L'AFD accompagne les acteurs centrafricains dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir un développement inclusif, et favoriser une gestion durable des ressources naturelles. 

Dans le contexte de crise/post-crise dans lequel se trouve la RCA, l’AFD s’est engagée dans un processus d’adaptation de ses interventions, avec l'objectif d’apporter une réponse aux besoins urgents des populations, tout en développant des interventions structurantes permettant de créer les conditions de la reconstruction et de la relance économique. Photo © J. Boglietto

À la une

"Paris, Ouagadougou, même combat?" Promenade vidéo

06/08/2012

Dans cette interview vidéo itinérante dans Paris, Guillaume Josse, urbaniste à l'AFD, nous livre, à partir de quelques objets urbains de notre quotidien, quelques clés de compréhension des enjeux des villes, du "Sud" comme du "Nord". Une manière de comprendre que villes du nord et du Sud ont des problématiques communes.

 

 

 

 

Penser avant tout les villes comme des réseaux

Chaque ville , quel que soit son degré de modernité, ressemble à un maillage, une superposition de réseaux, pour la plupart visibles dans le paysage urbain. Qu'il s'agisse des réseaux d'électricité, de gaz, de télécommunication, de drainage des eaux usées ou des eaux pluviales , toutes ces fonctions sont tendues vers un but commun : garantir la sécurité, le bien-être et le mieux-vivre des populations citadines.

 

Première caractéristique d’une ville du Sud : une gestion publique lacunaire

Les éléments les plus banals d'une ville d'un pays du "Nord", perçus comme "allant de soi" - car ancrés depuis très longtemps dans le quotidien de sa population - sont encore inexistants ou alors extrêmement rares dans les villes du "Sud". L’on pense, entre autres, à des objets urbains ordinaires tels que les plaques de rues, d’égouts, les lampadaires, les routes goudronnées qui contribuent respectivement à la fois à l’adressage et l'identification des lieux et de leurs résidents, à la préservation de l’hygiène et de la santé publique , à la circulation des personnes et des biens de consommation ; comme autant de missions dont sont en charge les collectivités.

Les villes du Sud se signalent en général par l'absence de tels réseaux consolidés et dotés d'un fonctionnement optimal. Au mieux va-t-on trouver quelques éléments communs, comme des réseaux téléphoniques, des routes, des rues, mais sans revêtement, sans pavés et inondables à cause de canalisations peu fonctionnelles ou saturées, des quartiers et habitations sans panneaux de signalisation, un déficit d’éclairage public etc.

 

Cadastres et signalisations : des prérequis pour la gestion urbaine

A Paris, la présence de plaques de rue nous paraît normale. Pourtant, celles-ci sont inexistantes dans la plupart des villes et capitales des pays en développement. Or, en l'absence de telles indications, il n'est pas possible d'adresser des courriers, d'envoyer des avis d’imposition, de collecter correctement les taxes qu'en définitive, aucun dispositif n'oblige à payer. Cet état de fait est l'un des symptômes de l'absence de systèmes cadastraux véritablement opérationnels dans ces pays, s'agissant de la gestion, entre autres, des unités foncières et de l'historique des parcelles. 

Dans ces conditions, il est difficile voire impossible de savoir avec exactitude qui habite à tel ou tel endroit, ni combien de ménages, d'enfants, de personnes âgées ou ayant un handicap y résident. Pas plus qu'il n'est possible de déterminer qui est le propriétaire ou le locataire du lieu concerné, et ainsi d'être en mesure, par exemple, de collecter les taxes de vente.

 

Parvenir à une combinaison efficace du politique, de l'administratif et du technique

Si l'adressage est important, il ne suffit pas de peindre un numéro sur une porte comme on le voit dans beaucoup de pays africains, en espérant que cela suffise à résoudre le problème. Pour pouvoir organiser la vie de la cité, sa gestion, son développement, le processus est plus complexe et long à mettre en œuvre. C’est toute la gestion dans l’administration publique qu'il faut organiser et réformer, car c'est par cet instrument que l'Etat est en mesure de recencer, de savoir en temps réel ce qui se passe, et de gérer la ville dans le long terme. La plaque de rue est en quelque sorte le symbole de la gestion urbaine, laquelle englobe la plupart des services dont les citadins bénéficient au quotidien.

