Comment concilier développement économique et conservation de la biodiversité en Afrique ?

15/11/2016

Le projet COMBO a été lancé les 24 et 25 octobre derniers à Maputo. Soutenu par l’AFD,COMBO a pour but de renforcer les capacités du Mozambique dans l’évitement, la réduction et la compensation des impacts des projets de développement sur la biodiversité.

 

COMBO, qu’est-ce que c’est ?

Le terme COMBO correspond à «Conservation, Minimisation des impacts, et compensation au titre de la Biodiversité en Afrique ».

À l’origine du projet, trois acteurs dont l’expertise est internationalement reconnue : Wildlife Conservation Society, Forest Trends et le bureau français Biotope.

D’un montant total de 6,2 millions d’euros, le projet est soutenu par l’AFD et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) à travers une subvention d’1,5 million d’euros  chacune, aux côtés de la Fondation MAVA. 

Il bénéficiera à quatre pays africains : le Mozambique, l’Ouganda, la Guinée, et Madagascar.

 

Éviter-réduire-compenser tout dommage à la biodiversité

Le projet COMBO repose sur un principe d’action : « éviter-réduire-compenser » tout dommage à la biodiversité.

Concrètement, il s’agit d’accompagner le Mozambique à mettre en place, pour les projets dont l’impact sur le territoire est significatif, une stratégie qui consiste :

  • d’abord à éviter les impacts négatifs ;
  • puis à atténuer les impacts inévitables ;
  • ensuite à compenser ces derniers ;
  • et enfin à restaurer ce qui a été endommagé. 

L’objectif minimum : atteindre une absence de perte nette en termes de biodiversité, voire générer un impact positif.

 

La biodiversité : premier patrimoine du Mozambique

Ce sujet est crucial pour le Mozambique dont le développement repose à la fois sur les mégaprojets d’industries extractives (gaz et minerais) et sur la valorisation et la préservation d’une diversité biologique terrestre et marine remarquable, qui constitue le premier patrimoine du pays.

Il ouvre aussi une autre piste innovante pour financer durablement le secteur de la conservation au Mozambique, en synergie avec la jeune Fondation pour la conservation de la biodiversité au Mozambique – BIOFUND – que l’AFD finance par ailleurs (2 millions d’euros sur la période 2016-2020).



Maputo : plus de 35 000 foyers vont avoir accès à l’eau potable

04/11/2016

Le nouveau centre de distribution d’eau potable d’Intaka, en périphérie de la capitale Maputo, a été inauguré le 26 octobre dernier. Financé par l’AFD, il offrira un accès pérenne à l’eau potable à la population locale.

 

L’eau : enjeu fort au Mozambique

C’est à Intaka, un quartier en fort développement de la périphérie proche de Maputo, qu’a été construit le nouveau centre de distribution d’eau potable. Ce centre et le guichet commercial attenant doivent permettre le raccordement de plus de 10 000 foyers au réseau d’eau potable.

Une opération qui s’inscrit dans un programme plus large d’extension du réseau d’eau potable de la ville de Maputo et de sa banlieue, soutenu par l’AFD par un financement de 40 millions d’euros. Objectif global : faire bénéficier 1,5 million de personnes d’un accès fiable à l’eau potable.

L’accès à l’eau potable demeure en effet inégal et insuffisant au Mozambique, constituant l’un des défis majeurs du pays et une priorité du gouvernement.

 

Satisfaire une demande en eau croissante 

Plus de 400 km de conduites et 35 000 nouveaux branchements ont ainsi été réalisés. Le projet s’est également concentré sur la réhabilitation de centres de distribution existants et le renforcement du réseau déjà en place afin de limiter ses pertes. 

La station de traitement d’Umbelúzi qui alimente, seule, l’intégralité de l’aire urbaine de Maputo a été remise à niveau afin d’augmenter sa capacité, qui passera de 144 000 à 240 000 m3/jour ainsi que sa disponibilité, suivant le rythme soutenu de croissance de la demande.

Le centre de distribution d’eau potable d’Intaka a été inauguré le 26 octobre 2016 par le Président de la République du Mozambique Filipe Nyusi, accompagné du ministre des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau Carlos Martinho, de l’ambassadeur de France et du représentant de l’AFD à Maputo.



Tirer des enseignements d’un projet phare : le Parc national du Limpopo

11/10/2016

Quels sont les impacts de la création du Parc national du Limpopo, l’un des plus grands du Mozambique ? Afin de mieux partager le bilan de ce projet, l’AFD a organisé les 13 et 14 septembre une restitution de l’évaluation finale du projet, écrite et filmée.

Le Limpopo, un « parc de la paix »

Le Parc national du Limpopo fait partie du Parc transfrontalier du Grand Limpopo, un « parc de la paix » inauguré en 2001 par Nelson Mandela et symbolisant la coopération entre l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique.

L’AFD a soutenu son développement dans le cadre d’un projet emblématique, tant par le montant de l’aide allouée (11 millions d’euros, la plus importante subvention de l’AFD dans ce secteur au Mozambique), que par la durée de son intervention (8 ans).

