La RDC : entre urgence, reconstruction et développement

Préserver une stabilité politique et une sécurité durement acquises tout en assurant son développement durable : tel est le défi majeur auquel est aujourd’hui confrontée la République Démocratique du Congo.

L’aide française inscrit son action dans le cadre des orientations nationales, en particulier du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP), du Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du Gouvernement et des cinq chantiers prioritaires de la République arrêtés par le Président Joseph Kabila : infrastructures, éducation et santé, eau et électricité, logement, création d’emplois.

Une stratégie française en pleine mutation

En accompagnant la transition politique de la RDC dès 2003 et en mettant en oeuvre une aide budgétaire du gouvernement français de 10 M€ destinée à financer le processus électoral et cinq bataillons de police d’intervention rapide affectés à la sécurité de la ville de Kinshasa, l’AFD a pris part au processus de sortie de crise.
 
Dès 2006, la Coopération française a engagé une réflexion visant à redéfinir une stratégie d’aide, conforme aux priorités des Autorités congolaises, au cadre d’interventions des bailleurs de fonds mais aussi aux ambitions françaises dans ce grand pays francophone. En mars 2007, un premier Document Cadre de Partenariat (DCP), fixant la stratégie d’appui de la France à la RDC pour la période 2007-2011, a été signé. Ce document avait retenu comme secteurs de concentration : l’éducation, la santé, l’environnement/forêts. Deux secteurs, hors concentration ont aussi été identifiés : l’eau et l’assainissement ainsi que l’appui au secteur productif. Ce premier document cadre aura permis à la France de renforcer sa présence, notamment grâce à des projets contenant une forte composante d'assistance technique. Près de 20 millions d'euros ont été engagés par l'AFD durant cette période dans les 3 secteurs de concentration, et 15 millions dans les secteurs hors concentration, notamment au travers des lignes de crédit de Proparco.
 
Le nouveau Document Cadre de Partenariat, signé entre les deux pays pour la période 2013-2016, a retenu comme secteur de concentration l'éducation et la formation professionnelle, ainsi que l'eau et l'assainissement. Continueront à faire l'objet d'un appui de la France le secteur privé et financiers, la santé et l'environnement. C'est donc dans un esprit de continuité des appuis engagés que s'inscrit ce document. Les prévisions d'engagement témoignent du renforcement considérable de la présence française : dans le cadre d'un Contrat de Désendettement et Développement, notamment, ce sont près de 170 millions d'euros que l'AFD a prévu d'engager sur la période 2013-2016.

Le contrat de désendettement et de développement (C2D)

La démarche C2D (Contrat de Désendettement et Développement)  est une procédure d'annulation des créances d’Aide Publique au Développement (APD) pour les pays pauvres très endettés (PPTE). C'est un des volets spécifiques français entrant dans le cadre général de l’initiative de traitement de la dette. L'Agence Française de Développement (AFD) est l'opérateur des C2D. Il s'agit de mécanismes de refinancement par don des échéances du service de la dette des pays pauvres très endettés. Concrètement, les pays continuent d'honorer leur dette, mais aussitôt le remboursement constaté, l'AFD leur reverse la somme correspondante sous forme de don pour qu'elle soit affectée à des programmes de lutte contre la pauvreté sélectionnés d'un commun accord avec l'Etat partenaire
 
Le mercredi 10 juillet 2013, M. Patrice Kitebi et Mme Benguigui, respectivement Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, chargé des Finances, de la République Démocratique du Congo (RDC) et Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargé de la Francophonie du gouvernement français, ont signé le premier le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) entre la France et la RDC.
 
La signature de ce contrat est le résultat des efforts accomplis par la RDC, depuis maintenant plusieurs années, pour assainir son cadre macro-économique et renouer avec la communauté des bailleurs de fonds internationaux. Ces efforts ont en effet conduit le pays à atteindre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE (pays pauvres très endettés) le 1er juillet 2010 et a bénéficier d’une annulation de dette de plus de 6 milliards de dollars américains (USD). Les pays créanciers de la RDC ont par ailleurs confirmé leur volonté d’accorder un allègement de dette additionnel sur une base bilatérale, pour un montant de 1,2 milliard de dollars américains (USD). C’est dans le cadre de cet engagement que la France conclut aujourd’hui ce premier C2D avec la RDC, pour la période 2013-2016, pour un montant d’environ 106 M€. Une seconde phase portera le montant total du C2D à 170 M€ au terme de la période 2017-2022.
 
En RDC, plusieurs secteurs d’intervention ont été identifiés pour affecter ces fonds: éducation (40 M€) et formation professionnelle (25 M€) ; eau (18 M€), gouvernance financière (10M€). Chacun de ces secteurs a été jugé prioritaire par les deux gouvernements

Cette stratégie est déclinée en trois objectifs directs

Mise à jour en octobre 2013

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