Le groupe de l’Agence Française de Développement intervient en Ouganda à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation de l’agence régionale de Nairobi en 1997, a permis à  l’AFD de développer son portefeuille d’activité dans ce pays. Les activités du groupe en Ouganda sont donc suivies à partir de Nairobi. Photo © Rob Gipman

À la une

Séminaire sur la gestion des revenus des autorités locales à Nairobi

29/10/2013

L’AFD en partenariat avec son centre de formation le CEFEB, le PPIAF (Public Private Infrastructure Advisory Facility) de la Banque mondiale, la municipalité d’E-Thekwini (Durban) et son institut de formation la MILE (Municipal Institute of Learning) ainsi que le Task Force to Catalyse Climate Action ont organisé une formation pour les autorités locales sur la gestion des revenus à Nairobi (Panafric Hotel) du 14 au 18 octobre 2013. Il s’agit du troisième séminaire de ce type, les deux précédents ayant été organisé en 2012 à Accra (Ghana) et ensuite à Durban (Afrique du sud).

Le séminaire régional a réuni 43 participants venus de 10 pays : Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Rwanda, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Ouganda et Zimbabwe. C’est donc au total sur les trois séminaires près de 150 responsables des collectivités locales qui ont bénéficié de cet enseignement. La formation a été l’occasion pour les participants d’acquérir des connaissances et échanger sur les stratégies d’amélioration de la collecte des revenus. L’augmentation de la capacité financière des collectivités locales devrait leur permettre de fournir des services de meilleure qualité à leurs résidents. 

Les sujets traités ont été notamment l’évaluation des taxes sur la propriété, l’amélioration de la notation du risque de crédit et le système de facturation et installation de compteurs. Les participants ont également pu faire une analyse de leurs institutions afin de développer une stratégie pour les rendre plus bancables auprès d’institutions de crédit.
 
Le CEFEB (Centre d’études Financières, Economiques et Bancaires) est l’université d’entreprise de l’AFD. Situé à Marseille, sa mission est de contribuer au renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage des opérateurs public et privés, partenaires du groupe et d’apporter un appui aux opérations de l’AFD. Le CEFEB organise de nombreuses formations sur les différentes thématiques du développement et mène également de la recherche-action, en particulier dans les secteurs où l’ AFD a une forte valeur ajoutée.


Facilité de décollage pour la microfinance en Afrique

23/10/2013

Dans leur mission de lutte contre la pauvreté et d’amélioration de l’accès aux services financiers pour les plus défavorisés, l’AFD et la Fondation Grameen Crédit Agricole, par une convention de partenariat signée le 26 février dernier, se sont associées pour la mise en oeuvre du programme " Facilité de décollage pour la microfinance en Afrique."

Ce projet vise à mettre à disposition des institutions locales de microfinance, à vocation agricole et rurale, n’ayant pas la taille et la maturité suffisantes pour se refinancer auprès des banques locales ou des fonds internationaux de microfinance, des financements adaptés et des programmes de renforcement de capacité notamment dans les domaines de l’organisation, de la méthodologie d’octroi de crédit, et de la gestion.

Le dispositif du programme sera déployée par la Fondation Grameen Crédit Agricole pendant les trois ans à venir (jusqu’en février 2016), avec des relais locaux à Dakar et Nairobi, en liaison avec les agences de l’AFD, dans les deux régions-cible (l'Afrique de l'Est et l'Afrique de l'Ouest).

 

Plus d'infos sur le programme et les conditions d'éligibilité 

Télécharger le communiqué de presse



De nouveaux financements pour le secteur agricole et agro-alimentaire africain

16/10/2013

Le fonds africain pour l’agriculture, premier fonds d’investissement essentiellement consacré à la production alimentaire pour l’Afrique sub-saharienne, vient d’achever sa seconde levée de fonds à hauteur de 243 millions de dollars. Le fonds, à la création duquel l'AFD a beaucoup contribué et dans lequel elle est très investie, va ainsi pouvoir ainsi financer de nouveaux projets, toujours avec des procédures environnementales et sociales exigeantes.

Des capitaux pour l’agriculture

Le fonds africain pour l'agriculture (African Agriculture Fund, AAF) est destiné au renforcement des capitaux propres des entreprises agricoles. Les investissements prioritaires doivent porter sur la production alimentaire, principalement à destination des consommations locales, la distribution des produits alimentaires et les services liés sur l’ensemble du continent africain.

