Le groupe AFD est présent au Sénégal depuis 1946. Il est représenté à Dakar par une agence régionale qui ouvre également le Cabo Verde, la Gambie et la Guinée-Bissau.

L’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités retenues par les gouvernements sénégalais et français. Les interventions de l’AFD répondent pleinement aux priorités du Plan Sénégal Emergent (PSE) adopté début 2014.

 

À la une

Santé : construction d'un centre de laboratoires et de formation ouest-africain

26/11/2014

Dans le contexte du projet «Réseau de l’Afrique de l’Ouest des laboratoires d’analyses biologiques» (RESAOLAB) , la construction du futur Centre de la division des Laboratoires et de la Direction de la Pharmacie et du Médicament du Togo a officiellement été lancée à Lomé le 18 novembre 2014.

 

Améliorer la qualité des diagnostics dans la lutte contre les maladies épidémilogiques 

RESAOLAB est un réseau mis en œuvre par la Fondation Mérieux dans sept pays d’Afrique de l’Ouest: Bénin, Burkina-Faso, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Togo. Il a pour objectif d 'améliorer les services de santé en renforçant, dans une perspective sous régionale, le secteur du laboratoire médical. Il contribuera à l’amélioration de la qualité des diagnostics, permettant une prise en charge plus adaptée des patients et la réduction des coûts, tant pour le système de santé que pour le patient. Il permettra également la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique solide, avec une notification des cas précoces. Ce projet est principalement financé par l'AFD, à hauteur de 5 millions d’euros pour un montant global de 8 millions d'euros.
 
Au Togo, le projet va financer la mise en place d’une Division du Laboratoire. Les fonds du Projet d’appui à la gestion des ressources humaines en santé et du médicament (PAGRHSM) , également financé par l’AFD dans le cadre des activités «Pays», viennent complémenter le dispositif en finançant la construction d’un étage supplémentaire qui accueillera la direction des Pharmacies, du Médicament et des Laboratoires. 
 
Vue perspective de l'édifice
 
Un dispositif bienvenu face à Ebola  
 
RESAOLAB a été acteur de la réponse dès le départ, notamment en fournissant  des boîtes de prélèvement sécurisées et en formant du personnel sur le diagnostic des fièvres hémorragiques. Ceci explique également la mobilisation politique et médiatique autour de ce projet.

La cérémonie de ce jour a été présidée par le premier ministre (cumulant la fonction de ministre de la Santé), en présence de l’ambassadeur de France au Togo, du directeur de l’agence de Lomé, du directeur général de la fondation Mérieux et des représentants des six autres pays engagés dans le Projet.

 
 
Le Premier ministre, Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, ministre de la Santé posant la
première pierre de la structure. © Photo AFD Lucie Vigier

 
       
 
 
À propos de la Fondation Mérieux
 
La Fondation Mérieux a été créée en 1967 par le Docteur Charles Mérieux, en hommage à son père Marcel Mérieux , élève de Louis Pasteur et fondateur de l'Institut Mérieux en 1897. Elle a été reconnue d’utilité publique en 1976. La Fondation Mérieux est une grande aventure familiale où différentes générations partageant les mêmes valeurs pasteuriennes ont su transmettre leur vision de la biologie au service de la santé publique mondiale. En rapprochant des partenaires d'horizons très différents et de toutes cultures, le Docteur Charles Mérieux a donné naissance à un réseau international exceptionnel. La Fondation Mérieux a ainsi joué un rôle de catalyseur d'initiatives concourant à un même objectif, faire reculer les maladies infectieuses dans le monde. Sous l'impulsion d' Alain Mérieux et du Docteur Christophe Mérieux, la Fondation a réorenté son action surle terrain au coeur des foyers infectieux, avec le soutien de la Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux . www.fondation-merieux.org


Programme de mise à niveau des entreprises au Sénégal

21/11/2014

Le programme de mise à niveau des entreprises au Sénégal a débuté par une phase pilote en 2004 sur impulsion de l’AFD et du gouvernement du Sénégal, pour un montant de 10,9 millions d’euros de l’AFD. Une seconde phase de pérennisation a été lancée en 2010 et s’achèvera en 2018. Ce programme s’inspire des expériences du Portugal et de la Tunisie en la matière, précurseurs de cette approche de soutien au secteur privé.

 

La deuxième phase du programme de mise à niveau des entreprises du Sénégal (MAN II) a permis d’engager 46 entreprises de divers secteurs vers la voie de la compétitivité, de l’efficacité énergétique et de la responsabilité environnementale. Elle a été financée à 5,5 millions d’euros par l’AFD et 5 millions d’euros en délégation de fonds de l’Union Européenne (UE), le tout en subventions. Les fonds de la seconde phase ont été entièrement décaissés fin 2014.

