Maurice

Bienvenue sur le portail de l'AFD à Maurice

La mission de l’Agence de Port-Louis est d’accompagner l’ouverture de l’économie mauricienne et de faciliter son intégration dans la région de l’océan Indien, en améliorant la compétitivité du secteur productif et l’efficacité du secteur public. Depuis 2006, l’AFD finance de nombreux projets à travers toute une gamme d’instruments d’intervention .  Photo © Marianone

À la une

Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.

Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim

16/04/2012

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.

Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains

Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :

  • l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
  • la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
  • l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
  • le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
  • le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.

Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine

Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée  à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique. 


une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana

Anti-blanchiment et bonne gestion des terres

Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).

Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.

Déjà deux projets pour l'AAF

AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.

Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).

Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone ( Côte d’Ivoire ) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).

Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.

L'agence de Port-Louis fête les 70 ans de l'AFD

27/03/2012

L’agence de Port-Louis a célébré avec une série d'événements, les 70 ans de l'AFD à l’occasion de la mission à Maurice de son directeur Afrique, M. Yves Boudot.

Du 28 février au 10 mars l'Institut français de Maurice a accueilli l’exposition "Objectif Développement". Des photographes mauriciens ont été invités à partager leur regard sur les 7 thématiques de l’exposition Magnum. Des vidéos sur les ateliers participatifs Maurice Ile Durable, et les panneaux « De Gaulle’s Bank » ont également été présentés. Cette exposition circule dans les lycées français de Maurice et dans un espace commercial à forte fréquentation de la capitale.
Le 7 mars une soirée a eu lieu en présence du Premier ministre de Maurice, Dr Navinchandra Ramgoolam, et de plus de 150 personnalités du public et du privé. La cérémonie protocolaire à laquelle intervenaient le Premier ministre, l’Ambassadeur de France, M. Jean-François Dobelle, Yves Boudot et Laurence Breton-Moyet, directrice de l’agence, ont mis en avant la contribution de l’AFD au développement de Maurice et les axes forts de la coopération France-Maurice. A l’issue de cette cérémonie et de la visite de l'exposition, s'est tenue une réception au rythme du bluesman Eric Triton, et chaque invité s’est vu remettre une plante endémique de Maurice.
Enfin, le 8 mars a eu lieu une conférence-débat sur le thème "Quelle île pour demain ?", avec 3 personnalités.

 

Lancement du projet Gestion des risques et des catastrophes naturelles dans l’océan Indien

05/03/2012

Le premier comité de pilotage du projet Gestion des Risques et des Catastrophes Naturelles de la Commission de l’Océan Indien (COI) s’est tenu les 2 et 3 février à Bel Ombre (Ile Maurice).

Le Secrétaire général de la COI, Calixte d’Offay, et, la directrice AFD pour Maurice et Seychelles, Laurence Breton-Moyet se sont tous deux félicités du caractère emblématique de ce projet pilote, dont le lancement permettra d’instaurer une nouvelle dynamique de coopération régionale de réduction des impacts liées aux risques naturels, au cœur de laquelle la Réunion occupera une place centrale.

Ce projet répond à une forte attente des pays membres de la COI, la région payant un lourd tribut aux catastrophes naturelles. Il vise à mutualiser les pratiques et outils des trois niveaux de réponses :

  1. la  prévention, via une meilleure prise en compte des risques dans les politiques d’aménagement du territoire, d’amélioration de l’habitat et d’éducation
  2. la capacité de réponse d’urgence, via la mutualisation par exemple des outils météorologiques et de communication
  3. les efforts de reconstruction ; et permettra réduire ainsi de façon significative l’impact des catastrophes sur les sociétés et les économies.

Le financement de l’AFD, de 2 millions d’euros, de la première phase de ce projet, témoigne de la montée en puissance du partenariat entre la COI et l’AFD. Depuis 2007, près de 10 M€ de subventions ont été octroyés autour des thématiques cibles d’intervention sur les biens publics mondiaux.

Renforcer la coopération économique entre les pays de l’océan Indien

28/12/2011

L’AFD et la Commission de l’océan Indien (COI) ont signé, le 13 décembre 2011, une convention de financement de 200 000 euros qui servira à alimenter un fonds d’études et à dynamiser la coopération économique et commerciale entre les pays membres de la COI. Cette convention marque une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD.