Avec des investissements compris entre 5 et 20 millions de dollars, le fonds opère ainsi sur l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire :
 - L’agriculture primaire est comprise comme le spectre complet des activités agricoles incluant les cultures vivrières (produits amylacés, protéagineux, oléagineux, fruits, légumes, sucre), l’élevage (œuf, lait, viandes) et l’aquaculture;
- L’agriculture secondaire inclut les minoteries (blé et maïs), les huileries, les sucreries, les provenderies, les boissons, la transformation agro-alimentaire et les emballages;
 - L’agriculture tertiaire inclut les infrastructures, la logistique, le stockage, les semences, la sous-traitance, la protection des cultures, et les engrais.

Une structure actionnariale innovante

L’AAF présente une structure capitalistique unique avec différentes catégories d’actions, permettant d’associer, au sein d’un même fonds, des institutions de développement qui acceptent une rentabilité différée, et des investisseurs privés attirés par des perspectives de rentabilité plus favorables compte tenu des risques associés au secteur. Les bailleurs de fonds tel que l'AFD jouent ainsi pleinement leur rôle en assurant un effet de levier pour attirer des ressources privées et maximiser les montants investis sur des projets agricoles et agro-alimentaires en Afrique.

Une gouvernance socialement responsable

Le fonds a des procédures environnementales et sociales contraignantes et mises en œuvre par le gestionnaire avec l’aide notamment d’un consultant indépendant ; une procédure relative à la lutte contre la corruption et le blanchiment ; une politique en matière de gestion des terres ; et enfin, un guide de bonnes pratiques sur les questions fiscales.

 
Quelques exemples de projets

Le fonds poursuit un rythme d’investissement satisfaisant avec quatre transactions finalisées à ce jour : un investissement en août 2011 aux côtés de  Finnfund pour la reconstruction d’une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone (Goldtree) ; un investissement en avril 2012 en Zambie pour le développement d’une entreprise de production d’œufs (Golden Lay) ; un investissement en décembre 2012 en RDC pour une entreprise cherchant notamment à réhabiliter une plantation de palmiers à huile (Feronia), et enfin un investissement en février 2013 en Côte d’Ivoire pour le développement et la diversification d’une entreprise d’eau minérale (CBC).

AAF a également réalisé trois investissements via sa filiale AAF PME : une ferme mixte au Cameroun, une entreprise zimbabwéenne spécialisée dans plusieurs cultures végétales, notamment les citrons, et une entreprise malgache productrice d’engrais biologique.

L'équipe

Le fonds est géré par Phatisa Fund Managers composé d’une équipe anglophone et francophone experte du capital investissement et du secteur agricole et agroalimentaire. Phatisa dispose de plateformes à Johannesburg, Nairobi, Lusaka, Maurice et Accra et les premiers investissements réalisés témoignent de sa capacité à intervenir sur l’ensemble du continent.

Les deux outils complémentaires du fonds

Le fonds AAF PME
Par une dotation initiale de 30 millions de dollars, l’AAF a créé une filiale « AAF PME » chargée, selon la même thèse d’investissement et le même mode de gouvernance, de réaliser des investissements de taille plus petite (entre 150 000 dollars et 4 millions de dollars) dans des PME. Sa gestion a été confiée à Databank Agrifund Manager, dont les équipes sont présentes à Johannesburg et Accra.

La facilité d’assistance technique
Avec l’appui de la fondation AGRA, de la coopération italienne et de l’ONUDI, le FIDA a conçu et mis en place une facilité d’assistance technique dotée d’une subvention de 14 millions de dollars, en grande partie apportée par l’Union Européenne. Celle-ci vise à (i) renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises et des petits exploitants agricoles, (ii) insérer les producteurs villageois dans les grandes filières agro-industrielles (organisation et structuration des filières), et (iii) améliorer leurs accès aux marchés et aux financements afin d’accroître leur productivité et leurs revenus.
La facilité d’assistance technique est mise en œuvre sur le terrain par l’ONG Technoserve qui réalise l’évaluation des programmes d’appui et de renforcement de capacité en articulation avec les diligences des deux gestionnaires de fonds. Sur la base des recommandations de Technoserve, le comité technique de la facilité, composé des donateurs, décide en tout indépendance de l’allocation des subventions.


