La présence de l'AFD en Guinée

Le Groupe de l’AFD a repris ses activités en Guinée en 1979. L’activité et le suivi des opérations financées sont assurés à partir de l’agence de Conakry

À la une

Appuyer le secteur privé à travers la banque Oragroup

27/06/2014

Le groupe bancaire Oragroup et Proparco, filiale de l'AFD dédiée au secteur privé, ont étendu leur partenariat ce mercredi 25 juin par la signature d’un prêt de 10 millions d'euros. Ce financement appuiera le développement d'Oragroup notamment en Guinée, au Tchad, au Togo et au Gabon.

En étant actionnaire d’ Oragroup depuis 2011, Proparco accompagne l’un des groupes bancaires les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest et centrale. 

Oragroup est aujourd’hui présent dans 12 pays de la sous-région et apparaît comme un partenaire de référence du secteur privé. La ligne de crédit accordée par Proparco vient appuyer les filiales du groupe en Guinée, au Tchad, au Togo et au Gabon. Cette facilité de crédit, d’une maturité de 5 ans, leur permettra  de proposer des financements à plus long terme pour contribuer au développement du secteur privé. Avec cette transaction, Proparco souhaite jouer un rôle catalyseur en attirant d’autres financements vers des pays où le secteur bancaire reste relativement peu développé.
 
Ce prêt vient renforcer le partenariat entre les deux institutions et contribue à développer l’activité d’Oragroup en l’accompagnant dans son ambition de s’imposer comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et centrale.
 
Proparco accompagne le secteur bancaire en Afrique de l’Ouest et centrale depuis 30 ans. Avec un portefeuille de plus de 600 millions d'euros, cette filiale de l'AFD dédiée au secteur privé apparaît comme l’un des principaux bailleurs de fonds auprès du secteur bancaire en Afrique de l’Ouest et centrale.
 
 
 
 
La cérémonie de signature s’est tenue le mercredi 25 juin à Abidjan, en présence de Patrick Mestrallet, administrateur directeur général d’Oragroup, et de Julien Lefilleur, représentant régional de PROPARCO pour l’Afrique de l’Ouest.


L’AFD soutient 14 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 15,4 millions d’euros

17/06/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 17 juin 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :
 

CRID – Education au développement

Subvention de 654 465 euros sur 3 ans et demi, pour un projet d’éducation au développement porté par huit organisations membres du CRID (AITEC, les Amis de la Terre, Artisans du Monde, CCFD Terre-Solidaire, France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Ingénieurs sans Frontières, les Petits Débrouillards, RITIMO). Ce projet vise à appuyer ces organisations dans la construction de modèles économiques alternatifs, afin d’avancer sur la voie de la transition sociale, écologique, économique et démocratique. Il comprendra des actions de formation et d’information pour les militants et membres associatifs, l’organisation de débats lors des Universités d’été de la solidarité internationale en 2014 et 2016, du Forum social mondial et de la COP 21 en 2015. Le projet permettra d’identifier et de mettre en réseau  des initiatives de développement durable menées dans les territoires. Il développera des outils (site web auto-alimenté, centre de ressources en ligne, supports d’apprentissage audio-vidéo, documentaires…). Il comprendra également un volet de plaidoyer auprès des décideurs politiques, des chercheurs et des médias.

UNMFREO – Appui au développement des Maisons familiales rurales dans 14 pays

Subvention de 400 000 euros pour une année, à l’Union nationale des maisons familiales rurales (UNMFREO) dans 14 pays (Bénin, Brésil sud, Brésil Maranhao, Brésil Para, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Colombie, Comores, Ile Maurice, Madagascar, Mali, Maroc, Sénégal, Tchad, Togo). Ce financement doit permettre aux Unions de Maisons familiales rurales de renforcer la qualité pédagogique de leur offre de formation, d’accroître la masse critique de leurs actions, de rechercher une meilleure intégration dans les politiques sectorielles de formation et d’insertion des jeunes, de formaliser leur modèle économique et d’approfondir les perspectives de pérennité financière du système. Il s’agira aussi de définir des critères de concentration géographique pour les actions futures.

