Bienvenue sur le portail de l'AFD à Maurice

La mission de l’Agence de Port-Louis est d’accompagner l’ouverture de l’économie mauricienne et de faciliter son intégration dans la région de l’océan Indien, en améliorant la compétitivité du secteur productif et l’efficacité du secteur public. Depuis 2006, l’AFD finance de nombreux projets à travers toute une gamme d’instruments d’intervention. 

 Photo AFD - R. Etwaroo

 

À la une

L’AFD soutient 19 nouveaux projets d’organisations françaises de la société civile pour un montant de 16 millions d’euros

15/05/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 29 avril 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Agrisud international – Foresterie et agroforesterie au Nord du Laos

Subvention de 430 000 euros sur 4 ans à Agrisud international, pour un projet de foresterie et agroécologie en zone de montagne au Nord Laos, une région fortement menacée par la dégradation de l’environnement. L’objectif est de faire évoluer les systèmes agricoles vers des pratiques plus durables et de mettre en place un système de suivi environnemental. Le projet prévoit la formation des agriculteurs sur les techniques agro-écologiques, la réhabilitation et la protection de plus de 10 000 hectares de forêts, la mise en œuvre de plans d’aménagement locaux et la protection de sources et de points d’eau. Un volet de capitalisation est aussi prévu, avec la rédaction de guides d’évaluation de l’empreinte environnementale et des bonnes pratiques agro-écologiques, en langue locale. Ce projet devrait toucher directement 600 familles de producteurs soit 3 600 personnes, dans 20 villages.

 

SFE – Développement rural au Sud Laos

Subvention de 312 000 euros sur 3 ans au Service fraternel d’entraide (SFE) pour un projet de développement rural intégré dans la province du Sekong, au Sud Laos, classée parmi les plus pauvres du pays. Le projet permettra d’appuyer la production agricole (riz, maraîchage, cultures fruitières, élevage et pisciculture). Les activités comprennent des formations sur de nouvelles techniques, la fourniture de variétés améliorées et de petits équipements, la vaccination d’animaux et l’amélioration des réseaux d’irrigation. Des volets complémentaires seront aussi développés sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des formations sur la santé et la nutrition. Les actions menées s’intègreront dans des plans locaux de développement. Le projet concernera près de 6 000 bénéficiaires directs dans 14 villages.

 

CFSI – « Coopérer autrement, en acteurs du changement »

Subvention de 845 000 euros sur 4 ans au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) pour un projet de structuration du milieu associatif visant à aider les acteurs français à mettre en œuvre de nouvelles pratiques de coopération internationale. Le projet soutiendra 10 initiatives de coopération entre territoires du Nord et du Sud, pluri-acteurs, innovantes, visant à réduire la pauvreté et les inégalités. Ces projets seront proposés par les membres du CFSI et leurs partenaires locaux, et sélectionnés sur la base d’appels à propositions. L’approche retenue est la coopération de territoire à territoire, avec une forte synergie entre le société civile, les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Le projet vise également à partager et diffuser les connaissances issues de ces initiatives afin de faire évoluer les pratiques. Des séminaires d’échanges et la publication de documents de capitalisation permettront de toucher les acteurs économiques des territoires concernés, les collectivités locales, les acteurs régionaux français, les réseaux nationaux et internationaux.

 

Association Salon des solidarités  - Appui à la 5e édition du Salon des solidarités

Subvention de 150 000 euros sur 21 mois pour un appui à la 5e édition du Salon des solidarités qui se tiendra du 12 au 14 juin 2014 à Paris, Porte de Versailles. L’événement attend 22 000 visiteurs et 230 exposants sur 3 jours. Au-delà de cette opération, il s’agit de contribuer à la structuration du milieu de la solidarité internationale. L’objectif est de développer les liens entre les acteurs, en les faisant sortir de l’isolement via l’adhésion à des réseaux et des collectifs et contribuer à leur professionnalisation, notamment par la création et la diffusion d’informations et de méthodologies. Il s’agit aussi de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la solidarité internationale et l’engagement bénévole. Cette édition s’ouvrira cette année aux entreprises afin de promouvoir leur engagement dans le secteur.