Le grand enjeu pour ces Etats et les institutions d'aide au développement, dont l’AFD, est de savoir comment créer tous ces réseaux urbains essentiels, les mettre en place, financer à la fois l’investissement dans ces infrastructures et mettre en œuvre les services adéquats pour les entretenir.
Sans réseaux d’assainissement, par exemple, dans les villes du sud, toutes les eaux usées se déversent dans les rues, les parcs, les cours d'eau naturels. Le défi n'est peut-être pas de parvenir à un résultat se rapprochant au plus près de Paris, ville particulièrement moderne, mais a minima, de disposer des services essentiels pour éviter que les déchets et eaux usées restent dans les maisons ou souillent les rivieres, garder les rues praticables et permettre aux citadins d'avoir accès à l’eau potable.

 

L'îlot Chalon : un exemple de reprise en main urbaine réussie

La transformation de ce quartier parisien, longtemps abandonné à sa paupérisation atteste qu'il n'existe pas de technique ou de modèle prédéfini à même de créer une ville moderne, agréable et bien gérée. Il faut penser à la fois aux équipements, aux logements, aux réseaux susdécrits, à la nature des activités que l'on veut y développer (des bureaux, un centre d'affaires, ou un espace vert par exemple) et notamment reconnecter cet ensemble avec les axes de transports. Tous ces projets nécessitent une réflexion globale, politique au sens de "gestion de la cité", qui doit se traduire par des politiques puliques qui doivent être cohérentes et complémentaires dans un même espace donné. L’autre élément est la manière dont ces opérations sont menées, en tenant compte d’abord de la durée : l'on parle en effet de projets dont le financement et les travaux s'échelonnent sur 20 ou 25 ans. Il faut, à cet égard, s'assurer de tenir la distance grâce à des institutions solides, politiquement, techniquement, financièrement pour porter de grands chantiers.

"La ville finance la ville" car l’opération se finance au fur et à mesure par la plus-value que la collectivité obtient en revendant les terrains qu’elle a achetés à bas prix dans les quartiers pauvres, après les avoir réaménagés. Cette plus-value permet de financer les équipements et, au bout du compte, l’opération urbaine s’autofinance sur une durée de 20 ans ou plus. Ce principe de l’aménagement n’existe pas en général dans les pays où l’AFD intervient. Il s'agit d'une véritable lacune qui va bien au-delà de la contrainte financière stricto sensu – puisqu' une petite avance de trésorerie suffirait pour acheter des terrains. Plus fondamentale est la question du fonctionnement et de la capacité des autorités locales à porter ces projets, et d'un point de vue technique, de disposer des ressources humaines suffisantes pour élaborer et mettre en œuvre une politique d’aménagement du type de l’îlot Chalon.

 

La procédure à suivre, selon le principe "La ville finance la ville"

Comment les choses se font concrètement ? La puissance publique commence par prendre possession des quartiers en déshérence via des expropriations, des préemptions voire des achats simples. Une fois que la puissance publique s'est rendue maître des terrains, elle peut détruire, reconstruire, aménager et réaménager à sa guise pour créer des nouveaux quartiers qui vont continuer à évoluer plus ou moins positivement, en fonction des choix qui auront été faits.

Si les villes sont constituées partout des mêmes choses, elle ne fonctionnent pas de la même manière. La raison est en partie liée au financement. Le maire de Paris dispose de 4000 euros par an et par habitant pour entretenir et investir. Le maire de Ouagadougou (commune de 1.300 000 habitants) dispose de 20 euros par an et par habitant. A titre de comparaison, le budget de cette ville, capitale du Burkina Faso, est inférieur de moitié au budget de la ville de Rodez, qui compte 25 000 habitants. Le maire de Lomé va disposer d’environ 8 à 10 euros par an et par habitant, le maire d’une petite ville du Bénin d’un demi-euro par an et par habitant... L’enjeu est donc évidemment d’augmenter les financements, les capacités pour une collectivité locale d’avoir à sa disposition suffisamment de financement pour investir dans le territoire sous sa juridiction, et l'entretenir. L’écart entre villes du Nord et villes du Sud est aujourd’hui abyssal, et notre défi est de parvenir à le combler.
 