Action Mopti Mali – Appui au développement local à Mopti et éducation au développement dans les Yvelines

Subvention de 1 080 000 euros sur 3 ans à Action Mopti Mali pour la deuxième phase d’un projet visant à contribuer au développement de la région de Mopti au Mali et mener des initiatives d’éducation au développement dans les Yvelines. Cette nouvelle phase, qui passe de 11 à 36 communes, a pour objectif de renforcer les capacités d’administration et de bonne gouvernance des collectivités partenaires afin de générer une dynamique de développement territorial durable. Elle entend aussi contribuer au renforcement du partenariat et de la solidarité entre les sociétés civiles française et malienne. Au Mali, les bénéficiaires directs s’élèvent à plus de 30 000 (élus, agents communaux, membres des organisations de la société civile et des communautés de base, jeunes et adultes analphabètes, usagers de l’eau, des agents de santé, …). En France, 1000 jeunes et adultes des Yvelines bénéficieront du volet éducation au développement.

Initiative Développement – Renforcement des collectivités locales en Afrique subsaharienne et en Haïti

Subvention de 2 977 276 euros sur 3 ans et demi à Initiative Développement pour le financement d’un projet de développement local visant à renforcer les collectivités locales et leur gouvernance dans 4 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Congo, Tchad, Comores) et en Haïti. Ce projet, dans sa deuxième phase, vise à favoriser la bonne gouvernance locale de 17 collectivités réparties dans 5 pays menant une politique de décentralisation en organisant le développement de 12 communes et 5 districts, par le renforcement des acteurs de ces territoires. Des actions d’éducation citoyenne seront menées, 161 organisations de la société civile locale seront appuyées, les communes et arrondissements seront aidées dans l’élaboration et la mise en œuvre d’outils de concertation et de planification. 1250 agents municipaux et élus seront formés. 19 comités de développement local seront constitués.

Inter Aide – Accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique subsaharienne et à Haïti


Subvention de 2 499 620 euros sur 3 ans à Inter Aide pour le financement d’un projet visant à l’amélioration de l’accès à l’eau et des conditions d’hygiène et d’assainissement et au renforcement des services de maintenance des ouvrages hydrauliques dans 5 pays d’Afrique subsaharienne (Ethiopie, Madagascar, Malawi, Mozambique, Sierra Leone) et en Haïti. L’objectif est d’améliorer durablement les pratiques d’hygiène, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations rurales des régions ciblées et à renforcer les services de gestion et d’entretien des points d’eau. 172 500 personnes bénéficieront d’actions d’amélioration des conditions d’hygiène et d’accès à l’eau, 100 000 personnes bénéficieront de 18 650 latrines, 135 000 personnes accèderont ou retrouveront un point d’eau amélioré grâce à des constructions ou réhabilitations de points d’eau et 1 740 000 usagers bénéficieront de services de maintenance de leurs équipements.

Apprentis d’Auteuil - Appui à l'insertion sociale et économique des enfants et des jeunes des rues au Sénégal

Subvention de 660 000 euros sur 3 ans aux Apprentis d’Auteuil et leurs partenaires au Sénégal pour un projet d’appui à la prise en charge et de plaidoyer en faveur des enfants et jeunes en situation de rue. Alors que le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années, le Sénégal s’est doté en 2012 d’une stratégie nationale de protection de l’enfance. Ce projet, qui bénéficiera à  5 900 enfants et jeunes des rues, contribuera à leur prise en charge, notamment en matière de formation professionnelle. Il initiera également des actions de plaidoyer pour que la protection des enfants des rues devienne une priorité nationale. La démarche vise la complémentarité des interventions de chaque structure dans la chaine de prise en charge et la couverture géographique des besoins. Elle entend aussi sensibiliser des marabouts et des élèves des écoles coraniques pour réduire le risque de maltraitance des enfants talibés en cas de dérive.

