Le groupe AFD est présent au Sénégal depuis 1946. Il est représenté à Dakar par une agence régionale qui ouvre également le Cabo Verde, la Gambie et la Guinée-Bissau.

L’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités retenues par les gouvernements sénégalais et français. Les interventions de l’AFD répondent pleinement aux priorités du Plan Sénégal Emergent (PSE) adopté début 2014.

 

À la une

L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



Accompagner le développement de l’entrepreneuriat innovant en Afrique

06/10/2016

A l’occasion de la 4ème édition des Rencontres de l’Entrepreneuriat Innovant Nord et Sud organisée par l’incubateur Bond’Innov avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie ( OIF ) et de l’Institut de la Recherche pour le Développement ( IRD ), l’AFD représentée par sa directrice adjointe des opérations, Aude Flogny, et l’Association Bondy Innovation représentée par son président, Jean-François Boussard, ont signé une convention de financement du Programme Afrique Innovation pour un montant de 1,7 millions d’euros.

Un programme pour permettre aux incubateurs africains d’être plus attractifs, visibles et efficaces

Initié par l’incubateur francilien Bond’Innov, l’incubateur dakarois pour les entrepreneurs des technologies de l’information et de la communication (le CTIC ) et l’incubateur des petites et moyennes entreprises au Niger (le CIPMEN ), ce programme pilote doit permettre de regrouper les professionnels de l’accompagnement à l’entrepreneuriat autour de bonnes pratiques communes, outils et services partagés, pour monter chacun en compétence et répondre plus efficacement aux besoins des entrepreneurs.

Le programme cible les structures d’appui à l’entrepreneuriat innovant, et à travers ces structures, leurs équipes et leurs startups. Il s’inscrit dans une démarche de co-construction globale avec les acteurs de l’innovation en Afrique. "Une vingtaine de structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat de différents pays d’Afrique francophone devraient être impactées à la fin du programme" souligne Aude Flogny, directrice adjointe des opérations de l’AFD.

Améliorer et optimiser l’accompagnement des porteurs de projets

Plus concrètement, le programme consiste dans la mise en place d’une plateforme web ouverte à tous ( Afric’innov ), qui ambitionne d'être à la fois, le média de référence de l’innovation en Afrique francophone et un système d’information et de ressources en ligne pour les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat.

"L’objectif est de réduire les coûts de fonctionnement de chaque structure d’accompagnement et d’ouvrir de nouveaux outils et services à valeur ajouté et complémentaire des structures existantes, avec une logique de partage et d’optimisation des ressources" souligne Jean-françois Boussard, Président de Bondy Innovation.

De l’idée à la création d’entreprise, puis de la création au développement de la petite et moyenne entreprise, toutes les phases de développement seront couvertes, mais le financement initial fait souvent défaut pour les entrepreneurs. Aussi, le second objectif du programme vise à soutenir les porteurs de projets eux-mêmes en testant différents dispositifs de financement de ces start-ups dans leur phase de lancement.

Cinq structures françaises seront impliquées dans le suivi du programme : AFD, Orange , Institut de Recherche pour le Développement ( IRD ), la fondation Africa-France et à compter de janvier 2017, l’ Organisation Internationale de la Francophonie.


 


A propos de l’Association Bondy Innovation
Fondée en 2011 par l’IRD, l’Université Paris XIII, la Ville de Bondy, la Communauté d’agglomération Est Ensemble et le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, l’Association Bondy Innovation, à travers son incubateur Bond’innov détecte, sélectionne et accompagne des projets de création d'entreprises innovantes. Hébergé sur le campus de l’innovation pour la planète à Bondy, c’est le premier incubateur francilien soutenant les projets de start-up du Sud ou en lien avec le Sud. Ses thématiques, non exclusives, concernent l’innovation dans les domaines de la santé et les biotechnologies, l’économie sociale et solidaire, les TIC, le développement durable et l’environnement. Membre de nombreux think-tanks sur les sujets du développement avec les pays du Sud, Bond’innov est également un centre d’expertise et un hub régional de l’innovation en lien avec les pays du Sud.
Contact presse : Aminata Karamoko akaramoko@bondinnov.com / +33 (0) 01 48 02 79 43
www.bondinnov.com


A propos de l’OIF
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 57 Etats et gouvernements membres, et 23 pays observateurs. Elle mène des actions de politique internationale et de coopération multilatérale, conformément aux 4 grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie :

  • Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique
  • Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme
  • Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche
  • Développer la coopération au service du développement durable.