Le défi forestier en Afrique : les aspects sociaux deviennent prioritaires

27/06/2012

Le rôle moteur de l'AFD dans l'appui au secteur forestier et l'élaboration de modèles durables

 

Au cœur des négociations de Rio + 20, le développement durable guide depuis 20 ans les actions de l’AFD dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo. Les 23 et 24 dernier à Brazzaville, l’étude d’évaluation indépendante de vingt ans d’intervention a été présentée. Décryptage par les experts Jean-Luc François (ARB) et Constance Corbier-Barthaux (EVA) :

 

 

 

L. P :  Que retenir de ces vingt ans d’intervention ?

 

Constance Corbier-Barthaux : Le but de l’étude était de mesurer l’influence des actions de l’AFD  dans le passage d’une exploitation des forêts de type minière à une gestion durable. Il s’avère qu’elle a été importante. Les grands concessionnaires forestiers s’appuient désormais sur la mise en place d’un plan d’aménagement forestier en vue d’obtenir une éco-certification du bois exporté.

 

L . P : S’agit-il d’un travail de longue haleine ?

C. C. : Oui, il a fallu 20 ans d’efforts pour passer d’un système d’exploitation de court terme à une gestion à horizon de 30 à 60 ans. Une avancée permise par la qualité du dialogue entre les différents acteurs : bailleurs, ONG, opérateurs privés et Etat.

Jean-Luc François  : Nous ne devons pas oublier que dans ces pays, il est très difficile pour les pouvoirs publics de protéger leurs forêts. Seuls, des services des eaux et des forêts sans grands moyens ne sont pas à même de garantir une exploitation durable de forêts particulièrement vastes. L’AFD a proposé un changement de paradigme : réconcilier la durabilité d’une entreprise avec celle des ressources, dans un contexte de faible gouvernance.  

 

L.P. : Ce projet a t-il aussi fait travailler un grand nombre de structures de l’AFD ?

C. C. : L’Evaluation, la Recherche et la Stratégie sont souvent considérées comme des « inspecteurs des travaux finis », déconnectées des soucis opérationnels et de la réalité du terrain. Sur ce projet, les opérationnels étaient très demandeurs de cette évaluation. C’est une très bonne chose, car il y avait un fort enjeu de transmission de savoir-faire. Le travail a été confié à un cabinet de consultants, avec constitution d’un comité de pilotage auquel participaient les équipes opérationnelles mais aussi des personnalités extérieures (recherche, ONG, privés), et présidé par le professeur Willy Delvingt , de l’Université de Liège.

Par ailleurs, une réunion a été organisée récemment avec l’AES à la suite de notre rapport, avec EVA, ARB, et AFR, autour d’un projet de guide opérationnel pour la construction les pistes forestières à faible impact dans les forêts du bassin du Congo.

 

L. P. : Des regrets ? Des points de vigilance ?

J-L F. : Une question demeure : comment faire pour que les petites entreprises privées s’engagent dans des plans d’aménagement forestier ? Cela demande d’explorer les forêts, compter et mesurer les arbres… Cela a un coût. Si les grandes entreprises se sont engagées sans trop de difficultés, les opérateurs locaux disposant  de plus petites concessions, avec de plus faibles ressources  n’y arrivent pas. L’AFD doit accompagner davantage ce type d’investisseurs, qui exploitent, au total, des dizaines de milliers d’hectares de concessions.

C. C. : La prise en compte de la biodiversité reste un point faible. Les concessionnaires ne sont d’ailleurs pas directement intéressés par la biodiversité, et il ne faut pas oublier que sur ce point comme sur les aspects sociaux, ils se substituent à des services en principe à la charge de l’Etat, peu présents dans ces zones reculées.

Des projets FFEM se mettent en place en faveur de la biodiversité, notamment sur la viande de brousse. Le développement de villages ou de petites villes autour des concessions constitue une menace pour la petite faune provenant de la forêt. Articuler social et biodiversité dans une optique d’aménagement du territoire reste notre priorité.

 

L.P. : Ce modèle est-il  pérenne?

J-L F. : Rien n’est jamais acquis pour les entreprises forestières qui s’engagent dans des démarches d’aménagements forestiers et de certification environnementale. Il n’est pas certain que ce modèle économique sur lequel pèsent des exigences sociales et environnementales croissantes résistera si les marchés ne rémunèrent pas ces efforts. C’est pourquoi les Etats forestiers doivent imposer les meilleures pratiques à tous les opérateurs, quelles que soient les exigences des marchés de destination.

