Le groupe AFD est présent au Sénégal depuis 1946. Il est représenté à Dakar par une agence régionale qui ouvre également le Cabo Verde, la Gambie et la Guinée-Bissau.

L’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités retenues par les gouvernements sénégalais et français. Les interventions de l’AFD répondent pleinement aux priorités du Plan Sénégal Emergent (PSE) adopté début 2014.

 

À la une

L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



L’AFD soutient 14 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 15,4 millions d’euros

17/06/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 17 juin 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :
 

CRID – Education au développement

Subvention de 654 465 euros sur 3 ans et demi, pour un projet d’éducation au développement porté par huit organisations membres du CRID (AITEC, les Amis de la Terre, Artisans du Monde, CCFD Terre-Solidaire, France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Ingénieurs sans Frontières, les Petits Débrouillards, RITIMO). Ce projet vise à appuyer ces organisations dans la construction de modèles économiques alternatifs, afin d’avancer sur la voie de la transition sociale, écologique, économique et démocratique. Il comprendra des actions de formation et d’information pour les militants et membres associatifs, l’organisation de débats lors des Universités d’été de la solidarité internationale en 2014 et 2016, du Forum social mondial et de la COP 21 en 2015. Le projet permettra d’identifier et de mettre en réseau  des initiatives de développement durable menées dans les territoires. Il développera des outils (site web auto-alimenté, centre de ressources en ligne, supports d’apprentissage audio-vidéo, documentaires…). Il comprendra également un volet de plaidoyer auprès des décideurs politiques, des chercheurs et des médias.

UNMFREO – Appui au développement des Maisons familiales rurales dans 14 pays

Subvention de 400 000 euros pour une année, à l’Union nationale des maisons familiales rurales (UNMFREO) dans 14 pays (Bénin, Brésil sud, Brésil Maranhao, Brésil Para, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Colombie, Comores, Ile Maurice, Madagascar, Mali, Maroc, Sénégal, Tchad, Togo). Ce financement doit permettre aux Unions de Maisons familiales rurales de renforcer la qualité pédagogique de leur offre de formation, d’accroître la masse critique de leurs actions, de rechercher une meilleure intégration dans les politiques sectorielles de formation et d’insertion des jeunes, de formaliser leur modèle économique et d’approfondir les perspectives de pérennité financière du système. Il s’agira aussi de définir des critères de concentration géographique pour les actions futures.

Action Mopti Mali – Appui au développement local à Mopti et éducation au développement dans les Yvelines

Subvention de 1 080 000 euros sur 3 ans à Action Mopti Mali pour la deuxième phase d’un projet visant à contribuer au développement de la région de Mopti au Mali et mener des initiatives d’éducation au développement dans les Yvelines. Cette nouvelle phase, qui passe de 11 à 36 communes, a pour objectif de renforcer les capacités d’administration et de bonne gouvernance des collectivités partenaires afin de générer une dynamique de développement territorial durable. Elle entend aussi contribuer au renforcement du partenariat et de la solidarité entre les sociétés civiles française et malienne. Au Mali, les bénéficiaires directs s’élèvent à plus de 30 000 (élus, agents communaux, membres des organisations de la société civile et des communautés de base, jeunes et adultes analphabètes, usagers de l’eau, des agents de santé, …). En France, 1000 jeunes et adultes des Yvelines bénéficieront du volet éducation au développement.

Initiative Développement – Renforcement des collectivités locales en Afrique subsaharienne et en Haïti

Subvention de 2 977 276 euros sur 3 ans et demi à Initiative Développement pour le financement d’un projet de développement local visant à renforcer les collectivités locales et leur gouvernance dans 4 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Congo, Tchad, Comores) et en Haïti. Ce projet, dans sa deuxième phase, vise à favoriser la bonne gouvernance locale de 17 collectivités réparties dans 5 pays menant une politique de décentralisation en organisant le développement de 12 communes et 5 districts, par le renforcement des acteurs de ces territoires. Des actions d’éducation citoyenne seront menées, 161 organisations de la société civile locale seront appuyées, les communes et arrondissements seront aidées dans l’élaboration et la mise en œuvre d’outils de concertation et de planification. 1250 agents municipaux et élus seront formés. 19 comités de développement local seront constitués.

