Scène de transhumance tchadienne

Pour réduire les facteurs de fragilité présents au Tchad, l’AFD met en place des programmes visant l’obtention de résultats rapides et la consolidation des institutions.

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Paix et stabilité
Scène de marché (Abéché)

 L’AFD mobilise ses différents instruments pour appuyer les acteurs qui  apportent services et emploi à la population, et qui contribuent à l’amélioration de la gouvernance.

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Appui aux acteurs
Sorgho Tchad

 L'AFD accompagne la mise en place de politiques mobilisatrices dans les grands secteurs sociaux et économiques, enjeux majeurs pour la lutte contre la pauvreté.

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Politiques publiques

À la une

Deux accords qui mettent la santé et le développement urbain à l’honneur

17/02/2017

La visite du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie a été l’occasion de signer deux nouveaux accords avec le Tchad. À l’honneur : la santé et la réhabilitation d’un canal de la capitale N’Djamena, le tout au service de meilleures conditions de vie pour la population !

 

Gratuité des soins et lutte contre le sida

Jean Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, a profité de sa visite à N’Djaména le 14 février pour procéder à la signature de deux accords en faveur du Tchad, pour un montant total de 20 millions d’euros.

Au cœur du premier accord, la deuxième partie de l’aide budgétaire globale de la France au Tchad de l’année 2016. D’un montant de 5 millions d’euros, elle ciblera le secteur de la santé et les dépenses prioritaires pour la santé des populations tchadiennes.

Au programme :

  • dotations de 5 hôpitaux de référence du pays ;
  • des programmes de gratuité des soins pris en charge par l’État tchadien ;
  • et financement du programme sectoriel de lutte contre le sida.

Cette aide vient compléter la première partie de décembre 2016 consacrée au paiement des pensions et des retraites.

 

Le Tchad face à la crise

Une aide qui intervient dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour le Tchad, sévèrement affecté par le double choc exogène de la chute des cours du brut et de la forte détérioration de l’environnement sécuritaire. Une situation financière difficile qui entrave la capacité du gouvernement à fournir des services de base à la population.

L’aide française contribuera, à sa mesure, à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le pays à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie auxquelles il est actuellement confronté. 

 

Le Canal des Jardiniers, un drain à ciel ouvert…

Quant au deuxième accord signé par Jean-Marie Le Guen, il est dédié à l’aménagement du Canal des Jardiniers, un projet novateur qui s'élève à 15 millions d’euros, mis en œuvre par la mairie de N’Djaména. 

Près de 150 000 personnes vivent dans les quartiers bordant le canal, qui se révèle être un drain à ciel ouvert. Les conditions sanitaires y sont dégradées, les habitants utilisant le canal pour y déverser ordures ménagères et eaux usées. 

À travers ce projet, le canal se verra assaini et réhabilité pour enfin offrir aux populations un accès à des services urbains et à des aménagements de qualité. À la clé : de meilleures conditions de vie, sur le long terme, pour les habitants !

 

… Et la coulée verte de la capitale !

Bien qu’il s’inscrive en continuité des précédentes opérations financées par l’AFD dans le domaine du drainage pluvial, le projet revêt un caractère novateur au Tchad : il ne s’agira pas seulement de redonner au canal sa fonction de collecteur des eaux pluviales, mais également de participer à la requalification de quartiers historiques de N’Djaména

Véritable coulée verte au cœur de la ville, le Canal des Jardiniers a le potentiel nécessaire pour devenir un lieu emblématique de la capitale, où les habitants de N’Djaména prendront plaisir à se rassembler et à partager des moments de vie collectifs.

  


Signature des conventions.

De gauche à droite : l'ambassadeur de France au Tchad, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget et la directrice de l'AFD par interim.

 


De droite à gauche : la directrice de l'AFD par interim, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget, le maire de N'Djaména, l'ambassadeur de France au Tchad.
 



À Moundou, priorité à la santé et au bien-être de la population !

14/02/2017

La visite de l’ambassadeur de France au Tchad dans la ville de Moundou du 5 au 8 février 2017 nous donne l’occasion de faire le point sur plusieurs projets soutenus par l’AFD. Au programme : réadaptation des personnes handicapées, amélioration de la santé materno-infantile et lutte contre les inondations qui bouleversent la ville.