Ce fonds d’étude va permettre d’identifier les leviers de l’intégration régionale et d’approfondir, à travers une ou deux études, certains volets sectoriels de la coopération régionale ciblés par le Comité de pilotage sur l’espace économique et commercial (CPEEC), récemment mis en place par la COI.

La sécurité alimentaire, l’autonomie énergétique, la gestion des flux (personnes, fret…), l’environnement (déchets, eau), l’aménagement du territoire et la construction, le tourisme, la valorisation de la biodiversité marine ou encore les technologies de l’information et de la communication figurent parmi les thématiques prioritaires d’études possibles. L’objectif de l’AFD est de choisir des sujets sur lesquels il est possible d’obtenir très vite des réalisations concrètes.

Une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD

L’AFD intervenait à travers ses différents projets, sur la préservation des biens publics mondiaux (lutte contre les pandémies, changement climatique, biodiversité). L’accent mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale répond aux demandes des pays membres de la COI, exprimées lors du dernier Conseil des Ministres (6 octobre 2011), et aux attentes du secteur privé. L’AFD compte d’ailleurs accorder 1,5 millions d’euros de subventions en 2012 pour animer davantage le dialogue entre la COI et le secteur privé et en faire un moteur de l’intégration régionale.

Pour mémoire, ces quatre dernières années, la France a accordé 12 millions d’euros à la COI, à travers son dispositif d’aide déployé par l’AFD, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, le FFEM et les collectivités locales réunionnaises.

La France est aujourd’hui le deuxième partenaire financier de la COI, après l’Union Européenne.

"L’Outre-mer, un axe majeur d'intervention de l’AFD" Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du Département Outre-mer de l'AFD

09/12/2011

L’élaboration du dernier Plan d'orientations stratégiques de l'AFD a été l’occasion de réaffirmer la volonté de participer à son développement économique et social en en Outre-mer. Cela passe par une implication plus forte, financière et en appui-conseil, auprès des collectivités territoriales, du secteur privé et du secteur du logement social. Par son implantation dans les pays voisins, l’AFD peut aussi contribuer à l’insertion des économies ultramarines dans leurs régions.

Soutien aux collectivités locales

En ce qui concerne les collectivités locales, l'AFD se concentre sur le financement d'investissements dans les domaines de l'environnement (changement climatique et énergie, biodiversité, eau et assainissement, traitement des déchets) et de la cohésion sociale (santé, médico-social, éducation).

Les financements s'accompagneront d'appui-conseil à la définition des politiques publiques, des stratégies sectorielles et à la maîtrise d'ouvrage. Enfin, les actions de prévention des difficultés et d'accompagnement des restructurations financières des collectivités locales seront poursuivies.

Favoriser le développement des PME et TPE

 Pour le secteur privé, afin de favoriser le développement des PME et des TPE dans l'Outre-mer, Proparco renforcera son activité en capital-investissement. L'AFD, mobilisera l'ensemble de sa palette d'outils financiers et apportera un appui à la structuration des filières économiques.

 Un plan habitat

En matière de logements, nous proposerons un plan habitat et aménagement urbain qui prendra en considération le rôle économique du secteur par l'activité induite notamment pour les entreprises du BTP, le rôle social en réponse à un besoin de logements et les contraintes sismiques spécifiques aux Antilles.

 Une plus grande insertion régionale

Enfin, nous encouragerons l'insertion des économies locales dans leur environnement régional tout en mobilisant nos moyens pour promouvoir l'influence française.

Ces actions seront complétées par la réalisation d'études et d'analyses économiques permettant d'approfondir la connaissance de l'Outre-mer et de contribuer à la définition des politiques locales de l'état ou des collectivités.

Chiffres-clés

  • Le montant total des autorisations d'engagements de l'AFD en Outre-mer en 2010 s'élève à 957 M€, soit environ 15% de l'activité totale de l'Agence.
  • L'encours de l'AFD atteint 6,5% du PIb ultramarin.
  • L'AFD représente 30% de la dette des collectivités locales d'Outre-mer.
  • Les encours des fonds de garantie gérés par l'AFD représentent près de 6% des encours de crédits d'investissements des entreprises, soit deux fois plus qu'Oséo métropole. Ces taux montent à plus de 14 % en Guyane et 10 % en Guadeloupe.

 

 
 
1 
2  3 
 
 
Archives