C. C. : Il serait aussi important de sensibiliser les consommateurs à ce que signifie l’éco-certification des bois tropicaux, qui constitue une source de croissance économique non négligeable pour ces pays.

J-L F. : Il y a encore un long chemin à faire entre exporter des billes de bois et exporter des fenêtres et des parquets. La valeur-ajoutée des filières bois en Afrique doit faire l’objet d’une attention plus grande.

 

L. P. : En définitive, quel est le secret de ce que l’on peut quand même qualifier de réussite ?

C. C. : Je pense que la force de l’outil reste l’approche contractuelle. Tout le monde doit respecter les règles du jeu, et elles servent de connexion entre les services de l’Etat, les concessionnaires, les bailleurs de fonds et les autres acteurs.

J-F L. : Et c’est la moins mauvaise des solutions. Il n’y a pas d’alternative à une contractualisation entre l’Etat, les entreprises, les communautés locales et les ONG. Séparément, aucun de ces acteurs ne détient la solution.  La gestion des forêts par des services de l’Etat ne marche pas. Rares sont les forêts communales bien gérées et l’on ne peut demander à des ONG qu’elles se substituent complètement à l’autorité publique..

C. C. : Cela reste fragile dans la mesure où chaque acteur a l’obligation de jouer son rôle. L’Etat n’est pas en mesure d’assumer pleinement ses fonctions dans un certain nombre de régions soumises à un braconnage éhonté. Or le forestier qui, pour obtenir son éco-certification, doit garantir que la faune est en sécurité dans sa concession, peut perdre son éco-certification si les braconniers, généralement bien armés, continuent leur activité. Il s’agit donc d’un enjeu collectif. Articuler social et biodiversité dans une optique d’aménagement du territoire reste notre priorité.

 

L. P. : Une dernière question plus large pour faire le lien avec Rio + 20. Ce projet est-il lié à la négociation pour le Fonds Climat et l’Agenda Climat ?

J-F L. : Lorsqu’elle intervient dans des pays sur la gestion durable des forêts, l’AFD les accompagne dans la formulation de leur stratégie REDD +. Nous savons que le bassin du Congo est le deuxième poumon forestier du monde.  Et nous savons que la mise en œuvre d’une stratégie REDD+ contribue grandement à la gouvernance du secteur forestier. C’est pourquoi l’AFD soutient la formation d’experts nationaux REDD+ et au niveau régional, facilite l’accès des acteurs REDD+ du Bassin du Congo aux images satellites indispensables à l’évaluation et au suivi des dynamiques de déforestation.

C. C. : Malgré l’ambiance de Rio + 20 qui s’annonce assez « technocrate », ce pourrait être l’occasion de communiquer un résultat encourageant : les pays du bassin du Congo n’ont pas à avoir honte de la manière dont ils ont géré leurs forêts. Comparé au taux de déforestation en Amazonie ou en Asie, celui du bassin du Congo est beaucoup moins important pour diverses raisons. Les démarches d’éco-certification et d’engagement dans des plans d’aménagement durable se sont largement répandues ; c’est un message fort pour Rio + 20. Le fait que le président du Congo y soit le porte-parole des pays africains au sommet, représente une occasion idéale pour parler des forêts africaines avec espoir.

 

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Retrouvez les interviews des principaux intervenants AFD sur la préservation du bassin du Congo dans la lettre de l’AFD : « Réconcilier développement et environnement » : http://www.afd.fr/home/projets_afd/AFD-et-environnement?actuCtnId=75126

 

 



Conférence "Retour d’expériences et regards prospectifs sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo"

24/05/2012

Quel avenir pour les forêts du Bassin du Congo à horizon 2040 ? Quel bilan faire de l'action menée depuis vingt ans en matière de gestion durable de ces forêts ? Tels sont les axes de réflexions de la conférence qui se tient Brazzaville les 24 et 25 mai.

 

En 2011, l’AFD a réalisé une étude de capitalisation de l’ensemble des financements concernant l’appui à la gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo au cours des vingt dernières années.
En parallèle, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) a mené une évaluation rétrospective externe de treize projets qu’il a appuyés dans le domaine de la biodiversité dans le Bassin du Congo.