Inter Aide – Accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique subsaharienne et à Haïti


Subvention de 2 499 620 euros sur 3 ans à Inter Aide pour le financement d’un projet visant à l’amélioration de l’accès à l’eau et des conditions d’hygiène et d’assainissement et au renforcement des services de maintenance des ouvrages hydrauliques dans 5 pays d’Afrique subsaharienne (Ethiopie, Madagascar, Malawi, Mozambique, Sierra Leone) et en Haïti. L’objectif est d’améliorer durablement les pratiques d’hygiène, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations rurales des régions ciblées et à renforcer les services de gestion et d’entretien des points d’eau. 172 500 personnes bénéficieront d’actions d’amélioration des conditions d’hygiène et d’accès à l’eau, 100 000 personnes bénéficieront de 18 650 latrines, 135 000 personnes accèderont ou retrouveront un point d’eau amélioré grâce à des constructions ou réhabilitations de points d’eau et 1 740 000 usagers bénéficieront de services de maintenance de leurs équipements.

Apprentis d’Auteuil - Appui à l'insertion sociale et économique des enfants et des jeunes des rues au Sénégal

Subvention de 660 000 euros sur 3 ans aux Apprentis d’Auteuil et leurs partenaires au Sénégal pour un projet d’appui à la prise en charge et de plaidoyer en faveur des enfants et jeunes en situation de rue. Alors que le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années, le Sénégal s’est doté en 2012 d’une stratégie nationale de protection de l’enfance. Ce projet, qui bénéficiera à  5 900 enfants et jeunes des rues, contribuera à leur prise en charge, notamment en matière de formation professionnelle. Il initiera également des actions de plaidoyer pour que la protection des enfants des rues devienne une priorité nationale. La démarche vise la complémentarité des interventions de chaque structure dans la chaine de prise en charge et la couverture géographique des besoins. Elle entend aussi sensibiliser des marabouts et des élèves des écoles coraniques pour réduire le risque de maltraitance des enfants talibés en cas de dérive.

CIDR – Gouvernance locale au Togo

Subvention de 499 000 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un programme d’appui à la gouvernance locale, à la décentralisation, à l’accès aux services essentiels, et au développement durable dans les préfectures du Haho et du Moyen Mono de la région des Plateaux au Togo. Le projet contribuera à la mise en œuvre de la politique nationale de décentralisation et de développement durable du Togo. Il fait suite au Projet d’appui à la gouvernance locale et aux dynamiques de territoires déployé sur les mêmes préfectures de 2010 à 2013. Il s’agira de renforcer trois collectivités locales, de soutenir des initiatives locales qui s’inscrivent dans les projets du territoire et d’améliorer les services de base. Les préfectures bénéficiaires de ces actions, qui comptent environ 350 000 habitants, verront leurs collectivités renforcées.

Handicap international - Assistance aux victimes de mines anti-personnel en Afghanistan

Subvention d’un million d’euros sur 3 ans à Handicap international pour un programme de renforcement des capacités nationales de mise en œuvre de l’assistance aux victimes de mines anti-personnel et autres restes explosifs de guerre en Afghanistan. Ces 20 dernières années, l'action contre les mines en Afghanistan s’est surtout concentrée sur le déminage et l’éducation aux risques des mines. En 2012, l'organisme de coordination pour l'action contre les mines en Afghanistan a fait de l'assistance aux victimes un sujet central. Handicap international entend apporter sa contribution en améliorant la qualité et l'efficacité de l'assistance aux victimes en garantissant qu'elle soit intégrée aux cadres et mécanismes plus larges du handicap, du développement et des droits humains en Afghanistan. Ce projet bénéficiera à 16 000 personnes handicapées dont 30% de femmes et 24% de jeunes.