 

GRDR – Inscrire les acteurs de la migration dans le paysage de l’éducation au développement

Subvention des 484 757 euros sur 3 ans au Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (GRDR) pour un projet d'éducation au développement qui vise à articuler deux finalités importantes de la solidarité internationale : la valorisation des actions de développement portées par les migrants et la sensibilisation des différents publics tant au Nord qu'au Sud aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le projet permettra ainsi de renforcer les capacités des associations de migrants à construire une offre d'éducation au développement et à s'investir dans des actions de sensibilisation à l’échelle locale. Il contribuera aussi à renforcer le dialogue entre les associations de migrants et les acteurs de la solidarité internationale et de l'éducation au développement. L'action se déroulera majoritairement en France dans les territoires d'implantation des fédérations de migrants partenaires du programme.

 

Ligue de l’enseignement – Développer le volet « éducation au développement » de la Campagne  de solidarité internationale « Pas d’éducation pas d’avenir »

Subvention de 165 000 euros sur 2 ans pour un appui à la campagne nationale « Pas d'Education, pas d'Avenir! ». Cette campagne qui se déroule chaque année en mai depuis bientôt 12 ans, vise à accroître le nombre d’actions de solidarité en faveur de l’éducation et à sensibiliser, en France, la communauté enseignante, les éducateurs, les enfants et plus largement le grand public, à la question du droit à l’éducation pour tous. Porté par la Ligue de l'enseignement en partenariat avec Solidarité Laïque, Milan Presse et le ministère de l’Education nationale, le projet articule trois modalités d’intervention : appel à la générosité et aux dons, financement de projets éducatifs au Sud et éducation au développement et à la solidarité internationale.

 

Coordination Sud - Soutien aux activités de Coordination Sud (2014-2016)

Subvention de 2 910 850 euros sur 3 ans à Coordination Sud, la coordination nationale des ONG française de solidarité internationale qui compte 138 membres. Ce nouveau projet triennal a pour objectif d’une part de renforcer les capacités des ONG françaises à conduire des actions de qualité, développer la connaissance mutuelle et la cohésion au sein du réseau et développer  des synergies avec d’autres acteurs de la solidarité internationale. Il s’agit aussi de  promouvoir un environnement favorable et influencer les décideurs politiques et économiques français et européens sur les enjeux majeurs de développement et de solidarité internationale. Ce financement fait suite à une évaluation externe des activités de Coordination Sud finalisée en 2013 et portant sur la période 2006/2012.

 

Coordination Sud – Contribution à la structuration de la société civile mondiale

Subvention de 587 500 euros sur 33 mois pour financer le Forum international des plateformes (FIP) qui vise à contribuer à la construction et à la structuration de la société civile mondiale. L’objectif est de renforcer les capacités des membres du FIP et partager les connaissances et porter la voix collective des ONG dans la contribution à un cadre international de développement durable. La mission du FIP est d’avoir un impact positif sur l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la promotion de la justice et de la paix dans le monde en coordonnant la production et l’échange d’informations et de savoirs entre ses membres, en influençant les décisions des politiques publiques qui affectent les questions de développement et en renforçant la capacité des plateformes nationales d’ONG et de leurs membres.

 

Eau Vive – Appui à la Coalition eau

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans et demi pour le projet « Coalition eau » porté par Eau Vive. L’objectif de la coalition est un accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement, tout en préservant les ressources. Ce programme vise à influencer les décideurs, les politiques publiques et la gouvernance du secteur, tant en France qu’à l’international, valoriser et renforcer l’expertise et la force de proposition de la société civile, informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens sur les enjeux du secteur. Le programme entend inscrire durablement la Coalition eau comme l’interlocuteur français de référence, pour la solidarité internationale du secteur de l’eau et de l’assainissement, force collective de proposition, d’analyse et d’action.

 

CFSI – Renforcer la société civile au Congo 

Subvention de 2 290 000 euros sur 3 ans pour la deuxième phase du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo dont l’objectif consiste à renforcer la société civile congolaise afin qu’elle participe à l’élaboration et au suivi des politiques publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le programme mettra l’accent sur trois axes majeurs : renforcer la crédibilité et l’exemplarité des organisations de la société civile congolaise, appuyer la structuration collective et l’expertise de la société civile et expérimenter des initiatives de développement local participatives. Ce programme bénéficie d’un cofinancement important des autorités congolaises et de l’Union européenne, signe d’un engagement fort sur ces enjeux de gouvernance démocratique.

