Le Groupe de l’AFD à Madagascar contribue à l’élaboration et la réalisation de politiques sectorielles publiques, soutient le développement des services financiers et des entreprises, prend part au Cadre de partenariat des aides budgétaires et accompagne les initiatives des ONG.
 
Tous instruments confondus, les versements du Groupe AFD à Madagascar en 2010 ont atteint 27,2M € (35 M $). Les nouveaux engagements se sont élevés à 39 M€ (51 M$) dont 6,7 M€ en dons et 28,6M € en risques (prêts concessionnels, sous-participations et prises de participation). Fin 2010, les encours en risques s’élevaient à 54,7 M€ (71 M $).
 
 
Photo © Chronowizard

Actualités

Remise de certificats de formation « Enseigner le français » aux enseignants non fonctionnaires malgaches

27/02/2012

La qualification des enseignants est l’un des principaux défis du secteur éducatif à Madagascar. Avec l’appui de l’AFD, l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) accompagne les enseignants non fonctionnaires dans le renforcement de leurs compétences professionnelles et linguistiques, notamment à travers la conception d’une formation « Enseigner le français ». Le 15 février 2012 s’est tenue à l’INFP une cérémonie de remise de certificats aux enseignants ayant obtenu les meilleurs résultats à cette formation.

80% du corps enseignant de l'école primaire

Même si la qualification des enseignants reste un objectif prioritaire pour le gouvernement malgache, celle des enseignants non fonctionnaires est l’un des principaux défis du secteur éducatif à Madagascar. Communément appelés « enseignants FRAM », ces enseignants sont recrutés par les associations de parents d’élèves et ne bénéficient d’aucune formation initiale. Ils sont actuellement près de 50 000 et représentent plus de 80% du corps enseignant du cycle fondamental.


Classe d'un enseignant FRAM dans la région de Tuléar

La cérémonie de remise des certificats a été l’occasion pour l’AFD de s’associer au ministère de l’Education nationale afin de rendre hommage au courage et à l’engagement dont font preuve ces enseignants dans l’exercice difficile de leur mission. 

Une mallette pédagogique « Enseigner le français »

Au coeur du dispositif, la mallette pédagogique « Enseigner le français » est un outil de formation grâce auquel l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) a pu constituer une équipe de 280 formateurs, former 7 000 enseignants et développer son partenariat avec l’Alliance Française, le Centre International d’Etudes Pédagogiques et France Volontaires.

  

Enseignants FRAM recevant leur certificat de formation "Mallette Enseigner le français" 

L’AFD, à travers son futur concours en faveur de l’éducation à Madagascar, visera à consolider les acquis des enseignants FRAM et à renforcer le rôle central de l’INFP dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement.



« La langue française à Madagascar : Francophonie et Développement »

13/01/2012

Réunissant, les 10 et 11 janvier à Antananarivo, des experts internationaux et nationaux, des professionnels de l’éducation, des représentants d’entreprises malgaches ainsi que des bailleurs de fonds intervenant dans le domaine de l’éducation à Madagascar, le colloque a permis d’échanger sur la place, le rôle et la diffusion de la langue française à Madagascar.

C'est donc parmi de nombreux acteurs, malgaches et internationaux, du développement de Madagascar que l’AFD a participé au colloque « La langue française à Madagascar : Francophonie et développement » organisé par l’Institut Français de Madagascar et l’Ambassade de France à Madagascar le 10 et 11 janvier 2012 à Antananarivo.

Quelle place pour la langue française dans le système éducatif ?
 
Les présentations et débats animés entre les intervenants et le public ont porté sur les pratiques et représentations du français à Madagascar, sur la place de la langue française dans le système éducatif malgache (positionnement par rapport à la langue nationale, modes d’apprentissage et évolution des pratiques pédagogiques) et dans l’activité socio-économique du pays.
 
L’évènement a également été l’occasion pour les acteurs du dispositif de la coopération française – service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, AFD Madagascar et Alliance Française à Madagascar – de présenter les axes prioritaires de la politique de la coopération française et les actions menées pour la diffusion de la langue française.
 
Bilinguisme ?
 
Enfin, les conférences et ateliers ont été le théâtre de discussions enrichissantes sur la thématique du bilinguisme, son opportunité, son efficience, sur la base d’expériences partagées par les intervenants et participants.  
 
 
 
 
 
Patricia Aubras , Directrice adjointe de l’Agence AFD à Antananarivo, a concentré son intervention sur la stratégie d’intervention de l’AFD dans le secteur de l'éducation à Madagascar. Une stratégie qui s’inscrit dans le cadre de la politique nationale d’éducation malgache et le cadre d’intervention Education de l’AFD.
 