Concernant la facilité d’assistance technique, les premières opérations ont démarré début 2013 avec le financement d’études (réhabilitation des routes d’accès aux plantations en Sierra Leone, étude sur les acteurs de la filière avicole à la base de la pyramide en Zambie) et le financement de programmes d’assistance technique (au Cameroun, assistance en agronomie ; en Zambie, assistance technique de deux ans destinée aux producteurs de soja ; en Sierra Leone, programme de soutien de 4 000 petits planteurs afin de faciliter l’accès aux intrants et d’améliorer le rendement et le transport des productions).

La part de l'AFD dans ce fonds d'investissement
Le groupe AFD a investi 40 M$ (30M$ AFD et 10M$ via FISEA) dans le fonds. 
Si elle ne décide pas des investissements qui sont de la responsabilité du gestionnaire, l’AFD est impliquée à plusieurs niveaux dans les instances de gouvernance (conseil de surveillance du fonds AAF, conseil de surveillance du fonds AAF PME et comité de la facilité d’assistance technique).

 

A propos de l'AAF
Promu, à la suite des directives de l’Aquila, dans le cadre d’un partenariat entre des institutions financières de développement européennes (Groupe Agence Française de Développement et Agence Espagnole pour la Coopération et le Développement International), des banques de développement africaines (Banque Africaine de Développement, Development  Bank of Southern Africa, Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, Banque Ouest africaine de Développement) ainsi que le FIDA et la Fondation AGRA, le fonds a été incorporé en novembre 2010 à la suite de sa première levée de fonds à hauteur de 151 millions de dollars.
De nouveaux investisseurs institutionnels (FMO et le Fonds des pays de l’OPEP, OFID) ainsi que des investisseurs privés (entreprise, fonds d’investissement et banque) ont rejoint le fonds qui bénéficie par ailleurs d’un prêt de 50 millions de dollars de l’Overseas Private Investment Corporation (Etats-Unis).

Pour aller plus loin

Site internet du fonds AAF
Site internet du fonds AAF PME
Site internet de la facilité d’assistance technique



CITIES REVENUE MANAGEMENT MASTER CLASS IN NAIROBI - October 2013

15/10/2013

PPIAF and the AFD through its corporate university CEFEB, in collaboration with the Durban-eThekwini municipality and its Municipal Institute of Learning from South Africa (the MILE) and the World Bank Task Force to Catalyze Climate Action, are organizing a five-day Master Class on Municipal Revenue Management taking place in Nairobi from 14th to 18th October 2013. The organizers are committed to strengthening the capacity of local authorities and improving the delivery of services to their citizens.

The objective of the Master Class is to improve the management of cities through better revenue management. Beyond fostering the building of local government practitioner capacity on the continent, the Master Class will foster south-to-south cooperation and give the participants an opportunity to learn from each other.

 One of the most pressing challenges facing cities on the African continent in the 21st century is the ability for municipalities to effectively collect and manage city revenues. Local government revenues in many African countries are not enough to develop and provide adequate urban services to the region’s fast growing urban populations and most cities have chronic budget deficits. While there is a need for greater sharing of revenue sources between central and local governments, the yield potential of sources currently available to local authorities is far from being fully exploited.
 
This tailor-made Master Class brings together about 60 participants from African countries, all senior practitioners in the field of municipal financial management. The participants shall leave the seminar with practical ideas and tools that enable them to improve the revenue or new revenue collection systems, identify new sources of revenue and implement a revenue management strategy. During the Master Class each participating municipality will also develop a multi-year action plan to strengthen their creditworthiness
 
Besides the presentations, the participants will have a unique opportunity to share experience with and learn from senior officials from some of the larger African municipalities.
 
The Masters Class will be officially opened by Mr Micah CHESEREM, the Chairman of the Commission on Revenue Allocation (CRA).
 
About the Organizers
 
PPIAF is the Public Private Infrastructure Advisory Facility, a multi-donor trust fund housed at the World Bank, that is dedicated to supporting PPPs and local governments’ access to capital markets.
 
The AFD, Agence Française de Développement, is the French Public development finance institution working to fight poverty, support economic growth and protect global public goods mainly in developing and emerging countries.
 
The World Bank’s Task Force to Catalyze Climate Action implements bold ideas that tackle climate change on a global scale. The Task Force is leading the World Bank’s new Low-Carbon Livable Cities Initiative, which will offer a comprehensive suite of tools and activities to help developing country cities plan and finance low-carbon infrastructure investments. The initiative aims to assist 300 cities implement climate-smart development plans in the next four years.
 
The MILE (Municipal Institute of Learning) is the training center of Durban-eThekwini municipality, the 3rd municipality in South Africa, and set up for practitioners by practitioners.


 
   
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