L’AFD a débuté ses interventions au Ghana en 1985, y ouvrant sa première représentation dans un pays anglophone. Depuis 1986, l’AFD a concentré ses opérations dans le domaine des infrastructures, principalement dans les secteurs des télécommunications, du transport et de l’énergie. Photo © Paul Williams
À la une
Un appui à l'activité d'Advans au profit des TPE
Une convention de financement de 400 000 Euros a été signée le 26 avril 2013 entre l’institution de microfinance Advans Ghana et l'AFD. Cette subvention d’assistance technique a pour objectif de favoriser le développement du segment des très petites entreprises (TPE) au sein de l’institution financière Advans Ghana.
Un montant de 300 000 Euros sera destiné au renforcement des capacités des analystes crédit, à l’amélioration des fonctions de contrôle et à la mise en place d’une stratégie commerciale et des outils permettant de mieux cibler ce secteur d’activité. Le solde de 100 000 Euros sera consacré à l’organisation de sessions de formation à destination des clients TPE de l’institution financière (avec un objectif minimum de 250 clients).
Le Président d’Advans a souligné l’ancienneté et l’étroitesse des relations entre Advans et le groupe AFD tandis que le Directeur de l’Agence a insisté sur le rôle majeur des TPE dans le développement économique du Ghana et a rappelé la finalité de cette subvention qui vise à leur faciliter l’accès au crédit. Advans était représentée par son Directeur, Cédric Hénot, et l’AFD par le Directeur de l’agence d’Accra, Bruno Leclerc. La signature s'est également déroulée en présence de Claude Falgon, Président de la société Advans.
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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AFD fait don d’équipements informatiques à l’école “Oshiyie M/A et OrphanAid Ghana
Compte tenu des bénéfices et de l’intérêt que tirent les institutions et les personnes qui utilisent des ordinateurs et dans le cadre de sa responsabilité sociale, l’AFD a fait don d’équipements informatiques de seconde main à l’école élémentaire Oshiyie M/A à Accra et à l’ONG OrphanAid Ghana.
Les objectifs de ces dons sont les suivants :
- Dans le cas de l’école élémentaire Oshiyie M/A : pour l’aider à enseigner l’informatique aux élèves, dans le but également de les mettre en contact des évènements internationaux ;
- Dans le cas de l’ONG OrphanAid : pour aider l’orphelinat dans la gestion de ses programmes afin de promouvoir le bien-être des enfants défavorisés dans l’orphelinat.
Puisque nous sommes dans l’ère de l’informatique, le manque ou l’absence d’ordinateurs dans une école ou un organisme ralentit le développement et la capacité des élèves, des étudiants et des travailleurs de ces institutions. C’est la raison pour laquelle l’AFD a décidé d’aider ces deux institutions.
Une formation à la gestion efficace des ressources municipales
La faiblesse des moyens financiers étatiques couplée à une gestion urbaine généralement défaillante constitue un frein à la décentralisation en Afrique. Consciente des enjeux et besoins en la matière, l’AFD, par le biais de son centre de formation (le CEFEB), a organisé du 27 au 29 novembre derniers à Accra un atelier consacré à la gestion des ressources municipales, réunissant 38 responsables financiers de collectivités locales africaines.
Assurer des services à la hauteur des nouveaux besoins urbains
Comment optimiser les ressources municipales existantes et accéder à de nouvelles ? Dans de nombreux pays africains, où la plupart des villes connaissent des déficits budgétaires chroniques et les revenus des gouvernements ne sont généralement pas suffisants pour développer et fournir des services adéquats à une population urbaine en croissance rapide, la question mérite plus que jamais d’être posée.