C’est dans ce contexte que les troisièmes journées de la mise à niveau des entreprises du Sénégal, organisées par le Bureau de mise à niveau (BMN), se sont tenues à Dakar les 28 et 29 octobre 2014 en présence de nombreux officiels sénégalais, dont le Premier ministre, ainsi que de l’ambassadeur de France au Sénégal.

L’objectif était de porter un triple message :

  • évaluer les résultats du programme grâce à une approche inédite d’évaluation scientifique d’impact (ESI) en collaboration avec les données de la statistique sénégalaise. Ces dernières ont  fait ressortir un impact micro-économique fort avec en moyenne un ratio de surplus de création de valeur ajoutée rapporté aux primes versées de l’ordre de 3. En revanche, l’échantillon des entreprises bénéficiaires étant encore assez réduit, l’impact au niveau macro-économique ne s’est fait ressentir qu’à la marge ;
     
  • interpeller le gouvernement, les bailleurs et le BMN lui-même sur l’enjeu de la pérennisation des fonds du programme ;
     
  • profiter de cette tribune pour communiquer largement sur le programme et le faire connaître auprès du plus grand nombre d’entreprises, et inciter ou structurer en réseau les initiatives similaires dans d’autres pays de la sous-région. 
Une nouvelle approche orientée vers les petites entreprises
 
En plus de ces objectifs, ces journées ont été l’occasion de présenter la nouvelle approche du programme : la mise à niveau spécifique, qui adaptera le mécanisme de la mise à niveau pour toucher des entreprises de plus petite taille. Ce deuxième guichet du BMN devrait voir le jour à partir du premier semestre de 2015 et pourrait, dans un premier temps, cibler prioritairement les entreprises des régions moins bien desservies par le guichet de la mise à niveau dite « globale », comme la Casamance.
 
Depuis la seconde phase du programme, le BMN inclut dans ses programmes la double composante efficacité énergétique et environnement afin de stimuler et d’accompagner toutes les entreprises faisant appel à la mise à niveau à investir pour un développement durable. Outre les primes qui sont spécifiquement dédiées à cette composante, une ligne de crédit de 8 millions d’euros a été mise à la disposition de la Société Générale des Banques au Sénégal (SGBS) en partenariat technique avec le BMN. Forte de cette expérience qui a connu un franc succès auprès des acteurs du secteur privé, dénotant l’engouement et la prise de conscience des chefs d’entreprises pour ces problématiques, l’AFD met aujourd’hui en place une nouvelle ligne de crédit dite SUNREF, dont les 30 millions d’euros qui lui sont alloués bénéficieront à plusieurs pays de la zone UEMOA dont le Sénégal.
 


Challenge Climat : concours international sur l'innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

10/10/2014

L’AFD organise en collaboration avec le CIRAD un concours international d’innovations Challenge Climat Agriculture et Forêts.

Ce concours d’innovations, qui a lieu du 9 septembre au 1er décembre 2014 (date limite de dépôt des candidatures), a pour objectif de soutenir et d'encourager les innovateurs à concrétiser des idées et techniques pour relever les défis auxquels les secteurs de l’agriculture et de la forêt doivent faire face en raison du dérèglement climatique, et soutenir le développement durable. Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international français est également l’un des partenaires principaux de cette initiative.

Parmi les innovations développées sur les continents africains, asiatiques, sud-américains (Amérique-centrale et Caraïbes inclus) et au sein des zones Méditerranée et du Moyen-Orient, ainsi que des départements et collectivités d’Outre-mer, le challenge distinguera 12 personnalités porteuses d’innovations dans le domaine de l’agriculture et de la forêt face au changement climatique. Elles seront invités pour 10 jours à Paris dans le cadre du Salon International de l’Agriculture (21 février – 1er mars 2015) afin de mettre en avant et médiatiser leur innovation au sein de l’un des principaux événements agricoles mondiaux.  

► Pour déposer votre candidature, veuillez consulter le site du concours :   http://challenge-climat.com/
 

 



Le futur Institut Pasteur de Conakry : un centre d’expertise face à Ebola

01/10/2014
Le futur centre d’expertise de l’Institut Pasteur à Conakry constituera, à très court terme, un élément clef du système de riposte national face à l’épidémie Ebola. Grâce au soutien des autorités guinéennes, ce centre d’expertise sera rapidement en fonction pour renforcer et développer les capacités de diagnostic et de contrôle de l’épidémie. Du personnel de laboratoire guinéen sera formé et ce Centre pourrait devenir à terme une référence dans la lutte contre les fièvres hémorragiques.