Les objectifs du projet ? Restaurer la biodiversité, améliorer les conditions de vie des habitants et renforcer les capacités d'administration du parc.

 

Une évaluation faite pour être accessible

Deux séances de restitution ont été organisées, rassemblant près de 100 personnes :

  • La première s’est tenue à Massingir, aux abords du Parc, et a réuni villageois, personnel du parc et autorités locales ;
  • La seconde, à destination d’un public plus large (administrations centrales, bailleurs, ONG, étudiants) et en présence de l’ambassadeur de France, s’est tenue à Maputo. La projection du film a été suivie d’un débat sur les enjeux du secteur de la conservation au Mozambique.

C’est pour rendre accessible au plus grand nombre les enseignements tirés de ce projet phare que l’AFD a décidé de réaliser une évaluation indépendante écrite et filmée, disponible en trois langues (français, anglais, portugais).

Cette évaluation est le fruit d’un travail conséquent, qui a mobilisé pendant plus d’un an la division Évaluation et capitalisation, l’agence de Maputo, le comité de suivi local réunissant les partenaires du projet et les autres bailleurs impliqués.

Tous les participants ont salué la valeur ajoutée du média audiovisuel qui permet de mieux comprendre les effets la création du parc pour les populations, de rendre visible le quotidien des écogardes ou encore de mesurer les bouleversements induits par la montée du braconnage.

 

Le braconnage d’éléphants pour l’ivoire : un fléau national

Le Mozambique est confronté à une recrudescence du braconnage de la grande faune qui a entraîné la division par deux de la population d’éléphants sur le territoire national.

Dans ce contexte, l’AFD s’apprête à signer une nouvelle convention de financement octroyant une subvention de 6 millions d’euros à la République du Mozambique pour renforcer ses moyens de lutte anti-braconnage, dont une part importante reviendra au Parc national du Limpopo.

 

Pour aller plus loin, découvrez le rapport final et le film évaluatif  



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



L’AFD et l’AKDN partenaires pour un programme d’éducation de niveau international au Mozambique

27/09/2016

Son Altesse l’Aga Khan, président du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) et Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, ont présidé ce jour la signature de la convention de prêt de 25 millions de dollars pour le financement de la construction de l’Académie Aga Khan de Maputo au Mozambique.

Cet accord permettra d’offrir un enseignement d’excellence pour l’éducation et la formation de futurs leaders et professionnels hautement qualifiés et socialement responsables ; et contribuer ainsi au développement économique et social du Mozambique. Le programme ciblera les enfants à fort potentiel quelle que soit leur origine sociale, du primaire au secondaire. Grâce à une politique active de repérage des élèves talentueux et des possibilités de subventionnement des frais de scolarité, le projet permettra à des élèves issus de familles à faible revenu de bénéficier d’une formation de qualité à norme internationale.

Ce prêt, couplé à un investissement de 33 millions de dollars de l’AKDN, ciblera la construction du campus de l’Académie Aga Khan de Maputo et son équipement en infrastructures socio-éducatives de pointe. En parallèle, la construction de logements locatifs dédiés aux enseignants et à des particuliers  contribuera à une aide financière de plus de 60 millions de dollars sur les 20 prochaines années au bénéfice des frais de formation et du système de subventionnement.

© AKDN/Cecile Genest

Plus de 750 filles et garçons, de la maternelle à la terminale, profiteront des installations qui comprendront des salles de classe, des laboratoires scientifiques, des bibliothèques, des salles de lecture et d’étude destinées au perfectionnement professionnel du personnel enseignant, des bureaux administratifs, des dortoirs ainsi qu’une salle à manger et des cuisines, un amphithéâtre, des équipements sportifs et culturels. Le campus possèdera également un équipement de pointe en informatique.

« Ce projet répond aux objectifs de l’AFD de développement dans le secteur de l’éducation sur des projets pilotes visant l’excellence académique, l’inclusion sociale et les partenariats stratégiques avec la France. Pour l’AFD, il s’agit du premier financement dans le secteur de l’éducation avec le réseau AKDN », indique Laurence Breton-Moyet, directrice des opérations à l’AFD, signataire de l’accord. « Ce projet pourrait ainsi ouvrir la voie à une collaboration plus importante entre les deux institutions dans le secteur de l’éducation. Il incarne une nouvelle déclinaison dans le secteur de l’éducation de l’accord de partenariat signé entre la France et l’AKDN, le 9 décembre 2008. Les Académies Aga Khan ont une approche très innovante, ces établissements ayant pour objectif de former les futurs leaders aussi bien dans le domaine public que privé ; ainsi que ceux de la société civile. Ils seront ainsi à même de soutenir le développement d’une société démocratique, tolérante et pluraliste », poursuit-elle.

La formation professionnelle des enseignants au Mozambique et ses environs constitue un élément essentiel du programme de l’Académie. Ainsi, grâce à cet accord, l’Académie Aga Khan de Maputo soutiendra-t-elle le système éducatif national en proposant des ateliers de formation à l’attention des professeurs, des chefs d’établissement, des parents et des professionnels du ministère de l’Éducation. De plus, les élèves auront une formation bilingue ou trilingue (anglais, portugais et français).

Monsieur Mhamud Charania, président du Service d’éducation Aga Khan, Mozambique, a signé la convention de prêt au nom de l’AKDN. « La participation de l’AFD dans ce projet renforce notre conviction que consacrer d’importants moyens à l’éducation de jeunes à fort potentiel permet les plus grandes réussites », a indiqué Monsieur Salim Bhatia, directeur des Académies. « C’est notre volonté d’offrir une formation unique, pertinente et de niveau international grâce à laquelle les élèves, filles et garçons, développeront leur responsabilité civique et ainsi contribueront à l’amélioration de la qualité de vie dans leur pays », a-t-il ajouté.

© AKDN/Cecile Genest

 

L’AFD, en tant que principal opérateur français en matière de développement, a bâti une coopération fructueuse avec l’AKDN sur plusieurs projets. Les deux structures sont partenaires depuis près de 20 ans. Proparco (filiale du secteur privé de l’AFD) a principalement financé des projets de développement économique (notamment dans les secteurs des infrastructures, du tourisme, ou bancaire) et l’AFD des projets de développement social en matière de santé, d’éducation et d’inclusion financière.

Grégory Clemente, directeur général de Proparco, a également fait part de sa volonté de poursuivre ses opérations avec les sociétés du Fonds Aga Khan pour le développement économique, AKFED, dans le secteur de l’énergie en Afrique et en Asie, du tourisme, ou encore dans le secteur financier.
 


À propos du Réseau Aga Khan de développement
Le Réseau Aga Khan de développement est implanté dans 30 pays et emploie approximativement 80 000 personnes. Ses agences non confessionnelles œuvrent dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement rural, de l’architecture, de la culture ainsi que de la promotion de l’entreprise privée. Les programmes éducatifs de l’AKDN couvrent un large éventail allant de la petite enfance, écoles primaires et secondaires à la formation professionnelle pour les jeunes et les adultes, ainsi que des diplômes d’études supérieures et de la formation continue. Aujourd’hui, plus de deux millions d’élèves en bénéficient annuellement.

http://www.akdn.org


À propos de l’Académie Aga Khan de Maputo
L’Académie Aga Khan de Maputo rejoint deux autres établissements situés à Mombasa au Kenya et à Hyderabad en Inde qui font partie d’un réseau d’Académies fondé par Son Altesse l’Aga Khan à travers 14 pays. À terme, l’ensemble des Académies comprendra 14 000 élèves et 2000 professeurs, et 1400 élèves de toutes classes sociales seront diplômés chaque année. En plus d’une offre éducative de haut niveau dans les cycles primaires et secondaires, chaque Académie propose une formation professionnelle destinée aux enseignants du secteur public et autres établissements à but non lucratif afin d’aider à l’amélioration des normes éducatives.
À l’heure actuelle, l’Académie Aga Khan de Maputo apporte son aide à 16 écoles au travers de formations ciblant les professeurs principaux, les enseignants, les conseils d’écoles et les parents. L’Académie qui, depuis 2013, propose un programme de cycle primaire, s’agrandira avec une école de cycle secondaire et un programme résidentiel sur un campus aménagé à cet effet. L’enseignement offert est basé sur les programmes du Baccalauréat International hautement reconnus.

http://www.agakhanacademies.org
 



L'électricité, un champ d’intervention prioritaire au Mozambique

22/06/2016

L’accès au réseau électrique reste limité au Mozambique, où seulement une personne sur cinq est connectée au réseau. Les défis du secteur de l’électricité ont été abordés lors d’une conférence organisée par le Club d’affaires France-Mozambique en partenariat avec l’AFD le 2 juin 2016.

Une relation historique entre l’AFD et l’opérateur public local

Lors de la conférence du Club d’affaires France-Mozambique, Pascoal Bacela, directeur national de l’Énergie du ministère des Ressources minérales et de l’Énergie (MIREME), a pu exposer les grands défis du secteur de l'électricité à un parterre d’entreprises françaises et étrangères.

Le Mozambique doit investir massivement dans le secteur électrique pour répondre à la forte demande : le pays doit améliorer et sécuriser l’accès à l’énergie aussi bien en termes de production que de développement et renforcement du réseau électrique. 

Au Mozambique, l’électricité est un champ d’intervention d’importance pour l’AFD qui accompagne le secteur électrique depuis 1985 et entretient une relation historique avec Electricidade de Moçambique (EDM), l’opérateur public. 

La plus grande centrale à gaz du pays

L’agence finance actuellement :

  • des projets de réhabilitation de centrales hydroélectriques dans le centre du pays ;
  • des projets d’extension du réseau de distribution au nord.

L’AFD a célébré en février 2015 la mise en opération de la plus grande centrale à gaz du territoire, Ressina Garcia (CTRG, 175 MW), pour laquelle l’AFD a financé la participation d’EDM. 

L’agence prévoit également de financer l’une des deux premières centrales photovoltaïques, avec un projet de 30 MW situé au nord du pays dans la province de Cabo Delgado, et cherche en parallèle à structurer, avec le MIREME et EDM, un cadre favorable aux partenariats public-privé énergies renouvelables.

 

 


 
 
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