Phase de Consolidation du Projet Gestion durable des Forêts Classées autour de Bamako et Mise en valeur de la zone de biodiversité des Monts Mandingues

Phase de Consolidation du Projet Gestion durable des Forêts Classées autour de Bamako et Mise en valeur de la zone de biodiversité des Monts Mandingues

 

 

Ce projet est destiné à une phase de consolidation du projet de mise en valeur durable des trois forêts classées des Monts Mandingues, de la Faya et du Sounsan, dans la région de Bamako (concours de l’AFD de 1,83 M Euros, accordé à la République du Mali le 6/12/1995).

Le projet s’inscrit dans la Stratégie énergie domestique (SED), soutenue conjointement par la Banque mondiale, l’AFD et les Pays Bas, et il est en adéquation avec les réformes engagées par l’Etat (décentralisation, nouvelle politique forestière, cadre législatif et fiscal révisé). Dans sa première phase, Il a permis la mise en place de domaines d’intervention en forêt (DIF) et de structures rurales de gestion (comités villageois de gestion des DIF et structures faîtières représentatives au niveau de chaque forêt), la réalisation de plans d’aménagement et de gestion des DIF, la mise en place de marchés ruraux du bois et de coupons de transport, permettant un meilleur contrôle de la commercialisation des produits forestiers. Ces actions ont contribué de façon significative à la préservation des trois forêts classées. La mise en place du dispositif s’est également traduite par des impacts sociaux et économiques réels pour les populations bénéficiaires, notamment grâce à des revenus additionnels non négligeables.

Cependant, l’appropriation technique et sociale du dispositif par les différents acteurs reste insuffisante pour assurer la durabilité du système de gestion. Par ailleurs, les carences du contrôle forestier expliquent la persistance de pratiques qui mettent en péril la pérennité des ressources (coupes frauduleuses, feux de brousse non maîtrisés, divagation des troupeaux, occupations illicites à des fins agricoles).

 

 

Contenu du projet

 

 

L’objectif général de cette nouvelle phase de projet est de consolider le système de gestion des trois forêts classées, pour le rendre durable et autonome, en veillant à apporter des solutions aux contraintes évoquées ci-dessus (composante 1).Cette nouvelle phase doit également permettre d’évaluer les possibilités de mise en valeur de la zone de biodiversité des Monts Mandingues par un programme d’écotourisme (composante 2).

La composante 1 comprend quatre programmes d’actions portant sur : 1) le renforcement des capacités des structures rurales de gestion et la professionnalisation des exploitants ; 2) la mise en œuvre des plans d’aménagement et de gestion des DIF ; 3) l’amélioration du contrôle forestier et de l’autonomie financière du système de gestion ; 4) la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation performant, permettant de mesurer la durabilité de la gestion des forêts.

La composante 2 pour la mise en valeur écotouristique de la forêt des Monts Mandingues consiste en une première phase de validation du programme d’investissements (pistes, points d’eau, signalisation, infrastructures d’accueil…) et du système de gestion de la zone. Cette phase veillera à associer les populations concernées à l’élaboration et à la validation des propositions. Un nombre limité d’investissements, ayant valeur de test, pourra être réalisé. A l’issue de cette première phase, et en fonction des propositions élaborées, un financement extérieur plus important pourra éventuellement être mobilisé.

La maîtrise d’ouvrage du projetest confiée à l’Etat, représenté par le Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement (MEA). Au sein du Ministère, la Direction nationale de la conservation de la nature (DNCN) est en charge du projet. La DNCN constitue en son sein une cellule de projet à laquelle sont affectés cinq agents permanents. Cette cellule est notamment en charge du suivi-évaluation des résultats du projet et de l’évolution des ressources forestières.

La maîtrise d’œuvre du projet est confiée à BEAGGES, un opérateur privé malien. Il sous-traitera éventuellement à un second opérateur spécialisé la mise en œuvre du volet concernant les Monts Mandingues. 

Un comité de pilotage présidé par le MEA, dont le secrétariat sera assuré par la DNCN, sera chargé d’approuver les grandes orientations des programmes ainsi que les rapports d’activité et les budgets-programmes annuels.

 

 

Impacts attendus

 

 

Les impacts attendus du projet sont : un accroissement de la contribution des trois forêts à l’approvisionnement de Bamako en bois-énergie et bois d’œuvre ; une amélioration du fonctionnement des marchés ruraux du bois et du contrôle de la commercialisation, se traduisant par un accroissement des recettes de la taxation forestière (au bénéfice des communes rurales et des structures rurales de gestion) ; un accroissement du revenu monétaire des exploitants ; la création d’emplois, par les structures rurales de gestion, le système de surveillance villageoise et les travaux d’aménagement en forêt ; la réalisation d’infrastructures sociales ou productives, grâce aux recettes de l’exploitation ; le développement de l’écotourisme dans la zone de biodiversité des Monts Mandingues, avec des retombées économiques pour les populations concernées.