Deux hôpitaux en construction dans la province de Sofala

24/09/2014

En vue de la construction de deux hôpitaux pour favoriser l’accès à des services de santé de meilleure qualité dans la région, un mémorandum d’entente a été signé le 23 Septembre 2014 entre le ministère de la Santé, l’AFD et l’Agence de développement hollandaise ORIO.

Le projet comprend la construction, l’équipement ainsi que la gestion et la maintenance pendant trois ans des deux infrastructures sanitaires. Le résultat sera aux normes internationales aussi bien en termes d’infrastructures qu’en termes de fonctionnement.

L’objectif de ce memorandum d’entente est de définir les termes et conditions générales de collaboration des parties signataires afin d’atteindre les objectifs du projet. La construction des hôpitaux sera cofinancée par ORIO (11,3 M€) et par l’AFD (12,0 M€). Le financement d’ORIO consiste en un don au ministère de la Santé tandis que le financement de l’AFD s'effectue à travers un prêt à taux bonifié à la République du Mozambique.

Première coopération AFD-ORIO 

Il s’agit de la première coopération dans le domaine de la santé de l’AFD avec l’agence hollandaise de développement ORIO.  Les signataires étaient le ministre de la Santé, Alexandre Manguele, la directrice de l’AFD à Maputo, Virginie Dago, et l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Frédérique de Man. Pour mettre en œuvre le financement, une convention de crédit sera signée courant octobre entre le gouvernement de Mozambique (ministère des Finances) et l’AFD.

 



Appel à contribution : Afrique contemporaine - « Une grande Afrique orientale en devenir ? »

22/09/2014

« Une grande Afrique orientale en devenir ? » Dossier coordonné par Marie-Aude Fouéré (EHESS) et Hervé Maupeu (LAM-UPPA)

L’Afrique orientale, entité à géométrie variable si l’on s’éloigne du sens que lui donna jadis la colonisation britannique et que l’on s’intéresse aux dynamiques politiques et économiques qui, aujourd’hui, contribuent à en redessiner les contours, a longtemps été appréhendée comme un patchwork de systèmes politiques et économiques de nature extrêmement différente. La divergence, dans les années 1960-1970, entre les voies de développement suivies par la Tanzanie et le Kenya, l’un socialiste, l’autre capitaliste, l’un attaché à ne compter que sur ses propres forces, l’autre ouvert aux investissements étrangers, illustre ces options politiques et économiques autonomes arrimées à des processus de construction des souverainetés nationales. Les régimes autoritaires installés dans nombre de pays allant de la mer Rouge aux portes de l’Afrique australe, et jusque dans les pays des Grands Lacs, les guerres civiles ou interétatiques qui les ont déchirés et en déchirent toujours certains, ou encore la lente désagrégation de certains États, ont interdit toute forme pérenne de régionalisme politique et économique. L’échec de la première Communauté est-africaine a témoigné de la difficulté d’une coopération à l’échelle régionale, encore plus d’une intégration, face aux crispations souveraines, aux divergences économiques, aux déstabilisations armées. Malgré une histoire ancienne de connexions et d’échanges entre les différents pôles socioculturels qui composent cette grande Afrique orientale (les Grands Lacs, la côte swahilie, l’hinterland ethnicisé, la Corne), le temps colonial et postcolonial a accru les divisions identitaires, les hiérarchisations économiques, les blocages dans la circulation des hommes, des biens, des idées.

