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Secteur productif
Le soutien à la croissance économique s’articule autour de trois objectifs : lever les obstacles au développement du secteur privé, appuyer le développement de l’agriculture afin, notamment, de garantir la sécurité alimentaire.
Une place essentielle est donnée à l’agriculture, principal moteur de croissance, à travers un appui aux filières agricoles et au financement du monde rural. Les interventions de l’Agence dans ce secteur visent principalement à appuyer trois acteurs du développement économique malien : la Compagnie Malienne pour le développement des textiles (CMDT), la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et l’Office du Niger (organisme régional en charge de la gestion des ressources en eau du fleuve Niger).
L’appui à la structuration et au développement du secteur de la micro et mésofinance est un autre domaine que l’AFD souhaite privilégier, notamment pour ce qui concerne le financement du développement rural et des PME-PMI. Ces projets intéressent de surcroît les migrants qui peuvent ainsi devenir créateurs ou cofinanceurs d’entreprises.
Appui au développement économique de la zone de l’Office du Niger - PADON II
Prêt de 10,5 M€ et subvention de 4,5 M€ (2010)
Le projet a pour objet d’accroître la productivité agricole de la zone Office du Niger en mettant à disposition des exploitants agricoles de la zone des infrastructures hydrauliques via la réhabilitation de 900 ha du périmètre Rétail 4 et l’aménagement de 1000 ha sur le périmètre Rétail 4 bis. L’aspect innovant de ce projet est de s’assurer de la constitution d’exploitations agricoles économiquement viables de 3 à 5 ha, en mettant en œuvre une opération pilote de remembrement sur la zone Rétail 4 et d’installation sur la zone Rétail 4 bis. Par ailleurs, le Projet contribue aux réflexions des instances nationales sur les modèles et les coûts d’aménagement envisageables, les conditions de financement public/privé des investissements agricoles et les modalités d’accès et de garantie des crédits bancaires. Il permettra d’expérimenter un processus de sécurisation foncière des exploitations en contrepartie de la participation financière des producteurs aux aménagements.
A cet effet, il est prévu un appui au SEDIZON, maître d’ouvrage du Projet, dans le pilotage du Schéma Directeur de Développement de la Zone de l’Office du Niger (SDDZON), en particulier sur les réflexions stratégiques autour de la relecture du Décret de Gérance, la définition et la mise en œuvre du volet aménagements hydro-agricoles. Le Projet prévoit également d’appuyer, en cohérence avec les actions des PTF, les missions centrales de service de l’eau à l’Office du Niger. Enfin, il vise à favoriser, à travers l’action de la Chambre Régionale d’Agriculture de Ségou, l’émergence d’exploitations et d’entreprises agricoles dynamiques structurées autour de filières agricoles, d’élevage et de pêche.
Appui au développement économique des zones cotonnières - PASE
Subventions de 11 M€ (2009) - 6.5 M€ (2000)
Ce projet vise à favoriser le développement économique durable dans les zones cotonnières, par l’amélioration de la productivité et la diversification des exploitations du système coton, le renforcement des capacités du réseau des coopératives de producteurs de coton et de l'Interprofession coton, et une meilleure mobilisation, diffusion et analyse de l'information à l'ensemble des acteurs de la filière et de l'Etat.
Il comprend les volets suivants :
- appuis aux acteurs pour assumer leur rôle respectif dans la gouvernance de la filière coton, via un renforcement de leur capacité : (i) l'Etat et ses démembrements pour le pilotage macro- social de la filière ; (ii) le réseau des coopératives de producteurs de coton (SCPC, UC, US, UR, et Faîtière Nationale), pour gérer les fonctions qui leur sont dévolues ; (iii) l'Interprofession pour la gestion des fonctions critiques ;
- amélioration de la productivité, la diversification et la durabilité des exploitations du système coton, grâce (i) à l'extension des dispositifs de conseil agricole à l'exploitation et à l'alphabétisation fonctionnelle, (ii) à un meilleur accès au financement d'exploitation découplé de la garantie coton, et (iii) à la professionnalisation de l'approvisionnement en intrants vivriers ;
- contribution à la sécurisation des revenus des producteurs, de la filière et de l'Etat, via : (i) la gestion du risque-prix coton et le conseil de gestion ; (ii) une politique qualité ; (iii) l'atténuation des contraintes à l'essor des cultures /élevage de diversification.
Sous la maîtrise d’ouvrage déléguée (MOD) de la Mission de Restructuration du Secteur Coton (MRSC) pour le volet « Appui aux reformes du secteur coton » et la MOD de l’APCAM pour les 3 autres volets, le programme vise la poursuite des réformes entreprises dans la filière cotonnière et la finalisation de la structuration des organisations paysannes en coopératives avec la mise en place d’une faîtière, l’Union Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (UN-SCPC) qui a été créée en mars 2007. Le seul volet du programme non encore bouclé est le volet « Amélioration des systèmes de production » qui continue d’être mis en œuvre dans le cadre du projet de recherche-développement « Semis sous couverture végétale » dont le bouclage est prévu pour décembre 2007.
