L’AFD est habilitée à intervenir au Soudan depuis l’entrée de ce pays dans la zone de solidarité prioritaire, en 2002. Les projets sont identifiés et suivis par l’agence régionale d’Addis Abeba (Ethiopie). Photo © United Nations Photo

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Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



Appel à contribution : Afrique contemporaine - « Une grande Afrique orientale en devenir ? »

22/09/2014

« Une grande Afrique orientale en devenir ? » Dossier coordonné par Marie-Aude Fouéré (EHESS) et Hervé Maupeu (LAM-UPPA)

L’Afrique orientale, entité à géométrie variable si l’on s’éloigne du sens que lui donna jadis la colonisation britannique et que l’on s’intéresse aux dynamiques politiques et économiques qui, aujourd’hui, contribuent à en redessiner les contours, a longtemps été appréhendée comme un patchwork de systèmes politiques et économiques de nature extrêmement différente. La divergence, dans les années 1960-1970, entre les voies de développement suivies par la Tanzanie et le Kenya, l’un socialiste, l’autre capitaliste, l’un attaché à ne compter que sur ses propres forces, l’autre ouvert aux investissements étrangers, illustre ces options politiques et économiques autonomes arrimées à des processus de construction des souverainetés nationales. Les régimes autoritaires installés dans nombre de pays allant de la mer Rouge aux portes de l’Afrique australe, et jusque dans les pays des Grands Lacs, les guerres civiles ou interétatiques qui les ont déchirés et en déchirent toujours certains, ou encore la lente désagrégation de certains États, ont interdit toute forme pérenne de régionalisme politique et économique. L’échec de la première Communauté est-africaine a témoigné de la difficulté d’une coopération à l’échelle régionale, encore plus d’une intégration, face aux crispations souveraines, aux divergences économiques, aux déstabilisations armées. Malgré une histoire ancienne de connexions et d’échanges entre les différents pôles socioculturels qui composent cette grande Afrique orientale (les Grands Lacs, la côte swahilie, l’hinterland ethnicisé, la Corne), le temps colonial et postcolonial a accru les divisions identitaires, les hiérarchisations économiques, les blocages dans la circulation des hommes, des biens, des idées.

Pourtant, depuis quelques années, la donne change. Les expériences et les approches nouvelles qui s’observent révèlent une interconnexion croissante entre les acteurs, qu’ils soient étatiques ou non étatiques, des pays de cette grande Afrique orientale. La vague des ajustements structurels enclenchée au milieu des années 1980, qui a eu pour effet de mettre fin aux divergences économiques antérieures entre socialisme et capitalisme, a entraîné l’apparition d’expériences de coopération régionale multisectorielle, sans délégation de souveraineté, appuyées sur des politiques d’harmonisation des régimes fiscaux ou juridique, du droit des affaires ou des assurances. Le renouveau des projets de construction de blocs d’intégration fondés sur des politiques économiques communes, des réductions tarifaires et la promotion du commerce interrégionale (EAC, SADC, COMESA) facilite les échanges des biens et des capitaux. Les acteurs privés (multinationales, PME et PMI, commerçants) sont aussi des agents de cette dynamique de développement par l’interconnexion, dans des domaines tels que les télécommunications, les banques, les réexportations automobiles, l’industrie mécanique, ou les biens de consommation. La stabilisation de pays anciennement en conflit, comme le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda ou le Mozambique, malgré des formes renouvelées d’autoritarisme, a facilité les circulations au sein du vaste hinterland est-africain. Elle rend possible le développement d’important projets d’infrastructure et de mises en place de réseaux techniques (rail, télécom, route, pipeline, lignes électriques), incluant l’Éthiopie et le Sud-Soudan.
Des zones grises affaiblissent cependant l’optimisme qui anime ces grands projets d’interconnexion destinés à renforcer les économies à l’échelle de la sous-région et à augmenter l’attractivité des investisseurs étrangers, qu’il s’agisse des acteurs internationaux historiquement privilégiés (États-Unis, Grande-Bretagne, pays de l’Union européenne) ou des pays émergents (principalement, la Chine et l’Inde, mais aussi la Turquie ou l’Indonésie) : les Grands Lacs, avec notamment les Kivu de la République démocratique du Congo, zone de non-droit qui perturbe la stabilisation du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, et avec un Rwanda gouverné d’une main de fer qui refuse les compromis ; le Sud-Soudan, dont les ressources pétrolières sont convoitées par les pays de la sous-région, principalement l’Éthiopie, le Soudan et le Kenya, mais qui est toujours aux prises avec ses guerres intestines ; la Somalie, État sans État aux milliers de réfugiés, dont le terrorisme exporté déstabilise toute la zone, et affecte fortement le Kenya, moteur économique de l’Afrique orientale.