Pourtant, depuis quelques années, la donne change. Les expériences et les approches nouvelles qui s’observent révèlent une interconnexion croissante entre les acteurs, qu’ils soient étatiques ou non étatiques, des pays de cette grande Afrique orientale. La vague des ajustements structurels enclenchée au milieu des années 1980, qui a eu pour effet de mettre fin aux divergences économiques antérieures entre socialisme et capitalisme, a entraîné l’apparition d’expériences de coopération régionale multisectorielle, sans délégation de souveraineté, appuyées sur des politiques d’harmonisation des régimes fiscaux ou juridique, du droit des affaires ou des assurances. Le renouveau des projets de construction de blocs d’intégration fondés sur des politiques économiques communes, des réductions tarifaires et la promotion du commerce interrégionale (EAC, SADC, COMESA) facilite les échanges des biens et des capitaux. Les acteurs privés (multinationales, PME et PMI, commerçants) sont aussi des agents de cette dynamique de développement par l’interconnexion, dans des domaines tels que les télécommunications, les banques, les réexportations automobiles, l’industrie mécanique, ou les biens de consommation. La stabilisation de pays anciennement en conflit, comme le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda ou le Mozambique, malgré des formes renouvelées d’autoritarisme, a facilité les circulations au sein du vaste hinterland est-africain. Elle rend possible le développement d’important projets d’infrastructure et de mises en place de réseaux techniques (rail, télécom, route, pipeline, lignes électriques), incluant l’Éthiopie et le Sud-Soudan.
Des zones grises affaiblissent cependant l’optimisme qui anime ces grands projets d’interconnexion destinés à renforcer les économies à l’échelle de la sous-région et à augmenter l’attractivité des investisseurs étrangers, qu’il s’agisse des acteurs internationaux historiquement privilégiés (États-Unis, Grande-Bretagne, pays de l’Union européenne) ou des pays émergents (principalement, la Chine et l’Inde, mais aussi la Turquie ou l’Indonésie) : les Grands Lacs, avec notamment les Kivu de la République démocratique du Congo, zone de non-droit qui perturbe la stabilisation du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, et avec un Rwanda gouverné d’une main de fer qui refuse les compromis ; le Sud-Soudan, dont les ressources pétrolières sont convoitées par les pays de la sous-région, principalement l’Éthiopie, le Soudan et le Kenya, mais qui est toujours aux prises avec ses guerres intestines ; la Somalie, État sans État aux milliers de réfugiés, dont le terrorisme exporté déstabilise toute la zone, et affecte fortement le Kenya, moteur économique de l’Afrique orientale.

L’objet de ce dossier est de rendre compte des dynamiques économiques, politiques et sociales qui rendent possible ces nouvelles interconnexions, en cours ou à venir, mais qui sont et seront, en retour, transformées par celles-ci, donnant lieu à d’importantes recompositions politiques et économiques dans toute la sous-région que ce dossier vise à documenter et analyser. Parmi les thèmes possibles, les axes suivants seront privilégiés sans toutefois être restrictifs.

Infrastructures et développement. Les nouvelles interconnexions qui se développent en Afrique orientale et permettent la circulation des idées et des pratiques, des biens et des capitaux, et des hommes et des femmes, se cristallisent, dans les débats et les projets actuels, sur la construction d’infrastructures (rail, télécoms, route, pipeline, lignes électriques). Ces infrastructures transfrontalières doivent prendre la forme de « corridor(s) », terme récurrent dans les documents de description des projets de développement de la région, mais aussi chez les analystes et universitaires. Il s’agit ici de s’interroger sur cette nouvelle rhétorique de la promotion des interconnexions par ces couloirs multifonctionnels conçus comme la panacée pour désenclaver les pays de l’intérieur vers l’océan Indien, faciliter les échanges transfrontaliers, et créer de nouveaux maillons de développement dans des espaces jusqu’à présent périphérique, comme dans le cas du LAPPSET au Nord-Kenya. Sur quels fondements (calculs économiques, modélisation) ces projets d’interconnexions sont-ils rendus légitimes ? Comment le « corridor » ou l’interconnexion par l’infrastructure coexistent-t-ils avec les nouveaux projets de développement lancés par les États, en particulier pour la lutte contre la pauvreté ? Comment est-il instrumentalisé par chaque État, partie prenante du projet, en interne ? Est-il possible de construire à travers un projet transnational à caractère régional, une idée nationale ? On notera que la thématique du corridor a une certaine historicité dans la région et un regard rétrospectif sur les projets de corridors sera bienvenu. Dans le cas des ressources naturelles, on se demandera à quelles conditions les infrastructures envisagées ne renvoient pas à une logique de pillage des régions par quelques acteurs, et pourront au contraire bénéficier aux populations locales, comme les plans de développement nationaux l’annoncent ? Enfin, il s’agit aussi de s’interroger sur les rapports qui se dessinent entre interconnexion régionale par des infrastructures de type corridor et la construction régionale. Au sein des rhétoriques étatiques, le corridor, dans sa forme matérielle, est fait le symbole du tissage de relations entre les États, mais ces rhétoriques font l’économie d’une réflexion sur l’intégration politique nécessaire à la pérennité des relations financières et économiques que le corridor devrait créer, et sur l’asymétrie dans le contrôle de ces corridors et des bénéfices devant être dégagés.