CIDR – Gouvernance locale au Togo

Subvention de 499 000 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un programme d’appui à la gouvernance locale, à la décentralisation, à l’accès aux services essentiels, et au développement durable dans les préfectures du Haho et du Moyen Mono de la région des Plateaux au Togo. Le projet contribuera à la mise en œuvre de la politique nationale de décentralisation et de développement durable du Togo. Il fait suite au Projet d’appui à la gouvernance locale et aux dynamiques de territoires déployé sur les mêmes préfectures de 2010 à 2013. Il s’agira de renforcer trois collectivités locales, de soutenir des initiatives locales qui s’inscrivent dans les projets du territoire et d’améliorer les services de base. Les préfectures bénéficiaires de ces actions, qui comptent environ 350 000 habitants, verront leurs collectivités renforcées.

Handicap international - Assistance aux victimes de mines anti-personnel en Afghanistan

Subvention d’un million d’euros sur 3 ans à Handicap international pour un programme de renforcement des capacités nationales de mise en œuvre de l’assistance aux victimes de mines anti-personnel et autres restes explosifs de guerre en Afghanistan. Ces 20 dernières années, l'action contre les mines en Afghanistan s’est surtout concentrée sur le déminage et l’éducation aux risques des mines. En 2012, l'organisme de coordination pour l'action contre les mines en Afghanistan a fait de l'assistance aux victimes un sujet central. Handicap international entend apporter sa contribution en améliorant la qualité et l'efficacité de l'assistance aux victimes en garantissant qu'elle soit intégrée aux cadres et mécanismes plus larges du handicap, du développement et des droits humains en Afghanistan. Ce projet bénéficiera à 16 000 personnes handicapées dont 30% de femmes et 24% de jeunes.

Ensemble contre la peine de mort – Eduquer aux droits de l’homme et à l’abolition de la peine de mort

Subvention de 222 859 euros sur 30 mois à Ensemble contre la peine de mort (ECPM) pour un projet visant à favoriser l’émergence d’une conscience citoyenne sur les droits de l’homme et l’abolition de la peine de mort au sein de la société française. Déjà présente dans les écoles et les universités depuis sa création en 2000, ECPM souhaite aujourd’hui répondre à une demande émanant de l’ensemble de ses partenaires associatifs en faveur d’une consolidation des acquis et d’un passage à l’échelle. Le projet repose sur trois axes interdépendants : la mobilisation en France de 3500 jeunes en lien avec les acteurs de l’éducation formelle, la sensibilisation du grand public français, le renforcement des capacités des associations au Nord et au Sud (Maroc, Tunisie, Liban) à éduquer et à sensibiliser à l’abolition.

Sidaction – Réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la mortalité et la morbidité infantiles liées au VIH en Afrique subsaharienne

Subvention de 1 975 000 euros à Sidaction pour un programme de 3 ans, en consortium avec Initiative et Développement, qui  vise à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la mortalité et morbidité infantile liées au VIH en Afrique subsaharienne. Le programme est structuré en quatre volets. Le premier vise à améliorer l’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction ainsi qu’aux services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant pour les femmes vivant avec le VIH. Le second propose d’améliorer la prise en charge des enfants et des adolescents vivant avec le VIH dans les structures centrales mais aussi dans les antennes provinciales. Le troisième vise à favoriser la pérennité structurelle des associations. Le dernier contribue à la production de nouvelles recommandations nationales et internationales dans le domaine de la prise en charge pédiatrique. A la fin du projet, plus de 230 professionnels médicaux et 20 coordinateurs associatifs au sein de 18 associations de lutte contre le sida verront leurs capacités renforcées, permettant ainsi la prise en charge de 7000 enfants et de l’ensemble des femmes séropositives suivis par ces associations, dont la file active est de 55 000 patients vivant avec le VIH.

Essor - Favoriser l’accès des plus vulnérables à une éducation de qualité

Subvention de 1 383 117 euros à Essor pour une seconde phase d’un programme de 4 ans visant à développer des synergies entre la société civile et les autorités locales pour lutter contre les inégalités sociales et contribuer à améliorer les conditions de vie et d’éducation des populations défavorisées dans 5 pays (Tchad, Mozambique, Guinée Bissau, Brésil et France). Il s’agit de renforcer les compétences des acteurs en éducation à mettre en œuvre des activités innovantes à destination des plus vulnérables, de mettre en réseau des acteurs en éducation afin de peser sur les politiques publiques et de capitaliser et diffuser les savoir-faire pour assurer un transfert de compétences et améliorer l’échange de pratiques. A terme, 6 000 enfants, adolescents et jeunes des communautés défavorisées seront impactés, une trentaine d’organisations communautaires seront renforcées et 10 institutions publiques des pays concernés participeront activement à ce programme. 15 structures scolaires et universitaires en France bénéficieront du volet éducation au développement