 

Handicap : favoriser l’inclusion

Au Tchad, le domaine du handicap demeure méconnu : les structures de réadaptation se font rares et les personnes handicapées n’accèdent pas ou peu aux soins de santé, voire même à l’éducation et à la formation. Une véritable vulnérabilité se crée ainsi.

Premier projet de la coopération française à Moundou visité par l’ambassadeur, la maison Notre Dame de la Paix. Une maison aux différents services favorisant le suivi et la réadaptation des personnes handicapées : consultations, ateliers d’appareillage et convalescence. 

 

 
Confection d'une prothèse à la maison Notre Dame de la Paix

 

Les opérations chirurgicales sont quant à elles effectuées à l’hôpital régional de Moundou lors de missions fréquentes de chirurgiens, anesthésistes et infirmiers français de l’ ONG Handicap Santé , partenaire de l’AFD sur ce projet. 

La maison Notre Dame de la Paix a bénéficié du soutien de la France pour poursuivre et renforcer son intervention auprès des handicapés de la région du Logone. Ce soutien s’est concrétisé via une subvention de l’AFD dans le cadre du projet d’appui au secteur de la santé (à hauteur de 10 millions d’euros).

 


L’ambassadeur avec l'équipe de la maison Notre Dame de la Paix. De gauche à droite : l’ambassadeur, Frère Antoine, Père Michel et le Consul honoraire (Laurent Florini).

 
 

La santé maternelle et reproductive, facteur important de développement

Autre source de préoccupation majeure au Tchad, la santé materno-infantile et de reproduction. Au Tchad, où le taux de fécondité moyen est de sept enfants et où une femme sur dix succomberait des suites d’une grossesse, la santé des femmes est une priorité particulièrement criante

Consciente de cette réalité, la France a à plusieurs reprises manifesté son soutien au pays dans ce domaine, notamment à travers le premier projet d’appui au secteur de la santé mentionné plus haut.

Avec cette initiative de 10 millions d’euros consacrée au secteur de la santé, qui s’est achevée en 2015, l’hôpital régional de Moundou s’est vu doter d’une maternité flambant neuve, qui réalise dorénavant jusqu’à 300 accouchements par mois. L’un des blocs opératoires de l’hôpital a également été rénové.  

 

 
De droite à gauche au premier plan : le directeur de l'hôpital régional de Moundou (Djaou-Yan Fadandi), Dr. Dika (gynécologue de la maternité) et l’ambassadeur de France au Tchad.

 

Lors de son déplacement, l’ambassadeur a ainsi pu rencontrer le directeur de l’hôpital de Moundou ainsi que l’équipe technique et visiter les différents services de l’établissement.

 

Des solutions à la question de la formation du personnel soignant

Un second projet santé, également d’un montant de 10 millions d’euros, a été lancé en 2016 : il s’inscrit dans les priorités de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

 

 
Équipe de sages-femmes de la maternité.

Son objectif ? Poursuivre l’appui matériel apporté à la maternité de l’hôpital de Moundou et renforcer le personnel de soin grâce à des formations et des compagnonnages franco-tchadiens.

 


Moundou, victime des inondations

La capitale économique du Tchad, située en bordure du fleuve Logone, voit chaque année 40 % de sa superficie inondée lors de la saison des pluies. Des inondations qui ont un impact sur la santé, l’habitat et le bien-être de la population.

L’ambassadeur de France s’est rendu sur les différents sites sujets aux inondations à Moundou afin de rencontrer les partenaires locaux du projet financé par l’AFD. 

Il a pu également constater les dysfonctionnements actuels du réseau de drainage ainsi que la situation inédite de la ville qui se situe dans une cuvette, entourée des lacs Wei et Taba à l’ouest et à l’est, et du fleuve Logone au sud.

 

De gauche à droite : le directeur technique de la mairie de Moundou, l’ambassadeur et la représentante de l’AFD (Joana Olier).

 

Le projet de lutte contre les inondations, d’un montant total de 10 millions d’euros, permettra :

  • d’étendre et de réhabiliter le réseau de drainage actuel ;
  • et d’accompagner la mairie de Moundou dans la mise en place d’un service d’assainissement pérenne

Un projet qui doit permettre à 80 000 personnes de ne plus subir chaque année les inondations récurrentes à Moundou.

Des impacts sont également attendus sur la santé publique grâce à une meilleure gestion des déchets et une réduction des cas de paludisme.

