L'AFD accompagne les acteurs centrafricains dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir un développement inclusif, et favoriser une gestion durable des ressources naturelles. 

Dans le contexte de crise/post-crise dans lequel se trouve la RCA, l’AFD s’est engagée dans un processus d’adaptation de ses interventions, avec l'objectif d’apporter une réponse aux besoins urgents des populations, tout en développant des interventions structurantes permettant de créer les conditions de la reconstruction et de la relance économique. Photo © J. Boglietto

À la une

République centrafricaine : Innover pour faire face à une situation extrême : le fonds Bêkou

07/09/2014

Afin d’améliorer l’articulation entre interventions d’urgence et de développement en République centrafricaine, la Commission européenne, l’AFD, la coopération néerlandaise et la banque de développement allemande KFW mutualisent leurs financements en faveur de la gestion de la crise en République Centrafricaine. Philippe Chedanne et Olivier Ray, de l'AFD, nous en expliquent les enjeux en vidéo.

Le Fonds Bêkou ("espoir" en langue sango) a été créé pour permettre l’accès des populations aux services essentiels (eau et assainissement, alimentation, soins, etc.) et la relance de l’activité économique dès que la situation sécuritaire le permet.

  

Interview vidéo de Philippe Chedanne, directeur adjoint du département Afrique et Olivier Ray, en charge de la Cellule Prévention des crises et sorties de conflits de l'AFD, nous en expliquent les objectifs et les innovations du Fonds Bêkou en vidéo.

Car s’il n’y a pas de développement possible sans un minimum de sécurité, il est illusoire d’espérer un retour à la paix si le pays ne renoue pas avec une dynamique de développement. Le fonds permettra également de financer des actions dans les pays limitrophes affectés par la crise.

Ce fonds européen, initié par la France, doit favoriser la synergie entre les actions des partenaires internationaux qui accompagneront les autorités centrafricaines en sortie de crise au cours des prochaines années.

Quels montants ?

Le montant initial du fonds pour 2014 et 2015 sera supérieur à 60 millions d’euros (41 millions d’euros de la Commission européenne, 10 millions d’euros de la France, auxquels l’Allemagne a l’intention d’ajouter 10 millions d’euros). Les Pays-Bas ont également fait part de leur intention de participer. Il est ouvert aux États membres et à tout autre bailleur souhaitant s’appuyer sur l’expertise du système européen d’aide au développement.

L’acte constitutif de ce Fonds a été signé ce jour à Florence, en marge de la réunion informelle des Ministres en charge du Développement, en présence de Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine la coopération internationale, par Mme Annick Girardin, secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie, Mme Lilianne Ploumen, ministre de la Coopération des Pays-Bas, M. Gerd Müller, ministre du Développement de la République fédérale d’Allemagne, et de M. Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement.

Le Fonds Bêkou : une innovation pour optimiser la coordination de l’aide

La communauté internationale a un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise. Le Fonds Bêkou répond à la nécessité de passer un cap en matière de coordination de l’aide internationale dans ces contextes. La sortie progressive de la crise en RCA représente l’opportunité d’expérimenter un passage progressif de l’urgence au développement par des projets permettant de renforcer la crédibilité de l’État, de contribuer à la réconciliation de la société et de créer des emplois.

La mise en œuvre des projets sélectionnés sera assurée par l’agence de développement de la Commission européenne ou déléguée aux agences de développement, principalement européennes. Le fonds est soumis aux règles européennes en matière de contrôle, de transparence et de redevabilité. Sa gouvernance assurera une pleine représentation des autorités centrafricaines.

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : "Je suis heureuse que cette initiative française ait pu aboutir si rapidement en un véritable partenariat européen au service de la stabilisation en République centrafricaine. Le Fonds Bêkou doit permettre que la Centrafrique, qui bénéficie aujourd’hui de l’attention des médias, ne retombe pas dans les années à venir dans le statut d’orphelin de l’aide internationale. Ce fonds, qui a vocation à financer des projets de développement économique et social, sera complémentaire des dispositifs existants, notamment ceux de l’ONU dans les domaines de l’humanitaire et de la gouvernance. Il est ouvert aux contributions de ceux qui souhaiteraient participer à l’effort de stabilisation et de reconstruction de la République centrafricaine."