 

CCFD TS – Réduire les conflits agricoles et environnementaux au Guatemala

Subvention de 271 708 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire pour un projet visant à réduire les conflits agro-environnementaux dans la région Sud-Ouest du Guatemala. Le projet propose des mécanismes alternatifs de résolution des conflits, basés sur le dialogue entre les acteurs non étatiques et institutionnels et une meilleure articulation entre le mouvement paysan et indigène. Il s’agit d’une deuxième phase d’une action qui avait été cofinancée par la Commission européenne. L’enjeu de cette nouvelle phase est de parfaire les méthodologies de résolution des conflits et de former et outiller davantage les acteurs parties prenantes à la résolution pacifique des conflits que sont les organisations paysannes et indigènes et les fonctionnaires de l’Etat.

 

AEDH – Accompagner les initiatives des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale

Subvention de 316 994 euros sur 3 ans à l’association Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH) pour un projet visant à renforcer sur le plan structurel de très petites organisations de défense des droits de l’Homme au Cameroun, en RDC, au Congo, au Gabon et au Burundi. Le projet prévoit un mécanisme d’appels à projets doublé d’une stratégie d’accompagnement sous la forme de suivi-formation sur mesure et la mise en place d’échanges entre organisations au niveau régional. L’enjeu est d’appuyer la professionnalisation de structures indispensables à la construction de l’Etat de droit en accompagnant d’organisations souvent isolées et dont les besoins sont peu soutenus.

 

AFRANE – Soutien à l’enseignement en Afghanistan

Subvention de 883 038 euros sur 3 ans à Afrane (Amitié franco-afghane) pour un projet visant à améliorer la qualité de l'enseignement et des conditions d'apprentissage des élèves de 32 écoles des provinces de Kaboul, Hérat, Parwam, Nangarhar et Bamyan. L’ONG organisera la formation continue de 600 professeurs par an (dont 70% de femmes) dans les matières fondamentales (mathématiques, patchou, dari) et en sciences expérimentales. Suivant les besoins des établissements, le projet permettra d’apporter un soutien matériel, administratif et organisationnel aux écoles, ainsi qu'un appui à la mise en place d'activités culturelles et d'éducation citoyenne. Il favorisera par ailleurs l'accès des filles aux études supérieures, et renforcera l'insertion professionnelle des jeunes dans le Waras avec la construction d'un lycée agricole.

 

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Mieux agir pour le respect du droit dans les territoires palestiniens

Subvention de 225 000 euros sur 3 ans en appui au fonctionnement et aux activités de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Ce financement permettra d’une part d’accompagner la structuration du milieu associatif français mobilisé sur le sujet, autour des 42 ONG de ce collectif, et d’autre part d’informer le public sur le conflit et ses enjeux (élus, acteurs de la solidarité internationale institutionnels ou non-gouvernementaux, journalistes, grand public dont la jeunesse). Il s’agit de diversifier le public ciblé par les activités et les publications en s’ouvrant à la jeunesse et aux journalistes, et en parallèle d’accroître la visibilité de la Plateforme et de ses membres.

 

CCFD-TS – Education et implication citoyenne des enfants et des jeunes de Gaza

Subvention de 770 032 euros pour 3 ans pour un projet éducatif et citoyen mis en œuvre à Gaza par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire et son partenaire gazaoui Culture et Pensées Libres. Il permettra de développer des activités socio-éducatives dans la zone de Khan Younis. Elles incluent des méthodes pédagogiques alternatives, un soutien psychosocial et des activités de plaidoyer pour les enfants et jeunes. Il s’agit d’améliorer la qualité de l’éducation à Khan Younis et de développer les capacités d’expression des enfants et des jeunes. Les activités bénéficieront quotidiennement en 3 ans à 1 140 jeunes. Grâce à  la vitalité des centres communautaires et les activités récréatives (programmes radio, blogs, pièces de théâtre et films, etc.), il touchera aussi indirectement 25 000 personnes.