Solidarité laïque - Développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest


Subvention de 1 222 603 euros sur 2 ans à Solidarité Laïque pour la troisième phase d’un programme visant au développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’appuyer le renforcement de capacités, la structuration et la mise en réseau d’OSC dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal). Le programme, qui réunit 156 organisations africaines et françaises, s’articule autour d’actions de terrain et de plaidoyer, conçues et développées conjointement par les organisations partenaires du Nord et du Sud. L’objectif est de participer à l’amélioration des systèmes éducatifs (accès à l’éducation pour tous, lutte contre la déperdition scolaire, formation des enseignants, fourniture de matériel adapté, réalisation d’infrastructures éducatives…), de renforcer l’autonomie et les capacités d’intervention des OSC et de constituer un réseau international structuré pour être force de proposition auprès des pouvoirs publics. Le programme bénéficiera aux acteurs et militants de la société civile africaine et française du secteur éducatif et indirectement à 50 000  enfants et adolescents, 3 000 éducateurs, formateurs, animateurs, 6 500 enseignants et 3 000 parents d’élèves.

Solidarité laïque – Appuyer la jeunesse marocaine

Subvention de 649 197 euros sur 3 ans à Solidarité Laïque pour un projet visant à autonomiser le Réseau marocain de jeunesse et de concertation (REMAJEC), principale plate-forme des associations de jeunesse marocaines, afin qu’il puisse remplir ses missions et pérenniser son action en direction des associations de jeunesse et des politiques publiques. Cette plate-forme compte aujourd’hui 64 membres (avec un objectif de 80 membres d’ici 3 ans) et anime un ensemble de 47 conseils de jeunes répartis sur tout le territoire marocain, soit plus de 5000 jeunes directement touchés. Le projet entend consolider les capacités d'intervention et d'influence des acteurs de jeunesse dans le cadre d'un dialogue entre acteurs de la société civile et acteurs institutionnels. Cette dernière phase de structuration du milieu associatif marocain est issue du programme concerté Maroc (PCM) qui s’est terminé en avril 2014 et qui a permis de consolider les acteurs associatifs marocains, développer la culture collective et faciliter le dialogue entre pouvoirs publics et OSC.

F3E –  Programme d'innovations méthodologiques pour planifier, suivre et évaluer des processus de changement

Subvention 221 400 euros sur 1 an et demi au F3E pour financer PRISME, un programme de recherche action qui vise à expérimenter de nouvelles approches et méthodes de planification, suivi-évaluation pour mieux appréhender les changements qui s’opèrent dans les actions d’aide au développement menées par les ONG et les collectivités locales françaises. Ce programme procède d’une réflexion collective de structures membres du F3E sur la difficulté d’identifier et d’informer des changements auxquels elles contribuent dans leurs actions de renforcement de capacités et d’accompagnement au changement. Il s’agit d’apprendre collectivement de ces outils et démarches en les expérimentant et en les adaptant aux spécificités et contraintes des acteurs et de leurs partenaires, de mettre en valeur les apprentissages des organisations et la plus-value de certaines approches innovantes pour ensuite les diffuser plus largement dans le milieu et enfin d’élaborer des messages à porter auprès des décideurs du secteur et de leurs partenaires.


 



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



Une Web TV spécialisée dans l'éducation en Afrique de l'ouest

30/01/2014

Web Edu TV a été inaugurée le 30 janvier, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Par ce nouvel outil, l'internaute, qu'il soit un professionnel de l'éducation en Afrique de l'ouest, parent, décideur ou simplement intéressé par le sujet, peut découvrir des vidéos, des documents ou participer à des forums.