 

 

Visite des sites qui seront réhabilités.



Face aux crises, la France solidaire du Tchad

13/12/2016

Fragilisé par une crise financière sans précédent et un voisinage instable et violent, le Tchad bénéficie d’un soutien renforcé de la France. À travers une aide budgétaire de 5 millions d’euros, la France réaffirme son engagement pour soutenir les efforts du pays en matière de lutte contre la pauvreté.

Une situation financière critique

Période trouble pour le Tchad, confronté à une grave crise économique et à des opérations militaires qui coûtent très cher. Afin d’aider le pays à surmonter ses difficultés financières, la France apporte un appui budgétaire de 5 millions d’euros. Un appui versé par l’AFD en intégralité au budget de l’État tchadien avant la fin de l’année 2016 et qui fait figure de bol d’oxygène. 

Avec cette aide, la France contribue à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le Tchad à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie. Des moyens supplémentaires pour permettre au Tchad de réaliser les dépenses prioritaires pour sa population.

 

Un engagement français renouvelé

La France manifeste une nouvelle fois, de façon concrète, sa solidarité avec le peuple tchadien et son engagement à ses côtés, plus que jamais, pour affronter les épreuves et soutenir ses efforts en matière de lutte contre la pauvreté.

L’accord a été signé le 16 décembre 2016, en présence du ministre des Finances et du Budget tchadien, de la secrétaire d’État aux Finances au Budget, de l’ambassadeur de France au Tchad et du directeur de l’agence AFD de N’Djaména.

 


Conférences : Quelles perspectives pour le Tchad au regard des expériences régionales africaines ?

23/11/2016

L’emploi des jeunes est une préoccupation majeure en Afrique. Les difficultés d’accès à l’emploi, notam-ment des jeunes, sont au coeur des priorités des poli-tiques nationales, des sociétés civiles africaines, des partenaires au développement.

 

Depuis quelques années, des dispositifs d’appui transversaux sont testés afin d’accompagner les jeunes dans des contextes où peu d’entre eux par-viennent à accéder ou à évoluer dans des conditions d’emploi satisfaisantes.

Au Tchad, la problématique du sous-emploi se pose avec une acuité particulière pour la jeunesse. Les jeunes de moins de 25 ans représentent 70% d’une population tchadienne en forte progression. Par con-séquent, le nombre de tchadiens à éduquer, former et insérer dans le système économique local aug-mente rapidement.

Or, la formation professionnelle et le recours à l’ap-prentissage sont faiblement répandus au Tchad, constituant un frein à l’insertion sociale et écono-mique des jeunes en situation de vulnérabilité, fac-teur de déstabilisation majeur de la société tcha-dienne exposée à un taux de chômage élevé.

D’ici 2020, il sera nécessaire de créer 1,7 million de nouveaux emplois au Tchad. Prévision qui repré-sente un fort potentiel de main d’oeuvre qui pourrait contribuer à la croissance économique à condition que le pays parvienne à se doter des dispositifs de formations et d’emplois de qualité en adéquation avec les besoins du marché.

C’est dans ce contexte que l’AFD propose à l’en-semble des acteurs tchadiens du secteur de la for-mation professionnelle et de l’emploi de se réunir pour un partage d’expériences et d’échanges.

Cliquez sur l'image pour télécharger la brochure



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



L’Union Européenne délègue 75 M€ de fonds à l'AFD pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations au Sahel

21/09/2016

L'AFD a signé avec l’Union européenne cinq conventions de financement d’un montant total de 75 M€, pour des actions d’urgence destinées à lutter contre les migrations irrégulières et les causes profondes de celles-ci, conformément aux engagements pris par la France au sommet de la Valette en novembre 2015.

"Face aux enjeux globaux du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, l’AFD et l’Union européenne œuvrent de concert, dans la dynamique d’intégration d’une Europe premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement", souligne Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD.