 

AIDES – Appui à 4 Plateformes régionales de lutte contre le VIH/Sida

Subvention de 1 465 398 euros sur 2 ans à AIDES pour un programme qui  vise à installer des dynamiques régionales de renforcement de capacités au Sud et à mettre en place des leaderships d’acteurs de la lutte contre le sida. Il s’agit pour AIDES de transférer ses méthodes, outils et bonnes pratique vers quatre associations partenaires leaders dans leur sous-région (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice) et d’accompagner la mise en place de chaque plateforme au sein de l’association partenaire. Il s’agit aussi d’accompagner la nouvelle plateforme dans ses missions de renforcement des associations locales qui en émettent le besoin (appui à la vie associative et à la mobilisation communautaire, appui à la méthodologie de projet, à la démarche qualité, au suivi-évaluation, à la mobilisation de ressources financières, appui à la gestion financière et appui à des activités en direction des groupes clefs). En fin de programme, une quarantaine d’associations de lutte contre le sida seront ainsi appuyées.

 

Coalition Plus – Renforcer le plaidoyer de 4 associations leader de lutte contre le VIH/Sida.

Subvention de 755 484 €eurospour un projet de 3 ans, qui  vise à améliorer la réponse VIH/Sida dans 4 pays francophones d’Afrique par le renforcement du métier de plaidoyer de 4 associations membres de Coalition Plus (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice). Le premier volet permettra de structurer la fonction du plaidoyer au sein des 4 associations (recrutement, appui au fundraising, plan d’action de plaidoyer…). Le second accompagnera la mise en œuvre de plaidoyers nationaux et internationaux sur la qualité des soins et l’acceptation sociale des personnes vivant avec le VIH. Le troisième volet vise à impliquer les équipes dans des actions régionales de plaidoyer. A la fin du projet, les quatre associations leader auront intégré et professionnalisé le plaidoyer et seront en capacité d’interpeller les dirigeants des institutions nationales et internationales qui jouent un rôle majeur dans la définition et la mise en œuvre des politiques de lutte contre le sida (gouvernement, élus nationaux ou locaux, cadres de la fonction publique, fonctionnaires internationaux) mais aussi les prescripteurs de normes et d’opinion (organes de presse, leaders religieux et communautaires).

 

Handicap International – Lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale

Subvention de 2 192 482 euros à Handicap international pour un programme de 4 ans visant à accompagner les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale dans 4 pays en situation de crise ou de post-crise (Togo, Madagascar, Liban et Sud Soudan). L’objectif est de développer une prise en charge globale de ces personnes et de leur environnement afin qu’elles retrouvent une place au sein de la communauté. Il s’agit de renforcer la gouvernance des politiques publiques dans les secteurs sanitaires, sociaux et pénitentiaires, d’améliorer la protection des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale par une approche communautaire et de promouvoir le modèle d’intervention innovant pour construire un plaidoyer international sur ce thème. Dans les 4 pays d’intervention, le programme visera les enfants et adultes vivant avec des problèmes de santé mentale, les personnes en conflit avec la loi, les familles, les professionnels de santé mentale des service de santé, les professionnels de l’administration pénitentiaire et les personnels et volontaires des organisations de la société civile. A terme, ce sont près de 21 500 bénéficiaires directs qui seront impactés.

 

Développement sans frontières – Accompagner les personnes en situation de handicap au Maroc 

Subvention de 407 887 euros sur 3 ans à Développement sans frontières pour un projet visant à améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap au Maroc. Il s’agit de mettre en place un programme de formation à destination du personnel médical et paramédical, de renforcer les capacités organisationnelles des structures de santé spécialisées en rééducation et réadaptation fonctionnelle et de mettre en œuvre un volet plaidoyer afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur une meilleure prise en compte du handicap dans la stratégie nationale de santé. Cette initiative est mise en œuvre en étroite collaboration avec l’Amicale marocaine des handicapés (AMH). Au terme du projet, près de 210 professionnels auront bénéficié de formations et 10 associations verront leurs capacités organisationnelles renforcées. Deux centres de rééducation fonctionnelle seront opérationnels et bénéficieront de personnels qualifiés. Près de 1800 personnes en situation de handicap et issus de milieux défavorisés bénéficieront d’une offre de soins accessible et adaptée à la rééducation fonctionnelle.



Un million d'euros pour soutenir la formation professionnelle

08/05/2014

Suite à l’accord signé entre la France et la République de Maurice en septembre 2008 relatif au séjour et à la migration circulaire des professionnels, l'AFD va gérer pour le ministère français de l'Intérieur un millions d'euros pour mettre en oeuvre des projets visant à dynamiser et moderniser le secteur de la formation professionnelle et de l'emploi à Maurice.