Financement et coopération internationale. Le financement des infrastructures permettant une interconnexion physique et géographique des pays de la grande Afrique orientale, condition indispensable au développement des flux des hommes, des capitaux et des biens/ressources, est le nerf de la guerre. Il importe de rendre compte de ses modalités et mécanismes, actuels et à venir, parce que l’intervention actuellement observée, et qui va en se renforçant, de nouveaux acteurs publics et privés du financement (en particulier issus des pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, et quelques pays de la péninsule arabique dans des secteurs particuliers) va contribuer à transformer le paysage du financement du développement (avec notamment le retour des aides bilatérales après des décennies de financement par l’aide internationale, les IDE et les PPP), et plus généralement des relations internationales. Quelles en sont (et seront) les conséquences sur le repositionnement des acteurs traditionnels du développement (en particulier, la Banque mondiale, mais aussi les États du Nord) ? Comment les modes de négociations des pays est-africains, à l’échelle de chaque État ou à celle des blocs politiques et économiques en construction, vont-ils se transformer face à des financeurs dont les conditionnalités sont faibles ? Comment les États de la zone, qui ont des ressources humaines et naturelles, et des savoir-faire différents, vont-ils réussir (ou non) à coopérer face aux acteurs du développement, sachant que les pays où de ressources naturelles ont récemment été mises à jour (pétrole au Kenya et en Ouganda, gaz naturel au Mozambique et en Tanzanie) vont être des pôles d’attractivité forts face à des États moins bien pourvus ? Est-ce que l’exploitation de ces ressources naturelles va influencer les structures de coopération régionale ? Dans quelle mesure l’Occident va-t-il participer à cette nouvelle phase du développement socio-économique de cette région ?

Recompositions politiques. L’interconnexion actuellement observée en Afrique orientale est un phénomène impulsé par des processus globaux de mondialisation de l’économie auquel les États de la sous-région doivent faire face, mais que ces mêmes États contribuent aussi actuellement à favoriser par leurs choix politiques et économiques. Ces États, pour la plupart convertis au pluripartisme et qui, pour certains d’entre eux, ont adopté une nouvelle Constitution – bien que la démocratisation de la vie politique soit très inégale d’un pays à l’autre – jonglent entre renforcement de l’idée nationale et tissage de réseaux de relations bilatérales ou multilatérales à l’échelle de la sous-région. L’équation entre nation et région, entre local, régional et international, n’est pas aisée. On se demandera donc comment les projets d’interconnexion sont appropriés (ou non) par les différents acteurs politiques en présence, et comment les acteurs non étatiques (société civile, acteurs privés, acteurs internationaux) se positionnent. Les rapports entre le monde politique, économique et financier face à ces interconnexions en cours, notamment à la vue des chevauchements évidents entre les acteurs qui composent ces mondes, doivent être dessinés pour saisir combien le destin de ces projets en est tributaire. On insistera sur le rôle des entrepreneurs politiques et des élites politiques (les chefs d’État, les hommes de pouvoir) de ces pays, à la fois par le biais d’une sociologie des acteurs et d’une sociologie des relations interétatiques. La question des échéances électorales nationales est cruciale pour comprendre le devenir de ces projets, comme le montrent les dernières élections kényanes. Les recompositions politiques que ces nouvelles connexions servent et opèrent tout à la fois ne s’observent pas qu’à l’échelle nationale : ce sont les relations entre États qui sont affectées et peuvent mener à des heurts et conflits concernant les « pratiques d’exploitation verticale des États », les interdépendances vécues comme trop contraignantes par les États, ou la remise en question des monopoles sur les marchés et sur les rentes.