Présentation de la web TV par ses concepteurs

Vidéo réalisée par Manivelle Productions

Description
Web Edu TV met en ligne une série de reportages et de documentaires, nourris de réflexions et d’expériences issues d’observations, de recherches et d’expertise soulignant l’importance de l’éducation dans des processus complexes de développement des pays africains.
Il s’agit d’une base de données de reportages et documents multimédias, classés par thèmes.
Les vidéos peuvent être vues sur le site, en lecture en continu (streaming), ou téléchargées. L’internaute pourra également avoir accès à d’autres types de documents (photos, documentation, audio, liens…) sur chacun des thèmes abordés. En outre, des forums de discussion permettront aux internautes de participer à des débats et d’apporter leurs témoignages et opinions.
Pour garantir un accès au plus grand nombre, les vidéos sont encodées en haute et en basse résolution. Par défaut, les vidéos s’affichent dans un lecteur intégré, qui peut être ouvert en plein écran, ou dans une fenêtre réduite permettant de continuer de naviguer et de consulter des informations tout en regardant la vidéo. Les reportages auront des durées approximatives de 5 à 10 minutes.

Les quatre thématiques fortes 

- Accès et qualité de l'éducation

- La famille et l'école

- Les différents types d'apprentissage

- Le quotidien de maîtres et des élèves d'école primaire


Publics-cibles
Le projet Web Edu TV s’adresse en premier lieu aux professionnels de l’éducation, les chercheurs et les décideurs. Il est conçu pour donner un écho au Nord et au Sud des « voix du Sud » et ainsi garantir un droit d’expression à des acteurs peu souvent sollicités quant il s’agit de discuter des politiques d’éducation, quand bien même ils vivent – et parfois difficilement - le devenir de ces politiques.
Toujours dans cette optique de donner aux « voix du Sud » l’occasion de s’exprimer, les acteurs institutionnels représentatifs du Sud et ceux du Nord intervenant au Sud seront aussi des publics-cibles :
- Les ministres de l’Éducation nationale des pays de tournage
- Des chercheurs impliqués dans les questions d’éducation au Sud
- Des directeurs d’écoles, des inspecteurs et des directeurs régionaux des ministères de l’Éducation nationale
- Des membres d’ONG, chefs de programmes et de projets éducatifs
- Des membres d’Agence bi-et multilatérales bailleurs de fonds et partenaires institutionnels des pays de tournage
Plus généralement, Wed Edu TV s’adresse à toute personne intéressée par l’éducation en Afrique.


Ethique
- Le projet dans son ensemble n’est pas un projet commercial ou à but lucratif

- Tous les produits réalisés sont libres de droit et téléchargeables gratuitement sur le site

- Le projet Web Edu TV n’est pas un projet militant et, à ce titre, n’embrasse pas une cause, aussi noble puisse t-elle être. C’est un projet d’inspiration scientifique. Le projet veut ouvrir un espace de dialogue par rapport à des sujets souvent confinés à des cercles restreints d’experts et de décideurs

- La « neutralité » des produits est assurée dans la mesure où le projet Web Edu TV ne répond pas à des commandes de type institutionnel visant à la promotion des intérêts de tel ou tel organisme

- Le projet Web Edu TV respecte ainsi la pluralité des points de vue et accorde un droit d’expression à tous indépendamment des profils sociaux et de la qualité des intervenants.


Transfert de compétences
L’un des bénéfices de ce projet, est qu’il est à l’origine de la création d’une association, basée à Ouagadougou au Burkina Faso, qui va générer un transfert de connaissances et de compétences spécialisées