Cette subvention d'un million d'euros bénéficiera notamment à la formation des formateurs, la création d’un centre de formation professionnelle, la mise à niveau de centres existants à travers des appuis en termes d’assistance technique ou en achat de bien d’équipements.

De manière concrète, ce financement géré par l'AFD sera réparti entre :

1. le renouvellement des équipements de l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval et d’une Unité de formation joaillerie au Mauritius Institute of Training & Development (MITD) (150 000€). Anciennement Caisse de Coopération, l'agence avait déjà soutenu le gouvernement mauricien pour la construction de la nouvelle école hôtelière dans les années 90.

2. une étude de faisabilité pour le développement d’un modèle économique, afin de permettre au MITD de devenir un hub régional de formation de formateurs  (50 000€) :
Maurice est dotée de nombreux atouts, le bilinguisme, un savoir faire d’excellence sur certains métiers comme le tourisme, uns stabilité et un cadre de vie attractifs. L’enveloppe permettra ainsi de financer l’étude de faisabilité afin d’identifier le modèle économique adapté – et notamment qui propose les retombées les plus importantes pour un coût budgétaire limité  - pour transformer le MITD en un hub régional.

3. la formation à la gestion du risque du personnel de l’autorité portuaire (Mauritius Ports Authority) (100 000€)

Cette troisième composante concerne un programme de formation dédié au personnel de la MPA. L’AFD est un partenaire du développement portuaire à travers plusieurs opérations et cofinance notamment avec la Mauritius Ports Authority (MPA), l’extension du terminal à conteneur. En accord avec les autorités mauriciennes, une enveloppe de 100 000€ sera dédiée à la formation du personnel de MPA à la gestion du risque en terme de sureté et sécurité du personnel.

4. un appui au programme régional « mobilité des travailleurs et développement des compétences » (250 000€)


5. la mobilisation d’une assistance technique sur les questions d’adéquation compétences / emploi à hauteur de 450 000€.

Une partie importante de l’enveloppe va permettre ainsi de renforcer la planification stratégique, les politiques publiques en matière de formation professionnelle et dynamiser la préparation de plusieurs projets en gestation. Plusieurs études de faisabilité sont prévues pour passer d’idées en projets concrets avec notamment l’appui à la création d’un lycée agricole à Rodrigues et la création de dispositif de formation dédiés aux métiers verts. 

La signature de cette subvention pour la Formation Professionnelle s'est déroulée le 08 mai 2014 avec le secrétaire financier du ministère des Finances, Dharam Dev Manraj, l’ambassadeur de France,  Laurent Garnier et la directrice de l’agence locale de l’AFD, Laurence Breton-Moyet.



Océan Indien : 6 millions d'euros pour appuyer le Projet régional de veille sanitaire

01/05/2014

Suite à l’épidémie de Chikungunya survenue en 2005 et 2006 dans l’Océan Indien, les états de la région ont décidé de mutualiser leurs ressources et de mettre en place un réseau régional de surveillance et de réponse aux épidémies, coordonné par la Commission de l’Océan Indien (COI). Dans le cadre de sa coopération avec la COI, l’AFD s'est engagée en novembre 2013 à soutenir la deuxième phase du projet à hauteur de 6 millions d’euros pour la période 2013-2017. Le premier comité de pilotage du projet s’est déroulé les 29 et 30 Janvier 2014 à Maurice et a validé les axes futurs du projet.

Une première phase fédératrice

Ce projet régional de veille sanitaire a bénéficié d’une première subvention de l’AFD de 5,6 millions d’euros en 2007. Dans sa première phase, le projet a permis la mise en place d’un réseau régional de surveillance épidémiologique et gestion des alertes (dit réseau SEGA) et un renforcement des capacités nationales de surveillance et de réponses aux maladies à potentiel épidémique. Il a connu un bilan positif en matière de veille sanitaire grâce à l’adhésion des points focaux dans les états membres.

RSIE2: renforcer la synergie entre les réseaux

Pour poursuivre les dynamiques déjà engagées et la mutualisation des capacités régionales, la deuxième phase du projet RSIE a pour but de consolider les capacités du réseau SEGA, et de renforcer la collaboration entre les acteurs du réseau santé humaine et ceux de la santé animale par un partenariat plus poussé avec le réseau « Animal Risk » . Elle vise à pérenniser le réseau régional de veille sanitaire à l’horizon 2017, afin de maintenir le partage d’informations sanitaires entre états membres et optimiser les capacités propres de la COI en matière de réponse aux épidémies grâce à la poursuite du programme de formation d’épidémiologistes nationaux.