Appui au secteur privé
Subvention de 7.4 M€ (2009)
Il s’agit d’un programme d’appui institutionnel afin d’augmenter durablement la contribution du secteur privé à la croissance économique du Mali et à son intégration régionale. A cet effet, les objectifs spécifiques sont :
- conforter la place des PME/TPE dans leur rôle de moteur de croissance de l’économie en privilégiant les secteurs à haute intensité de main d’œuvre ainsi que les filières présentant un avantage comparatif (biens non échangeables – agro-industries) ;
- contribuer à la structuration des organisations intermédiaires représentatives du secteur privé afin d’améliorer le dialogue avec l’Etat et de contribuer à la définition de politiques soutenables en faveur de la compétitivité et qualité des produits maliens ;
- accompagner les banques dans le financement des PME (mésofinance) ;
- renforcer la qualité de l’environnement des affaires en favorisant le dialogue public/privé.
A cet effet, le programme s’articule autour de :
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Cinq composantes :
- renforcement des capacités des entreprises privées, des services d’appui non financiers et des organisations intermédiaires représentatives ;
- Appui à la structuration et à la mise en place de systèmes productifs locaux ;
- Accompagnement des banques dans leur rôle de financement de l’économie et de financement des petites et moyennes entreprises (mésofinance) ;
- Renforcement des Assemblées régionales et des ministères, notamment le MIIC, via un appui institutionnel et l’animation du dialogue public/privé ;
- Renforcement des institutions de gestion de la qualité.
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Trois institutions :
- une maîtrise d’ouvrage publique assurée par le MIIC qui est le prescripteur principal de la stratégie nationale à laquelle est associé un comité d’orientation stratégique (COS) ;
- une maîtrise d’ouvrage déléguée assurée par une structure de type associatif, représentative des acteurs privés directement impliqués dans le processus, appuyée par une unité technique opérationnelle (Service d’appui aux entreprises privées SAEP) ;
- un Comité de décision indépendant constitué de membres désignés (intuitu personae) pour leur compétence et représentatifs du secteur privé et qui décide de l’octroi des fonds.
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Deux outils techniques :
- le Service d’appui aux entreprises privées (SAEP) qui met en œuvre le programme et est sous la responsabilité de l’Association du secteur privé, maître d’ouvrage délégué ;
- le Fonds à coûts partagés, dont les ressources seront logées au sein d’un établissement bancaire de la place.
Le plan de financement du programme PASP, pour une durée estimée à cinq ans, est d’un montant total de 14,78 millions d’euros, dont :
- subvention AFD de 5,9 M€ + subvention DGTPE pour le développement de la mésofinance de 1,5 M€ ;
- contribution de la Banque mondiale au fonds à coûts partagés de 3 M US$ en subvention (2,38 M€ sur deux ans) ;
- contribution dans le cadre du programme APE de l’UE sur 10ème FED de 5 M€ en subvention, en gestion déléguée à l’AFD.
Appui à la Banque nationale de développement agricole (BNDA)
Prêt, garantie et subvention pour un montant total de 25,3 M€ (2002)
Prêt de 6 M€ et subvention de 3,5 M€ (2007)
Objectif : accompagner la réforme de la BNDA afin qu’elle devienne une banque de développement performante et adaptée à son environnement. Descriptif : assurer une offre de produits et services financiers au monde rural malien et contribuer au financement des investissements agricoles et des entreprises maliennes. Contribuer à la structuration du marché local des capitaux. Permettre une gestion pérenne et rentable de la BNDA, notamment par un appui à la refonte du système d’information et le renforcement des capacités bancaires.
Dans le financement octroyé en novembre 2007, l’appui de l’AFD a privilégié le refinancement des crédits d'investissement de la banque par un prêt concessionnel pour le financement des crédits d'investissements aux PME-PMI, y compris relevant de projets présentés par des migrants ; la poursuite des interventions en faveur des réseaux de microfinance ; le renforcement de la gouvernance de la banque et le soutien au partenariat technique.
Fonds malien de renforcement des capacités commerciales
Subvention de 1,5 M€ (2006)
Ce fonds est une enveloppe ouverte dans le cadre du Programme de Renforcement des Capacités Commerciales (PRCC), et permet de financer des projets identifiés par la partie malienne, au fur et à mesure de leur instruction.
D'ores et déjà, les autorités maliennes ont identifié plusieurs opérations susceptibles d'être éligibles à ce fonds, notamment des actions d'appui à la filière exportatrice de produits agroalimentaires (avec des points d'application possibles relatifs à la traçabilité, le conditionnement, l'emballage, le transport, voire la recherche de nouveaux marchés et la commercialisation), ou encore des appuis au renforcement des capacités de négociation institutionnelles, consistant, par exemple, en la mise en œuvre d'un programme de formation de cadres maliens chargés de la représentation du Mali dans les différentes tribunes de négociations internationales.
