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Formation professionnelle, alternance et nouvelles technologies : l'innovation au service du développement à Madagascar

01/10/2015

Jeudi 1er octobre, l’AFD et la Chambre de Commerce et d'Industrie d’Antananarivo ont signé une convention de financement en présence du Premier Ministre de Madagascar et d’une large délégation de membres du Gouvernement. Cette subvention permettra la création d’une école d’informatique où chaque année 500 étudiants recevront  une formation d’excellence en alternance : une première à Madagascar.

La création de l’Ecole Supérieure des Technologies de l’Information (ESTI) est un signal de confiance en l’avenir et qui a su fédérer autour de lui un grand nombre de partenaires.


Le projet est porté par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo et les entreprises du secteur des nouvelles technologies regroupées au sein du Groupement des Opérateurs en Technologies de l’Information et de la Communication de Madagascar (GOTICOM). La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris-Ile de France (CCIP-IF) accompagne aussi ce projet, notamment en apportant son savoir-faire et son réseau. C’est ainsi que sera créé un Master en intégration et développement et en réseaux et systèmes en co-diplomation avec ITESCIA, une des écoles de la CCIP-IF.


L’alternance au cœur du projet


En plus de ce futur Master, les étudiants seront formés au niveau licence. L’objectif, à termes, est de décerner des diplômes à 200 élèves chaque année.


La force de ce projet est de garantir une bonne adéquation entre les compétences des jeunes formés et les besoins des entreprises grâce à une formation qui alterne des cours à l’école et de l’apprentissage en entreprise. Ce dispositif d’alternance, qui sera une première à Madagascar, est particulièrement efficace comme le montre le très bon taux d’insertion des diplômés de  l’école française ITESCIA, le partenaire pédagogique du projet.


Un financement de 2,5 millions d’euros de l’AFD


La création de l’ESTI, qui impliquera une étroite collaboration entre les entreprises du secteur et les administrations publiques concernées, est soutenue par un financement de l’AFD à hauteur de 2 millions d’euros qui serviront à la réhabilitation des bâtiments, l’acquisition de matériels pédagogiques de pointe, le montage des programmes, la formation des enseignants et au fonctionnement initial de l’ESTI.


Parallèlement au projet d’école, une subvention de 500.000€ permettra la réalisation d’une étude sur l’opportunité et la faisabilité d’une mise en place d’un fonds de financement de la formation professionnelle. Actuellement  la formation professionnelle mobilise moins de 1% du budget de l’Etat et moins de 4% du budget dédié à l’Education, il est donc essentiel qu’un mécanisme de financement partagé de la formation professionnelle soit mis en place à Madagascar.


Cette étude d’envergure nationale impliquera des concertations à très haut niveau avec des représentants du secteur privé (organisations patronales, organismes consulaires, branches professionnelles), des représentants des salariés (fédération de syndicats) et des représentants de l’Etat. Si la faisabilité d’un tel fonds est confirmée par l’étude, l’AFD s’est déjà dite prête à accompagner sa mise en place effective.



Madagascar apporte sa contribution à la COP21

24/09/2015

Jeudi 24 septembre, la République de Madagascar, en tant que Partie de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCUNCC), a soumis sa contribution en vue de l’adoption d’un nouvel accord ambitieux en faveur de la lutte contre le changement climatique à Paris lors de la COP21.

Cette contribution, dont l’intitulé complet est : Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN, ou INDC en anglais), s’ajoute à celles de tous les autres pays qui se réuniront à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochains pour la 21e Conférence annuelle des Parties .  Plus de 40.000 personnes sont attendues représentant 195 pays ainsi que l’Union européenne. L’objectif de cette conférence est de trouver un accord universel et contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique et maintenir la température globale en deçà de 2°C.


Madagascar fait partie des pays les moins avancés (PMA) et figure aussi dans le groupe des pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Aussi appelée la Grande Ile, Madagascar est en effet entourée de l’Océan Indien et du Canal du Mozambique, ce qui en fait l’un des dix pays disposant des zones côtières les plus importantes au monde. Par ailleurs, sa position géographique en fait aussi un pays exposé à des risques climatiques récurrents affectant son économie et les conditions de vie de sa population.


