Présentation générale du Niger

Contexte socio-économique
Avec l’un des plus fort taux de croissance démographique au monde (3.9% par an entre 2001 et 2012 ), le Niger compte plus de 17 millions d’habitants en 2012, contre 11 millions en 2001 . Ce rythme d’accroissement de la population accentue le poids des défis que doit relever le pays pour s’inscrire dans un processus durable de développement.  
En 2013, le Niger figurait à la dernière place du classement IDH  du PNUD, ce qui révèle, au-delà du faible niveau de vie par habitant, l’importance des enjeux relatifs aux secteurs sociaux (éducation et santé). Par ailleurs, le pays fait face à des chocs exogènes récurrents (inondations, sécheresses, crises acridiennes, etc.) qui affectent la sécurité alimentaire de la population et fragilisent une économie nationale fortement dépendante de l’agriculture . La faiblesse du secteur privé et des échanges constitue également un frein au développement. Les causes sont multiples et diverses : insécurité, enclavement, secteur bancaire peu développé, infrastructures insuffisantes, accès à l’épargne limité, demande interne restreinte, etc. En outre, l’un des principaux enjeux concerne la dépendance énergétique du pays, notamment vis-à-vis de l’électricité nigériane.

 

Photo AFD Niamey - Education enfants

Situation économique
Ces dernières années, le régime de croissance de l’économie nigérienne se caractérise par une forte volatilité. Ainsi la croissance du Niger a fluctué de 2,3% en 2011 à 10,8% en 2012, puis 4,1% en 2013. La performance relativement modeste de 2013 s’explique principalement par la décélération de la croissance du secteur agricole et par le manque à gagner enregistré dans le secteur minier en raison d’un certain nombre d’effets exogènes : (i) insécurité régionale (crise malienne, attaque de la mine d’uranium SOMAIR à Arlit), (ii) coupures d’électricité (chutes de pylônes électriques au Nigéria), (iii) pluviométrie non favorable. 

  

En 2014, la prévision de croissance est fixée à 6,3% en raison des perspectives (i) agricoles, notamment grâce à une mise en œuvre plus large de l'initiative 3N, (ii) de production pétrolière et (iii) d’investissements publics (boucle ferroviaire, barrage de Kandadji, etc.). Par ailleurs, l’inflation devrait se maintenir à un niveau faible (autour de 2%).

Finances publiques
Depuis l’élection d’Issoufou Mahamadou à la Présidence de la République, en avril 2011, le Niger s’est fortement impliqué dans la lutte contre le terrorisme au Sahel de façon à maintenir la stabilité et la démocratie dans les pays de la région. Ainsi, les tensions régionales en 2013 ont conduit le Niger à ajuster ses affectations budgétaires en faveur de dépenses sécuritaires, tout en maintenant son déficit budgétaire à environ 3% du PIB. Par ailleurs, l’enjeu de l’absorption de l’aide et de l’optimisation du cycle des dépenses publiques demeure central. A noter que le taux d’exécution budgétaire reste faible en 2013 (autour de 62%). Pour 2014, et depuis l’accord de partenariat stratégique signé entre l’Etat et AREVA, les principaux enjeux en termes de finances publiques sont relatifs (i) aux recettes fiscales attendues de la rationalisation des redevances du secteur des télécommunications et (ii) à la renégociation à des conditions plus favorables du financement de la raffinerie de SORAZ.

Système financier
Le secteur bancaire apparait relativement bien capitalisé et les ratios prudentiels se sont améliorés ces dernières années. Toutefois, l’hétérogénéité des banques est très forte  et le développement du secteur financier demeure faible par rapport à d’autres pays de la sous-région . Depuis 2010, les relations bancaires avec les autres pays africains se sont intensifiées, notamment entre pays de l’UEMOA.


Stratégie de développement du Niger
Le Gouvernement nigérien a validé en août 2012 un Plan de Développement Economique et social (PDES) pour la période 2012-2015. Dans la continuité de la stratégie de développement et de réduction la pauvreté (SDRP), le  PDES sert de cadre de référence pour le Gouvernement et l’ensemble des partenaires techniques et financiers, auxquels le document a été présenté à la table ronde de Paris en novembre 2012.
 

Le PDES présente une vision globale du développement nigérien en intégrant l'ensemble des stratégies et programmes sectoriels. Il consacre une place importante à l'initiative « les Nigériens nourrissent les Nigériens » (I3N), adoptée par le Gouvernement en avril 2012, ainsi qu’à la stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-sahariennes, adoptée en octobre 2011 et qui est convergente avec la stratégie Sahel de l'Union européenne.

Avec le PDES, le Niger veut s’engager dans une stratégie de développement qui vise l’accélération d‘une croissance inclusive, du développement social et de la gestion durable des ressources naturelles, dans un environnement de bonne gouvernance et de sécurité. Ces objectifs globaux se traduisent par cinq axes stratégiques : (i) la mise en place des conditions de durabilité d’un développement équilibré et inclusif,  (ii) la consolidation de la crédibilité et de l’efficacité des institutions publiques, (iii) la sécurité alimentaire et un développement agricole durable, (iv) le soutien à une économie compétitive et diversifiée, (v) la promotion du développement social. Cette stratégie a reçu le soutien de la communauté internationale des bailleurs, qui s’est notamment exprimé par des annonces de contributions de plus de 4 milliards de dollars à la table ronde de Paris des 13 et 14 novembre 2012.
 



 

 

Mise à jour en février 2016

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