Sur la période 2003-2011, l’AFD aura consacré 28 M€ de subventions à l’appui du système éducatif malgache en cofinancement avec d’autres bailleurs de fonds au travers des programmes nationaux "Education de base à Madagascar" (EBM) et "Education pour tous à Madagascar » (EPTM).
 
Améliorer la qualité de l'enseignement et renforcer les capacités
 
Cet appui de  l’AFD poursuit plusieurs objectifs :
  • l'amélioration de la qualité de l'enseignement par la formation du personnel enseignant, le renforcement institutionnel en planification et pédagogie, la formation des cadres du système éducatif ;
  • l’augmentation des capacités d’accueil et la conception/mise à niveau des outils d’enseignement ;
  • l'amélioration du pilotage du système éducatif par la mise en œuvre d’une politique de  gestion des ressources humaines et l’optimisation de la collecte des données et des outils d’aide à la décision. 
 
Dans le cadre de ces programmes d’appui, les actions financées par l’Agence ciblent particulièrement la qualité de l’enseignement à travers, la formation continue des chefs d’établissement, des conseillers pédagogiques, la formation de plus de 500 formateurs, la formation des enseignants contractuels du primaire : renforcement de leur maîtrise du français et de leur capacité à enseigner en français (formation linguistique en français de plus de 7000 instituteurs).
Ces actions sont menées grâce à la collaboration de partenaires tels que l’Institut National de Formation Pédagogique, l’Agence Universitaire de la Francophonie, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Alliance Française, le Centre International d’Etudes pédagogiques, le Groupement d'Intérêt Public Formation Continue et Insertion Professionnelle de la Réunion, l’Ecole Normale Supérieure, l’International Institute for Educational Planning, France Volontaires, Défi, Transmad.
 


Subvention à l'ONG Association France Vozama pour le développement communautaire à Madagascar (Le comité ONG du 13 décembre 2011)

05/01/2012
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 13 décembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 450 000 € à l'ONG Association France Vozama.
Cette subvention permettra le financement d’un projet visant à promouvoir le développement intégré de communautés vulnérables à travers l'enfant, ses parents et son environnement. Ce projet permettra à 11 000 enfants de suivre une formation préscolaire de 2 ans, impliquera leurs 9 000 parents dans la gestion des postes d'alphabétisation et formera les parents et les enfants à des pratiques sanitaires et environnementales adaptées.

Renforcer la coopération économique entre les pays de l’océan Indien

28/12/2011

L’AFD et la Commission de l’océan Indien (COI) ont signé, le 13 décembre 2011, une convention de financement de 200 000 euros qui servira à alimenter un fonds d’études et à dynamiser la coopération économique et commerciale entre les pays membres de la COI. Cette convention marque une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD.

Ce fonds d’étude va permettre d’identifier les leviers de l’intégration régionale et d’approfondir, à travers une ou deux études, certains volets sectoriels de la coopération régionale ciblés par le Comité de pilotage sur l’espace économique et commercial (CPEEC), récemment mis en place par la COI.

La sécurité alimentaire, l’autonomie énergétique, la gestion des flux (personnes, fret…), l’environnement (déchets, eau), l’aménagement du territoire et la construction, le tourisme, la valorisation de la biodiversité marine ou encore les technologies de l’information et de la communication figurent parmi les thématiques prioritaires d’études possibles. L’objectif de l’AFD est de choisir des sujets sur lesquels il est possible d’obtenir très vite des réalisations concrètes.

Une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD

L’AFD intervenait à travers ses différents projets, sur la préservation des biens publics mondiaux (lutte contre les pandémies, changement climatique, biodiversité). L’accent mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale répond aux demandes des pays membres de la COI, exprimées lors du dernier Conseil des Ministres (6 octobre 2011), et aux attentes du secteur privé. L’AFD compte d’ailleurs accorder 1,5 millions d’euros de subventions en 2012 pour animer davantage le dialogue entre la COI et le secteur privé et en faire un moteur de l’intégration régionale.

Pour mémoire, ces quatre dernières années, la France a accordé 12 millions d’euros à la COI, à travers son dispositif d’aide déployé par l’AFD, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, le FFEM et les collectivités locales réunionnaises.

La France est aujourd’hui le deuxième partenaire financier de la COI, après l’Union Européenne.



Les jeunes tananariviens au cœur du développement de leur ville

19/12/2011

Le 14 décembre 2011, autour de l’exposition photographique « Objectif Développement / Nouveaux regards sur le Sud » présentée à l'Alliance Française d'Antananarivo, l’AFD a invité les jeunes tananariviens à échanger sur le développement de leur ville.

 A travers cet évènement organisé en partenariat avec l’Alliance Française d’Antananarivo, il s’agissait de sensibiliser les jeunes (collégiens, lycéens, étudiants) à différents enjeux du développement de leur propre ville et de les situer en tant qu’acteurs à part entière dans ce processus.