Enjeu majeur : préserver les forêts

L’État malgache s’est fixé comme objectif minimum la réduction de 14% de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), soit une réduction de 30 millions de tonnes équivalents CO2 (MtéqCO2) d’ici 2030. Parmi les leviers d’action sur lesquels Madagascar propose d’agir, se trouvent : l’énergie, l’agriculture, l’aménagement urbain, la gestion des déchets et des forêts.


Du fait de son économie peu industrialisée, l'île ne fait pas partie des pays émetteurs de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les efforts d’adaptation indiqués dans la CPDN sont conditionnés à la disponibilité d’un financement global de 41,9 milliards de Dollars US.


La contribution contient également différentes actions visant à atténuer l’impact du dérèglement climatique dont les effets sont déjà visibles : sécheresses, hausse du niveau de la mer, cyclones. Aujourd’hui, du fait de sa richesse en biodiversité, l’Ile de Madagascar est un pays globalement absorbeur de GES. L’enjeu majeur pour les autorités malgaches est donc la préservation des forêts en luttant contre la déforestation et le trafic de bois de rose, ce qui permettra à Madagascar de ne pas devenir un pays globalement émetteur de gaz à effet de serre d’ici 2030.


Des experts mis à la disposition de Madagascar


Dans le but d’aider les pays qui ne disposent pas des capacités nécessaires à la réalisation de ces documents techniques, la France a mis en place une facilité de 3,5 millions d’euros afin d’apporter un soutien technique à 16 pays dans leur préparation de leur contribution nationale. Madagascar a pu en bénéficier à hauteur de 98 000 euros. Cette facilité est financée par l’AFD et mise en œuvre par Expertise France .


Dès mi-juin 2015, une équipe de 5 experts (2 internationaux et 3 malgaches) a été mise en place. Chacun avec leur spécialité (analyse politique du changement climatique, atténuation, adaptation, développement durable et économie du développement) a pu collaborer directement avec le Bureau National de Coordination des Changements Climatiques logé au Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts.


La mission d’expertise avait pour objectif  de réaliser un diagnostic de l’existant  et des efforts envisageables en matière d’atténuation et d’adaptation, d’appuyer les autorités malgaches à élaborer des scénarios de réduction des émissions de GES et d’adaptation au changement climatique, et enfin de rédiger et finaliser la CNDP de Madagascar, issue d’une concertation nationale.



Coopération France - Madagascar : la deuxième tranche de l'aide budgétaire versée

17/09/2015

Jeudi 17 septembre 2015, la France a versé la seconde tranche de l’aide budgétaire d’un montant de 10 millions d’euros au Trésor malgache pour relancer l'économie du pays.

Ce versement s’inscrit dans le cadre de la convention de 40 millions d’euros signée en novembre 2014 par la République de Madagascar et le gouvernement français via l’Agence Française de Développement (AFD). A l’époque, Mme Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD, s’était rendue sur la Grande Ile pour passer en revue les activités du groupe qui venait de signer cette convention.


Derrière ce soutien budgétaire, dont le premier versement de 20 millions d’euros a eu lieu en début d’année 2015, il y a le besoin de relancer l’activité économique du pays. Pour cela, il faut permettre à l’Etat malgache de se désendetter pour pouvoir mettre en œuvre des budgets à forts impacts sociaux, comme peuvent l’être les secteurs de la Santé et de l’Education.


La France confirme son soutien à Madagascar


Quelques jours après la rencontre à Paris des Premiers ministres français et malgache, Manuel Valls et Jean Ravelonarivo, et alors que le nouvel Ambassadeur de France à Madagascar, Mme Véronique Vouland-Aneini, vient de prendre ses fonctions, la France confirme son soutien l’Etat malgache.


En 2014, l’Agence Française de Développement s’est engagée sur le territoire malgache pour près de 60 millions d’euros, que ce soit en financement d’aide budgétaire, de projets de développement ou de garanties bancaires pour des investissements de PME.