Des projets qui répondent aux enjeux majeurs du Sahel et de la zone Lac Tchad



Deux des cinq projets visent ainsi en priorité la stabilité et la sécurité des pays soutenus, avec un accent spécifique sur le renforcement des capacités de résilience des populations face aux crises :

  • Programme national de développement participatif au Cameroun (10 M€) :

Le projet améliorera les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base

  • Projet Sécurité Humaine et développement au Nord Mali (13 M€) :

Le projet soutiendra la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali. -    Le projet contribuera ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et trois d’entre eux répondent aux enjeux de migrations au Sahel, en ciblant en particulier le développement de programmes économiques créateurs d’opportunités d’emplois pour les jeunes :

  • Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez au Niger, zones de transit des migrants (30 M€) :

Le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques

  • Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne en France et en Espagne (6 M€) :

Le projet accompagnera l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) du Mali

  • Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal (16 M€) :

Le projet proposera une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam


Deux nouveaux projets devraient être signés d’ici fin octobre sur ces deux thématiques prioritaires, un projet de formation professionnelle pour les jeunes tchadiens  (10,3 M€) et un projet dans le domaine de la gouvernance au Niger (6 M€). Les 5 projets s’inscrivent pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour un engagement renouvelé de l’AFD au Sahel, adopté fin 2015.

 


Des fonds délégués qui renforcent le partenariat de l’AFD avec l’Union européenne

En 2013, avec 56 milliards d’euros, l’Union européenne (institutions de l’UE et États membres) était le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement.
 
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne a délégué 904 M€ à l’AFD pour financer des projets dans les pays où elle intervient, dont 409 M€ en Afrique subsaharienne (soit 67 projets).

Via le Fonds Fiduciaire d’Urgence européen en 2016, l’AFD mettra en œuvre sept nouveaux projets pour un montant total de 91,3 M€.

Un fonds européen en faveur de la stabilité et pour lutter contre les migrations irrégulières

En réponse à l'ampleur sans précédent de la crise migratoire, l’UE a créé lors du Sommet de La Valette du 11 novembre 2015, le Fonds Fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, aussi appelé Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU). Adossé au plan d’action de La Valette adopté par les dirigeants africains et européens, le FFU est destiné à venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire. Son objectif principal est de renforcer la stabilité régionale afin de répondre aux défis de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que faciliter la gestion de la migration.

Les objectifs de ce fonds sont les suivants :

  • Etablir des programmes économiques pour créer de l'emploi, avec un accent sur les jeunes et les femmes ainsi que sur la formation technique et professionnelle et la création de PME ;
  • Améliorer la capacité de résilience des populations locales et l'accès aux services de base, avec un accent sur les plus vulnérables, les réfugiés et les déplacés ;
  • Contribuer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains et une gestion améliorée des frontières ;
  • Construire une meilleure gouvernance, surtout en termes de prévention des conflits et d'amélioration de l'Etat de droit.

23 pays sont éligibles dont 9 pour la région du Sahel et du Lac Tchad : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. Les pays voisins sont également éligibles dans le cas de projets présentant une dimension régionale et ayant pour but de gérer les flux migratoires régionaux et les défis qui y sont liés.

La dotation initiale du fonds s’élève à un total de 1,88 Md€ dont 1,8 Md€ proviennent  des contributions financières de la Commission Européenne. Le reste est financé par les contributions des Etats Membres de l’UE ainsi que d’autres donateurs. Toutes fenêtres confondues, environ 900 M€ ont été à ce jour octroyés par le FFU à des agences d’exécution/coopération d’Etats membres ainsi qu’à des ONG, dont 541 M€ pour le Sahel et la zone Lac Tchad. Un nouvel abondement du Fonds est en préparation à hauteur de 500 M€.

 


Description des projets



Niger - Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez

Le coût total du projet est de 67 M€, financés par un prêt de 30 M€ et une subvention de 7 M€ de l’AFD à l’Etat du Niger et par l’UE (FFU) pour 30 M€.

Dans les régions d’Agadez et de Tahoua, le projet appuiera le développement d’une agriculture durable et intensive en main d’œuvre reposant sur des exploitations familiales plus performantes (rendement, qualité, gestion…) et dont l’activité est orientée vers le marché. Les jeunes issus de ces régions dites « de transit » migrent en saison sèche vers la Libye et l’Algérie, certains tentés d’aller vers l’Europe en suivant le mouvement des migrants ouest-africains (ghanéens, nigérians, etc.). Pour cela, le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques. Il financera également le développement d’équipements destinés à mieux valoriser la production, en favorisant notamment les conditions d’accès au marché, et renforcera l’accès des producteurs agricoles et des autres acteurs des filières à des services financiers et non financiers adaptés.

