Le groupe de l’Agence Française de Développement intervient en Ouganda à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation de l’agence régionale de Nairobi en 1997, a permis à  l’AFD de développer son portefeuille d’activité dans ce pays. Les activités du groupe en Ouganda sont donc suivies à partir de Nairobi. Photo © Rob Gipman

À la une

L’AFD et Diamond Trust Bank Uganda partenaires pour développer la finance verte

11/07/2016

Grâce à l’accord conclu entre les deux partenaires, la banque ougandaise va pouvoir financer des entreprises et investisseurs privés pour leurs programmes d’efficacité énergétique et leurs projets d’énergies renouvelables. 

Le dispositif de finance verte Sunref officiellement lancé en Ouganda

Depuis 2006, ce sont 42 projets, 70 banques et 30 pays partenaires qui ont bénéficié du programme Sunref. Diamond Trust Bank est la première banque à participer au programme Sunref Afrique de l’Est en Ouganda. La ligne de crédit, d’un montant de 10 millions de dollars, a été ouverte pour le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables (petite hydraulique, biomasse, géothermie, solaire, biogaz). 

Les prêts seront accordés à des entreprises ou investisseurs privés, une fois vérifiée la viabilité financière et technique des projets. Une assistance technique est mise à disposition des banques pour les appuyer dans l’évaluation technique des projets y compris au moyen d’actions de renforcement de capacités. 

La procédure d’évaluation est financée par la France et le Fonds fiduciaire Europe-Afrique pour les infrastructures mis en place par la Commission européenne.
 

Faciliter la transition énergétique des acteurs privés

La collaboration avec Diamond Trust Bank (DTB-U) s’inscrit dans le cadre du label de finance verte Sunref (Sustainable Use of Natural Resources and Energy Finance) créé en 2006 par l’AFD. Sunref a pour objectif d’inciter les acteurs du secteur privé des pays du Sud, et notamment les banques commerciales, à investir dans l’énergie verte et le développement durable. 

En offrant des opportunités de financement, l’AFD souhaite les encourager et les accompagner vers la transition énergétique. « C’est une véritable opportunité pour les Ougandais d'améliorer leur efficacité énergétique grâce à des taux d’intérêt compétitifs » a déclaré Varghese Thambi de DTB-U.

Le contrat de financement entre l’AFD et DTB-U a été signé lundi 11 juillet en présence de Sophie Makame, ambassadrice de France en Ouganda, Yves Boudot, directeur régional de l’AFD pour l’Afrique de l’Est et Varghese Thambi, directeur exécutif de DTB-U.


Sunref : un outil d’intégration régionale  

Sunref est aussi un outil d’intégration régionale en Afrique de l’Est : les différents projets financés par le label au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda ont été conçus dans l’optique d’être un jour connectés à un même réseau. 

Selon les propos d’Yves Boudot, directeur régional de l'AFD, basé à Nairobi, l’assistance technique apportée par Sunref en Afrique de l’Est est cruciale : elle permet de diversifier le panel énergétique de la région tout en apportant des solutions ingénieuses qui soient techniquement, financièrement et économiquement viables.



Préserver la qualité des eaux du Lac Victoria

27/06/2016

Avoir accès à l’eau potable est une condition indispensable au développement humain et économique de toute communauté. C’est pourquoi l’AFD et le Fonds français pour l’environnement mondial apportent leur soutien au projet Water Sources in Africa, inauguré à Kampala.

 

Mettre en place une gestion durable de la ressource en eau potable 

Le projet Water Sources in Africa (WaSAF) a pour but d’assurer le contrôle et la surveillance sanitaire des eaux continentales de surface, c’est-à-dire des lacs et des rivières, de trois pays africains : la Côte d’Ivoire, le Sénégal et l’Ouganda. 

Face à la pollution croissante des ressources en eaux causée par l’activité humaine, il est impératif d’assurer un contrôle qualité afin que celles-ci soient propres à la consommation. En effet, les lacs et les rivières constituent l’une des principales sources d’approvisionnement en eau de la population locale.

 

Disparition des marais, « stations d’épuration naturelle »

Ce phénomène de pollution est par ailleurs accentué par la disparition d’écosystèmes essentiels tels que les marais, notamment à Kampala, emportant avec eux les multiples solutions qu’ils apportent à des problèmes tels que le filtrage de l’eau ou de l’air pollué. Les marais perdent ainsi leur fonction de « station d’épuration naturelle », a expliqué dans son discours Virginie Leroy, représentante de l’AFD en Ouganda.

Depuis 2007, l’AFD soutient plusieurs projets d’approvisionnement en eau potable à partir des eaux du lac Victoria, notamment à Kampala mais aussi à Jinja. 

En Ouganda, ce sont des équipes scientifiques de l’université de Makerere et de Nafiri rejointes par des chercheurs français qui œuvreront, avec les autorités ougandaises, à comprendre et prévenir les sources de pollution des eaux de la baie de Murchison sur le lac Victoria. 