« Une urgence de santé publique de portée mondiale » selon l’OMS

L'épidémie de fièvre à virus Ebola qui touche pour la première fois l'Afrique de l'ouest, avec la Guinée comme premier épicentre continue de se répandre face à l’incapacité des systèmes de santé à contenir sa progression. *

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise que l’épidémie continue à progresser de manière accélérée et alarmante. L’organisation estime que le nombre total de cas de fièvre hémorragique à virus Ebola pourrait dépasser les 20 000 au cours de cette épidémie.

Désastreuse sur le plan humain, l’épidémie a également des impacts très négatifs sur l’activité du pays, et notamment sur l’économie : détérioration des échanges commerciaux, retrait des investisseurs, baisse de la circulation des biens et des personnes, etc. Ces conséquences pourraient avoir rapidement des répercussions à long terme sur la croissance, la sécurité et le niveau de vie des populations.

La flambée actuelle se caractérise par :

  • une très forte transmission hospitalière et communautaire
  • un nombre élevé de personnels de santé touchés
  • la résistance de la population envers les mesures de prévention
  • une répartition large et diversifiée, plus importante que lors d’épidémies précédentes, à la fois dans les zones de concentration urbaine, mais aussi en zone rurale enclavée et dans les zones transfrontalières.

 
©unicefguinea, Photo Crédit : Timothy La Rose

Une épidémie qui révèle cruellement le manque de personnels formés et d’équipements

L’incapacité du système de santé guinéen à réagir rapidement et efficacement au début de l’épidémie a contribué à la multiplication des foyers. L’épidémie semble aujourd’hui hors de contrôle malgré une très forte mobilisation d’organisations internationales telles que Médecins Sans Frontières (MSF), la Fédération Internationale de la Croix-Rouge, l’OMS et l’Institut Pasteur.

Peu d’organisations sont aujourd’hui compétentes pour intervenir face à ce genre d’épidémie. MSF, qui reste la principale organisation à prendre en charge l’isolement et le traitement des patients dans des structures adaptées dans les trois principaux pays affectés (Guinée, Liberia et Sierra Leone), a alerté les gouvernements et la communauté internationale sur la limitation de ses moyens et la difficile mobilisation des ressources humaines sur le long terme.

Produire un diagnostic rapide, fiable et organiser le contrôle de l’épidémie

L’absence de compétences et de capacités permettant de produire un diagnostic rapide, fiable et organiser le contrôle de l’épidémie ont conduit à une forte inertie suite à l’apparition des premiers cas Ebola. Outre le temps d’attente pour identifier le virus, propice à sa propagation, la communication défaillante et une information trop tardive pour mettre en place des mesures préventives et des mesures de protection pour le personnel de santé, une des principales raisons tient au manque d’un réseau de laboratoires non encore fonctionnel et d’un laboratoire de référence efficace.

L’ambition du futur centre d’expertise de Conakry est d’être le centre de recherche contre les fièvres hémorragiques, le lieu de formation des personnels médicaux et l’appui aux laboratoires guinéens face aux virus du type Ebola. De fait, il devrait constituer un élément-clé du plan de riposte national face aux épidémies du type Ebola

Un élément-clé du plan de riposte national face aux épidémies

Création de deux unités d’expertise au sein de l’Institut national de santé publique

La création de deux unités (Virologie et Entomologie) répond aux attentes exprimées par les autorités guinéennes ainsi qu’aux besoins les plus urgents).
Ces deux unités se concentreront sur les maladies à potentiel épidémique avec, dans la première phase, les arboviroses et virus de fièvres hémorragiques, qui ont fait l’objet de plusieurs épidémies majeures en Guinée (fièvre Ebola, fièvre de lassa, fièvre jaune, fièvre de la vallée du rift, grippe …) avec des impacts de morbidité et mortalité significatifs.

Formation du personnel de santé

Le succès et la pérennité du projet repose en grande partie sur la qualité des ressources humaines locales mobilisées pour intervenir dans ce dispositif. Grâce à la mobilisation du réseau d’expertise Pasteur et notamment de l’Institut Pasteur de Dakar, le personnel sélectionné avec le ministère de Santé publique sera formé dans l’objectif de créer une équipe opérationnelle et pérenne de chercheurs et techniciens pouvant assurer une évolution graduelle des activités.
 


Photo crédits : ©EC \ ECHO Jean-Louis Mosser


Impacts attendus du projet

Le projet devrait contribuer de manière significative au développement humain durable du pays par le renforcement des connaissances des risques sanitaires ainsi que des capacités de diagnostic et de contrôle des épidémies de fièvre hémorragique.
L’amélioration des connaissances et des enjeux de ce type d’épidémie va notamment contribuer à réduire la stigmatisation sur le personnel de santé et les personnes guéries. A terme, l’amélioration de la connaissance et des capacités des laboratoires nationaux devrait par ailleurs contribuer à regagner la confiance des opérateurs économiques et à la libre circulation des biens et des personnes.
Enfin, ce projet a également pour vocation d’assurer l’appropriation par les cadres nationaux de l’expertise apportée par l’équipe de l’IPP.