Une attention particulière est portée aux jeunes et aux femmes ainsi qu’au numérique dans l’ensemble des actions de l’OIF. Pour plus de renseignements: http://www.francophonie.org



 



L'AFD accorde 74,1 milliards de FCFA (113 millions d’euros) au Sénégal pour le financement du projet KMS 3 et la création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP)

23/09/2016

Avec ces nouveaux financements, l’AFD  poursuit son accompagnement en faveur de deux secteurs clefs, l’eau et l’assainissement et la formation des jeunes, pour le bien-être des populations et l’émergence du Sénégal.  Au total, ce seront plus de 400 millions d’euros (262 milliards de FCFA) qui seront engagés par l’AFD sur la période 2014-2016, faisant de l’Agence un des principaux contributeurs au Plan Sénégal Emergent.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD et Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan au Sénégal, signent aujourd'hui à Dakar les conventions de financement relatives à deux projets :

  1. La construction d’une troisième usine d’eau potable à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (KMS 3)
  2. La création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) à Bignona et à Richard Toll.

Le projet KMS 3 , financé en partie par l’AFD à hauteur de  93 millions d’euros (61 milliards de FCFA), prévoit la construction d’une usine d’eau potable à Keur Momar Sarr d’une capacité de production de 100.000 m3/jour et des infrastructures de distribution pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar à l’horizon 2025. Ce financement comprend également une subvention de 1 million d’euros destinée au renforcement des capacités de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et du secteur de l’eau potable en milieu urbain. 


Le projet ISEP financé par l’AFD à hauteur de 20 millions d’euros (13.1 milliards de FCFA), consiste en la création de deux instituts supérieurs d’enseignement professionnel, à Bignona et à Richard Toll, dédiés principalement aux métiers agricoles et agro-industriels . Il répond à la volonté des autorités  de déconcentrer et de territorialiser l’enseignement supérieur professionnel, en proposant aux futurs bacheliers une  offre  de formation professionnalisante et en alternance, placée au cœur des bassins économiques pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi et ainsi favoriser l’insertion socio-économique des jeunes diplômés.

Cette signature intervient en présence de Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre de la République du Sénégal, Manuel Valls, Premier Ministre de la République Française et Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal.



L’Union Européenne délègue 75 M€ de fonds à l'AFD pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations au Sahel

21/09/2016

L'AFD a signé avec l’Union européenne cinq conventions de financement d’un montant total de 75 M€, pour des actions d’urgence destinées à lutter contre les migrations irrégulières et les causes profondes de celles-ci, conformément aux engagements pris par la France au sommet de la Valette en novembre 2015.

"Face aux enjeux globaux du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, l’AFD et l’Union européenne œuvrent de concert, dans la dynamique d’intégration d’une Europe premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement", souligne Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD.

Des projets qui répondent aux enjeux majeurs du Sahel et de la zone Lac Tchad



Deux des cinq projets visent ainsi en priorité la stabilité et la sécurité des pays soutenus, avec un accent spécifique sur le renforcement des capacités de résilience des populations face aux crises :

  • Programme national de développement participatif au Cameroun (10 M€) :

Le projet améliorera les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base

  • Projet Sécurité Humaine et développement au Nord Mali (13 M€) :

Le projet soutiendra la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali. -    Le projet contribuera ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et trois d’entre eux répondent aux enjeux de migrations au Sahel, en ciblant en particulier le développement de programmes économiques créateurs d’opportunités d’emplois pour les jeunes :

  • Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez au Niger, zones de transit des migrants (30 M€) :

Le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques

  • Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne en France et en Espagne (6 M€) :

Le projet accompagnera l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) du Mali

  • Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal (16 M€) :

Le projet proposera une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam


Deux nouveaux projets devraient être signés d’ici fin octobre sur ces deux thématiques prioritaires, un projet de formation professionnelle pour les jeunes tchadiens  (10,3 M€) et un projet dans le domaine de la gouvernance au Niger (6 M€). Les 5 projets s’inscrivent pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour un engagement renouvelé de l’AFD au Sahel, adopté fin 2015.