Les images satellite au service de la lutte contre la déforestation

02/09/2014
A enjeu mondial, moyens spatiaux. Photographier et cartographier les espaces forestiers pour mieux lutter contre la déforestation dans le deuxième plus grand massif forestier du monde, celui du bassin du Congo, telle est l’ambition du projet initié par l’AFD, en partenariat avec Airbus Defence and Space. Projet qui affiche ses premiers résultats. Trois questions à Karen Colin de Verdière, chef de projet Biodiversité à l’AFD.
L’observation de la Terre par satellite est aujourd’hui reconnue comme un outil essentiel pour faire face aux défis environnementaux. Comment cette composante est-elle intégrée dans les programmes de l’AFD ?
 
L’observation de la Terre depuis l’espace, grâce aux satellites, est en effet un outil essentiel pour faire face aux défis mondiaux, que ce soit la gestion durable des ressources naturelles (forêts, pêche, biodiversité, ressources en eau), la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire (usage des sols, assurance, irrigation) ou l’aménagement des territoires (cadastre, aménagement urbain). 
 
Car les satellites d’observation de la Terre permettent d’obtenir des informations précises sur de très grandes superficies, de manière répétée et à moindre coût, dans des régions du monde parfois difficiles d’accès. Par exemple, il est possible de cartographier, grâce aux satellites, l’ensemble des forêts du bassin du Congo, qui couvrent plus de 3 millions de km² (soit cinq fois la superficie de la France), alors qu’il serait difficile, voire impossible, de réaliser une couverture exhaustive depuis le terrain, où les voies d’accès en milieu forestier sont souvent inexistantes . 
 

Image SPOT4 de résolution 20 mètres, en couleurs : la forêt dense apparaît en rouge © CNES 2000, Distribution Airbus DS/Spot Image

 
Cependant, les pays du Sud, dans lesquels intervient l’AFD, n’utilisent encore que très peu ces technologies car les données satellites disponibles sont peu nombreuses et les capacités à les interpréter et utiliser sont insuffisantes. 
 
L’accès aux données spatiales constitue ainsi un enjeu majeur de solidarité internationale et de préservation de l’environnement.
 
Quelles sont les caractéristiques du projet pilote d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? En quoi est-ce une démarche innovante ?
 
Lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, l’AFD s’est engagée, au travers d’un partenariat avec Airbus Defence and Space, filiale du Groupe Airbus et fournisseur d’images satellites, à mettre à disposition, gratuitement, des images satellites de haute résolution SPOT aux administrations, instituts de recherche et organisations de la société civile qui travaillent au service de la gestion durable des forêts du bassin du Congo. 
 
Cette initiative vise à stimuler l’utilisation des données spatiales en Afrique Centrale, à renforcer les capacités des acteurs locaux à utiliser ces technologies et à développer des cartographies forestières nationales afin de mieux évaluer l’efficacité des politiques de lutte contre la déforestation.
D’un coût total de 8,5 millions d’euros sur cinq ans , ce projet est mis en œuvre par un consortium d’institutions françaises spécialisées dans le domaine de la télédétection. Ce consortium est  piloté par IGN France International et réunit l’IRD , le CNES et l’ IGN
 
Le projet ouvre ainsi aux pays d’Afrique centrale la possibilité de participer au développement de nouvelles applications utilisant les données issues des satellites d’observation de la Terre, pour leurs propres besoins. 
Ce projet contribue à l’atténuation du changement climatique, en luttant contre la déforestation ainsi qu’à la préservation de la biodiversité importante du bassin du Congo. 
 
Le projet GEOFORAFRI , financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), s’intéresse, de façon complémentaire, à favoriser l'adoption et la maîtrise méthodologique et technique des données satellitaires d'observation de la Terre au sein des pays d'Afrique Centrale et de l'Ouest grâce à des renforcements de capacités et d’accès à ces technologies.
 
Inventaire forestier en RDC, crédit ONF International


 
Quels sont les impacts attendus du projet d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? Les premiers résultats sont-ils encourageants ? Pensez-vous que l’usage de cette technologie soit réplicable dans d’autres géographies et d’autres secteurs d’intervention de l’AFD ?
 