Sécurité. D’après les sondages, la sécurité est la préoccupation première des citoyens de la plupart de ces pays. Elle est le fait d’acteurs variés, allant de l’État par ses politiques publiques mais aussi ses pratiques autoritaires, policières et/ou criminelles, aux groupes de miliciens de quartier ou instrumentalisés pendant les élections, en passant par le terrorisme international, principalement venu de Somalie. Les projets actuels d’interconnexion par les infrastructures sont fortement tributaires de la sécurité des régions concernées, comme dans le cas du grand projet de corridor du LAPSSET, dans le Nord-Kenya. Comment ces considérations sécuritaires se concrétisent-elles sur les choix de financement de ces projets, et sur leur dessin ? Comment les pays essaient-ils de se prémunir contre ces différents types d’insécurités, qui peuvent être locaux, nationaux ou régionaux, mais qui se chevauchent et s’entrecroisent de manière croissante, comme le montre le terrorisme somalien infiltrant la jeunesse des pays qu’il vise ? Quels dispositifs spécifiques sont mis en place (redistribution, dispositif sécuritaire national et régional) pour que les interconnexions accrues souhaitées, voire l’intégration régionale visée, qui sont conditionnées par la paix dans et entre les États, puissent être fonctionnelles, sachant pourtant que certains États profitent en sous-main du terrorisme pour accroître leurs activités criminelles (trafics de drogue et d’armes, racket organisé) ? Comment la question sécuritaire, enfin, affecte-t-elle les déplacements humains indispensables aux flux de biens et de capitaux, qu’il s’agit des migrations volontaires de travail, courtes ou pérennes, ou des déplacements forcés, sachant que certains pays de la sous-région doivent faire face à des milliers de réfugiés internes et internationaux ?

Calendrier

Le calendrier de ce dossier, susceptible de modifications est le suivant.
Faire acte de candidature en envoyant une courte note d’une page (problématique du texte, exposé du déroulé de l’argumentaire, exposé des données et terrains mobilisés) : le 20 novembre 2014 au plus tard.
Réponse de la rédaction d’Afrique contemporaine aux auteurs : le 30 novembre 2014 au plus tard.
Envoi d’une première version des articles présélectionnés : le 30 mars 2015.
Publication du numéro : 3e trimestre 2015.

Les articles devront avoir un format de 50 000 signes espaces compris (notes de bas de page et bibliographie comprises) dans leur version destinée à la publication. Ils suivront la procédure d’évaluation scientifique auprès de deux référés anonymes et du comité de lecture d’Afrique contemporaine.

Soumission des articles

La soumission des appels à propositions se fait sur la plateforme Editorial Manager à l’adresse suivante : http://www.editorialmanager.com/afriquecontemporaine/
Vous pouvez nous contacter pour toutes précisions aux adresses suivantes : marieaude.fouere@gmail.com et fortuiti@afd.fr

Bibliographie indicative

Infrastructures et développement

Boone, C. (2014), Property and Political Order in Africa. Land Rights and the Structure of Politics, Cambridge, Cambridge University Press.
Borras, S.M., Franco, J.C. (2012), “Global Land Grabbing and Trajectories of Agrarian Change. A Preliminary Analysis”, Journal of Agrarian Change, vol. XII, p. 34-59.
Porhel, R., Leon, A. (2013), « L’influence des corridors dans le développement régional : le cas de l’EAC », Observatoire des Grands Lacs en Afrique, Note n° 2.