 


Des fonds délégués qui renforcent le partenariat de l’AFD avec l’Union européenne

En 2013, avec 56 milliards d’euros, l’Union européenne (institutions de l’UE et États membres) était le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement.
 
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne a délégué 904 M€ à l’AFD pour financer des projets dans les pays où elle intervient, dont 409 M€ en Afrique subsaharienne (soit 67 projets).

Via le Fonds Fiduciaire d’Urgence européen en 2016, l’AFD mettra en œuvre sept nouveaux projets pour un montant total de 91,3 M€.

Un fonds européen en faveur de la stabilité et pour lutter contre les migrations irrégulières

En réponse à l'ampleur sans précédent de la crise migratoire, l’UE a créé lors du Sommet de La Valette du 11 novembre 2015, le Fonds Fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, aussi appelé Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU). Adossé au plan d’action de La Valette adopté par les dirigeants africains et européens, le FFU est destiné à venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire. Son objectif principal est de renforcer la stabilité régionale afin de répondre aux défis de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que faciliter la gestion de la migration.

Les objectifs de ce fonds sont les suivants :

  • Etablir des programmes économiques pour créer de l'emploi, avec un accent sur les jeunes et les femmes ainsi que sur la formation technique et professionnelle et la création de PME ;
  • Améliorer la capacité de résilience des populations locales et l'accès aux services de base, avec un accent sur les plus vulnérables, les réfugiés et les déplacés ;
  • Contribuer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains et une gestion améliorée des frontières ;
  • Construire une meilleure gouvernance, surtout en termes de prévention des conflits et d'amélioration de l'Etat de droit.

23 pays sont éligibles dont 9 pour la région du Sahel et du Lac Tchad : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. Les pays voisins sont également éligibles dans le cas de projets présentant une dimension régionale et ayant pour but de gérer les flux migratoires régionaux et les défis qui y sont liés.

La dotation initiale du fonds s’élève à un total de 1,88 Md€ dont 1,8 Md€ proviennent  des contributions financières de la Commission Européenne. Le reste est financé par les contributions des Etats Membres de l’UE ainsi que d’autres donateurs. Toutes fenêtres confondues, environ 900 M€ ont été à ce jour octroyés par le FFU à des agences d’exécution/coopération d’Etats membres ainsi qu’à des ONG, dont 541 M€ pour le Sahel et la zone Lac Tchad. Un nouvel abondement du Fonds est en préparation à hauteur de 500 M€.

 


Description des projets



Niger - Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez

Le coût total du projet est de 67 M€, financés par un prêt de 30 M€ et une subvention de 7 M€ de l’AFD à l’Etat du Niger et par l’UE (FFU) pour 30 M€.

Dans les régions d’Agadez et de Tahoua, le projet appuiera le développement d’une agriculture durable et intensive en main d’œuvre reposant sur des exploitations familiales plus performantes (rendement, qualité, gestion…) et dont l’activité est orientée vers le marché. Les jeunes issus de ces régions dites « de transit » migrent en saison sèche vers la Libye et l’Algérie, certains tentés d’aller vers l’Europe en suivant le mouvement des migrants ouest-africains (ghanéens, nigérians, etc.). Pour cela, le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques. Il financera également le développement d’équipements destinés à mieux valoriser la production, en favorisant notamment les conditions d’accès au marché, et renforcera l’accès des producteurs agricoles et des autres acteurs des filières à des services financiers et non financiers adaptés.

Mali - Sécurité Humaine et développement au Nord Mali, phase 2

Le coût total du projet est de 19 M€, financés par l’Etat malien pour 1M€, par une subvention de 5 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 13 M€.

Le projet Sécurité et Développement au Nord du Mali – phase 2 (SDNM 2) vise à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en soutenant  la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali.