 
 
Trois tables rondes se sont succédées sur les thèmes suivants :
  1.  Mobilité urbaine,
  2.  Initiatives communautaires et solidarité dans la ville,
  3.  Culture et patrimoine.
 
Animées par VANF, chroniqueur de l’Express et médiateur culturel de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), ces tables rondes ont fait intervenir divers acteurs impliqués dans le développement d’Antananarivo : l’AFD, la CUA, l’ONG GRET, l’ONG EAST, une association de gestion communautaire de bornes fontaines et de blocs sanitaires, l’Institut des Métiers de la Ville, l’ONG Aléa des Possibles, l’Association des Amis du Patrimoine de Madagascar. Les intervenants ont ainsi fait découvrir aux jeunes différentes initiatives qui existent dans leur ville ainsi que les perspectives et projets futurs, tout en présentant les valeurs qui animent leur engagement (solidarité, lutte contre la pauvreté, amélioration des conditions de vie, création de lieux de sociabilité, préservation du patrimoine malgache, etc.).
 

La parole aux jeunes !
 
Chaque table ronde a été suivie de sessions de questions-réponses au cours desquelles les jeunes ont pu partager leurs interrogations, leurs attentes, leurs recommandations et leur envie de contribuer à un développement plus durable et solidaire d’Antananarivo !
 


l’exposition « Objectif développement » ouverte au public à l’Alliance Française d’Antananarivo

 
 
L’exposition photographique « Objectif Développement / Nouveaux regards sur le Sud » est ouverte au public du 5 au 23 décembre à l’Alliance Française d’Antananarivo. Offrant une nouvelle lecture des enjeux Nord-Sud, elle contribue à faire mieux connaître aux jeunes les défis de l’aide au développement et les solutions qu’un acteur comme l’AFD peut apporter.


Les services financiers mobiles au service de l’inclusion financière à Madagascar

16/12/2011

Le 8 décembre 2011 a eu lieu un séminaire de restitution de l’étude « Le Mobile Banking à Madagascar au service de l’inclusion financière », commanditée par la Commission Nationale de la Microfinance et financée par l’AFD. Cet événement a rassemblé près de cent personnes, et a été l’occasion de débattre de l’avenir des services financiers mobiles à Madagascar.

On appelle « services financiers mobiles » (ou "Mobile banking") l’offre de services financiers accessibles sur un téléphone portable. Ils constituent de nouveaux canaux de distribution des services financiers.

Dans un pays comme Madagascar, dans lequel seulement 3 à 5% de la population adulte sont bancarisés, et dans lequel la pénétration de la microfinance n’atteint pas les 20%, ce type de service est une véritable opportunité pour développer l’inclusion financière, en particulier dans les zones rurales.
 
 
 
 De gauche à droite : Davida Rajaon (Président de l’Institut d’Etudes Politiques de Madagascar), Francis Blaise Rajoelina (Coordonnateur National de la Microfinance) et Olivier Pezet (Directeur de l’AFD à Madagascar)
 
 
C’est pourquoi la Commission nationale de la microfinance a souhaité diligenter une étude pour analyser les initiatives existantes et mieux appréhender les potentialités liées au développement des services financiers mobiles. L’AFD a décidé de soutenir cette initiative en finançant intégralement l’étude, qui s’inscrit dans sa stratégie d’intervention en microfinance, à savoir contribuer à l’amélioration de l’accessibilité bancaire en zone rurale.
 
Au cours des mois de septembre et octobre 2011, un consortium de trois cabinets - PHB Development, Alia Développement et Fidev Conseil - a ainsi réalisé un état des lieux des services financiers mobiles à Madagascar et proposé plusieurs scénarios pour le développement d’offres de services utilisant cette technologie dans le pays.
 
Le 8 décembre 2011, l’Institut d’Etudes Politiques de Madagascar a accueilli le séminaire de restitution de l’étude réalisée par les consultants. La matinée était dédiée aux restitutions des différents aspects de l’enquête (règlementaire, marché, réseaux de distribution, revue du secteur de la microfinance).
 
 
Ateliers débats avec les participants
 
Durant l'après-midi se sont déroulés des ateliers-débats au cours desquels ont été débattus les différents scénarios proposés par l’étude. De nombreux acteurs du secteur ont participé aux échanges : Francis Blaise Rajoelina (Coordonnateur National de la Microfinance), Jules Théodore Rakotodramanga (Secrétaire Général de la Commission de Supervision Bancaire et Financière), les opérateurs téléphoniques (AirTel, Telma, Orange), les grandes banques implantées à Madagascar, la plupart des IMF de niveau 2 et 3, des étudiants en licence microfinance d’I&P, des bailleurs de fond, etc. La journée s’est conclue par la synthèse des réflexions des groupes de travail et par un exposé des pistes retenues par les participants pour le développement futur des services financiers mobiles à Madagascar. 
 
 


 
   
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