Moyens apportés par l’AFD

L’AFD apporte une subvention de 4 millions d’euros.

 

Qu’est-ce que l’Institut Pasteur ?

L'Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d'utilité publique à but non lucratif, dont la mission est de contribuer à la prévention et au traitement des maladies par la recherche, l'enseignement et des actions de santé publique.
L'Institut Pasteur jouit d'une notoriété mondiale en matière de recherche biomédicale fondamentale et appliquée, en particulier dans le domaine des maladies infectieuses.
De plus, il coordonne et soutient le Réseau International des Instituts Pasteur « RIIP », lequel participe au renforcement des capacités, à l'appui aux programmes nationaux de surveillance des ministères de la santé, à la recherche, au diagnostic et à la réponse aux épidémies en partenariat avec des instances nationales et internationales telles que l'OMS.

Dès l’apparition des premiers cas suspects, l’Institut Pasteur Paris (IPP) a été en mesure de mobiliser des moyens humains et financiers de son réseau, notamment depuis l’Institut Pasteur de Dakar, pour soutenir le dispositif d’aide mis en place en accord avec le ministère de la Santé et l’OMS au niveau du Centre Collaborateur sur les arbovirus et les fièvres hémorragiques. Après confirmation des cas, l’IPP a déployé un laboratoire mobile et permis de renforcer rapidement les capacités de diagnostic du Ministère de la Santé (MSP). A l’invitation des autorités guinéennes, l’Institut Pasteur Paris a répondu à la demande guinéenne du renforcement des capacités de diagnostic et de contrôle par le soutien à la création d’un Centre basé à Conakry.

 

*En cinq mois, cette épidémie, la plus grave depuis son apparition en 1976, a fait 2909 morts sur 6242 cas officiellement répertoriés selon l’OMS (24/09/14). Le Liberia est le pays le plus affecté par le virus avec 3280 personnes touchées et 1677 morts. Puis la Sierra Leone, avec 1940 cas et 597 décès. En Guinée, 635 décès pour 1022 cas. Au Nigéria, 20 cas, 8 décès…

La Sierra Leone et la Liberia ont décrété l’état d’urgence et la Guinée l’état d’urgence sanitaire.
Si les cas confirmés en RDC (41 décès au 24/09) ne semblent ne pas être liés à l’épidémie qui frappe l’Afrique de l’Ouest, l’émergence de nouveaux foyers risque de provoquer des pressions supplémentaires sur la mobilisation des ressources humaines et financières.



Premier crédit en faveur de la "Facilité énergie durable" en Afrique de l'ouest

16/09/2014

Face à la crise croissante de l’énergie que connaît l’Afrique de l’Ouest depuis le milieu des années 2000, le premier prêt dans le cadre du projet SUNREF va contribuer à financer des investissements d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable de petite taille dans les pays de la zone.

Une demande croissante, une offre d'énergie fossile aux coûts élevés
 
L’Afrique de l’ouest connaît une crise croissante de l’énergie depuis le milieu des années 2000. Les capacités d’approvisionnement et les investissements réalisés dans le secteur ne permettent pas de répondre à une demande croissante en énergie, notamment en milieu urbain.
 
L’augmentation des importations d’énergie fossile fragilise également la santé financière de certains pays de la région et le développement de moyens de production d’énergie alternatifs et durables constitue pour ces États un sujet majeur.
 
Dans ce contexte, SUNREF contribue à soulager ces contraintes en finançant des investissements d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable de petite taille dans un certain nombre de pays de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Le projet comporte deux composantes essentielles.
 
Il met tout d’abord à la disposition des institutions financières locales, telles que Oragroup SA, une ligne de crédit de 30 millions d’euros en vue de financer des projets répondant à des critères d’éligibilité précis.

Aider les porteurs de projet à accéder aux financements bancaires
 
Le projet comprend par ailleurs un programme d’assistance technique, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et par l’Union européenne (Infrastructure Trust Fund), visant à faciliter l’accès aux financements bancaires pour les porteurs de projets et l’instruction technique des dossiers par les banques partenaires.
 
Echange des documents entre Patrick Mestrallet, directeur général Oragroup (à droite),
et Yves Boudot, chef Projets AFD.
 
 
La convention de prêt a été signée le 29 août dernier entre l’AFD et Oragroup SA, holding du groupe bancaire Orabank, pour un montant de 5 M€, soit environ 3,28 milliards de FCFA.
 
 
 


 
   
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