Depuis son démarrage, le projet a financé l’acquisition de plus de mille nouvelles images de  haute résolution sur le bassin du Congo, constituant une couverture satellite complète des forêts de cette région. Son actualisation, avec de nouvelles images, est en cours. 
 
Le projet a également financé la réalisation d’une cartographie forestière historique de près de 300 000 km² en République Centrafricaine , permettant  de suivre l’évolution du couvert forestier entre 1990, 2000 et 2010. Un exercice de cartographie similaire est en cours sur plusieurs régions du Cameroun. 
 
Par ailleurs, l’AFD soutient le développement des applications des technologies spatiales à d’autres secteurs et d’autres géographies. 
 
Ainsi, en Indonésie, archipel constitué de plus de dix-sept mille îles, l’AFD finance la mise en place d’un centre de surveillance maritime par satellite , qui permettra le suivi des ressources halieutiques et de l’environnement marin (coraux, mangroves), des activités de pêche (légale et illégale), des pollutions par hydrocarbures, etc. Des discussions sont en cours avec d’autres pays de la sous-région ayant les mêmes problématiques. 
 
L’AFD va également lancer une étude qui réalisera un état des lieux de l’utilisation de ces technologies pour l’agriculture en Afrique sub-saharienne, afin de pouvoir répondre de manière plus économique et plus réactive aux besoins de pilotage des politiques agricoles des gouvernements africains (planification de l’usage des terres à différentes échelles, prévisions de rendements, épidémio-surveillance, état des infrastructures, etc.).
 
D’une manière générale, ces interventions dans un domaine de technologie de pointe, en constante évolution, nécessitent un engagement public important, pour la construction d’une infrastructure de production d’images exploitables par des acteurs publics comme privés et des systèmes rigoureux de vérification des interprétations. La formation des experts nationaux et leur association à des réseaux internationaux  sont indispensables. Dans tous les domaines d’application évoqués (forêt, océan, agriculture), des institutions et entreprises françaises peuvent grandement y contribuer.
 
 
En savoir plus sur le projet 
 
 
Lire aussi sur le même sujet :
 
 
 

Une gestion durable et originale de la forêt du bassin du Congo  

 

Cartographie montrant les changements d’usage des sols entre 2000 et 2010 (en vert foncé : forêt dense, en jaune : non forêt, en rouge : déforestation, en vert clair : régénération) © Traitement Airbus DS


2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



République centrafricaine : l’AFD et la Croix-Rouge française soutiennent l’accès aux soins à Bangui

02/04/2014

Face à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent, l’AFD débloque un fonds de 1,5 millions d’€ pour soutenir les structures de santé les plus affectées par les violences, situées à Bangui et sa périphérie.

Ce fonds, géré sur le terrain par la Croix-Rouge française et la Croix-Rouge centrafricaine, va permettre, pendant une première phase de 12 mois, de relancer les services de santé à travers  l’appui au personnel de santé, la fourniture de médicaments, l’achat de consommables et de matériel médical.

Le fonds va aussi permettre la réalisation de travaux de réhabilitation des bâtiments affectés par les violences. Enfin, pour  faire face aux traumatismes et répondre aux enjeux de réconciliation et de cohésion sociale, une offre de prise en charge psychosociale sera proposée. Dans la période de transition actuelle, une première mesure portant sur la gratuité des soins vient d’être adoptée afin de garantir un accès pour tous.

Ce projet va permettre de soutenir près d’un quart de la population de la Ville de Bangui.

« L'enjeu est double pour l'AFD à travers le financement de ce projet; premièrement apporter une réponse concrète aux populations de Bangui frappée par la crise; et deuxièmement marquer, en concertation avec les autorités, la relance des services publics de santé. » précise Nicolas Le Guen, Chef de projet au sein de la division santé de l’AFD.

