Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako

Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako

La finalité principale du projet est le renforcement en urgence de l’alimentation en eau de Bamako. Il permettra en parallèle de construire une vision technique cohérente de l’alimentation en eau de la capitale et d’accompagner la réforme institutionnelle de l’hydraulique urbaine au Mali et de son acteur principal, l’opérateur EDM.

Les objectifs

Le projet vise l’amélioration de la desserte en eau de la commune 6 de Bamako, située sur la rive droite du Niger, et qui, avec une croissance démographique de 10 % par an, constitue la zone d’expansion principale de l’agglomération. Concrètement, il permettra d’assurer :

  • la desserte de 20 000 habitants  supplémentaires
  • l’amélioration de la desserte de 150 000 habitants actuellement desservis  seulement 5 heures par jour en saison chaude.

Zone d'intervention

La zone d’intervention du projet est située en commune 6 du District de Bamako, principalement dans les quartiers de Missabougou et de Magnambougou – concession rurale.

Réalisations envisagées

Les actions suivantes ont été programmées à la suite d’une étude de faisabilité détaillée :

  • installation d’une station de traitement compacte d’une capacité de 12 000 m3/j
  • construction d’un réservoir de régulation d’une capacité de 6 000 m3
  • pose d’un linéaire de 63 km de réseaux secondaire et tertiaire
  • réalisation de 2 500 branchements et installation de 180 bornes fontaines
  • développement de l’assainissement autonome sur la nouvelle zone de desserte
  • actualisation du schéma directeur Eau Potable de Bamako et des études Kabala.

L’actualisation du schéma directeur et le choix d’une station compacte déplaçable  assureront flexibilité et cohérence vis-à-vis du projet Kabala en phase de reprise.

Les infrastructures de distribution & stockage ont été conçues dans le même esprit de flexibilité, et seront utilisables quelle que soit la future configuration de production.

  • Coût du projet : 12,5 millions d’euros

    (Convention de financement signée le 30 novembre 2009)

    La participation de l’Etat malien est évaluée à 0,5 million d’euros. Le financement de l'AFD prend la forme d'un Prêt Très Concessionnel Contra Cyclique (PTCC) à l'Etat d'un montant de 12 millions d’euros.