L'AFD à Madagascar

LE CONTEXTE [+]

Au sud-ouest de l’Océan Indien et séparée du continent africain par le canal du Mozambique, Madagascar est une des plus grandes îles au monde avec ses 23 millions d’habitants et une superficie de près de 590.000 km². C’est également un des pays les plus pauvres du monde avec un PIB de 450 $ par habitant (Banque Mondiale, 2014) et plus de 91% de la population vivant avec moins de 2$ par jour.


Madagascar dispose d’un environnement particulièrement riche et fragile. C’est un des endroits les plus riches du monde en termes de biodiversité, certaines espèces animales ou végétales sont endémique à Madagascar, ce qui signifie qu’elles ne se trouvent que sur l’île et nulle part ailleurs dans le monde. C’est également un des systèmes écologiques les plus vulnérables au changement climatique, aux risques environnementaux tels que l’érosion des sols et aux catastrophes naturelles.

 

Carte de Madagascar


L’île dispose de sérieux atouts pour son développement tant en termes de ressources humaines que de ressources naturelles. Certaines branches offrent des perspectives favorables telles que les mines, le textile ou les nouvelles technologies, quand d’autres sont prometteuses telles que l’agro-industrie. Le retard dans les infrastructures et les services publics pénalise cependant leur développement.


Plus encore, Madagascar souffre d’instabilité politique depuis plusieurs années et les crises répétées ont jusqu’à présent contrarié les performances de développement. Depuis la fin de 2013, en sortie d’une longue crise, Madagascar s’est doté de nouvelles autorités au terme d’un processus électoral libre et transparent.

NOTRE STRATEGIE D'INTERVENTION [+]

Madagascar appartient à la liste des pays pauvres, et donc prioritaires, de la coopération française. A ce titre le pays peut bénéficier de tous les types de financement mobilisables par l’AFD, en particulier les subventions, mais aussi les garanties ARIZ ainsi que différentes facilités de financement. Depuis sa réadmission au programme FMI en 2014, Madagascar peut à nouveau souscrire aux prêts souverains de l’AFD.


L’objectif de l’AFD à Madagascar est de contribuer à la réduction de la pauvreté en contribuant à la réponse collective des partenaires de l’Etat malgache afin de résorber les fragilités de la sortie de crise avec des projets et des programmes aux impacts sociales rapides.


Les financements AFD à Madagascar


L’essentiel des financements est consacré aux politiques publiques de l’État, en mettant l’accent sur des impacts rapides pour les populations défavorisées, dans les principaux secteurs de concentration : éducation-formation professionnelle, agriculture-environnement et développement urbain.


L'AFD et le secteur privé
 

L’AFD soutient ce secteur, en particulier sur l'axe du financement des PME et TPE malgaches. Elle intervient à travers le secteur bancaire et le développement de la microfinance, mais aussi de manière plus structurelle pour les entreprises exportatrices, en favorisant l’accompagnement.
 

Le financement des ONG


Les ONG, de par leur savoir-faire, compétences techniques, proximité avec la société civile, sont considérées par l’AFD comme des partenaires incontournables sur le terrain. La collaboration avec les ONG représente un enjeu de réactivité dans les opérations, d’innovation, de capitalisation et de meilleure coordination des politiques publiques avec les initiatives de la société civile.


Comment l’AFD intervient ?


L’AFD intervient au moyen d’une large gamme d’instruments qui lui sont propres ou dont l’État français et d’autres partenaires peuvent lui confier la mise en œuvre :

  • Les dons : ils participent au financement de politiques publiques à travers de l’aide budgétaire, des programmes ou projets, des études sectorielles et de l’assistance technique. Ils concourent aussi au soutien des initiatives des ONG.
  • Les prêts souverains très concessionnels contra-cycliques : l’Agence peut accorder des prêts à remboursement et à durée variable, indexés par exemple sur le cours international d’une matière première. Ces outils réduisent la vulnérabilité des acteurs agricoles aux fluctuations des marchés mondiaux.
  • Les prêts non-souverains : ils sont destinés au financement des entreprises rentables du secteur public ou du secteur privé à des conditions favorables, lorsqu’elles assument certaines missions de service public.
  • La Facilité microfinance : elle permet d’octroyer des dons ou des prêts en monnaie locale aux acteurs de la microfinance.
  • ARIZ : que ce soit les garanties individuelles, les garanties de portefeuille ou les lignes de crédit, elles accompagnent l’expansion des concours bancaires à l’économie, en monnaie locale ou en devises.

Pour plus d'informations sur les moyens d'intervention, cliquez ici .

Mise à jour en avril 2016

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