Le groupe AFD intervient en RDC depuis 1976. Après une  une longue période de trouble dans le pays, l'agence y a repris ses activités en 2003, et est désormais pleinement impliquée dans la reconstruction du pays. Photo ©Virginie Leroy

À la une

Inauguration de 12 écoles dans la province du Bandundu

05/06/2013

Depuis 2009, l’AFD soutient un projet visant à améliorer l’accès et la qualité de l’enseignement primaire en République Démocratique du Congo (RDC). 18 écoles ont été inaugurées dans les trois provinces du Bandundu, du Bas-Congo et de Kinshasa , selon une méthode nouvelle d’implication des communautés locales et de valorisation des matériaux locaux.  Suite à cette première réussite, un financement de 40 millions d’euros est en cours d’instruction pour étendre le projet. 

Le 5 juin 2013, ce sont 12 écoles primaires qui ont été inaugurées dans la sous-province éducationnelle de Kenge, dans le Bandundu. Luc Hallade, Ambassadeur de France en RDC, s’est joint au Ministre de l’Education Primaire, Secondaire et Professionnelle, Monsieur Maker Mwangu, pour l’occasion. 

La réhabilitation de ces écoles comme de six autres situées dans les provinces du Bas-Congo et de Kinshasa est financée par l’AFD dans le cadre du projet Appui à l’Enseignement Primaire (APEP).
 
L’aboutissement de ces constructions est le fruit de l’engagement durant ces derniers mois de multiples acteurs :
  • le MEPSP (Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel) dans l’identification des écoles cibles, dans le suivi des travaux notamment au regard du respect des normes de qualité définies au niveau central ; une agence locale d’exécution,
  • la CARITAS Kenge, dans l’organisation du chantier école puis dans le suivi technique des travaux et la mobilisation des communautés ;
  • des entreprises formées à la construction en briques de terre stabilisée compressée ;
  • des communautés dans l’apport des matériaux locaux et la fabrication des briques ;
  • enfin l’équipe du projet APEP, en appui à maîtrise d’ouvrage et à l’ensemble des acteurs du projet.
Au total, ce sont 112 salles de classe équipées et 170 000 enfants qui pourront utiliser ces écoles de qualité dans les 30 prochaines années.
 
Les défis du système scolaire sont aujourd’hui grands pour la RDC : accueillir dans de bonnes conditions les 15 millions d’élèves d’aujourd’hui et les 20 millions attendus en 2030.
 
Les 18 écoles construites grâce au financement apporté par la France témoignent de la pertinence à adapter les modes de construction à la réalité du terrain. A Kenge, le prix élevé du ciment a conduit à privilégier la brique en terre compressée, avec pour objectif de réduire les coûts de construction tout en respectant les normes minimales de qualité définies par le Ministère de l’EPSP, normes qui garantissent à l’enfant, à l’enseignant un environnement spacieux, lumineux, ventilé, propice à un enseignement de qualité et au maintien des enfants dans l’école tout au long du cycle primaire.
 
Une capitalisation de cette expérience est en cours qui permettra au Ministère de l’EPSP de déployer ce dispositif et de répondre aux objectifs que s’est fixé le gouvernement dans le Plan intérimaire pour l’Education en matière de réhabilitation de classes. Le Gouvernement congolais s’est lui-même engagé à allouer des moyens financiers conséquents pour la réhabilitation d’écoles et a également décidé d’affecter une enveloppe de 40 M€ à l’éducation primaire sur les ressources du C2D qui sera signé très prochainement avec le gouvernement français.
Sur ces 40 millions d’euros, une enveloppe de 15 millions d’euros a été réservée qui permettra de réhabiliter un peu plus de 200 écoles dans les trois provinces du Bandundu, de Kinshasa et du Bas-Congo. Une mission de l’AFD vient de se rendre dans le Bas-Congo pour rencontrer et sensibiliser les acteurs locaux sur les prochaines étapes : identification des écoles, recrutement des agences locales d’exécution, organisation des chantiers écoles, recrutement des entreprises, formation de tous les acteurs au suivi de chantiers avec l’appui d’un bureau spécialisé en ingénierie de la construction scolaire qui se déploiera au niveau central, au niveau provincial et sur le terrain.
Les écoles qui seront sélectionnées pour être réhabilitées, voire reconstruites comme ce fut le cas à Yengi, voire étendues comme à l’EP Kivuvu, doivent permettre d’accroître la scolarisation, en particulier des filles. Afin d’appuyer le Ministère de l’EPSP dans la maîtrise de ses effectifs, la priorité sera donnée aux écoles disposant d’un numéro SECOPE afin notamment de s’assurer que les enseignants sont en principe payés. Ce point est essentiel pour que la gratuité visée soit effective. Des efforts sont en cours afin de régulariser le paiement d’enseignants non payés au sein d’écoles immatriculées. Indispensable pour que l’amélioration des infrastructures s’accompagne d’un enseignement de qualité accessible pour toutes les familles. Le Gouvernement français accompagnera le gouvernement congolais dans cet effort de mécanisation des enseignants non payés et de formation continue des enseignants.