Mali - Sécurité Humaine et développement au Nord Mali, phase 2

Le coût total du projet est de 19 M€, financés par l’Etat malien pour 1M€, par une subvention de 5 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 13 M€.

Le projet Sécurité et Développement au Nord du Mali – phase 2 (SDNM 2) vise à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en soutenant  la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali.

Il prend la suite du projet SDNM 1, actuellement en cours de réalisation, qui a été mis en œuvre aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans la région de Kidal. D’un montant de 1 M€ (750 k€ de l’AFD et 250 k€ de l’Etat malien), le SDNM 1 a été mis en œuvre en un an (juillet 2015 - juillet 2016), et aura permis la réalisation d’un programme d’investissements (ouvrages hydrauliques, infrastructures sociales, énergie…) identifiés comme prioritaires par les populations.

Le projet SDNM 2 s’inscrit dans la continuité du projet SDNM 1 tout en étendant son champ géographique initial, la région de Kidal, à cinq autres régions : Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni (ces deux dernières ayant été créées récemment), et la partie de la région de Mopti située en zone rouge au moment de l’instruction du projet (cercles de Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Youwarou et Ténenkou).

Mali - Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne

Le coût total du projet est de 8,2 M€, financés par une subvention de 2,2 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Le projet vise à promouvoir les initiatives collectives de développement dans les zones d'origine (généralement à travers des associations de migrants dans les pays d’immigration) et à accompagner l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi et à participer à  la mise en œuvre de la politique nationale de Migration du Mali. Il consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne, pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine.

Ce projet a déjà démarré avec un financement en subvention de 2,2 M€, actuellement mis en œuvre par l’AFD sous l'intitulé "programme Mobilité Migration Développement" et destiné à appuyer les investissements et les transferts de normes de la diaspora malienne de France.

Sénégal - Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal

Le coût total du projet est de 40,2 M€, financés par une subvention de 200 k€ de l’AFD (guichet ONG) et par l’UE (FFU) pour 40 M€.

Ce programme d'appui au développement local et à l'employabilité vise la promotion de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans les zones de départ de migrants.

Il vise à agir à la fois sur la demande et sur l'offre sur le marché de l'emploi en proposant une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam, tout en professionnalisant la main d'œuvre employable sur ces mêmes filières et régions. Il contribuera en outre à renforcer l’employabilité des jeunes sans qualification dans le secteur artisanal (les corps de métiers pré-identifiés sont la menuiserie bois, la menuiserie métallique, la couture-habillement, la mécanique auto, la cordonnerie et la transformation agricole) grâce à l’amélioration de la formation par apprentissage au sein des ateliers artisanaux, dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Saint-Louis.

L'action sera complétée par un important plan de communication pour promouvoir le "Réussir au Sénégal" et déconstruire les "imaginaires migratoires", ciblant les potentiels candidats au départ à travers des cas concrets et des médias adaptés.

Cameroun - Programme national de développement participatif au Cameroun

Le coût total du projet est de 10 M€, entièrement financés par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Les régions historiquement marginalisées du Septentrion  camerounais, et en particulier de l’Extrême Nord, sont profondément affectées par la crise liée aux attaques de Boko Haram. Les jeunes de ces territoires qui connaissent des taux de natalité élevés ont vu leurs principales activités économiques (commerce transfrontalier, moto-taxis, activités liées au tourisme, élevage/agriculture, etc.) brutalement interrompues par l’insécurité. Faute de perspectives d’insertion économique et sociale, ils optent de plus en plus pour la migration (vers les grandes villes du pays, la sous-région ou l’Europe) ou des activités criminelles (coupeurs de route, kidnapping, combat dans les rangs de Boko Haram).

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’inscrit dans la politique de décentralisation du Gouvernement camerounais et après 10 ans de mise en œuvre, il est aujourd’hui perçu par les communes comme un outil ayant fait ses preuves d’efficacité pour développer leurs projets prioritaires. Il a pour objectif d’améliorer les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base et le renforcement du processus de décentralisation, afin d’accroître les capacités des communes dans leur mission de promotion du développement local et de planification. Face au risque de perte de légitimité des pouvoirs publics dans des zones historiquement marginalisées, ce programme public bien connu de la population est l’un des seuls à montrer des autorités publiques au service de leurs citoyens, en particulier dans les régions du Septentrion.

 



 
   
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