Prospective territoriale participative à Madagascar

25/08/2015

L’AFD soutient l’organisation d’un atelier de prospective territoriale participative à Madagascar.

L’Afrique fait face à des enjeux démographiques importants, y compris sur les territoires ruraux. Parallèlement, un intérêt est réapparu en faveur d’approches territoriales du développement dans l’objectif de promouvoir des stratégies plurisectorielles et pluri-acteurs. 
Dans ce contexte, l’AFD a lancé un projet de recherche expérimentale et participative sur deux territoires ruraux, la région de Ségou au Mali et la région de Vakinankaratra à Madagascar, qui allie approche territoriale, analyse démographique et prospective.
Le travail, réalisé par une équipe du CIRAD et ses partenaires locaux comprend la réalisation d’un diagnostic territorial rétrospectif, une analyse prospective participative qui intègre les évolutions démographiques, et la construction de scénarios d’avenirs du territoire.
C’est dans ce cadre que l’atelier de prospective territoriale « Les futurs de Vakinankaratra » a été organisé à Antsirabe du 17 au 21 aout 2015. Regroupant 25 personnes disposant de connaissances complémentaires du territoire, il a abouti à l’élaboration de 13 trames de scénarios de la situation de la région en 2035.
Une fois finalisée, cette étude devrait alimenter les réflexions de l’AFD sur les innovations possibles en matière de développement territorial et fournir des éléments utiles au pilotage de la transformation des régions concernées.
 



Bilan positif pour la première année du réseau des acteurs de l'eau de l’océan Indien

03/07/2015

Le premier séminaire annuel du réseau des acteurs de l’eau de l’océan Indien s’est tenu les 9 et 10 juin 2015 à Mayotte, près d'un an après son lancement. Fruit d’un partenariat entre l’association Programme Solidarité – Eau (PS-Eau) , l’ONG CITE à Madagascar et le Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (SIEAM), le réseau PS-Eau océan Indien rassemble des acteurs publics et privés du secteur de l’eau et de l’assainissement de Mayotte, de La Réunion, de Madagascar et des Comores.

 

Débats thématiques et émergence de projets au programme

Pendant ces deux journées d’échanges, la soixantaine de participants a découvert et débattu des premières réalisations du réseau. Outre la création d’un centre de ressources régional, via une plateforme en ligne, et l’organisation de trois ateliers techniques et thématiques, le réseau a œuvré à l’accompagnement des acteurs locaux dans la conception et la mise en œuvre de leurs projets de coopération régionale.

En effet, plusieurs projets ont émergé au cours de cette année grâce au réseau. Des échanges sur l’assainissement non collectif entre Mayotte, les Comores et Madagascar, une expertise du Conseil départemental de La Réunion pour le schéma directeur de Grande Comore, la mutualisation des moyens d’analyses à l’échelle régionale ou encore un appui du SIEAM pour l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable à Anjouan sont autant de projets de coopération régionale qui tendent aujourd’hui à se concrétiser.

L’interactivité était au cœur de ces deux journées d’échanges, réparties entre des plénières faisant la part belle aux interventions et des ateliers thématiques.

Station d'épuration de Cambaie à La Réunion © Anakaopress - AFD

 

L’enjeu de la pérennisation et les partenaires du réseau

L’AFD a soutenu la création du réseau par un financement à hauteur de 80 000 euros en 2014 et continue aujourd’hui d’apporter son soutien, en partenariat avec l’Agence régionale de santé de l’Océan Indien (ARS-OI), la Préfecture de Mayotte et le SIEAM. Les agences AFD de Mamoudzou, de Saint-Denis et de Moroni étaient également représentées à ce séminaire régional.

Après ces premiers résultats encourageants, la question de la poursuite des travaux du réseau PS-Eau océan Indien était également au cœur des discussions, avec toutefois la perspective à moyen terme de l’obtention de crédits européens au titre de la coopération territoriale des DOM Réunion et Mayotte.

 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



 
   
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