Une garantie de portefeuille ARIZ octroyée à la Rawbank

07/05/2013

L’outil de partage des risques ARIZ, destiné à promouvoir le développement des PMEs dans les pays en développement, obtient un succès croissant auprès des établissements bancaires de RDC. Le vendredi 3 mai, la Rawbank a signé une convention pour une garantie de portefeuille d’un montant maximal de 2 millions d’euros. Cet engagement renforce le partenariat entre le groupe AFD et la Rawbank, déjà bénéficiaire d’un prêt de 10 millions USD en faveur des PME.

Le mécanisme ARIZ est un outil de partage de risque de crédit qui bénéficie aux PME et s’adresse aux institutions financières leur permettant de couvrir partiellement leur « risque PME ». ARIZ les accompagne ainsi dans le développement de leur activité de prêts d’investissement en faveur des PME. Avec la gamme de garanties ARIZ (individuelle ou de portefeuille), l’AFD met à la disposition des acteurs financiers des pays du Sud des outils souples (procédures simples), facilement mobilisables, réactifs (délais de réponse et de traitement très courts), en monnaie locale ou internationale, adaptés aux besoins de sécurisation du risque, y compris l’aléa politique ou climatique.

L’objet de la convention signée entre l’AFD et RAWBANK porte sur la sous-participation en risque de l’AFD à hauteur de 50% des montants prêtés par RAWBANK aux conditions suivantes :

 
  • Le client de la banque (PME, TPE ou entrepreneur individuel) doit être immatriculé en RDC ou disposer d’une patente ou autorisation équivalente depuis plus d’un an. Ses fonds propres doivent s’élever à au moins 20% du total du passif de son dernier bilan fiscal.
  • Les prêts, d’un montant compris entre 10.000 et 300.000 euros, seront consentis sous la forme de crédits amortissables, d’une durée comprise entre 1 et 5 ans.
 
L’engagement total de l’AFD ne dépassera pas deux millions d’euros (EUR 2 000 000) et restera en vigueur tant qu’un montant quelconque restera dû au titre de la convention.
 
Créée en 2002, RAWBANK SARL s’affirme aujourd’hui comme leader sur le marché bancaire en RDC. Elle dispose d’un agrément de banque universelle et fournit un large éventail de services financiers aux particuliers, aux indépendants, aux PME et aux grandes entreprises.
 
Le partenariat entre l’AFD et la Rawbank s’inscrit dans la stratégie d’appui au secteur financier et privé en RDC. L’accès au crédit demeure en effet, pour bien des PME, un frein à la croissance.


L’AFD appui le lancement d’une nouvelle institution de Microfinance en RDC

01/03/2013

 

 
L’AFD a signé une convention de financement pour une subvention de 1 million d’euros, destinée à assister le démarrage d’une nouvelle institution de microfinance en RDC. A terme, OXUS RDC devrait pourvoir aux besoins des populations de plusieurs provinces, n’ayant aujourd’hui aucun accès aux services financiers
 

 

Un million d’euros pour appuyer le développement de l’offre de microfinance
 
Ce mardi 19 février 2013, Monsieur Luc Hallale, Ambassadeur de France en RDC, l’Agence Française de Développement (AFD), représentée par Monsieur Christian YOKA et OXUS RDC représenté par Mme Charlotte Billoir, Directrice des Opérations ont signé une Convention de financement d’un  montant de 1 MEUR destinée à appuyer la création d’Oxus RDC.
 
