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Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants
Le Mali, pays sahélien de 1 241 238 km2 avec une population de plus de 13 millions d’habitants, se caractérise par des écosystèmes fragiles à faible productivité.
La synergie des facteurs socio-économiques et climatiques s’est traduite pendant les sécheresses des années 70 et 80 par une dégradation généralisée des ressources naturelles. Ainsi, plus de la moitié du territoire est désertique et l’autre moitié est touchée. Le stade ultime de cette désertification est l’ensablement dont sont victimes les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.
L’ampleur du phénomène a amené le Mali à axer ses prioritaires de développement autour de : l’autosuffisance alimentaire ; la lutte contre la désertification ; la lutte contre la pauvreté ; la santé pour tous ; l’éducation pour tous.
Le projet de Conservation et de valorisation de la Biodiversité du Gourma s’inscrit dans le programme de renforcement des zones protégées avec comme objectif principal, l’augmentation de la contribution des zones protégées à la conservation de la diversité biologique. Conformément aux dispositions prévues dans le cadre de la décentralisation, le projet accorde une place importante à la responsabilisation locale. Les collectivités seront appuyées dans la mise en œuvre des projets d’initiatives locales ayant pour objet, la protection de la biodiversité.
Objectif du projet
L’Objectif de développement sur 6 ans : les tendances de dégradation de la biodiversité sont arrêtées et parfois inversées dans les sites d’intervention du Gourma.
Cet objectif de développement est recherché à travers quatre (4) résultats opérationnels:
- O1. Les aires de conservation sont créées et leur gestion par les OGAC (Organisation pour la Gestion des Aires de Conservation) est efficace.
- O2. Les communes ont amélioré leurs capacités de planification et de gestion des ressources biologiques dans leurs propres programmes de développement.
- O3. Les communes du Gourma se sont organisées pour planifier et mieux organiser la gestion de leurs ressources en terres et biologiques
- O4. Les institutions publiques sont capables de conseiller et d’aider les communes et les communautés dans leur gestion des ressources biologiques.
Les choix stratégiques
Le projet Conservation et Valorisation de la Biodiversité du Gourma et des Eléphants a opté pour les neuf choix stratégiques suivants :
- mettre l’accent sur la conservation tout en coordonnant et en impulsant le développement,
- s’appuyer sur le processus et l’instrument qu’est la décentralisation pour responsabiliser les collectivités territoriales et locales,
- investir dans les ressources humaines et les institutions locales,
- identifier et s’attaquer aux causes fondamentales de la dégradation en ayant recours à une approche d’aménagement du territoire,
- créer des réserves, appelées aires de conservation, pour préserver un échantillon représentatif de la biodiversité naturelle du Gourma,
- apporter un appui restreint pour améliorer la gestion des ressources biologiques en dehors des aires de conservation,
- coordonner et coopérer avec les initiatives de conservation au Burkina Faso
- préparer l’après projet par la collecte de fonds et l’organisation d’un mécanisme d’appui budgétaire sous forme de récompense et
- fournir une assistance technique nationale
Zone d'intervention
Le projet intervient dans le gourma et couvre environ 4 millions d’hectares essentiellement pastoraux. Il touche 3 régions administratives : Mopti, Tombouctou et Gao et concerne 18 communes.
- Dans la région de Mopti : Cercle de Douentza : 11 communes rurales
- Dans la région de Tombouctou : Cercle de Gourma-Raharous : 5 communes rurales
- Dans la région de Gao : Cercle de Gao : 1 commune rurale / Cercle d’Ansongo : 1 commune rurale
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Financement
Le financement du projet est assuré par :
- le Fonds pour l’environnement mondial à travers la Banque Mondiale ($ 5,50 millions) ;
- le Fonds Français pour l’environnement mondial (Euro = 1,56 millions) ;
- le Gouvernement du Mali (contre partie = $ 1,70 millions) ;
- les communautés bénéficiaires à travers les communes ($ 60 000) se fera contribution au cours du projet).
Les contributions du Fonds pour l’Environnement Mondial et du Fonds français pour l’Environnement Mondial sont des subventions.
Les bailleurs de fonds ont convenu d’utiliser les procédures de la Banque Mondiale.