Cette conférence régionale est l’occasion de présenter les conclusions de ces études de capitalisation et de pouvoir discuter des nouvelles orientations et grands axes de réflexion avec l’ensemble des parties prenantes du secteur : les Etats, les entreprises du secteur forestier et de la transformation du bois, les représentations des populations locales forestières et les organisations et associations environnementales, ainsi que les principaux partenaires appuyant les politiques de gestion durable des forêts et de protection de la biodiversité.

L'enjeu

Les pays du Bassin du Congo ont initié, à partir de la fin des années 90, une réforme de leurs politiques forestières s’appuyant principalement sur deux axes : d’une part la consolidation des forêts sous statut d’aires protégées et d’autre part, la transformation du cadre légal et réglementaire de l’exploitation forestière, en mettant en place des concessions forestières sur une longue période (15 à 40 ans) renouvelables avec un contrat de concession s’appuyant principalement sur un plan d’aménagement forestier.

La coopération française, et particulièrement l’AFD, a accompagné la mise en place de ce nouveau cadre juridique en finançant des projets d’appui à la mise en œuvre des plans d’aménagement. Les financements ont principalement appuyé les administrations forestières ainsi que les entreprises du secteur.

Quel effet du changement climatique ?

Organisée à la suite d’un atelier régional d’échange et de réflexion sur les résultats du projet européen CoForChange (2009-2012) par le CIRAD, cette conférence présentera également les résultats d’un programme de recherche financé par la France (ANR) et l’Europe sur l’évolution des forêts du Bassin du Congo face aux perturbations, et notamment aux effets du changement climatique passé et à venir. Elle  sera l’occasion d’exposer une étude prospective sur l’avenir des forêts du Bassin du Congo à horizon 2040.



Trois conférences sur les perspectives de l'économie africaine

13/05/2012

Dans le cadre du cycle de conférences "Des idées pour le développement", l'AFD organise trois conférences sur les prespectives de l'économie africaine : le 29 mai, en collaboration avec le FMI, "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"; le 31 mai, avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine, " Macroéconomie et politique en Afrique" et le 6 juin "Enjeux et défis de la question foncière : regards croisés sur la situation foncière en Afrique"

 

Du 29 mai au 13 juin, l’AFD organise le cycle "Des idées pour le développement" : cinq conférences interdisciplinaires et abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, avec la participation de nombreux experts engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ils permettent d’offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.

Voici les trois premières conférences, dont les réflexions sont axées autour de l'économie africaine : ses performances, ses opportunités, ses écueils et ses perspectives.  

 

1° conférence : "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"

Le 29 mai, en partenariat avec le FMI

Dans une conjoncture marquée par la reprise hésitante de l’activité dans le monde, l’environnement international des économies d’Afrique subsaharienne demeure incertain et pourrait menacer les bonnes performances de croissance observées sur ce continent depuis plusieurs années.

Autour de la présentation du rapport du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne et de l’étude de l’AFD sur les structures d’exportation en zone Franc, cette table ronde est l’occasion de s’interroger sur les défis que les pays de la région auront à affronter à brève échéance, notamment à travers deux questions portant sur la gestion de leurs ressources naturelles et sur leur intégration au commerce mondial.

Intervenants
Roger Nord
, Directeur-adjoint Département Afrique du FMI
François-Xavier Bellocq, responsable de la division Analyse macroéconomique et risque pays de l’AFD

Conférence le 29 mai 2011, à partir de 14h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris 12°.
 

En savoir plus

 

2° conférence : "Macroéconomie et politique en Afrique"

Le 31 mai, en partenariat avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine

La macroéconomie est le plus souvent abordée comme un corpus théorique, celui des économistes et des techniciens de l’action publique. Mais ne peut-on également le comprendre comme expression du politique par excellence ? L’objet de cette réunion est de proposer une lecture autre de la macroéconomie, comme un lieu de luttes sociales, de conflits entre groupes, un matériau pour comprendre les logiques de l’État et les mécanismes de pouvoir. Analysées « par le bas», les techniques de la macroéconomie mettent en lumière l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux instruments, de nouvelles positions de pouvoir et de rapports de force, autrement dit de nouvelles façons d’appréhender la réalité des sociétés africaines :

Intervenants
Béatrice Hibou, CNRS, Sciences Po / CERI, FASOPO
Boris Samuel, SciencesPo CERI, FASOPO
Un débat sera ensuite ouvert avec la salle. 