Ensemble contre la peine de mort – Eduquer aux droits de l’homme et à l’abolition de la peine de mort

Subvention de 222 859 euros sur 30 mois à Ensemble contre la peine de mort (ECPM) pour un projet visant à favoriser l’émergence d’une conscience citoyenne sur les droits de l’homme et l’abolition de la peine de mort au sein de la société française. Déjà présente dans les écoles et les universités depuis sa création en 2000, ECPM souhaite aujourd’hui répondre à une demande émanant de l’ensemble de ses partenaires associatifs en faveur d’une consolidation des acquis et d’un passage à l’échelle. Le projet repose sur trois axes interdépendants : la mobilisation en France de 3500 jeunes en lien avec les acteurs de l’éducation formelle, la sensibilisation du grand public français, le renforcement des capacités des associations au Nord et au Sud (Maroc, Tunisie, Liban) à éduquer et à sensibiliser à l’abolition.

Sidaction – Réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la mortalité et la morbidité infantiles liées au VIH en Afrique subsaharienne

Subvention de 1 975 000 euros à Sidaction pour un programme de 3 ans, en consortium avec Initiative et Développement, qui  vise à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la mortalité et morbidité infantile liées au VIH en Afrique subsaharienne. Le programme est structuré en quatre volets. Le premier vise à améliorer l’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction ainsi qu’aux services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant pour les femmes vivant avec le VIH. Le second propose d’améliorer la prise en charge des enfants et des adolescents vivant avec le VIH dans les structures centrales mais aussi dans les antennes provinciales. Le troisième vise à favoriser la pérennité structurelle des associations. Le dernier contribue à la production de nouvelles recommandations nationales et internationales dans le domaine de la prise en charge pédiatrique. A la fin du projet, plus de 230 professionnels médicaux et 20 coordinateurs associatifs au sein de 18 associations de lutte contre le sida verront leurs capacités renforcées, permettant ainsi la prise en charge de 7000 enfants et de l’ensemble des femmes séropositives suivis par ces associations, dont la file active est de 55 000 patients vivant avec le VIH.

Essor - Favoriser l’accès des plus vulnérables à une éducation de qualité

Subvention de 1 383 117 euros à Essor pour une seconde phase d’un programme de 4 ans visant à développer des synergies entre la société civile et les autorités locales pour lutter contre les inégalités sociales et contribuer à améliorer les conditions de vie et d’éducation des populations défavorisées dans 5 pays (Tchad, Mozambique, Guinée Bissau, Brésil et France). Il s’agit de renforcer les compétences des acteurs en éducation à mettre en œuvre des activités innovantes à destination des plus vulnérables, de mettre en réseau des acteurs en éducation afin de peser sur les politiques publiques et de capitaliser et diffuser les savoir-faire pour assurer un transfert de compétences et améliorer l’échange de pratiques. A terme, 6 000 enfants, adolescents et jeunes des communautés défavorisées seront impactés, une trentaine d’organisations communautaires seront renforcées et 10 institutions publiques des pays concernés participeront activement à ce programme. 15 structures scolaires et universitaires en France bénéficieront du volet éducation au développement

Solidarité laïque - Développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest


Subvention de 1 222 603 euros sur 2 ans à Solidarité Laïque pour la troisième phase d’un programme visant au développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’appuyer le renforcement de capacités, la structuration et la mise en réseau d’OSC dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal). Le programme, qui réunit 156 organisations africaines et françaises, s’articule autour d’actions de terrain et de plaidoyer, conçues et développées conjointement par les organisations partenaires du Nord et du Sud. L’objectif est de participer à l’amélioration des systèmes éducatifs (accès à l’éducation pour tous, lutte contre la déperdition scolaire, formation des enseignants, fourniture de matériel adapté, réalisation d’infrastructures éducatives…), de renforcer l’autonomie et les capacités d’intervention des OSC et de constituer un réseau international structuré pour être force de proposition auprès des pouvoirs publics. Le programme bénéficiera aux acteurs et militants de la société civile africaine et française du secteur éducatif et indirectement à 50 000  enfants et adolescents, 3 000 éducateurs, formateurs, animateurs, 6 500 enseignants et 3 000 parents d’élèves.

