L'AFD en Ethiopie

 

Cultures en terrasses - Région des peuples du Sud

► À propos de l'Éthiopie [+]

 

 

Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique subsaharienne avec une population de 98 millions d’habitants (2015) répartis sur un territoire d’1,1 million de kilomètres carrés, l’Éthiopie a connu une phase de croissance forte sur la période 2004-2014.


Le taux de croissance annuel moyen a été de 10,4 % sur cette période, plaçant le pays sur une trajectoire de convergence avec la moyenne enregistrée par le groupe des Pays les moins avancés (PMA) et les pays d’Afrique subsaharienne. En outre, même si le pays se situe toujours assez bas au niveau de l’Indice de développement humain (IDH), (173e rang sur 186 en 2014), avec un revenu par habitant se situant à 550 USD en 2013, l’ensemble des paramètres composant cet indice présentent, sur la dernière décennie, une amélioration plus nette et plus rapide que pour la plupart des autres pays les moins avancés. Le taux de pauvreté est ainsi passé de 44,2 % en 2000 à près de 29 % en 2014 tandis que les inégalités de revenus, bien qu’en légère progression, demeurent faibles.


Ces performances sont le résultat de la politique volontariste mise en place par le gouvernement notamment à travers le Growth and Transformation Plan (GTP), dont les orientations visent à moderniser l’agriculture, développer l’industrie, promouvoir et diversifier les exportations, étendre et moderniser les infrastructures et appuyer les secteurs sociaux.

L’objectif du gouvernement éthiopien est d’assurer une croissance verte, forte et inclusive afin de faire accéder l’Éthiopie au statut de pays à revenu intermédiaire d’ici 2025.

► La stratégie de l'AFD [+]

  

 

L’AFD est autorisée à intervenir en Éthiopie depuis septembre 1993. Les premières interventions ont été opérées depuis Djibouti, sans présence permanente sur place. Un bureau rattaché à l’agence régionale de Djibouti a ensuite été ouvert à Addis-Abeba en 1997.


Les actions de l’AFD visent à appuyer techniquement et financièrement la mise en œuvre des politiques sectorielles définies par le gouvernement en matière de :  
 

  •     Développement des infrastructures dans les sous-secteurs énergie, eau et urbain


L'édification d’infrastructures modernes est le point nodal de la stratégie éthiopienne : elle concentre près de la moitié des besoins en financements exprimés par le gouvernement éthiopien dans le cadre du Plan quinquennal pour la croissance et la transformation.

Les retards observés en matière hydraulique, électrique, routière et de télécommunications sont en cours de résorption mais le développement de ces secteurs se heurte à plusieurs contraintes (demande en forte croissance, défaut de financement, besoin de renforcement des capacités des petits acteurs et d’implication des acteurs locaux, etc.).

En conséquence, l’AFD axe son intervention autour des points suivants :

  1. Contribution à l'adduction aux services d'eau et d'assainissement des villes secondaires ;
  2. Participation au programme d'investissement de la municipalité d’Addis Abeba (traitement des déchets, transport, assainissement) afin d'améliorer la qualité de vie des populations et d’anticiper la transition démographique ;
  3. Accompagnement des autorités éthiopiennes dans le développement des infrastructures énergétiques (de production, de distribution, de régulation, etc.).
  •     Renforcement des capacités du secteur productif et soutien à l’investissement

Afin de promouvoir l’investissement du secteur productif en Éthiopie, l’agence d’Addis-Abeba mobilise l’outil de garanties ARIZ (Accompagnement pour le risque des investissements dans la zone de solidarité prioritaire), qui est l’un des dispositifs majeurs de l’initiative française pour la croissance et l’emploi en Afrique.


Le développement de ce produit impose un renforcement par les banques partenaires de leurs procédures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/FT) conformément aux recommandations du Groupe d’Action Financière (GAFI).

► Les outils d'intervention [+]

Après avoir bénéficié des initiatives internationales en matière de restructuration de son endettement, l’Ethiopie a vu en 2010 sa dette publique favorablement évaluée par le Fonds Monétaire Internationale. Ce nouveau classement a permis à  l’AFD d’utiliser sa palette souveraine (prêts directs à l’Etat) et donc d’accroître la gamme d’instruments financiers. Ces prêts peuvent être soit directement utilisés par l’Etat, soit rétrocédés en prêts ou en dons à des entités publiques (collectivités locales, entreprises publiques). 

L’agence d’Addis-Abeba peut également accorder des prêts non souverains (c'est-à-dire directement et sans garantie de l’Etat) à des entreprises solvables du secteur public marchand, voire à des entreprises privées, à des taux le cas échéant concessionnels si l’usage de la bonification est justifié.

L’agence a par ailleurs émis des produits ARIZ (Accompagnement pour le Risque des Investissements dans la Zone de solidarité prioritaire), dispositif de garantie destiné à faciliter l’accès aux financements tant pour les institutions de micro finance que pour les petites et moyennes entreprises. Plusieurs garanties ont été émises, témoignant de l’intérêt des banques et des emprunteurs pour ce produit. PROPARCO pourrait également participer au financement du secteur privé, notamment par le biais de prêts en devises pour les entreprises exportatrices, de prises de participations et de garanties de concours en monnaie locale.

Enfin, des cadres éthiopiens peuvent bénéficier de formations et de séminaires proposés en anglais par l’intermédiaire du Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires (CEFEB) , le département de formation de l’AFD.

Mise à jour en mai 2017

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