Cette subvention d’assistance technique permettra d’accompagner le démarrage d’OXUS RDC, institution de microfinance, à Kinshasa ainsi que son expansion géographique en province. Le projet vise plus spécifiquement à (i) développer les crédits aux micro et petites entreprises n’ayant pas d’accès aux services financiers dans la région de Kinshasa puis dans d’autres provinces du pays (Kivu, Katanga, Kasaï), mal desservies par l’offre actuelle de microfinance et à (ii) renforcer les capacités techniques et financières d’OXUS RDC SPRL pour en assurer la pérennité.
 
La finalité de ce projet est de contribuer au développement économique du pays et à la lutte contre la pauvreté, en appuyant le développement et la structuration des systèmes financiers locaux, permettant ainsi aux populations exclues du système financier formel d’avoir accès à des services financiers adaptés à la création d’activités génératrices de revenus.
 
Un secteur à fort potentiel
 
Le potentiel du secteur de la microfinance est encore très important. Considérant que moins de 2% de la population ont un compte bancaire, le nombre de personnes à revenus faibles et moyens exclues du système bancaire offre un potentiel d’expansion important aux organismes de microfinance. Le taux de pénétration reste extrêmement faible soit 4% d’après les statistiques du Programme d’Appui au Secteur de la Microfinance congolais (PASMIF).
 
Les prestataires de services financiers sont par ailleurs fortement concentrés à Kinshasa et dans le Bas Congo, bien que quelques structures aient ouvert des agences dans d’autres villes importantes du point de vue économique comme Lubumbashi, Goma et Bukavu. En termes de portefeuille de crédit, les 5 premiers opérateurs atteignent plus de la moitié de l’encours global (63%), ce qui indique un marché concentré (dont le leader est Procredit).
 
 
 
L'engagement de l’AFD en faveur de la microfinance en RDC
 
La convention signée aujourd’hui, concrétise l’engagement de l’Agence Française de Développement en faveur de l'accès au crédit pour les entrepreneurs congolais, un enjeu important pour le développement d'activités productives créatrices de richesses et d'emplois durables en RDC. Un engagement qui s’est traduit ces dernières années par le soutien à d’autres institutions financières (Advans Banque Congo, Finca RDC, Procredit Bank Congo) et d’un appui technique à la Banque Centrale du Congo.


Moderniser et améliorer la qualité de la formation des jeunes Congolais

21/02/2013

Un appui de 6M€ à l'Institut National de Formation Professionnelle (INPP), dont l'accord a été signé le 20 février, a pour objectif l’amélioration de la qualité des formations proposées. En adéquation avec les attentes des jeunes et besoins du tissu économique, il permettra en outre de moderniser deux centres de formation, à Matadi (Bas-Congo) et Bukavu (Sud-Kivu). Il s’inscrit dans l’effort national de refonte du système de formation professionnelle et dans la perspective d’un appui renforcé de la France à ce secteur dans les prochaines années.

La formation professionnelle, un enjeu majeur pour la RDC 

La formation professionnelle constitue un enjeu crucial pour la RDC, tant pour son développement économique que pour la cohésion sociale et la réduction de la pauvreté. C’est aussi un secteur en plein chantier, qui fait face à de grands défis. En effet, alors que les entreprises présentes en RDC font régulièrement appel à de la main d’œuvre étrangère, y compris pour des emplois d’ouvrier, 60 % de la population a moins de 20 ans et le chômage, tout particulièrement des jeunes, est extrêmement élevé.
Le défi est donc aujourd’hui de répondre à une forte demande, tant de la part des familles, prêtes à investir sur la formation de leurs enfants, quand elles le peuvent, que de la part du secteur productif, dont la demande ne cesse de croître.

Or, à ce jour, les établissements publics ou privés d’enseignement technique et de formation professionnelle ne parviennent pas à répondre à cet enjeu (infrastructures et équipements obsolètes ou absents, inadaptation de contenus de formation, manque de formateurs…).

 
Un ambitieux projet d'accompagnement de l'INPP
 

Elèves de l'Institut National de Préparation Professionnelle. Photo AFD - C. Arnaud
 
Ce projet , d’une durée de trois ans, a tout d'abord pour objectif l’amélioration de la qualité des formations, en adéquation avec les besoins du tissu économique.
Tous les investisseurs présents en RDC ou souhaitant s’y installer, évoquent en effet la difficulté à recruter du personnel qualifié comme un obstacle majeur au développement de leurs activités. Avec l'appui d'une équipe d'experts résidant en RDC ou s'y rendant régulièrement, l’INPP devra mettre en place des dispositifs efficaces pour répondre aux besoins de compétence des entreprises, et ce faisant offrir à ses stagiaires des débouchés professionnels.
 