Menya Mahir, responsable de la collecte des taxes, Kampala, Ouganda.
photos Francis Kokoroko
"Les responsables municipaux doivent s’assurer du fait que, quoi qu’ils fassent et quelles que soient leurs ressources, ils doivent le faire efficacement de telle sorte que le gouvernement les prennent au sérieux et leur donne plus de pouvoirs en raison de l’efficacité de leur gestion"
Krish Kumar, Directeur financier de Directeur financier de Durban-eThekwini
L’atelier de trois jours qui s’est tenu à Accra, à l’initiative du Centre d'études financières, économiques et bancaires-CEFEB (centre de formation de l'AFD), en partenariat avec le Municipal Institute of Learning (MILE) de la municipalité de Durban, et le Public Private Infrastructure Facility(PPIAF), a tenté d’apporter des enseignements utiles sur cette problématique.
38 responsables financiers d’Afrique du Sud, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, d’Ouganda, du Swaziland et de Tanzanie ont pu bénéficier de divers interventions et témoignages mettant en lumière les défis des processus de décentralisation, et explorer les étapes à franchir pour permettre une décentralisation aboutie, efficace et durable.
"A l’heure actuelle, nous avons de très grandes difficultés à collecter les taxes pour les services. Nous recevons très peu de subventions et ne bénéficions pas de prêts. Si nous parvenons à emprunter pour investir alors les citoyens verront que nous leur fournissons des services et ils accepteront en retour de payer les taxes."
Tamba S. Kinteh, Directeur de la région de Brikama en Gambie et participant à cette formation
Bonne gouvernance, redevabilité et sensibilisation citoyenne : des dispositions essentielles pour relever le défi de la croissance urbaine
Au-delà de la variété des contextes en matière de moyens financiers et de niveau de décentralisation, les défis auxquels ces responsables municipaux font face au quotidien sont souvent les mêmes : faire payer les services, enclencher un cercle vertueux de bonne gestion et de redevabilité, gérer les pressions politiques, éduquer et sensibiliser les populations et les élus.
Dans le champ de compétences des responsables financiers présents, le défi d’une meilleure gestion des ressources municipales passe principalement par une optimisation de la collecte des taxes et l’identification de ressources alternatives.
Au cours de l'atelier, les interventions, entre autres, du directeur financier et du directeur de l’eau et de l’assainissement de la ville de Durban ont permis par exemple d’aborder les aspects pratiques de ces questions. Le contexte du Ghana, pays hôte de l’événement, a aussi fait l’objet de présentations qui ont bien mis en avant les avancées et défis du processus de décentralisation.
Cette dimension opérationnelle a suscité des échanges nourris, des axes de coopération Sud-Sud ont été dessinés et aussi bien les participants que les organisateurs ont conclu qu’il s’agissait d’une expérience à renouveler.
Tamba S. Kinteh, Directeur de la région de Brikama en Gambie et participant à cette formation
L'AFD finance la réhabilitation du barrage hydroélectrique de Kpong
Le 30 novembre 2012, M. Kwabena Duffour, Ministre des Finances et de la Planification Economique, Bruno Leclerc, Directeur de l'AFD au Ghana et S. E. Frédéric Clavier, Ambassadeur de France au Ghana, ont signé une convention de prêt à l'Etat ghanéen, pour un montant de 50 M€ (120 million de Cedis Ghanéens), pour la modernisation du barrage hydroélectrique de Kpong, exploité par Volta River Authority (VRA). Ce financement est rétrocédé par le gouvernement à VRA.
Le barrage de Kpong représente 12% de la production d'électricité du pays. Le financement servira principalement à sécuriser, pour les 30 prochaines années, la production de 152 MW d'électricité à partir du barrage de Kpong par la modernisation des installations mécaniques, notamment par la réhabilitation des turbines. Une composante du financement appuiera également VRA pour lancer les études de faisabilité technique, environnementale et sociale du futur projet de Pwalugu à multiples objectifs (production d'électricité, irrigation, réduction des inondations, eau potable et pêche), près de Bolgatanga. Ce projet vise à être un élément moteur dans le développement du Nord du Ghana dans l'avenir.