A propos de la Croix-Rouge française – 150 ans d’histoire
Créée en 1864, la Croix-Rouge française qui fête cette année ses 150 ans, est l’une des premières des 189 sociétés nationales qui rassemblent aujourd’hui 97 millions de personnes dans le monde autour de ses sept principes : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité.
A travers plusieurs générations, partout en France et dans le monde, chacun, de près ou de loin, a eu et a l’occasion de croiser la Croix-Rouge française, que ce soit de façon exceptionnelle, épisodique, récurrente ou durable.
En 150 ans, ils ont été des centaines de milliers à participer aux innombrables actions de la Croix-Rouge française qui aboutit aujourd’hui à l’engagement des 54 000 bénévoles et 18 000 salariés. Dans les grandes agglomérations, en zone rurale, dans les banlieues, partout en France, mais aussi à l’international, des femmes et des hommes engagés dans la réalisation d’un puissant idéal, viennent en aide et accompagnent des millions de personnes chaque année.
Aujourd’hui, ce sont 90 000 victimes secourues et  un  million de  citoyens  initiés  ou formés  aux  gestes  qui  sauvent ; 1 200 000 accueillies et accompagnées au titre de l’action sociale ; 2 400 000 personnes aidées à l’international ; 400 000 journées d’hospitalisation et 60 000 hospitalisations de jour ; 25 000 étudiants en formation sanitaire et sociale…
 



L’AFD relance ses activités en République Centrafricaine

26/02/2014

L’AFD a revu son portefeuille d’opérations en République Centrafricaine (RCA) pour répondre aux enjeux de court et moyen terme du pays. Ces opérations concernent l'appui aux ONG, notamment sur les secteurs de la santé maternelle et infantile et de la nutrition, le renforcement des travaux à haute intensité de main d’œuvre, la relance du soutien à la formation professionnelle et au secteur de l’éducation et la réactivation de l’appui au développement local dans le Sud-Ouest du pays.

Cette revue de portefeuille a été organisée le jeudi 13 février par le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, sous la Présidence de M. Abdallah Kadre Assane, Ministre des Postes et Télécommunications. Y étaient représentés la plupart des ministères sectoriels du gouvernement centrafricain, l’Ambassade de France en RCA, le Ministère français des Affaires étrangères, la Délégation de l’Union Européenne, et l’Agence de l'AFD au Cameroun, qui a compétence sur la RCA.

Dans son discours introductif, le Ministre des Postes et Télécommunications a présenté les priorités du Gouvernement d’Union Nationale de transition visant en particulier à favoriser des réponses court terme aux urgences que connait aujourd’hui la Centrafrique tout en préparant l’avenir et la revitalisation de l’économie rurale. Le Ministre a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre de nouvelles approches et de cibler en priorité les jeunes sans emploi en favorisant la mise en œuvre de projets selon l’approche Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO).

Philippe Chedanne, directeur adjoint du Département Afrique subsaharienne de l'AFD, a confirmé la relance des activités de l’AFD en Centrafrique, partenaire constant du Gouvernement centrafricain,  avec l’arrivée récente de Julien Boglietto, nouveau représentant du bureau de l’AFD à Bangui, qui bénéficie de l’appui de l’Agence régionale de Yaoundé. Pour répondre au contexte spécifique de la Centrafrique et aux enjeux associés, et tout en rappelant le mandat de l’AFD en tant qu’Agence de développement, Philippe Chedanne a précisé l’approche de l’AFD basée sur une combinaison de projets simples, flexibles et à décaissement rapide et de projets moyen terme visant à accompagner la restructuration des secteurs prioritaires.

La revue de portefeuille

Cette revue de portefeuille effectuée en présence des Ministères techniques, maîtres d’ouvrage des projets financés par l’AFD, a permis de faire un point sur :

  • les projets terminés récemment et en particulier les projets Ouvrages d’Art dans le Sud Ouest (5M€) et Renforcement des soins de santé primaire à Bangui (6M€) ;

 

  • les projets en cours de mise en œuvre et en particulier :
    • le projet THIMO IV (5M€) qui vise à améliorer l’assainissement pluvial de la ville de Bangui par la réalisation de canaux de drainage selon une approche Haute intensité de main d’œuvre. Les travaux très visibles dans le centre de ville de Bangui devraient être terminés durant l’été prochain.
    • Le projet de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Boali (4,5M€) dont les travaux d’installation des nouveaux équipements devraient démarrer dans les prochaines semaines, permettant un renforcement de la production électrique pour la ville de Bangui.
    • 3 projets mis en œuvre par des ONG françaises (Planet Finance, Triangle Génération Humanitaire et Action Contre la Faim) dans les domaines de la microfinance à Bangui, de la santé et la sécurité alimentaire dans la Préfecture de Ouham et de l’alimentation en eau dans la Préfecture de Ouaka.

 

  • les projets instruits en 2012 et qui avaient été gelés en 2013, et pour lesquels l’AFD a proposé des aménagements pour les adapter au nouveau contexte, tout en préservant les enjeux institutionnels et de renforcement des capacités :
    • Projet d’appui à la stratégie sectorielle de l’Education Nationale – PNEDU (5M€) avec une reformulation du volet formation professionnelle des jeunes, qui pourrait être initié dès cette année en relation avec les projets HIMO ;
    • Projet de développement régional dans le Sud Ouest – PDRSO (6,5M€) avec une reformulation de la composante de développement local pour accompagner les communes concernées dès cette année ;
    • Projet de sécurisation et de modernisation de l’aéroport de Bangui-M’Poko dont le démarrage est lié au retour des déplacés dans leurs quartiers en cours de sécurisation.


L’AFD a présenté les nouveaux projets qui pourraient se mettre en place dès 2014 dont :

  • un projet de renforcement des services de santé maternelle et infantile à Bangui (1,5M€) en relation avec les Croix Rouge Française et Centrafricaine, en cours d’instruction et qui pourrait commencer en avril ou mai prochain, en relais des actions humanitaires en cours ;
  • un projet intégré visant à répondre aux enjeux nutrition/sécurité alimentaire en particulier pour les enfants, en dehors de Bangui (2,5M€). Ce projet fera l’objet dans les prochaines semaines d’un appel à proposition auprès d’ONG internationales ;
  • un nouveau projet HIMO à Bangui, visant à améliorer les conditions de vie dans un quartier de la ville (5M€).


C’est donc un total de plus de 25 millions d’Euros de projets que la France via l’AFD se propose d’instruire en relation avec les partenaires locaux et les autres partenaires techniques et financiers pour répondre au mieux aux enjeux court et moyen terme de la République Centrafricaine.
 
La réunion a conclu en particulier à la nécessité de mettre en place un Groupe de travail visant à mieux définir une approche intégrée sur les approches HIMO, avec l’ensemble des acteurs concernés (Ministères, agence d’exécution, formation professionnelle, entreprises, bailleurs de fonds) pour optimiser l’efficacité des programmes.

Cette réunion a également permis d’échanger  avec l’ensemble des contreparties sur les réussites mais aussi les difficultés rencontrées dans l’instruction des projets afin d’améliorer le travail réalisé sur le terrain.



Appel à candidature pour des bourses Sciences Po – PSIA dans le cadre du partenariat Sciences Po/AFD

08/01/2014

Dans le cadre du partenariat entre l’AFD et la Paris School of International Affairs (PSIA) de SciencesPo Paris qui s’étend sur la période 2012-2016, des bourses AFD-PSIA sont offertes pour permettre à davantage d’étudiants venant de pays africains de s’inscrire dans les Masters de SciencesPo suivant : le Master en pratiques du développement (Master of Development Practice - MDP) et le Master en développement international (Master of International Development - MID).

L’accord entre PSIA et l’AFD prévoit l’octroi de 5 bourses chaque année jusqu’en 2015. Elles sont attribuées à des étudiants africains, provenant par priorité de l’un des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Burundi, République d’Afrique centrale, Tchad, Comores, République Démocratique du Congo, Djibouti, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sénégal, Togo, ainsi que : Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée‐Bissau, Côte d’ivoire, Kenya, Malawi, Mozambique, Libéria, Sao Tomé et Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zimbabwe.

Le partenariat entre Sciences Po et l’AFD comprend également l’élaboration de cas pratiques élaborés sur la base de projets de l’AFD par les étudiants du MDP.

► Pour des informations complémentaires sur le MDP

► Pour des informations complémentaires sur le MID
 

 

Appel  à candidature 2014 :

L’appel à candidature pour les bourses 2014 a été mis en ligne par PSIA fin novembre 2013. La date limite de candidature est le 4 février 2014.

Les modalités précises pour déposer une candidature sont stipulées dans un document joint à cet envoi et consultable sur Internet en cliquant ici.

 

Recrutement :

Les candidatures sont adressées directement à SciencesPo qui assure la sélection des candidats. L’AFD est associée au processus en émettant un avis sur les candidats ayant postulé aux bourses financées dans le cadre du partenariat avec Sciences Po – PSIA.



 
   
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