 
Des futurs pôles de compétences au Bas-Congo et au Sud-Kivu

Le projet permettra en outre la construction de nouveaux bâtiments et l'achat de nouveaux équipements pour deux centres de formation de l’INPP, à Matadi et à Bukavu. Ces derniers sont destinés à devenir de véritables pôles de compétences dans les provinces du Bas-Congo et du Sud-Kivu. Ces deux centres avaient été identifiés comme prioritaires, en raison de leur présence dans des régions à l’économie dynamique, et des besoins de formation constatés.

Enfin, le dernier volet du projet concerne le renforcement des capacités de pilotage et de gestion de l’INPP. L’objectif est de permettre à l’INPP, au terme des trois années d’assistance technique du projet, d’améliorer considérablement ses capacités de gestion et de planification stratégique et de développer un plan de financement pérenne.

L’INPP est également appuyé par l’agence japonaise de coopération (JICA). Une bonne qualité de dialogue s’est instaurée entre l’INPP, l’AFD et la JICA. Ainsi ce projet fait aujourd’hui figure d’exemple des bonnes pratiques de coordination entre la JICA et l’AFD.   

Histoire de l'INPP

Créé le 29 juin 1964, l’INPP, a vu le jour au lendemain de l’accession de la RDC à l’indépendance, en vue d’aider l’industrie nationale à résoudre les problèmes posés par les départs massifs de techniciens et cadres étrangers. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale. Après avoir traversé une période difficile et vu ses infrastructures fortement dégradées, l’INPP connait depuis quelques années un redressement remarquable, appuyé par le concours de bailleurs, notamment la JICA.

En témoigne la forte croissance de ses effectifs depuis plusieurs années : de 2847 stagiaires formés en 2004, l’Institut est passé à 24 688 stagiaires en 2011.
 
En termes de couverture géographique, l’INPP a vocation à travailler dans tout le pays et possède des centres de formation dans les onze provinces.
L’Institut remplit une double mission : assurer la formation professionnelle continue du personnel des entreprises, et délivrer des formations aux demandeurs d’emplois ou personnes sans qualification, dans tous les secteurs économiques.
 
L’INPP est financé par des subventions publiques et par les cotisations mensuelles des employeurs de RDC.


Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT

08/02/2013

Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…

Suivez cette conférence EN STREAMING et EN DIRECT
vendredi 8 février à partir de 16h
08 fev. 2013
de 16h00 à 18h00
 
 inscrivez-vous 
Les relations
Chine - Afrique :
impacts pour le continent africain et perspectives
Conférence-débat, animée par Alain Henry, directeur des études
et recherches de l’AFD
 
 
À l’agence française de développement / salle Jacques Alliot
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures… Cette attention de la Chine se traduit également par des échanges commerciaux et des investissements directs en forte croissance. Quel est l’impact de cette présence chinoise sur le continent africain ? Quel apport réel pour le développement du continent ? Quels défis ? Et ceux-ci sont-ils différents selon les pays africains ? Cette conférence sera l’occasion de débattre sur ces questions en présence de quatre experts qui apporteront leurs regards et partageront leur expérience avec le public.
 avec 
Henri-Bernard Solignac-Lecomte
Économiste au Centre de développement de l’Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE)
Jean-Jacques Gabas
Économiste, maître de conférences à l’université Paris 11
et chercheur détaché au CIRAD
Dr. Roland Amoussou-Guenou
Enseignant de droit à Asian Institute of Technology, co-fondateur et président
de la fondation Asiafricafoundation
Thierry Paulais
Directeur adjoint du département Afrique de l’AFD
 3 présentations suivies de questions/discussions 
Etats des lieux des relations Chine-Afrique
Henri-Bernard Solignac-Lecomte
La stratégie des entreprises chinoises en Afrique
Dr. Roland Amoussou-Guenou
Les coopérations agricoles chinoises en Afrique
Jean-Jacques Gabas
INSCRIPTION OBLIGATOIRE SUR AFD.fr
Retrouvez dès le 1er février une tribune de 
Jean-Bernard Véron, expert en 
Prévention des crises 
et sortie de conflit, sur 
le   blog ID4D
 inscrivez-vous 
 
Agence Française de Développement / 5 Rue Roland Barthes - 75012 PARIS
Transports en commun : Arrêt Gare de Lyon / Sortie 9


Inauguration de deux écoles dans le Bas-Congo

05/02/2013

La réhabilitation des écoles primaires de Kinduti et Kalama est symbolique à plus d’un titre. Ce qui a valu à ces deux écoles primaires d’être inaugurées dans la sous-province éducationnelle de Kasangulu, par Maker Mwangu, ministre de l’Education accompagné Luc Hallade, Ambassadeur de France en RDC, le 5 février.

