Le groupe de l’Agence Française de Développement intervient en Ouganda à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation de l’agence régionale de Nairobi en 1997, a permis à  l’AFD de développer son portefeuille d’activité dans ce pays. Les activités du groupe en Ouganda sont donc suivies à partir de Nairobi. Photo © Rob Gipman

À la une

2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Lancement du label finance verte Sunref en Ouganda !

14/12/2016

Sunref Afrique de l’Est débarque en Ouganda ! L’AFD a lancé le 2 novembre à Kampala l’activité de son label finance verte qui soutient le développement d’une économie sobre en carbone en finançant les solutions en énergies renouvelables et en efficacité énergétique.

Un financement vert de 35 millions d'euros

Déployé dans plus de 70 pays, le programme Sunref est enfin disponible en Ouganda. 

Avec le lancement de Sunref Afrique de l’Est en Ouganda, ce sont 35 millions d’euros qui sont mis à disposition des banques locales sous la forme de lignes de crédit.

10 millions de dollars sont déjà alloués à la banque DTB-Uganda pour des crédits aux projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans le pays.

 
Énergies vertes : quelles opportunités pour le secteur privé ?
 
La cérémonie de lancement a réuni autorités locales et acteurs du secteur privé. Les participants ont pu découvrir les opportunités offertes par les énergies vertes et l’efficacité énergétique pour le secteur privé ainsi que les dispositifs d’appui mis à disposition des porteurs de projets potentiels. 
 
Dans son intervention, le secrétaire d’État aux matières premières a souligné l’urgence de répondre ensemble aux menaces globales posées par le changement climatique, en remerciant l’AFD et l’Union européenne pour l’initiative Sunref et en invitant le secteur privé ougandais à saisir cette opportunité.  
 
 
« Investissements dans les énergies vertes : maintenant une réalité en Ouganda »
 
L’ambassadrice de France Stéphanie Rivoal a de son côté rappelé l’engagement du gouvernement français à poursuivre ses investissements dans les énergies propres et son combat contre le réchauffement climatique grâce au programme Sunref. 
 
La transition vers une économie verte représente un énorme potentiel de développement économique pour Virginie Leroy, représentante de l’AFD en Ouganda : « La croissance verte fait émerger dans le secteur privé des opportunités dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles durables et de la protection de l’environnement. Grâce aux financements sur mesure de l’AFD, les investissements dans les énergies vertes et dans les solutions d’efficacité énergétique sont maintenant une réalité en Ouganda. »
 
Sunref associe plusieurs banques partenaires dans la région : Cooperative Bank of Kenya, Commercial Bank of Africa and Diamond Trust Bank in Kenya et Bank of Africa-Tanzania.


L’AFD et Diamond Trust Bank Uganda partenaires pour développer la finance verte

11/07/2016

Grâce à l’accord conclu entre les deux partenaires, la banque ougandaise va pouvoir financer des entreprises et investisseurs privés pour leurs programmes d’efficacité énergétique et leurs projets d’énergies renouvelables. 

Le dispositif de finance verte Sunref officiellement lancé en Ouganda

Depuis 2006, ce sont 42 projets, 70 banques et 30 pays partenaires qui ont bénéficié du programme Sunref. Diamond Trust Bank est la première banque à participer au programme Sunref Afrique de l’Est en Ouganda. La ligne de crédit, d’un montant de 10 millions de dollars, a été ouverte pour le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables (petite hydraulique, biomasse, géothermie, solaire, biogaz). 

Les prêts seront accordés à des entreprises ou investisseurs privés, une fois vérifiée la viabilité financière et technique des projets. Une assistance technique est mise à disposition des banques pour les appuyer dans l’évaluation technique des projets y compris au moyen d’actions de renforcement de capacités. 

La procédure d’évaluation est financée par la France et le Fonds fiduciaire Europe-Afrique pour les infrastructures mis en place par la Commission européenne.
 

Faciliter la transition énergétique des acteurs privés

La collaboration avec Diamond Trust Bank (DTB-U) s’inscrit dans le cadre du label de finance verte Sunref (Sustainable Use of Natural Resources and Energy Finance) créé en 2006 par l’AFD. Sunref a pour objectif d’inciter les acteurs du secteur privé des pays du Sud, et notamment les banques commerciales, à investir dans l’énergie verte et le développement durable. 

En offrant des opportunités de financement, l’AFD souhaite les encourager et les accompagner vers la transition énergétique. « C’est une véritable opportunité pour les Ougandais d'améliorer leur efficacité énergétique grâce à des taux d’intérêt compétitifs » a déclaré Varghese Thambi de DTB-U.

Le contrat de financement entre l’AFD et DTB-U a été signé lundi 11 juillet en présence de Sophie Makame, ambassadrice de France en Ouganda, Yves Boudot, directeur régional de l’AFD pour l’Afrique de l’Est et Varghese Thambi, directeur exécutif de DTB-U.


Sunref : un outil d’intégration régionale  

Sunref est aussi un outil d’intégration régionale en Afrique de l’Est : les différents projets financés par le label au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda ont été conçus dans l’optique d’être un jour connectés à un même réseau. 

Selon les propos d’Yves Boudot, directeur régional de l'AFD, basé à Nairobi, l’assistance technique apportée par Sunref en Afrique de l’Est est cruciale : elle permet de diversifier le panel énergétique de la région tout en apportant des solutions ingénieuses qui soient techniquement, financièrement et économiquement viables.



Préserver la qualité des eaux du Lac Victoria

27/06/2016

Avoir accès à l’eau potable est une condition indispensable au développement humain et économique de toute communauté. C’est pourquoi l’AFD et le Fonds français pour l’environnement mondial apportent leur soutien au projet Water Sources in Africa, inauguré à Kampala.

 

Mettre en place une gestion durable de la ressource en eau potable 

Le projet Water Sources in Africa (WaSAF) a pour but d’assurer le contrôle et la surveillance sanitaire des eaux continentales de surface, c’est-à-dire des lacs et des rivières, de trois pays africains : la Côte d’Ivoire, le Sénégal et l’Ouganda. 

Face à la pollution croissante des ressources en eaux causée par l’activité humaine, il est impératif d’assurer un contrôle qualité afin que celles-ci soient propres à la consommation. En effet, les lacs et les rivières constituent l’une des principales sources d’approvisionnement en eau de la population locale.

 

Disparition des marais, « stations d’épuration naturelle »

Ce phénomène de pollution est par ailleurs accentué par la disparition d’écosystèmes essentiels tels que les marais, notamment à Kampala, emportant avec eux les multiples solutions qu’ils apportent à des problèmes tels que le filtrage de l’eau ou de l’air pollué. Les marais perdent ainsi leur fonction de « station d’épuration naturelle », a expliqué dans son discours Virginie Leroy, représentante de l’AFD en Ouganda.

Depuis 2007, l’AFD soutient plusieurs projets d’approvisionnement en eau potable à partir des eaux du lac Victoria, notamment à Kampala mais aussi à Jinja. 

En Ouganda, ce sont des équipes scientifiques de l’université de Makerere et de Nafiri rejointes par des chercheurs français qui œuvreront, avec les autorités ougandaises, à comprendre et prévenir les sources de pollution des eaux de la baie de Murchison sur le lac Victoria. 



 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus