Le groupe de l’Agence Française de Développement intervient en Ouganda à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation de l’agence régionale de Nairobi en 1997, a permis à  l’AFD de développer son portefeuille d’activité dans ce pays. Les activités du groupe en Ouganda sont donc suivies à partir de Nairobi. Photo © Rob Gipman

À la une

Soutien de PME dans l'accès au financement

15/10/2013

L’AFD vient d’octroyer plusieurs garanties individuelles ARIZ (Accompagnement du Risque de financement de l’Investissement privé en Zone d’intervention de l’AFD) facilitant l’accès des PME kenyanes à des financements bancaires. Ces garanties d’un montant de 0,2 M EUR à 1 M EUR concernent principalement les secteurs de l’agriculture et de l’industrie.

 

Des projets en matière d’efficacité énergétique, dont le caractère innovant rend l’évaluation du risque plus difficile à apprécier par les banques, ont ainsi pu être financés du fait de la couverture du risque. A titre d’exemple, ARIZ soutient la conversion énergétique d’une laiterie. Ce projet bénéficiera également à la communauté de fermiers l’approvisionnant. ARIZ permettra par ailleurs le développement d’une unité de production de « briquette » à partir de résidu de canne-à-sucre (Bagasse) servant à alimenter des chaudières en substitution du charbon.

 ARIZ vise à combler les carences en termes de suretés et garanties des entrepreneurs en proposant à nos banques partenaires de couvrir à hauteur de 50 % leurs prêts. En effet, l’absence de garantie constitue le principal obstacle à l’accès au financement des PME. C’est un véritable frein à la création et au développement des PME. ARIZ permet ainsi aux banques de passer à une approche davantage basée sur le potentiel du projet en termes de génération de revenus.
 
ARIZ est utilisé par différentes banques partenaires dans la région EAC (East African Community). Afin d’accroître l’impact de l’outil sur le développement des PME, de nouveaux partenariats sont en négociation au Kenya et dans les autres pays de la région.
 


Forum AFRIQUE 100 innovations pour un développement durable

16/09/2013

La France soutient les innovations au service du développement durable en Afrique 

Parce qu’une des clés du développement durable réside dans l’innovation, le Ministère des affaires étrangères, sous l’impulsion du Ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, lance l’initiative : Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD.  

 

Pour la première fois, la France organise un événement entièrement destiné à soutenir et à aider à la diffusion d’innovations pour le développement durable, portées par des innovateurs africains, dans de nombreux domaines : la santé, l’environnement, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité femmes-hommes, les nouvelles technologies ou encore l’appui aux entreprises…

 
Ce forum donnera lieu à un événement à Paris, le 5 décembre 2013, en amont du sommet de l’Elysée pour la Paix et la sécurité en Afrique, qui permettra aux innovateurs sélectionnés de présenter leurs innovations et de les mettre en relation avec des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises, des scientifiques, des ONG…
 
Inventions scientifiques, création de micro-entreprises, découvertes innovantes, innovations sociales, recyclage de matières premières….  Autant d’innovations initiées en Afrique qui pourront ainsi trouver soutien et diffusion lors de leur présentation au  « Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable ». 
Afin de proposer leur innovation au comité de sélection, constitué d’un panel de personnalités et d’experts renommés comme Esther Duflo,  les porteurs de projets sont invités, dès aujourd’hui et jusqu’au 15 octobre,  à remplir un dossier de candidature en ligne.
 

> Accéder au formulaire

 
 
« A chacun de mes déplacements en Afrique, je suis frappé par le nombre d'entrepreneurs, d'agriculteurs, de chercheurs, d'ONG qui chaque jour innovent, trouvent des solutions pour permettre un développement nouveau. Ces innovatrices et innovateurs inventent l’Afrique de demain, lui ouvrent un nouvel horizon soutenable et prometteur, et il s’agit pour la France de contribuer à l’élargissement de cet horizon. Leurs innovations méritent d'être connues, soutenues, et leurs auteurs mis en relation avec des scientifiques, des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises. C'est aussi le rôle de la France de créer des passerelles avec tout celles et ceux qui innovent, qui créent de la richesse, de l'emploi, autour de projets concrets qui permettent et permettront au plus grand nombre de sortir de la pauvreté. »  souligne Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du développement. 
 
Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD ajoute : « Je me réjouis de voir l’AFD associée à l’organisation du Forum Afrique - 100 innovations pour un développement durable. Le continent dans sa diversité est en pleine transformation. Il est confronté à des enjeux qui nécessitent des solutions nouvelles. Les intervenants publics et privés africains sont porteurs d’initiatives pour accompagner un développement économique et humain durable. Cette créativité doit être encouragée et promue là où c’est nécessaire. C’est aussi le rôle de l’Agence Française de Développement. »
Au-delà des qualités d’entreprenariat et de viabilité économique, les projets seront choisis pour leurs contributions au développement durable et leurs dimensions sociales et environnementales.
 
LES MODALITÉS PRATIQUES
 
Pour postuler, les candidats doivent remplir les critères de sélection suivants :
  • Être citoyen(ne) d’un pays d’Afrique (pays d’Afrique du Nord inclus) ;
  • être résident (e) sur le continent africain ;
  • avoir développé et mis en œuvre une innovation (sociale, écologique, technologique, financière, économique, etc.) qui répond aux objectifs du développement durable ;
  • présenter une innovation qui doit avoir déjà été réalisée ou expérimentée (au moins à l’échelle locale).
Les étapes-clés :
  1. 15/10/2013 : date limite de dépôts des dossiers
  2. 05/12/2013: présentation des projets lors du Forum Afrique
 
Un panel d’experts 
 
Sur les 100 projets, 21 seront sélectionnés par un panel composé de grandes figures du développement : Winnie Byanyima, Directrice exécutive d’Oxfam International ; Jean-Michel Séverino, ancien Directeur Général de l’AFD, aujourd’hui gérant d’une société de gestion de fonds consacrée aux PME d'Afrique subsaharienne ; Esther Duflo,économiste, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) où elle détient la « chaire Abdul LatifJameel sur la réduction de la pauvreté et l'économie du développement » et Malamine Koné, fondateur et PDG d’Airness.


Nouveau numéro de la lettre "Au sud du Sahara" - Produire et accéder à une énergie durable au sud du Sahara

29/08/2013

Au sud du Sahara est la lettre du département Afrique de l’AFD. Tous les trois mois, elle rassemble dans un format synthétique les contributions d’experts de l’AFD qu’ils soient à son siège parisien ou dans l’une de ses 30 agences africains sur une thématique qui fait l’actualité des enjeux économiques et sociaux des pays d’Afrique subsaharienne. Ce nouveau numéro aborde le thème de la production et de l'accès à une énergie durable au sud du Sahara.

Le président américain Barack Obama a annoncé cet été une initiative américaine en faveur du financement de l’accès à l’électricité en Afrique, au sud du Sahara. Cette annonce fait suite à l’initiative des Nations Unies : Sustainable Energy for all, et aux efforts concertés des Etats, des acteurs privées et des bailleurs de fonds depuis quelques années pour faire face à ce défi prioritaire.

Près de  600  millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. La capacité de production totale d’électricité des 49 pays de l’Afrique subsaharienne hors Afrique du Sud atteint 28 gigawatts (GW), soit la capacité de l'Argentine. Le rattrapage de cette fracture énergétique nécessite des investissements de près de 300 milliards de dollars d’ici 2030. La durabilité économique, sociale et environnementale des modèles énergétiques choisis pour relever ce défi est le sujet du dernier numéro de la lettre Au sud du Sahara.

 

Les contributeurs de ce nouveau numéro sont :

  • Energie : fracture multiple, Yves Boudot, directeur du département Afrique de l’AFD
  • L’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, Rima le Coguic, responsable adjointe de la division transport et énergie durable de l’AFD
  • L’hydroélectricité en Afrique ; potentiels avérés et risques à maîtriser, Christian de Gromard, référent Energie à la division Transport et Energie Durable de l’AFD et Jean-Noël Roulleau, responsable de la division d’appui environnemental et social de l’AFD
  • Vers des politiques publiques de promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ? , Maitane Concellon, chargée de mission à l’agence AFD de Nairobi et Damien Navizet, chef du Bureau Changement Climatique et Maîtrise de l'Energie Direction des Affaires Européennes et Internationales au Ministère de l'Ecologie du Développement Durable et de l'Energie
  • Les banques commerciales, un levier de soutien à la transition énergétique, Céline Bernadat, chef de projet au sein de la division Institutions financières et appui au secteur privé de l’AFD

 

En sept pages, et dans un format numérique librement téléchargeable, Au sud du Sahara propose un éditorial, un dossier thématique et un agenda africain. Il suffit, pour la recevoir tous les trois mois, de s’abonner en ligne sur le site Internet de l’AFD directement sur cette page.
 



L'AFD et l'Union africaine signent un accord de partenariat pour soutenir en Afrique le développement des ressources issues des cheptels par le Bureau Interafricain pour les Ressources Animales

12/07/2013

La cérémonie de signature a eu lieu dans les bureaux du Bureau Interafricain pour les Ressources Animales de l’Union Africaine (UA-BIRA) le 12 juillet 2013. La convention de subvention a été signée par le professeur Ahmed El-Sawalhy, Directeur d’UA-IBAR, pour le compte de la commission de l’Union Africaine, M. Yves Terracol, le Directeur de l’agence régionale de l’AFD à Nairobi et M. Jérémie Blin, chargé d’affaires de l’Ambassade de la France au Kenya.

 

Le gouvernement français, à travers le Ministère des Affaires étrangères et l’Agence Française de Développement (AFD), fournit depuis 2006 un appui institutionnel au Bureau Interafricain pour les Ressources Animales, basé à Nairobi, Kenya.

 Ce partenariat a été renouvelé et renforcé avec la signature d’un nouvel accord de partenariat, par lequel l’AFD soutiendra les capacités institutionnelles d’UA-BARI en finançant pendant deux ans un assistant technique résident, son budget de fonctionnement et de l’expertise court terme complémentaire. Le montant total de la subvention est de 400,000 Euros.
 
Les objectifs de ce partenariat seront de fournir un appui technique et institutionnel et de renforcer les capacités de l’UA-BARI à formuler de nouveaux projets ainsi que développer et mettre en œuvre sa stratégie et son portefeuille d’activités. Ceci facilitera aussi des partenariats entre UA-BARI et des Organisations Internationales, particulièrement dans le commerce et le marketing. Cette assistance contribue à la meilleure utilisation du cheptel, des produits de la pêche et de la faune et de la flore comme ressources pour le bien être des hommes et des femmes et pour la croissance économique en Afrique.
 


Séminaire sur la qualité des eaux du lac Victoria et les solutions de traitement

25/06/2013

L’AFD finance plusieurs projets d’approvisionnement en eau et d’assainissement des principales villes riveraines du lac Victoria : Jinja puis Kampala en Ouganda, Kisumu au Kenya, Bukoba, Musoma puis Mwanza en Tanzanie. Cet effort de plus de 200 millions d’euros concerne une population de plus 5 millions de personnes.

 

Dans ce cadre, l’AFD a organisé les 28 et 29 mai dernier un atelier à Kisumu sur la qualité des eaux du lac Victoria, qui a regroupé 24 participants en provenance des villes bordant le lac ou de son bassin versant (Rwanda et Burundi). La présidence du séminaire est revenue au  Directeur de l’Eau de l’Ouganda. Les principales sociétés d’eau étaient représentées à très haut niveau.

Jean-François Humbert, chercheur de l’INRA, a mis en évidence l’accélération de l’eutrophication (raréfaction de l’oxygène) des eaux du lac, due aux apports en phosphore et azote, qui favorisent la multiplication d’efflorescences algales et de la jacinthe d’eau.
 
Cette pollution est favorisé par la déforestation, l’utilisation massive de fertilisants à base de nitrate et de lessives à base de phosphate , et bien sûr par l’absence de traitement des eaux usées domestiques et industrielles, déversées dans les baies les plus confinées du lac, à proximité des prises d’eau potable des plus grandes villes.
 
L’apparition des algues bleues (ou cyanobactéries) notamment n’est pas anodine en matière de traitement de l’eau du Lac. Moins spectaculaires que les jacinthes d’eau, ces bactéries ont la faculté de flotter à une profondeur variable proche de la surface où l’eau est habituellement prélevée. Les traitements traditionnels ne sont plus efficaces : leur sédimentation est difficile, elles colmatent les filtres et la chloration libère les toxines dangereuses pour l’homme de certaines d’entre elles (notamment Microcystis).
 
Heureusement des solutions existent ! Zaccari Reddad, du laboratoire CIRSE / Suez, a présenté les technologies développées pour répondre à ce type de situation (flottation, ozonation et filtration sur charbon actif).
 
De même pour les eaux usées : les traitements doivent être choisis pour éliminer l’essentiel des nitrates, mais surtout les phosphates contre lesquels les filières en place ne sont pas toujours efficaces. Thomas Le Floch, du centre de recherche CSTB, a exposé les principes et techniques d’assainissement et traitement des eaux usées, y compris sur place pour les habitations non raccordées d’où provient encore l’essentiel de la pollution. 
 
Cette approche pédagogique a ainsi permis aux sociétés d’eau de mieux comprendre les enjeux en termes de services et de santé publics, et la nécessité de s’orienter vers des solutions de traitement plus efficaces. Le savoir-faire français a été démontré, ce qui était important dans la perspective des prochains investissements à réaliser, en particulier la nouvelle station de traitement de Kampala, dont l’étude de faisabilité est en cours.
 
L’atelier s’est conclu par une session participative résumant les enjeux et les recommandations que tous les participants vont porter au plus haut niveau politique, en collaboration avec la Lake Victoria Basin Commission (LVBC), également représentée.


 
   
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