Organisation
Pour porter ce projet, une association de droit burkinabé sise à Ouagadougou (Burkina Faso) a été constituée : PAVEA, Promotion de l’Audiovisuel pour l’Éducation en Afrique. Les principaux partenaires financiers de PAVEA sont la DDC Coopération Suisse, l’Agence Française de Développement et Solidarité Laïque, ONG fortement impliquée dans les questions d’éducation au Sud, en Afrique subsaharienne notamment. Un accord de partenariat scientifique a été signé avec le CEPED (Centre Population et Développement)-Université Sorbonne Paris-Descartes.
Un comité scientifique formé de partenaires institutionnels et individuels s’assure de la cohérence et de la pertinence des contenus filmés avec les dernières évolutions de la recherche scientifique en éducation, spécifiquement celle relative aux objets traités.
Le projet est également soutenu par un comité de pilotage composé de deux Agences bilatérales de Coopération, l’Agence Française de Développement et la DDC Coopération Suisse, Solidarité Laïque et du laboratoire CEPED-Université Sorbonne Paris-Descartes.
L’équipe de base qui va piloter le projet est composée de : Éric Lanoue, sociologue, coordonnateur du comité scientifique ; membre associé de PAVEA et Jean-Claude Frisque, réalisateur-producteur, directeur de Manivelle Productions et de WEB EDU TV ; membre associé de PAVEA.
L’équipe de production est composée de : Muriel Gonçalves, coordinatrice PAVEA, un(e) rédacteur(trice) en chef, un(e) webmaster et un(e) secrétaire. Cette équipe s’appuiera sur les conseillers scientifiques et sur le comité de pilotage pour la réalisation des reportages, filmés et montés par une équipe de professionnels de l’audiovisuel, et pour la visibilité et la communication du projet. L’équipe travaillera avec la Société prestataire Manivelle Productions.
 

Contexte
Il y a plus d’une décennie, en avril 2000, se tenait le Forum Mondial sur l’Éducation de Dakar. A l’unanimité, les bailleurs de fonds internationaux en éducation et les États membres de pays dits pauvres s’entendirent sur les objectifs d’une Éducation enfin accessible à tous, dénommée Éducation Pour Tous, EPT.
2015 représente l’occasion de dresser un bilan critique de l’EPT en confrontant les objectifs à leurs réalisations, en rapprochant les discours des « décideurs » en éducation à ceux des praticiens engagés à concrétiser des réformes d’envergure. Mais aussi en écoutant simplement les parents, les élèves, les enseignants, les jeunes non diplômés, scolarisés, déscolarisés ou non scolarisés témoigner de leurs succès ou de leurs déceptions face à une distribution des savoirs toujours frappée d’inégalité, entre villes et campagnes, entre garçons et filles, entre « riches » et «pauvres ».
C’est pour contribuer à une mise en perspective et en discussion des politiques éducatives suivies à l’horizon post-2015 et pour donner la parole à leurs principaux acteurs et destinataires finaux que le projet Web Edu TV est né.



Appel à candidature pour des bourses Sciences Po – PSIA dans le cadre du partenariat Sciences Po/AFD

08/01/2014

Dans le cadre du partenariat entre l’AFD et la Paris School of International Affairs (PSIA) de SciencesPo Paris qui s’étend sur la période 2012-2016, des bourses AFD-PSIA sont offertes pour permettre à davantage d’étudiants venant de pays africains de s’inscrire dans les Masters de SciencesPo suivant : le Master en pratiques du développement (Master of Development Practice - MDP) et le Master en développement international (Master of International Development - MID).

L’accord entre PSIA et l’AFD prévoit l’octroi de 5 bourses chaque année jusqu’en 2015. Elles sont attribuées à des étudiants africains, provenant par priorité de l’un des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Burundi, République d’Afrique centrale, Tchad, Comores, République Démocratique du Congo, Djibouti, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sénégal, Togo, ainsi que : Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée‐Bissau, Côte d’ivoire, Kenya, Malawi, Mozambique, Libéria, Sao Tomé et Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zimbabwe.

Le partenariat entre Sciences Po et l’AFD comprend également l’élaboration de cas pratiques élaborés sur la base de projets de l’AFD par les étudiants du MDP.

► Pour des informations complémentaires sur le MDP

► Pour des informations complémentaires sur le MID
 

 

Appel  à candidature 2014 :

L’appel à candidature pour les bourses 2014 a été mis en ligne par PSIA fin novembre 2013. La date limite de candidature est le 4 février 2014.

Les modalités précises pour déposer une candidature sont stipulées dans un document joint à cet envoi et consultable sur Internet en cliquant ici.

 

Recrutement :

Les candidatures sont adressées directement à SciencesPo qui assure la sélection des candidats. L’AFD est associée au processus en émettant un avis sur les candidats ayant postulé aux bourses financées dans le cadre du partenariat avec Sciences Po – PSIA.



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









 
   
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