Il prend la suite du projet SDNM 1, actuellement en cours de réalisation, qui a été mis en œuvre aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans la région de Kidal. D’un montant de 1 M€ (750 k€ de l’AFD et 250 k€ de l’Etat malien), le SDNM 1 a été mis en œuvre en un an (juillet 2015 - juillet 2016), et aura permis la réalisation d’un programme d’investissements (ouvrages hydrauliques, infrastructures sociales, énergie…) identifiés comme prioritaires par les populations.

Le projet SDNM 2 s’inscrit dans la continuité du projet SDNM 1 tout en étendant son champ géographique initial, la région de Kidal, à cinq autres régions : Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni (ces deux dernières ayant été créées récemment), et la partie de la région de Mopti située en zone rouge au moment de l’instruction du projet (cercles de Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Youwarou et Ténenkou).

Mali - Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne

Le coût total du projet est de 8,2 M€, financés par une subvention de 2,2 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Le projet vise à promouvoir les initiatives collectives de développement dans les zones d'origine (généralement à travers des associations de migrants dans les pays d’immigration) et à accompagner l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi et à participer à  la mise en œuvre de la politique nationale de Migration du Mali. Il consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne, pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine.

Ce projet a déjà démarré avec un financement en subvention de 2,2 M€, actuellement mis en œuvre par l’AFD sous l'intitulé "programme Mobilité Migration Développement" et destiné à appuyer les investissements et les transferts de normes de la diaspora malienne de France.

Sénégal - Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal

Le coût total du projet est de 40,2 M€, financés par une subvention de 200 k€ de l’AFD (guichet ONG) et par l’UE (FFU) pour 40 M€.

Ce programme d'appui au développement local et à l'employabilité vise la promotion de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans les zones de départ de migrants.

Il vise à agir à la fois sur la demande et sur l'offre sur le marché de l'emploi en proposant une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam, tout en professionnalisant la main d'œuvre employable sur ces mêmes filières et régions. Il contribuera en outre à renforcer l’employabilité des jeunes sans qualification dans le secteur artisanal (les corps de métiers pré-identifiés sont la menuiserie bois, la menuiserie métallique, la couture-habillement, la mécanique auto, la cordonnerie et la transformation agricole) grâce à l’amélioration de la formation par apprentissage au sein des ateliers artisanaux, dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Saint-Louis.

L'action sera complétée par un important plan de communication pour promouvoir le "Réussir au Sénégal" et déconstruire les "imaginaires migratoires", ciblant les potentiels candidats au départ à travers des cas concrets et des médias adaptés.

Cameroun - Programme national de développement participatif au Cameroun

Le coût total du projet est de 10 M€, entièrement financés par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Les régions historiquement marginalisées du Septentrion  camerounais, et en particulier de l’Extrême Nord, sont profondément affectées par la crise liée aux attaques de Boko Haram. Les jeunes de ces territoires qui connaissent des taux de natalité élevés ont vu leurs principales activités économiques (commerce transfrontalier, moto-taxis, activités liées au tourisme, élevage/agriculture, etc.) brutalement interrompues par l’insécurité. Faute de perspectives d’insertion économique et sociale, ils optent de plus en plus pour la migration (vers les grandes villes du pays, la sous-région ou l’Europe) ou des activités criminelles (coupeurs de route, kidnapping, combat dans les rangs de Boko Haram).

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’inscrit dans la politique de décentralisation du Gouvernement camerounais et après 10 ans de mise en œuvre, il est aujourd’hui perçu par les communes comme un outil ayant fait ses preuves d’efficacité pour développer leurs projets prioritaires. Il a pour objectif d’améliorer les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base et le renforcement du processus de décentralisation, afin d’accroître les capacités des communes dans leur mission de promotion du développement local et de planification. Face au risque de perte de légitimité des pouvoirs publics dans des zones historiquement marginalisées, ce programme public bien connu de la population est l’un des seuls à montrer des autorités publiques au service de leurs citoyens, en particulier dans les régions du Septentrion.