Outre les composantes hydroélectriques, ce financement portera également sur l'installation de 30 000 compteurs prépayés aux clients de NEDCo (en charge de la distribution d'électricité dans le nord du Ghana). Enfin, le financement permettra de renforcer la viabilité financière de VRA, en améliorant son modèle financier et les instruments de planification des investissements de l'entreprise.
L'engagement du groupe AFD dans le secteur de l'énergie a atteint plus de 240 M€ en 2011 et 2012, avec i) le présent financement, ii) un financement direct à GRIDCo pour la ligne de transmission de 330 KV entre Kumasi et Bolgatanga et l'interconnexion entre le Ghana et la Burkina Faso et iii) un prêt direct à TICO pour la troisième turbine de la centrale de Takoradi 2.
Bilan de l'action de l'AFD en 2011 au Ghana : 240 millions d'euros d'engagement
L'agence AFD au Ghana a organisé à Accra le 18 octobre dernier une conférence de presse à l'occasion de la parution du rapport d'activité du groupe de l'AFD pour l'année 2011. Les activités de l'AFD ont été présentées dans l'ensemble de ses géographies d'intervention. Il a également été question d'évaluer l'impact des financements de l'AFD sur l'économie ghanéenne, financements qui se placent en conformité avec le programme de développement du gouvernement.
Sur l'année 2011, le total des financements autorisés par l'AFD dans le monde s'élève à environ 7 milliards d'euros (soit 16,8 milliards de cedis Ghanéens), ce qui représente les deux tiers de l'aide bilatérale française. L'Afrique subsaharienne continue d'être la première priorité de l'AFD, avec un engagement de plus de 2,7 milliards d'euros.
Au Ghana, l'AFD a engagé 240 millions d'euros en 2011, dont :
- deux prêts (de 70 M€) au gouvernement pour le développement du barrage de Kpong et une nouvelle contribution au Fonds de dotation des collectivités locales,
- u n prêt direct de 141 M€ à GRIDCO pour l'interconnexion électrique entre le Ghana et le Burkina Faso et une nouvelle ligne de 330 kilovolts (KV) entre Kumasi et Bolgatanga,
- trois lignes de crédit accordés par PROPARCO à des banques locales,
- plusieurs garanties pour les prêts aux PME et
- une subvention à une institution de microfinance (FIDES) qui va développer ses activités dans le nord du Ghana.
En 2012, l'estimation du total des autorisations d'engagements pourrait s'élever à environ 150 millions d'euros. Un prêt de 40 millions d'euros a par ailleurs déjà été accordé au gouvernement pour un projet d'assainissement et d'approvisionnement en eau potable en milieu rural dans quatre régions. Enfin, un autre financement accordé concerne la participation du groupe de l'AFD au financement de la troisième turbine centrale de Takoradi II.
Une activité liée à la stratégie du gouvernement ghanéen
Les activités de l'AFD sont en ligne avec la stratégie du gouvernement tel que défini dans les documents de stratégie "Ghana Shared Growth and Development Agenda 2010-2013 (GSGDA)" et dans le "Compact 2012-2022" signés en juin 2012 entre le Ministre des Finances et de la Planification Economique et les bailleurs de fonds. Elles entrent dans le cadre de la stratégie de la coopération française au Ghana.
Trois secteurs de concentration ont été conjointement décidés par le Ghana et la France:
- l'agriculture,
- le développement urbain et l'appui aux collectivités locales et
- l'énergie.
La France, à travers l'AFD, participe également à l'appui budgétaire multi-bailleurs, aux côtés de neuf autres bailleurs.
L'innovation est également un facteur clé de l'activité de l'AFD. Ainsi, dans le secteur agricole, l'AFD finance des programmes de plantations villageoises d'hévéas et de palmiers à huile (l'adoption de ces programmes est à l'étude dans le secteur du cacao) basés sur des accords tripartites entre une banque, un agriculteur et un opérateur technique. L'appui de l'opérateur technique auprès des agriculteurs permet de garantir un bon niveau de production. Leurs prêts individuels sont ensuite remboursés à la banque par l’opérateur technique par déduction sur l’achat de leur production

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