Solidarité laïque – Appuyer la jeunesse marocaine

Subvention de 649 197 euros sur 3 ans à Solidarité Laïque pour un projet visant à autonomiser le Réseau marocain de jeunesse et de concertation (REMAJEC), principale plate-forme des associations de jeunesse marocaines, afin qu’il puisse remplir ses missions et pérenniser son action en direction des associations de jeunesse et des politiques publiques. Cette plate-forme compte aujourd’hui 64 membres (avec un objectif de 80 membres d’ici 3 ans) et anime un ensemble de 47 conseils de jeunes répartis sur tout le territoire marocain, soit plus de 5000 jeunes directement touchés. Le projet entend consolider les capacités d'intervention et d'influence des acteurs de jeunesse dans le cadre d'un dialogue entre acteurs de la société civile et acteurs institutionnels. Cette dernière phase de structuration du milieu associatif marocain est issue du programme concerté Maroc (PCM) qui s’est terminé en avril 2014 et qui a permis de consolider les acteurs associatifs marocains, développer la culture collective et faciliter le dialogue entre pouvoirs publics et OSC.

F3E –  Programme d'innovations méthodologiques pour planifier, suivre et évaluer des processus de changement

Subvention 221 400 euros sur 1 an et demi au F3E pour financer PRISME, un programme de recherche action qui vise à expérimenter de nouvelles approches et méthodes de planification, suivi-évaluation pour mieux appréhender les changements qui s’opèrent dans les actions d’aide au développement menées par les ONG et les collectivités locales françaises. Ce programme procède d’une réflexion collective de structures membres du F3E sur la difficulté d’identifier et d’informer des changements auxquels elles contribuent dans leurs actions de renforcement de capacités et d’accompagnement au changement. Il s’agit d’apprendre collectivement de ces outils et démarches en les expérimentant et en les adaptant aux spécificités et contraintes des acteurs et de leurs partenaires, de mettre en valeur les apprentissages des organisations et la plus-value de certaines approches innovantes pour ensuite les diffuser plus largement dans le milieu et enfin d’élaborer des messages à porter auprès des décideurs du secteur et de leurs partenaires.


 



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



Première visite au Sénégal de la Directrice générale de l’Agence française de Développement

24/03/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a effectué vendredi 21 mars 2014 sa première visite à Dakar depuis sa prise de fonction en juin 2013. Au cours de ce déplacement, elle a abordé en particulier avec le Président Macky Sall les dimensions des actitvités de l'AFD au Sénégal, et signé des accords dans les domaines de l'éducation, l'agriculture et les transports.

La nature et le volume des conventions de financements signés par Anne Paugam et Amadou Ba, ministre de l’Economie et des Finances, lors de cette visite illustrent l’implication forte de l’AFD dans les trois secteurs prioritaires pour le gouvernement sénégalais que sont l’éducation, l’agriculture et les transports :

  • 6,5 milliards de FCFA (10 millions d’euros) pour l’amélioration de l’éducation en Casamance, dans les régions de Sédhiou et Ziguinchor, où 200 salles de classe seront construites et équipées ;
     
  •  20,6 milliards de FCFA (31,5 millions d’euros) pour un projet d’appui à l’agriculture et au développement économique des territoires ruraux de Podor, visant la réhabilitation et l’aménagement de 2250 ha de périmètres irrigués ou maraîchers dont  250 ha destinés aux femmes, 5000 ha de cuvettes de décrue pour la production de maïs et de mil, ainsi que le désenclavement de l’île à Morphil par la réalisation de 100 km de pistes ;
     
  •  58 milliards de FCFA (89 millions d’euros) pour le prolongement, sur 17 km, de l’autoroute à péage, jusqu’à l’Aéroport International Blaise Diagne, dans le cadre d’un Partenariat-Public-Privé exemplaire.
Au total, ce sont donc environ 85 milliards de FCFA (130,5 millions d’euros) que l’AFD apporte à l’Etat du Sénégal, pour contribuer aux ambitions du Plan Sénégal Emergent.


AFD - BOAD : Vers un partenariat stratégique au bénéfice de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

17/03/2014

Dans le but d'accroitre leur partenariat dans un cadre plus stratégique et opérationnel, le président Christian Adovelandé de la Banque ouest africaine de développement et la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam ont signé un accord le 7 mars dernier à Paris.

Depuis sa création en 1973, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) est l’un des partenaires privilégiés et l’une des contreparties les plus importantes de l'AFD. Ce partenariat comprend à la fois : financements, assistance technique et réunions annuelles des directions générales.
 
Bilan du partenariat Groupe AFD – BOAD
 
Les enseignements du partenariat de l’AFD avec la BOAD sont globalement positifs, avec des projets instruits qui ciblent des secteurs variés et essentiels pour le développement de la sous-région tels que l’agriculture, l’énergie, le secteur privé, les infrastructures, l’environnement.
 
Les financements de l'AFD  qui constituent 12 concours à hauteur de 309 millions d'euros, ont contribué à augmenter les activités de la Banque et à renforcer son positionnement en tant que banque régionale de développement à travers des projets sectoriels décidés au niveau régional. Soutenus par les subventions, ces projets ont généralement été assortis d’appuis en renforcement de capacités, dans l’objectif de donner à l’institution les moyens techniques et humains de réaliser les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixée au plan stratégique.
 
  
A propos de la BOAD
 
La
BOAD , Institution commune de financement des États de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), a pour mission aux t ermes de ses statuts, de promouvoir le développement équilibré de ses États que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l a Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.

La Banque intervient depuis l’origine sous forme de prêts directs à court et moyen termes, octroie des lignes de refinancement aux Banques locales pour assister les petites et moyennes entreprises, accorde des financements pour les études de faisabilité de projets ou les études d’ingénierie et garantit des emprunts obligataires. Pour faire face aux exigences du marché et mieux accompagner les Etats et le secteur privé de l’Union, la Banque a exploré d’autres axes et s’est positionné sur le court terme, l’assistance, le conseil financier.

Pour financer son activité, la BOAD dispose non seulement d’un réseau de coopération constitué de bailleurs de fonds internationaux, d’États Européens et asiatiques mais également d’un programme annuel d’émission de titres de créances. Son capital est passé de 350 en 2000 à 1 155 milliards de FCFA en 2013 et ses fonds propres de 82 à 430 milliards de FCFA sur la même période. Le volume des approbations de prêts entre 2011- 2013 s’élève à  1 288 milliards de FCFA.

  ► Pour en savoir plus sur la BOAD, consulter :  www.boad.org



L'AFD remet aux lauréats des « 100 innovations pour un développement durable » leurs diplômes

07/03/2014

L’agence de Dakar a accueilli le 6 mars 2014 les 9 lauréats sénégalais des «100 innovations pour un développement durable». Ces porteurs de projets ont été distingués parmi les 800 dossiers de candidatures reçus de toute l’Afrique, comme particulièrement innovants au regard des objectifs de développement durable.

Promoteurs d’innovations dans le domaine de l’agriculture, de l’agroécologie, de la sécurité alimentaire, de la santé, de l’environnement ou encore des Technologies de l’Information et de la Communication, ces 9 lauréats ont reçu, à l’issue d’une séance de présentation de leurs projets en présence de Jean Félix-Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal, et d’Olivier Pezet, Directeur de l’agence à Dakar, un diplôme signé du Ministre chargé du développement, Pascal Canfin.

Parmi ces lauréats, Aboubacar Sidy Sonko, créateur de la plateforme Mlouma , une bourse agricole en ligne, figurait parmi les 21 porteurs de projets invités à Paris le 5 décembre 2013 au Forum 100 innovations pour un développement durable en Afrique, afin de présenter son innovation et échanger avec une sélection de facilitateurs : ONG, entreprises, fonds d’investissements, organismes de recherche, fondations, etc.
 
Découvrir la plateforme Mlouma en vidéo :




 
   
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