COMBO : comment réconcilier croissance et préservation des écosystèmes

27/06/2016

L'activité humaine, économique en particulier, exerce une pression sans précédent sur les écosystèmes. Pourtant, les termes de croissance économique et de préservation de l’environnement ne sont pas antinomiques : c’est le message du projet COMBO, lancé en Ouganda. 

Un cadre légal et financier pour la prise en considération de l'environnement

L’Ouganda, que certains aiment appeler la Perle d’Afrique, s’est engagé à mettre en place un cadre légal et financier permettant de tester la mise en place de compensations avec un impact positif sur l’environnement dans le cadre des projets mis en œuvre sur son territoire : c’est le projet COMBO (COnservation, impact Mitigation and Biodiversity Offsets in Africa).

Le projet est financé par l’AFD, le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et la fondation MAVA. 

Fruit d’une collaboration entre Wildlife Conservation Society, Forest Trends et Biotope, COMBO sera mis en œuvre d’ici à 2019 dans quatre pays : Mozambique, Madagascar, Guinée et Ouganda. 

 

Prise de conscience des acteurs économiques

Par ce projet, l’AFD souhaite accompagner les acteurs de l’économie ougandaise dans la prise en considération de l’impact de leur activité sur l’environnement afin d’en renverser les effets. La société civile, le secteur public et le secteur privé sont associés à cette initiative.

Le projet privilégie une approche en cinq axes :

  • renforcer l’efficacité des politiques publiques visant à protéger l’environnement ; 
  • développer des outils d’évaluation pour mieux mesurer la biodiversité et son évolution ; 
  • élaborer un cadre juridique, financier et institutionnel pour préserver et restaurer la faune et la flore ;
  • encourager la diffusion des meilleures pratiques développées à l’international par le secteur public et privé ; 
  • établir un dialogue national et régional pour la coopération dans le domaine environnemental. 

 

Pour un développement économique écoresponsable

Le projet COMBO a été officiellement lancé le 27 juin à Kampala par Paul Mafabi, directeur des affaires environnementales et représentant du ministère de l’Eau et de l’Environnement et Virginie Leroy, représentante de l’AFD en Ouganda.

Une première formation à destination des entreprises publiques et privées et des ONG a également été organisée les 27 et 28 juin 2016. Elles étaient venues nombreuses afin de partager leurs expériences et leurs attentes mais aussi de discuter des premières étapes de la mise en place de ces expériences pilotes. 

Plusieurs agences publiques ont répondu présent telles que Petroleum Exploration and Production Department (PEPD), Uganda Wildlife Authority (UWA), Uganda Electricity Transmission Company (UETCL) et Uganda National Road Authority (UNRA). Celles-ci ont réaffirmé leur engagement pour un développement économique écoresponsable.

Le tourisme animalier : 9% du PIB ougandais

« L’Ouganda héberge plus de la moitié de la population mondiale des gorilles des montagnes. Un grand nombre d’oiseaux et de mammifères ne vivent exclusivement qu’ici, ce qui explique pourquoi le tourisme animalier représente près de 9% du PIB ougandais. Certaines grandes entreprises ont conscience du défi et ont déjà recours aux techniques les plus performantes selon les standards internationaux. Il faut généraliser ces pratiques. Nos partenaires ne doivent pas perdre de vue l’impact de leur action sur un patrimoine naturel essentiel aux populations et à l’économie ougandaises », a rappelé Virginie Leroy.



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Finance verte : SUNREF Afrique de l’Est poursuit son déploiement en Ouganda

31/03/2016

SUNREF est la ligne de financement vert de l'AFD dédiée aux entreprises et mise en oeuvre avec les banques locales. Il est officiellement entré sur le marché ougandais le 31 mars à Kampala après que la Kenya Association of Manufacturers (KAM) et l’Ouganda Manufacturers Association (UMA) aient signé un accord pour l'étendre en Afrique de l’Est.

Le point central de cet accord entre KAM et UMA permet au programme SUNREF Afrique de l’Est d’avoir une organisation locale afin de conduire ses activités au jour le jour en Ouganda.

Grâce à cette nouvelle étape, SUNREF Afrique de l’Est poursuit son appui aux acteurs du secteur privé en Ouganda en les aidant à saisir les opportunités de la transition énergétique et en encourageant les banques d’Afrique de l’Est à les financer selon des dispositions sur mesure. Cette offre innovante permet ainsi aux entreprises d’Afrique de l’Est un meilleur accès au financement bancaire pour acquérir des équipements de meilleure qualité, et ainsi faire des économies et accroître leur compétitivité. Cela se traduira par une meilleure gestion de l’énergie et une prise en compte des normes environnementales.
 
 
► Plus d’informations sur SUNREF : www.sunref.org
 


 
 
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