 

L'ambassadeur de France et le Ministre de l'Education lors de l'inauguration 

 
Des constructions d'école symboliques à plus d'un titre
 
Comme cinq autres écoles à Kasangulu et dans la commune de Kimbanseke, les écoles de Kinduti-Kalama consacrent tout d’abord l’implication croissante des communautés dans le suivi des constructions d’écoles. La Direction des infrastructures du Ministère de l’EPSP appuyée par le projet APEP a produit un manuel destiné à former les comités de parents d’élèves, comités de gestion, représentants des élèves au suivi des travaux et à l’entretien des équipements au côté des cellules infrastructures du Ministère de l’éducation. Cette formation reçue, les communautés ont été associées au suivi des travaux effectués par l’entreprise chargée de la construction. Ceci a permis un suivi de proximité du chantier tout au long des travaux et présage de l’attention qui sera portée par cette même communauté à l’entretien des bâtiments. 
 
Les 18 écoles construites grâce au financement apporté par la France témoignent également de la pertinence à adapter les modes de construction à la réalité du terrain. A Kenge, le prix élevé du ciment a conduit à privilégier la brique en terre compressée, avec pour objectif de réduire les coûts de construction tout en respectant les normes minimales de qualité définies par le Ministère de l’EPSP, normes qui garantissent à l’enfant, à l’enseignant un environnement spacieux, lumineux, ventilé propice à un enseignement de qualité et au maintien des enfants dans l’école tout au long du cycle primaire.
 
Enfin, l’implication des communautés, des élèves avec l’appui des ISEA (Instituts d’agronomie) dans l’aménagement des cours également, afin d’éviter l’érosion et dans les actions de reboisement est très importante pour la sensibilisation des élèves au respect de leur environnement naturel. Les pépinières prévues par le projet, réalisées par les ISEA, participeront ainsi à l’éducation des élèves et de la communauté au respect de cet environnement.
 
L'éducation, une priorité pour la France en RDC
 
Une mission d’instruction du contrat de désendettement et de développement (C2D) venue de Paris à Kinshasa du 21 au 24 janvier derniers, a-t-il rappelé, a conclu à la pertinence pour la coopération française en RDC d’appuyer le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle pour les quatre prochaines années et de démultiplier ainsi des projets en cours (la construction d’écoles et la formation des enseignants, la formation professionnelle), projets inscrits dans les priorités nationales. 
 
Pour mémoire, l’éducation est un des trois secteurs de concentration de l’aide française en RDC. Au travers du projet APEP d’un montant de 5 millions d’euros présent dans trois provinces (Bandundu, Bas-Congo et Kinshasa) et avec l’appui de la Coopération Technique Belge, maître d’ouvrage délégué, outre la réhabilitation / construction d’écoles, l’AFD appuie également le Ministère de l’EPSP à travers la formation continue de 3000 enseignants selon des méthodes mixtes incluant la formation à distance, la formation présentielle dans des centres de ressources et l’autoformation des enseignants. Un accent particulier est mis sur l’enseignement du français, matière fondamentale et langue d’enseignement, ainsi que sur des techniques d’enseignement adaptées à de grands effectifs d’enfants par classe. Ce dernier point est essentiel pour répondre à la hausse des effectifs induits par la gratuité scolaire.
 
L’AFD appuie enfin au travers de deux assistants techniques placés auprès de la Cellule d’Appui Technique du Ministère de l’EPSP, la mise en œuvre du Plan Intérimaire de l’éducation (PIE en sigle) et la coordination des bailleurs autour des objectifs du PIE pour que l’ensemble des appuis sur le budget national, sur les budgets provinciaux, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, puissent contribuer à assurer un enseignement de qualité pour les 15 millions d’élèves aujourd’hui dans le primaire et 20 millions attendus en 2030 en RDC.
 

Elèves lors de l'inauguration



 
 
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