L’objet de ce dossier est de rendre compte des dynamiques économiques, politiques et sociales qui rendent possible ces nouvelles interconnexions, en cours ou à venir, mais qui sont et seront, en retour, transformées par celles-ci, donnant lieu à d’importantes recompositions politiques et économiques dans toute la sous-région que ce dossier vise à documenter et analyser. Parmi les thèmes possibles, les axes suivants seront privilégiés sans toutefois être restrictifs.

Infrastructures et développement. Les nouvelles interconnexions qui se développent en Afrique orientale et permettent la circulation des idées et des pratiques, des biens et des capitaux, et des hommes et des femmes, se cristallisent, dans les débats et les projets actuels, sur la construction d’infrastructures (rail, télécoms, route, pipeline, lignes électriques). Ces infrastructures transfrontalières doivent prendre la forme de « corridor(s) », terme récurrent dans les documents de description des projets de développement de la région, mais aussi chez les analystes et universitaires. Il s’agit ici de s’interroger sur cette nouvelle rhétorique de la promotion des interconnexions par ces couloirs multifonctionnels conçus comme la panacée pour désenclaver les pays de l’intérieur vers l’océan Indien, faciliter les échanges transfrontaliers, et créer de nouveaux maillons de développement dans des espaces jusqu’à présent périphérique, comme dans le cas du LAPPSET au Nord-Kenya. Sur quels fondements (calculs économiques, modélisation) ces projets d’interconnexions sont-ils rendus légitimes ? Comment le « corridor » ou l’interconnexion par l’infrastructure coexistent-t-ils avec les nouveaux projets de développement lancés par les États, en particulier pour la lutte contre la pauvreté ? Comment est-il instrumentalisé par chaque État, partie prenante du projet, en interne ? Est-il possible de construire à travers un projet transnational à caractère régional, une idée nationale ? On notera que la thématique du corridor a une certaine historicité dans la région et un regard rétrospectif sur les projets de corridors sera bienvenu. Dans le cas des ressources naturelles, on se demandera à quelles conditions les infrastructures envisagées ne renvoient pas à une logique de pillage des régions par quelques acteurs, et pourront au contraire bénéficier aux populations locales, comme les plans de développement nationaux l’annoncent ? Enfin, il s’agit aussi de s’interroger sur les rapports qui se dessinent entre interconnexion régionale par des infrastructures de type corridor et la construction régionale. Au sein des rhétoriques étatiques, le corridor, dans sa forme matérielle, est fait le symbole du tissage de relations entre les États, mais ces rhétoriques font l’économie d’une réflexion sur l’intégration politique nécessaire à la pérennité des relations financières et économiques que le corridor devrait créer, et sur l’asymétrie dans le contrôle de ces corridors et des bénéfices devant être dégagés.

Financement et coopération internationale. Le financement des infrastructures permettant une interconnexion physique et géographique des pays de la grande Afrique orientale, condition indispensable au développement des flux des hommes, des capitaux et des biens/ressources, est le nerf de la guerre. Il importe de rendre compte de ses modalités et mécanismes, actuels et à venir, parce que l’intervention actuellement observée, et qui va en se renforçant, de nouveaux acteurs publics et privés du financement (en particulier issus des pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, et quelques pays de la péninsule arabique dans des secteurs particuliers) va contribuer à transformer le paysage du financement du développement (avec notamment le retour des aides bilatérales après des décennies de financement par l’aide internationale, les IDE et les PPP), et plus généralement des relations internationales. Quelles en sont (et seront) les conséquences sur le repositionnement des acteurs traditionnels du développement (en particulier, la Banque mondiale, mais aussi les États du Nord) ? Comment les modes de négociations des pays est-africains, à l’échelle de chaque État ou à celle des blocs politiques et économiques en construction, vont-ils se transformer face à des financeurs dont les conditionnalités sont faibles ? Comment les États de la zone, qui ont des ressources humaines et naturelles, et des savoir-faire différents, vont-ils réussir (ou non) à coopérer face aux acteurs du développement, sachant que les pays où de ressources naturelles ont récemment été mises à jour (pétrole au Kenya et en Ouganda, gaz naturel au Mozambique et en Tanzanie) vont être des pôles d’attractivité forts face à des États moins bien pourvus ? Est-ce que l’exploitation de ces ressources naturelles va influencer les structures de coopération régionale ? Dans quelle mesure l’Occident va-t-il participer à cette nouvelle phase du développement socio-économique de cette région ?

Recompositions politiques. L’interconnexion actuellement observée en Afrique orientale est un phénomène impulsé par des processus globaux de mondialisation de l’économie auquel les États de la sous-région doivent faire face, mais que ces mêmes États contribuent aussi actuellement à favoriser par leurs choix politiques et économiques. Ces États, pour la plupart convertis au pluripartisme et qui, pour certains d’entre eux, ont adopté une nouvelle Constitution – bien que la démocratisation de la vie politique soit très inégale d’un pays à l’autre – jonglent entre renforcement de l’idée nationale et tissage de réseaux de relations bilatérales ou multilatérales à l’échelle de la sous-région. L’équation entre nation et région, entre local, régional et international, n’est pas aisée. On se demandera donc comment les projets d’interconnexion sont appropriés (ou non) par les différents acteurs politiques en présence, et comment les acteurs non étatiques (société civile, acteurs privés, acteurs internationaux) se positionnent. Les rapports entre le monde politique, économique et financier face à ces interconnexions en cours, notamment à la vue des chevauchements évidents entre les acteurs qui composent ces mondes, doivent être dessinés pour saisir combien le destin de ces projets en est tributaire. On insistera sur le rôle des entrepreneurs politiques et des élites politiques (les chefs d’État, les hommes de pouvoir) de ces pays, à la fois par le biais d’une sociologie des acteurs et d’une sociologie des relations interétatiques. La question des échéances électorales nationales est cruciale pour comprendre le devenir de ces projets, comme le montrent les dernières élections kényanes. Les recompositions politiques que ces nouvelles connexions servent et opèrent tout à la fois ne s’observent pas qu’à l’échelle nationale : ce sont les relations entre États qui sont affectées et peuvent mener à des heurts et conflits concernant les « pratiques d’exploitation verticale des États », les interdépendances vécues comme trop contraignantes par les États, ou la remise en question des monopoles sur les marchés et sur les rentes.

Sécurité. D’après les sondages, la sécurité est la préoccupation première des citoyens de la plupart de ces pays. Elle est le fait d’acteurs variés, allant de l’État par ses politiques publiques mais aussi ses pratiques autoritaires, policières et/ou criminelles, aux groupes de miliciens de quartier ou instrumentalisés pendant les élections, en passant par le terrorisme international, principalement venu de Somalie. Les projets actuels d’interconnexion par les infrastructures sont fortement tributaires de la sécurité des régions concernées, comme dans le cas du grand projet de corridor du LAPSSET, dans le Nord-Kenya. Comment ces considérations sécuritaires se concrétisent-elles sur les choix de financement de ces projets, et sur leur dessin ? Comment les pays essaient-ils de se prémunir contre ces différents types d’insécurités, qui peuvent être locaux, nationaux ou régionaux, mais qui se chevauchent et s’entrecroisent de manière croissante, comme le montre le terrorisme somalien infiltrant la jeunesse des pays qu’il vise ? Quels dispositifs spécifiques sont mis en place (redistribution, dispositif sécuritaire national et régional) pour que les interconnexions accrues souhaitées, voire l’intégration régionale visée, qui sont conditionnées par la paix dans et entre les États, puissent être fonctionnelles, sachant pourtant que certains États profitent en sous-main du terrorisme pour accroître leurs activités criminelles (trafics de drogue et d’armes, racket organisé) ? Comment la question sécuritaire, enfin, affecte-t-elle les déplacements humains indispensables aux flux de biens et de capitaux, qu’il s’agit des migrations volontaires de travail, courtes ou pérennes, ou des déplacements forcés, sachant que certains pays de la sous-région doivent faire face à des milliers de réfugiés internes et internationaux ?

Calendrier

Le calendrier de ce dossier, susceptible de modifications est le suivant.
Faire acte de candidature en envoyant une courte note d’une page (problématique du texte, exposé du déroulé de l’argumentaire, exposé des données et terrains mobilisés) : le 20 novembre 2014 au plus tard.
Réponse de la rédaction d’Afrique contemporaine aux auteurs : le 30 novembre 2014 au plus tard.
Envoi d’une première version des articles présélectionnés : le 30 mars 2015.
Publication du numéro : 3e trimestre 2015.

Les articles devront avoir un format de 50 000 signes espaces compris (notes de bas de page et bibliographie comprises) dans leur version destinée à la publication. Ils suivront la procédure d’évaluation scientifique auprès de deux référés anonymes et du comité de lecture d’Afrique contemporaine.

Soumission des articles

La soumission des appels à propositions se fait sur la plateforme Editorial Manager à l’adresse suivante : http://www.editorialmanager.com/afriquecontemporaine/
Vous pouvez nous contacter pour toutes précisions aux adresses suivantes : marieaude.fouere@gmail.com et fortuiti@afd.fr

Bibliographie indicative

Infrastructures et développement

Boone, C. (2014), Property and Political Order in Africa. Land Rights and the Structure of Politics, Cambridge, Cambridge University Press.
Borras, S.M., Franco, J.C. (2012), “Global Land Grabbing and Trajectories of Agrarian Change. A Preliminary Analysis”, Journal of Agrarian Change, vol. XII, p. 34-59.
Porhel, R., Leon, A. (2013), « L’influence des corridors dans le développement régional : le cas de l’EAC », Observatoire des Grands Lacs en Afrique, Note n° 2.

Financement et coopération internationale

Auge, B., Nakayi, R. (2013), “Eastern Africa. A New Oil and Gas Frontier”, Observatoire des Grands Lacs en Afrique, note n° 1.
Patey, L.A. (2014), The New Kings of Crude. China, India, and the Global Struggle for Oil in Sudan and South Sudan, Hurst & Co Publishers.< Recompositions politiques
Arriola, L.R. (2013), Multiethnic Coalitions in Africa. Business Fianncing of Opposition Election Campaigns, Cambridge, Cambridge University Press.
Hansen, S.J. (2013), Al-Shabaab in Somalia. The History and Ideology of a Militant Islamist Group (2005-2012), Londres, Hurst & Company.
Tripp, A.M. (2010), Museveni’s Uganda. Paradoxes of Power in a Hybrid Regime, Boulder, Lynne Rienner Publishers.

Sécurité

Baker, B. (2008), Multi-Choice Policing in Africa, Uppsala, Nordiska Afrikainstitutet.
Kaarsholm, P. (2006), Violence, Political Culture and Development in Africa, Oxford, James Currey.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









Facilité de décollage pour la microfinance en Afrique

23/10/2013

Dans leur mission de lutte contre la pauvreté et d’amélioration de l’accès aux services financiers pour les plus défavorisés, l’AFD et la Fondation Grameen Crédit Agricole, par une convention de partenariat signée le 26 février dernier, se sont associées pour la mise en oeuvre du programme " Facilité de décollage pour la microfinance en Afrique."

Ce projet vise à mettre à disposition des institutions locales de microfinance, à vocation agricole et rurale, n’ayant pas la taille et la maturité suffisantes pour se refinancer auprès des banques locales ou des fonds internationaux de microfinance, des financements adaptés et des programmes de renforcement de capacité notamment dans les domaines de l’organisation, de la méthodologie d’octroi de crédit, et de la gestion.

Le dispositif du programme sera déployée par la Fondation Grameen Crédit Agricole pendant les trois ans à venir (jusqu’en février 2016), avec des relais locaux à Dakar et Nairobi, en liaison avec les agences de l’AFD, dans les deux régions-cible (l'Afrique de l'Est et l'Afrique de l'Ouest).

 

Plus d'infos sur le programme et les conditions d'éligibilité 

Télécharger le communiqué de presse



 
 
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