millions d'euros et la demande est de plus en plus forte.
(Synthèse de l'intervention de Christian Fusillier)
Les NTIC, une solution pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation et de la formation ?
De manière générale, les problèmes identifiés ont trait à la qualité de l'éducation, au delà de l'accès proprement dit, et à l'adéquation des formations avec les besoins des secteurs productifs. À l'AFD, nous sommes convaincus que les outils numériques sont tout à fait adaptés au développement et à l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation en Afrique. Aujourd'hui, beaucoup de freins sont levés. Le taux de pénétration du téléphone mobile en dix ans est considérable. On était au début des années 2000 à 10% de taux de couverture géographique en Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, nous sommes à 80%. Cela représente par ailleurs 30 % de la population.
L'investissement dans les NTIC, un indicateur de performance des systèmes éducatifs ?
L'OCDE élabore des études et tests de performances des élèves, le PISA (acronyme de "Programme for International Student Assessment "), en français, "Programme international pour le suivi des acquis des élèves". Celui-ci montre que les pays qui utilisent de manière poussée les outils numériques sont les plus performants. Les jeunes Finlandais qui bénéficient d'un ordinateur pour deux élèves au collège sont les premiers en maths au test PISA, les Sud-Coréens, très bien équipés également, sont seconds alors que les français arrivent au 17ème rang parmi la soixantaine de pays évalués.
L'investissement dans les technologies joue un rôle déterminant dans les performances des élèves et donc des systèmes éducatifs. En Corée du sud, pays qui a fortement investi pour ses technologies en éducation dès le début des années 90, les enseignants utilisent les TIC pour enseigner. Avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), nous mettons en place des programmes et des dispositifs pour accompagner et sensibiliser les enseignants à la prise des nouvelles technologies de l'information
Trop de projets isolés, pas assez de coordination
Il existe aujourd'hui beaucoup de projets pilotes sans suite, sans écho du fait d'un manque de coordination entre les bailleurs de fonds et les programmes sectoriels de l'éducation mis en oeuvre par les gouvernements. Cette coordination est pourtant une condition pour que ces projets puissent être déployés à l'échelle d'un pays ou d'un système éducatif.
L'AFD a donc réuni un groupe de travail avec des bailleurs de fonds, des utilisateurs du sud, des universitaires et des chercheurs pour essayer de formuler des propositions qui aideront à passer du stade de l'expérimentation des projets à leur mise en oeuvre effective dans les systèmes éducatifs africains.
(Synthèse de l'intervention de Jean-Christophe Maurin)

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