Financement et coopération internationale

Auge, B., Nakayi, R. (2013), “Eastern Africa. A New Oil and Gas Frontier”, Observatoire des Grands Lacs en Afrique, note n° 1.
Patey, L.A. (2014), The New Kings of Crude. China, India, and the Global Struggle for Oil in Sudan and South Sudan, Hurst & Co Publishers.< Recompositions politiques
Arriola, L.R. (2013), Multiethnic Coalitions in Africa. Business Fianncing of Opposition Election Campaigns, Cambridge, Cambridge University Press.
Hansen, S.J. (2013), Al-Shabaab in Somalia. The History and Ideology of a Militant Islamist Group (2005-2012), Londres, Hurst & Company.
Tripp, A.M. (2010), Museveni’s Uganda. Paradoxes of Power in a Hybrid Regime, Boulder, Lynne Rienner Publishers.

Sécurité

Baker, B. (2008), Multi-Choice Policing in Africa, Uppsala, Nordiska Afrikainstitutet.
Kaarsholm, P. (2006), Violence, Political Culture and Development in Africa, Oxford, James Currey.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Prise en charge de la douleur et soins palliatifs au Mozambique

17/07/2014

Pour améliorer l’accès à des soins de qualité des patients vivants dans les zones rurales isolées, et structurer la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs au niveau national, Douleurs sans frontières (DSF) soutient l’Association mozambicaine de soins palliatifs (MOPCA) dans la mise en œuvre d’un maillage communautaire intégré à un réseau interactif de soins dont les membres sont outillés et formés à la prise en charge à domicile des malades chroniques.

Une recrudescence des cas de VIH/SIDA et de cancer

Le cancer et le SIDA sont les maladies chroniques les plus répandues dans la province de Gaza au Mozambique. A titre d’exemple, le taux de séroprévalence chez les adultes de la région est de 25,1 %, pour une moyenne nationale de 11,5 %. Et malgré les efforts des autorités, plus de 25.000 patients n’ont pas accès au traitement antirétroviral (TARV), en raison de leur éloignement des centres de santé et du manque de médicaments. Plus de 50 % des lits d’hôpitaux sont occupés par des patients atteints de malades chroniques. 
C’est dans ce contexte que Douleurs Sans Frontières réalise, avec le soutien de l’AFD, en partenariat avec l’Association mozambicaine de soins palliatifs (MOPCA) un projet de soins à domicile et palliatifs reposant sur un maillage d’acteurs de santé communautaire. 

Les acteurs communautaires et le réseau de soins

75 agents communautaires de soins à domicile (ACD) sont mobilisés par des associations de proximité. Il s’agit à 90 % de femmes au foyer. Certains sont séropositifs et ont choisi de partager avec les patients leur expérience de vie. C’est ainsi un véritable réseau de solidarité qui s’est établi. Chaque ACD visite environ 8 patients une fois tous les 2 jours. L’ACD réalise des soins préventifs, des soins de base, apporte un appui psychosocial, social et économique aux patients et leurs familles. Il évalue leur situation culturelle et spirituelle (croyances ancestrales, coutumes, croyances religieuses, repères et ancrages des familles vis-à-vis des ancêtres), ce qui permet de mieux comprendre le positionnement des malades face à la maladie chronique et la mort et de les mettre en relation avec des personnes ressources et des groupes d’appui susceptibles de les aider (marabouts, leaders communautaires qui tiennent leur pouvoir des ancêtres, religieux, groupes de prière).