 



Enfants et jeunes de la rue : une dynamique multi-acteurs pour une prise en charge individuelle de qualité

29/08/2016

Lié au développement des grandes villes, le phénomène des enfants et jeunes de la rue est l’une des conséquences de l’exclusion sociale contre laquelle lutte le Samusocial International. A Dakar, Bamako, Ouagadougou et Pointe-Noire, l’ONG a mis en œuvre un dispositif, soutenu par l’AFD, fondé sur la concertation avec les villes.

5884 enfants et jeunes de la rue pris en charge à Dakar

Le phénomène des enfants et jeunes de la rue est lié au développement des grandes villes. L’urbanisation croissante et mal contrôlée, le délitement des solidarités traditionnelles ou la précarisation des familles, sont autant de facteurs qui favorisent l’exclusion sociale d’innombrables enfants et jeunes.

« Contre la grande exclusion, nous avons besoin de grands professionnels ».

Par ces mots, le Docteur Xavier Emmanuelli, Président fondateur du Samusocial International, insiste à la fois sur la complexité des prises en charges individuelles et sur l’exigence de professionnalisme qu’il convient d’employer dès l’intervention en rue. L’approche Samusocial étant au carrefour de plusieurs disciplines (soin médical, travail social, soutien psychologique, assistance juridique et administrative…), le travail en réseau est un levier important de la réussite de cette méthode. A titre d’exemple, le Samusocial Sénégal a pris en charge 5884 enfants des rues à Dakar, depuis sa création.
Le renforcement des partenariats opérationnels et institutionnel constitue justement le fil rouge autour duquel s’articule la collaboration entre le Samusocial International et l’Agence Française de Développement.
Depuis 2013, trois thématiques principales ont mis en valeur l’importance du partenariat dans la relation d’aide :



La Ville au centre du débat sur l’exclusion sociale en milieu urbain

La première phase de l’action (2013 – 2015) a consisté à impliquer les pouvoirs publics, aux côtés de la société civile, dans des espaces de concertation. Alors que les processus de décentralisation sont en cours sur les territoires, les dispositifs Samusocial ont mis en relief le rôle prépondérant des municipalités pour soutenir les initiatives envers les enfants et les jeunes de leurs villes. Plus encore, des séminaires internationaux ont permis aux délégations municipales de Dakar, Bamako, Ouagadougou, Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa, Dolisie et Bangui d’échanger sur leurs nouvelles prérogatives et sur les moyens à leurs dispositions pour relever ce défi.  
Suite au séminaire inter-municipalités de Pointe-Noire en 2015, la Mairie a par exemple renouvelé son soutien au Samusocial Pointe-Noire, en lui accordant pour cinq années supplémentaires, une dotation financière et la mise à disposition de locaux pour l’hébergement d’urgence des enfants et jeunes de la rue.

La seconde phase de l’action, débutée en 2016, met l’accent sur deux problématiques opérationnelles pour lesquels l’interaction entre organisations publiques et privées s’avère indispensable.

L’accès aux soins des enfants et jeunes de la rue

Alors que les Objectifs du Développement Durable entendent « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle » à 2030, le Samusocial International appuie ses partenaires locaux pour que les besoins des franges les plus vulnérables de leurs populations soient représentés dans les débats.
Il s’agit notamment de faire exister le statut d’indigent, de clarifier le système de référencement depuis les structures associatives vers les centres de santé ou les hôpitaux et de réfléchir aux modalités de financement des consultations, des soins et des médicaments pour les sans-abris.
Grâce aux efforts du Samusocial Mali, aux côtés de la municipalité de Bamako, ce sont plus de 50 enfants et jeunes de la rue qui ont déjà été immatriculés au titre du régime d’assistance médical (RAMED), leur garantissant ainsi un accès aux soins gratuits et inconditionnels dans les hôpitaux de la ville. 