Conférence le 31 mai 2011 de 10h00 à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

En savoir plus et s'inscrire à la conférence

 

 

3° conférence : "Enjeux et défis de la question foncière : regards croisés sur la situation foncière en Afrique"

Le 6 juin

A l'occasion de cette conférence-débat organisée par l’AFD, le ministère des Affaires étrangères et européennes et le Comité technique « Foncier et développement » de la Coopération française, il sera question de croissance démographique galopante, raréfaction et dégradation des ressources naturelles, pressions commerciales croissantes sur les terres… Face à ces évolutions tendancielles fortes, comment s’affranchir de tous les risques qui pèsent sur les terres et ceux qui les valorisent pour faire du foncier un véritable levier du développement ? 

Conférence le 6 juin, de 14h à 17h, à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

En savoir plus

 



Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.



Les pays du bassin du Congo s'approprient les technologies géo-spatiales pour le développement durable des écosystèmes forestiers

16/04/2012

Financé par l’AFD pour un montant total de 8,5 millions d’euros, le programme de mise à disposition des images satellites SPOT entre aujourd’hui dans sa deuxième phase.

Il est piloté par des institutions françaises spécialisées dans le domaine de l’observation spatiale, réunies en un consortium mené par IGN France International (IGN FI), et constitué du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Ce partenariat, établi en 2010 entre l’AFD et Astrium, inscrit dans le long terme la mise à disposition gratuite des images satellite SPOT aux administrations, aux institutions publiques et aux ONG travaillant pour la gestion durable des forêts en Afrique centrale.

L’observation spatiale est utilisée depuis longtemps par les professionnels du secteur forestier, comme un outil d’aide à la décision pour la planification et la gestion des forêts, les travaux d'inventaire et la cartographie forestière. L’imagerie satellite SPOT, combinant une capacité de couverture large avec une résolution allant de 20 à 2,5 mètres, permet un suivi précis du couvert forestier. Les images d’archives (de 1990 à 2011) servent de données de référence afin d’évaluer les engagements liés à REDD+. L’acquisition de nouvelles images permet d’actualiser les informations au fil du temps afin de suivre l’évolution de la déforestation et d’adapter les politiques environnementales.

Vincent Kasulu Seya Makonga, Directeur du Développement Durable, et représentant de la République Démocratique du Congo pour la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (en anglais UNFCCC) se félicite du déploiement de ce projet dans son pays : « Les données SPOT constituent une source primordiale d’information, et leur mise à disposition apporte une réelle valeur ajoutée, notamment pour le système Measurement, Reporting & Verification (MRV) que nous mettons en place dans le cadre de REDD+ (Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation de la forêt), ainsi que pour l’élaboration de notre Inventaire Forestier National ».

Le traitement des images satellites permettra aux bénéficiaires d’analyser plus facilement ces données et de mieux les utiliser, afin de guider leurs choix stratégiques. Cette seconde phase contribuera ainsi à la préparation des scénarios de référence de déforestation et de dégradation de la forêt utiles à l’établissement des plans climat nationaux, dans le cadre des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre.

En effet, les forêts du Bassin du Congo représentent 22% du couvert forestier mondial et constituent un réservoir de carbone de plus de 56 gigatonnes. Leur gestion durable est essentielle dans la lutte contre le changement climatique.

Grâce à cette initiative, les pays du bassin du Congo renforcent leur engagement dans la lutte contre le changement climatique.

A propos d’IGN France International

IGN France International est depuis 1986 la filiale à l'export de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN). Elle s’est imposée au fil des ans comme un interlocuteur incontournable dans ces domaines d’intervention : l’information géographique (acquisition, traitement, modélisation) et les systèmes d’information géographique (mise en place et intégration). Elle est aujourd’hui une société mondialement reconnue pour son savoir-faire et son expertise.

Elle intervient sur tous types de projets dans les secteurs suivants : Cadastre et administration foncière, Aménagement du territoire, Energie, Environnement, Risques, Eau, Sécurité/ travaux de précision, Agriculture

www.ignfi.com



 
   
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