  ACDs de l’association Kuhlayissa
ACDs de l’association Kuhlayissa devant son siège
au cours d’une mission de suivi du Siège de DSF en Janvier 2014 

 

Les médecins traditionnels sont également mis à contribution afin d’éviter la sur-médication des patients, de systématiser leur référencement dans les centres de santé et de les y conduire pour passer des examens, notamment les tests de dépistage du VIH.


  l’infirmier superviseur de soins palliatifs, un médecin traditionnel et un ACD
 Dans le District de Chibuto de gauche à droite : l’infirmier superviseur de soins palliatifs,
un médecin traditionnel et un ACD 


Ces acteurs communautaires font partie du premier niveau du réseau de soins, dans une zone délimitée, constitué de professionnels de santé de différentes disciplines. Ils sont volontaires pour améliorer la prise en charge des patients éloignés des structures sanitaires, douloureux ou atteints de pathologies graves et dégénératives. 

Des résultats prometteurs

Depuis la mise en œuvre du projet, en octobre 2013, un circuit de référencement a été établi entre ACD, médecins traditionnels, centre de santé et hôpitaux. Le réseau de soin se construit et se structure progressivement. 1.339 patients sont aujourd’hui pris en charge, dont 85 % sont séropositifs et 20 % alités. 200 patients des plus démunis reçoivent des produits d’hygiène et de confort (matelas, lessive, sceaux…). 
L’objectif est la prise en charge de 3.000 patients fin 2016.

 

Une patiente en TARV

Une patiente en TARV en compagnie de son frère, son neveu et d’une ACD 


Pérennisation du dispositif

Afin de renforcer les capacités de l’Association mozambicaine de soins palliatifs, des acteurs de santé communautaire et des autorités locales de santé, des formations sont régulièrement proposées aux acteurs du réseau en soins à domicile, soins palliatifs et prise en charge de la douleur.
Les ACD transmettent également aux familles leur savoir-faire pour perpétrer les bons gestes pour les soins.


Famille d’un patient en compagnie de la coordinatrice de MOPCA

Famille d’un patient en compagnie de la coordinatrice de MOPCA, une ACD et d’un consultant de l’AFD en mission d’accompagnement en Juin 2014 

 

Certains ACD réalisent des activités génératrices de revenus (AGR) pour continuer à assurer l’assistance aux patients. Certaines de ces AGR sont conduites par les associations communautaires elles-mêmes.
Avec l’accord des autorités sanitaires, certains professionnels effectuent leur stage dans le cadre de ce projet.

 

 

En savoir plus sur Douleurs sans Frontières

Créé par des médecins en 1996, Douleurs sans Frontières promeut, anime et développe des actions qui ont pour objet le diagnostic, les traitements et la prise en charge de la douleur dans les pays les plus défavorisés. Ses activités sont aujourd’hui axées sur la prise en charge de la santé et de la douleur, et ses interventions se sont élargies au champ des soins nécessités par les affections chroniques (Sida, cancer…) des douleurs post-opératoires, des brûlés et de la malnutrition, et par les affections nécessitant des soins palliatifs. Douleurs sans Frontières s’est attaché également à développer des programmes de prise en charge de la souffrance morale et psychologique des populations victimes, et notamment celle des enfants (souffrance des handicapés, détresses dans les orphelinats…).
http://douleurs.org/


 



Visite du Conseil Régional de la Réunion

27/06/2014

Une importante délégation du Conseil Régional de la Réunion, organe élu représentant la Région de la Réunion, département français de l’Océan Indien de 800.000 habitants, a visité le Mozambique du 15 au 19 juin 2014. La délégation était dirigée par M. Didier ROBERT, président du Conseil Régional depuis 2010,  et accompagnée de 3 élus réunionnais, de nombreux représentants de la presse réunionnaise et d’institutions et associations économiques de l’île telles que le Club Export, l’agence de développement NEXA ou le MEDEF Réunion. La délégation du Club Export comportait une vingtaine d’entreprises de divers secteurs (BTP, nouvelles technologies, énergie, environnement, services etc).
 

