Menu gauche
Contenu
Projet d'améloration de l'offre d'enseignement fondamental au Mali
Objectifs du projet :
L'accès à l'éducation est élevé dans le district de Bamako, mais les redoublements et les déperditions sont nombreux en raison de la faible qualité de l'éducation liée notamment aux conditions d'enseignement et aux effectifs pléthoriques . L'objectif du projet est donc l'amélioration de l'offre éducative fondamentale (quantitative et qualitative).
Le projet vise à :
- améliorer l’accès au 1er cycle de l’enseignement fondamental public par l’extension du réseau scolaire des quartiers périphériques récents et le décongestionnement des quartiers centraux plus anciens ;
- améliorer la qualité de l’enseignement et des apprentissages du 1er cycle de l’enseignement fondamental public, notamment par la formation et la mobilisation des acteurs de l’école ;
- accompagner la décentralisation (objectif transversal) en contribuant à renforcer l’efficacité de la gestion du système d’enseignement fondamental par les communes.
-
cofinancement de l’AFD et l’UNICEF
- AFD = 9 M€ (5,9 md FCFA)
- UNICEF = 0,817 M€ (0,535 md FCFA)
- Total = 9,817 M€ (6,435 md FCFA)
- Bénéficiaire : Ministère de l’Education Nationale
- Démarrage du projet : 2004
- Fin des activités : 2010
Le PAOEFM comprend 5 volets :
- Volet 1 : la construction et l’équipement de 6 Centres d’Animation Pédagogique (CAP) (coût = 1,8 M€, soit 1,2 md FCFA) (volet réalisé) ;
- Volet 2 : la construction et l’équipement de 280 salles de classes accompagnées de bureaux-magasins et de blocs de latrines (coût = 5,1 M€, soit 3,3 md FCFA), qui correspondent à 16 800 places supplémentaires (volet réalisé) ;
- Volet 3 : la réhabilitation et l’équipement de 100 salles de classes (coût = 0,9 M€, soit 590 M FCFA) qui a permis de réhabiliter 6000 places (volet réalisé) ;
- Volet 4 : l’appui à la gestion décentralisée et à l’amélioration de la qualité de l’enseignement co-financé à part égale avec l’UNICEF (coût = 1,6 M€, soit 1,1 md FCFA). Concernant l’appui à la gestion, les capacités des 6 communes du District sont renforcées à travers : (1) la réalisation de Plans communaux de développement de l’éducation, (2) l’appui méthodologique à leur implication dans l’éducation et l’entretien des bâtiments, (3) la formation des Comités de Gestion Scolaire (CGS) et des Associations de parents d’Elèves (APE). Concernant la composante qualité l’approche « Ecole amie des enfants, amie des filles » préconisée par l’UNICEF a été introduite dans l’ensemble des écoles publiques du District. Cette démarche comprend notamment : (1) la participation de la communauté et des enfants à la gestion de l’école, (2) la lutte contre les discriminations de genre, (3) le suivi et la remédiation pour les élèves en difficulté, (4) l’hygiène et la santé à l’école ainsi que la prévention du VIH/SIDA (volet en cours) ;
- Volet 5 : l’organisation d’animations pédagogiques et scientifiques dans l’ensemble des établissements (coût = 0,2 M€, soit 131 M FCFA), qui permettent de développer l’observation et l’expérimentation sur la base d’un matériel pédagogique adapté (volet en cours).
Le projet s’inscrit dans le processus de déconcentration et de décentralisation impulsé par le Programme Décennal de l’Education du Mali (PRODEC).
La maîtrise d’ouvrage est confiée au Ministère de l’Education, représenté par les deux Académies d'Enseignement du district. Ces dernières organisent le recrutement ainsi que la formation initiale et continue des enseignants ; elles dirigent et encadrent les Centres d’Animation Pédagogique et animent la concertation avec les services administratifs du District de Bamako.
Les communes sont les bénéficiaires finaux des volets construction et réhabilitation des écoles. A travers un circuit financier pilote, elles effectuent en direct la gestion de ces volets et sont responsables de la passation des marchés.
L’opération a permis de concrétiser le transfert de responsabilité en matière de construction scolaire au bénéfice des Communes, en leur donnant la responsabilité directe de l’utilisation et de la gestion des flux financiers. L’évaluation technique des infrastructures scolaires du PAOEFM a conclu que les réalisations du volet 2, dont la maîtrise d’ouvrage déléguée a été déléguée à la Cellule Technique d’Appui aux Communes (CTAC), ont été jugées plus satisfaisantes que celles du volet 3, en terme de qualité des infrastructures et de conformité aux marchés. L’analyse a permis de faire des recommandations sur la gestion des dotations scolaires dans le cadre du Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE II) et notamment, sur la nécessité de renforcer les communes dans les domaines de la passation des marchés, de la gestion comptable et de la supervision des chantiers. Le reliquat du PAOEFM, d’un montant de 1,6 M€ (soit 1,05 md FCFA), pourrait financer une assistance visant particulièrement l’appui à la gestion des constructions scolaires par les collectivités territoriales.

![English [English]](/jsp/jahia/engines/images/flags/en_off.gif)