Investir dans la jeunesse tchadienne à travers la promotion de dispositifs éducatifs alternatifs et le renforcement de l’insertion professionnelle des jeunes tchadiens.

Le Tchad est l’un des pays les moins scolarisés de la planète. Les écoles publiques et communautaires tchadiennes sont marquées par des abandons massifs, un sous financement chronique de l’Etat, un accès inéquitable (le taux brut de scolarisation des filles est à peine supérieur à la moitié de celui des garçons) et des indicateurs de résultats inquiétants : seulement la moitié des élèves ayant suivi un cycle primaire complet sait lire aisément ; à N’Djamena seuls 3 élèves sur 10 réussissent à lire et à comprendre un texte simple. Face à cette situation, l’AFD propose de soutenir des actions modestes, qui n’ont pas vocation à avoir des impacts structurels mais davantage un effet démonstratif sur l’amélioration de l’efficacité du système par une gestion plus efficiente des ressources disponibles. L’action de l’AFD en faveur de la jeunesse tchadienne (13 M€) vise des interventions innovantes directement menées auprès des écoles ciblant l’amélioration de la qualité de l’éducation de base (optimisation des moyens, gestion des moyens, pédagogie), et une meilleure  adéquation formation emploi, à travers des interventions menées en partenariat avec les opérateurs économiques, et auprès des établissements de formation.
Dans le domaine de la formation professionnelle, l’AFD travaille à améliorer l’adéquation formation emploi en partenariat avec les opérateurs économiques, et à accroître les capacités des établissements de formation pour améliorer la compétitivité des entreprises tchadiennes. Elle s’attache à développer une offre mieux adaptée aux besoins des secteurs porteurs de l’économie tchadienne (BTP, artisanat, élevage), en renforçant les organisations professionnelle et en promouvant un dialogue public-privé, qui marque de l’originalité de son approche menée au Tchad en partenariat avec le Fonds National d’Appui à la Formation Professionnelle (FONAP). En parallèle, elle soutiendra prochainement l’insertion et la formation l’amélioration de l’insertion socio-économique des jeunes tchadiens en situation de vulnérabilité (jeunes non scolarisés, déscolarisés), à travers le renforcement de leurs compétences professionnelles et l’accompagnement de leur parcours professionnel.
 

Identifier des solutions adaptées aux problèmes prioritaires de l’éducation et de la formation

 Les résultats encore très insuffisants en matière d’éducation et de formation (54% de la population encore analphabète) soulignent que beaucoup reste à faire pour satisfaire la forte demande d’éducation des familles et pour développer les qualifications professionnelles attendues par le marché du travail.

Aux côtés d’autres bailleurs de fonds, l’AFD cherche à accompagner la mobilisation de toutes les compétences, publiques et privées, au service de cet objectif crucial.

 

Elle contribue à la formation des maîtres et à la formation initiale de personnels qualifiés dans le secteur de la santé. Elle prépare, en lien avec les milieux productifs, de nouveaux appuis à la formation professionnelle.

Vers une Plateforme pastorale

Dans la foulée des appuis apportés à l’hydraulique pastorale, l’AFD facilite le dialogue entre les acteurs de l’élevage pastoral au Tchad : associations d’éleveurs, recherche scientifiques, pouvoirs publics, entités déconcentrées, experts et partenaires extérieurs.  

 

En finançant une combinaison d’expertises locale et internationale, elle accompagne la mise sur pied d’un fonds d’entretien des ouvrages hydrauliques pastoraux et de mécanismes de financements appuyés sur les fonds climat. 

Santé maternelle et infantile et dividende démographique

Le pays fait face à des indicateurs en santé maternelle et infantile très dégradés – espérance de vie à la naissance de 49 ans, taux de mortalité maternelle de 1200 pour 100.000 naissances, 1 médecin pour 27.000 patients, etc.

L’AFD y centre son action sur la santé maternelle et infantile, la formation des personnels de santé et la lutte contre le Sida, à travers des projets d’un montant total d’environ 15 millions d’euros.

Elle accompagne les  réflexions stratégiques en cours, notamment sur la gratuité des soins ou la planification familiale. 

Mise à jour en avril 2013

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