L’objectif de cette visite était d’approfondir la coopération entre la Réunion et le Mozambique, notamment dans sa dimension économique (investissements et commerces), et de donner un nouveau souffle à la déclaration d’intentions sur la coopération entre la Réunion et la province de Cabo Delgado signée en 2003.
Au cours de sa visite à Maputo et Pemba, la délégation a eu des entretiens avec des membres du gouvernement, notamment avec Son Excellence M. José TSAMBE, vice-ministre de l’administration d’Etat et à Pemba avec M. Abdul Razak NOORMAHOMED, gouverneur de Cabo Delgado, et M. Tagir Ássimo CARIMO, président du conseil municipal de Pemba. A Maputo, la délégation fut également reçue à l’Assemblée de la République pour des entretiens notamment avec le groupe d’amitié France-Mozambique présidé par le député Botelho CHUNI et avec la commission des affaires étrangères.
Dans le domaine économique, la délégation a effectué le 17 juin une visite de terrain au Parc Industriel de Beluluane (district de Boane), qui fait partie du corridor de développement de Maputo, en présence de M. Nelson VENTURA, directeur de BELUZONE, du GAZEDA et de M. Jacinto Lapido LOUREIRO, maire de Boane. Le Club Export et l’IPEME ont organisé le même jour un séminaire à l’hôtel Cardoso pour discuter de l’importance des PME pour le développement du Mozambique et des possibilités de partenariats avec les entreprises réunionnaises. Ce séminaire s’est conclu par la signature d’un mémorandum d’entente entre l’IPEME et le Club Export de la Réunion, dont le Président, M. Gilles COUAPEL, était présent.
 



Financement des PME au Mozambique: POLITECNICA souhaite étendre la formation "la clé du succès pour son business» dans 5 provinces

13/06/2014

Le 4 Juin, l’université Polytechnique/FUNDE et l'AFD ont organisé une présentation de la formation des PME " la clé de succès pour son business» à l’attention des principales banques, institutions de microfinance et bailleurs de fonds du secteur.

Au Mozambique, l’AFD soutient les PME à travers de la formation, mais aussi à travers des garanties et de prêts dédiés aux banques.
 

Cette formation, financée par l’AFD dans le cadre d’un projet de mésofinance avec la banque PROCREDIT, a été conçue pour répondre au défi d'un meilleur accès au financement des PME au Mozambique. Il vise à faciliter la relation entre les petites entreprises et les institutions financières, en offrant aux PME des compétences pour mieux organiser et gérer leur entreprise et aussi pour améliorer leur connaissance des produits offerts par les banques. Grace à cette formation, les PME seront en mesure de fournir aux institutions financières les informations dont elles ont besoin lors de l'évaluation d'une demande de financement.

La formation  a été pensée en réponse aux besoins spécifiques des petites entreprises mozambicaines. Elle est composée de 5 sessions, sur 5 jours et dure environ 20 heures au total. Les cinq modules s’intitulent (1) Comment mieux surveiller mon business ? (2) Comment mieux gérer ma trésorerie et mes bénéfices? (3) Comment prendre une décision d'investissement? (4) Comment puis-je améliorer ma position de négociation avec une banque? Et (5) Comment puis-je améliorer ma stratégie de marketing?
 
Elle est dispensée par des formateurs de l’université Polytechnique qui ont bénéficié eux-mêmes d'une formation approfondie. La première session a eu lieu en Novembre 2013, et l’Université Polytechnique, dans le cadre du financement AFD, a déjà formé environ 100 PME clientes de Procredit. Les PME et Procredit étaient très satisfaits de la formation. L’Université Polytechnique a perçu des frais de participation pour chaque participant de 150 USD qui incluent tous les supports de formation.

Ce programme est un outil très utile pour les institutions financières qui veulent renforcer leurs opérations avec les PME car elle leur facilitera l’évaluation du risque de crédit et leur permettra d’identifier des clients solvables avec de bons projets. 

L’université Polytechnique a maintenant l'intention de poursuivre cette formation à Maputo et dans les autres provinces où elle est présente, à savoir Xai-Xai, Quelimane, Nampula, Nacala et Tete. Cet atelier a ainsi permis à l'Université de rencontrer divers bailleurs de fonds financiers potentiels pour cette nouvelle phase.
 



 
   
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