La réunion du premier comité de pilotage du projet Veille Sanitaire de la COI s’est tenue du 29-30 janvier 2014 au siège de la COI à Ebène, Ile Maurice avec le Secrétariat général de la COI, les points focaux nationaux nommés par les états Membres de la COI, des membres observateurs, l’équipe du projet COI – EpiConcept/AEDES, ainsi que la directrice, le chef de projet et la chargée de mission de l’AFD pour Maurice et les Seychelles. Ce premier comité avait pour but de présenter la feuille de route du projet RSIE2.

La directrice de l’agence a relevé l’importance de la phase 1 du projet que ce soit au travers de la mutualisation des ressources, les échanges de pratiques et d’expériences, ou encore le renforcement apporté aux capacités de réponse régionale et à la prévention des épidémies. Le secrétaire général de la COI a procédé à l’ouverture du comité de pilotage en soulignant que « ce projet n’est pas uniquement un projet de santé mais un projet de développement qui répond aux attentes fortes des Etats membres de la COI ».
 



Une deuxième ligne de crédit environnementale à Maurice

26/03/2014

Après le succès de la première ligne de crédit verte de 40 millions d'euros signée en 2011 pour une centaine de projets d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique et de performance environnementale, l’AFD s'est engagée le 26 mars 2014 pour la mis en place une deuxième ligne de crédit de 60 millions d'euros avec la Mauritius Commercial Bank, la première de ses banques partenaires à Maurice.

Cette deuxième ligne de crédit a vocation à accompagner et amplifier la dynamique existante à Maurice en matière d’investissements verts, avec une structuration plus ambitieuse : un montant plus important, des critères d’éligibilité plus exigeants, une fenêtre dédiée aux PME et un périmètre régional (Maurice, Seychelles, Madagascar, Mozambique, Comores).

Par ailleurs, cette ligne sera accompagnée d’une assistance technique large qui appuiera notamment à la structuration de projets innovants. Enfin, des synergies fortes sont attendues avec le Programme National d’audits Efficacité Energétique (PNEE).  L’assistance technique et le PNEE seront largement financés par le fonds ITF de l’Union Européenne.

Deux autres banques rejoindront bienôt la MCB dans ce mode de partenariat qui a largement contribué à installer l’AFD comme premier bailleur de la dynamique nationale « Maurice Ile Durable » .



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









L’eau et l’assainissement pour le retour de l’AFD aux Seychelles

02/12/2013

A l’occasion d’une mission conjointe de supervision de la BEI et de l’AFD du projet eau et assainissement « NEPTUNE » aux Seychelles fin novembre, une visite de la nouvelle station de dessalement de Providence sur Mahé a été organisée en présence du Ministre de l’énergie et de l’environnement, Rolf Payet et de SE L’Ambassadrice de France aux Seychelles, Mme Geneviève Iancu.

 

Une conférence de presse s’est tenue en marge de la visite et a permis de rappeler les enjeux critiques d’approvisionnement en eau et d’assainissement aux Seychelles. Cette station de dessalement, d’une capacité de 7500 m3 va desservir une partie importante de l’île principale de l’Archipel des Seychelles, Mahé, qui connaît des ruptures d’approvisionnement d’eau fréquentes en période de sécheresse.

Plus globalement, le projet Neptune est un projet stratégique pour le pays visant à (i) assurer l’approvisionnement en eau des populations sur les trois îles principales Mahé, Praslin et la Digue, (ii) protéger les écosystèmes fragiles par la réhabilitation et la construction d’infrastructures d’assainissement (iii) favoriser une meilleure efficacité de l’usage des ressources via un grand programme de réduction des pertes et de gestion de la demande et enfin (iv) consolider la société publique nationale PUC, à travers le renforcement des capacités et la mise à disposition d’expertise technique internationale.

Ce projet qui a marqué le retour de l’AFD aux Seychelles a un coût total de 54,6 millions d’euros, et est cofinancé dans le cadre des procédures de reconnaissance mutuelle par la BEI et l’AFD (à hauteur de 10 M€), avec une contribution de la Facilité Africaine pour l’eau.
 
 



 
   
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