 



L’extension des services aux jeunes adultes

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont sortis ou s’apprêtent à sortir du cadre garantissant la protection de l’enfance. Emerge chez eux des désirs d’autonomie financière, de citoyenneté, parfois de parentalité. Pourtant, leur âge avancé et leurs longs épisodes de vie en rue, rendent insuffisantes les réponses des dispositifs Samusocial, des partenaires associatifs et des institutions publiques.
Ainsi, à travers une démarche de travail en réseau, les acteurs investissent le champ de l’insertion professionnelle des jeunes de la rue, et développent des réponses adaptées à ce public dans le cadre des prises en charge médico-psychosociales.   
Précurseur en la matière, le Samusocial Burkina Faso, avec le soutien de la Mairie de Ouagadougou, a mené un atelier de réflexion de 3 jours sur la prise en charge des jeunes adultes en situation de rue dès 2014. Des plateformes public/privé, auxquels seraient associés les acteurs économiques du territoire, sont désormais en cours de création, afin de mutualiser les réponses, notamment en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Le Samusocial International s’efforce de capitaliser les expériences développées dans le cadre de ce projet et de partager avec le plus grand nombre, ses principes d’intervention auprès des populations en grandes exclusions. Pour aller plus loin, les cahiers thématiques et les guides méthodologiques sont mis à disposition du public dans un centre de ressources en ligne, le site www.samu-social-international.com.

Twitter : @SamusocialIntl
Facebook : SamusocialINTERNATIONAL



L'AFD financera l'investissement agricole au Sénégal à hauteur de 10 milliards de FCFA (15 millions d’euros)

13/06/2016

L'AFD et l'État du Sénégal signent ce lundi 13 juin une convention de financement relative à une ligne de crédit dédiée au financement de l'investissement agricole au Sénégal. Le projet ainsi financé a pour finalité de contribuer à lever deux des principaux freins au développement de l’agriculture sénégalaise : l’accès au financement long-terme et l’insuffisance des équipements.

Ce prêt concessionnel* d’un montant global de 15 millions d’euros - soit environ 10 milliards de FCFA -, accordé par l’AFD à l’État du Sénégal, sera intégralement rétrocédé à la Caisse Nationale du Crédit Agricole (CNCAS) et affecté au financement de l’investissement agricole, en particulier dans les exploitations familiales. Il est complété par une subvention de 300 000 € pour appuyer la CNCAS notamment sur les aspects environnementaux et sociaux du projet.

Le projet appuiera la réalisation d’investissements permettant la modernisation, la diversification et l’extension des activités des exploitations agricoles et des organisations professionnelles, dans des filières agricoles à fort potentiel. Plus spécifiquement, il visera à :

  • Augmenter les superficies aménagées et la production, notamment céréalière.
  • Améliorer la compétitivité des filières agricoles.
  • Faciliter l’insertion des jeunes et des femmes dans l’agriculture, notamment dans la commercialisation et la transformation des produits agricoles.

La convention de financement a été signée par Monsieur Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal et Monsieur Rémy Rioux, Directeur général de l’AFD, en présence de Monsieur Papa Abdoulaye Seck, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et de Monsieur Malick Ndiaye, Directeur Général de la Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal.

Au cours de sa première visite au Sénégal depuis sa prise de fonction le 2 juin dernier, Rémy Rioux a pu mesurer sur le terrain, certaines des réalisations emblématiques financées par l’AFD au Sénégal. Il a parcouru l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, mise en service en août 2013, à laquelle l’AFD a contribué à hauteur de 40 milliards FCFA (60 millions d’euros). Il s'est également rendu dans le quartier de Pikine Irrégulier Sud, bénéficiaire d’un projet de restructuration urbaine et d’appui à la lutte contre les inondations financé par l’AFD à hauteur de 32 milliards de FCFA (50 millions d’euros), corollaire au programme autoroutier.

La contribution de l’AFD au Plan Sénégal Émergent PSE devrait dépasser 400 milliards de FCFA - soit 600 millions d'euros - sur la période 2014-2017.


* Un prêt est dit concessionnel lorsqu l'AFD en bonifie les conditions financières. La bonification d'un prêt est possible lorsque le projet sous-jacent présente un caractère additionnel (« l’opération permet-elle d’aller plus loin que les pratiques courantes ou que la réglementation nationale dans le domaine concerné ? »).  La bonification, qui correspond alors au différentiel de taux entre un prêt au taux du marché et un prêt concessionnel, est alors apportée par le gouvernement français.



 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus