L'AFD au Soudan du Sud

Contexte et cadre d’intervention

A la suite de l’accord de paix de 2005, un processus de transition a été mis en place et a débouché sur un référendum d’autodétermination au Sud du pays en janvier 2011. Suite au résultat massif en faveur de l’indépendance, le nouvel Etat du Soudan du Sud est devenu indépendant le 9 juillet 2011 dernier, avec pour capitale Juba. La communauté internationale est fortement mobilisée pour le développement de ce nouvel État.

Les projets sont identifiés et suivis par l’Agence régionale d’Addis Abeba.

Les interventions de l’AFD au Soudan du Sud

  • Subventions

    L’AFD s'est jusqu'à présent engagée sur un projet sur subvention de 6 M€ dans le domaine de l’eau au Soudan du Sud.

    Le montant de ce projet s’élève à 12 M€, en partenariat avec l'Agence de coopération allemande pour le développement international (GIZ) qui en finance la moitié. Dénommé « Appui Sud », il s’inscrit dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement puisqu'il concerne l’accès à l’eau et à l’assainissement.

    Le projet a été validé par les instances décisionnelles de l’AFD le 2 février 2011. La GIZ, présente depuis longtemps au Soudan du Sud, a déjà commencé à réaliser une partie du programme. La convention a été signée entre la GIZ et l’AFD le 7 avril au Soudan du Sud.

    Ce projet présente les composantes suivantes :

    • mise en œuvre d’infrastructures d’accès à l’eau et de mesures-pilotes dans la ville de Yei,
    • renforcement du ministère des Ressources en eau et de l’Irrigation (MWRI),
    • réforme de la Société des eaux urbaines du Sud-Soudan (SSUWC),
    • renforcement de capacités des acteurs du secteur de l’eau.
       
  • Fonds d'investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA)

    La participation à la création d’une banque Sud-soudanaise, filiale de la Eximbank banque de Tanzanie a été validée en 2009 à hauteur de 2 millions € pour environ 10 % du capital. Le projet a toutefois été suspendu par l’actionnaire majoritaire (Eximbank Tanzanie) au regard de la situation politique au Soudan du Sud. La partition effective du pays dans de bonnes conditions pourrait permettre de réactiver ce projet.

    • En raison des critères du cadre de viabilité de la dette, l’AFD ne peut intervenir en faveur de l'État du Soudan du Sud que sous la forme de subventions.
    • L’initiative ONG ou la FISONG (la Facilité d'innovation sectorielle pour les ONG) pourrait être utilisée pour de nouveaux appuis aux ONG.
    • L’AFD pourrait accorder des prêts non souverains (c'est-à-dire directement et sans garantie de l’Etat) à des entreprises solvables du secteur public marchand et PROPARCO pourrait financer le secteur privé, notamment par le biais de prêts, de prises de participations ou de garanties. Dans tous ces cas, l’intervention du groupe est conditionnée à la conformité de la contrepartie aux exigences en matière de lutte contre le blanchiment et le terrorisme.
    • Enfin, des cadres soudanais peuvent bénéficier de formations et de séminaires par l’intermédiaire du Centre d’études financières, économiques et bancaires (CEFEB), le département formation de l'AFD.
       
Mise à jour en août 2012

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