Renforcer les politiques en matière de santé maternelle et infantile et de protection sociale

L’un des défis majeurs du Tchad reste la maîtrise de son accroissement démographique (+3,5% par an), qui est de nature à placer le pays dans une situation intenable en termes de capacités à répondre favorablement aux demandes sociales de sa population.

La diminution de la mortalité maternelle, infantile et néonatale demeure donc un objectif central de la stratégie de l’AFD en matière de santé. L’Agence a ainsi engagé un nouveau concours de 10 MEUR en 2014 (sur financements Muskoka pour 6 MEUR + I3S – Initiative Santé Solidarité Sahel pour 4 MEUR) visant tout particulièrement l’amélioration de la santé maternelle et infantile (SMI), le renforcement des mécanismes solidaires de financement de la santé, ainsi que le renforcement des capacités du ministère de la Santé Publique dans la mise en œuvre des politiques de gratuité ciblée, en lien avec les partenaires de la société civile. Ces actions, dont l’exécution commencera dans le courant de l’année 2015, seront conçues en étroite concertation avec le FNUAP, l’OMS, l’UNICEF et les ONG. 
 

 

Le rôle majeur des entreprises

L’AFD met à la disposition des entreprises une gamme variée d’instruments financiers et d’appuis.

  • Sa filiale secteur privé PROPARCO apporte son concours à la Compagnie Sucrière du Tchad (garantie de 5 M€) et à la société de téléphonie mobile TIGO (prêts de 20 M€). 
  • Mis en place depuis 2009 dans le cadre de l’initiative présidentielle du Cap, l’ outil de garantie ARIZ facilite l'accès au financement des PME et des institutions de micro finance (IMF) au Tchad, pour un montant total de l’ordre de 6 millions d’euros fin 2011, répartis dans les secteurs  du BTP, des transports, de la formation professionnelle, du microcrédit et de l’hôtellerie. 
  • L’appui aux producteurs agricoles et aux éleveurs contribue à l’alimentation des villes (produits maraîchers du Bahr Linia) comme aux exportations (bétail, coton, gomme arabique - en partenariat avec Danone).
  • Consciente que l’essentiel de l’activité est dans les mains de petites et très petites entreprises, souvent informelles ou familiales, l’AFD étudie la faisabilité de programmes en faveur de la microfinance, de l’accompagnement des entrepreneurs et de la formation professionnelle. 
  • Les grandes entreprises de service public (eau, électricité, coton...), en voie de réforme, pourraient bénéficier également des appuis techniques ou financiers de l’Agence.
 

 

L’accès à l’eau de plus d’un million de personne

Après avoir soutenu la Société publique des Eaux pendant les années 90, l’AFD a apporté dans la période récente une contribution significative en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, en partenariat avec les autorités nationales et locales.

Elle a financé l’installation de plus de 1700 points d’eau équipés de pompes dans les villages et de 41 réseaux d’adduction d’eau potable, en zone semi-urbaine et à Ndjamena, contribuant à l’accès à l’eau de plus de 1,2 millions de consommateurs dans tout le pays. Des dispositifs de gestion autonomes des installations garantissent la pérennité des installations.  

  

 
L’effort est désormais centré sur la Ville de N’Djamena .
 
L’AFD y accompagne le processus de décentralisation, en lien avec les appuis du ministère français des Affaires étrangères et européennes et de la coopération décentralisée, notamment de la ville de Toulouse. Elle y finance des projets situés dans les quartiers périphériques de N’Djamena, permettant d’améliorer les conditions de vie des populations et de couvrir une partie des besoins engendrés par la forte croissance urbaine, notamment via la mise hors d’eau et la construction de réseaux d’adduction d’eau potable touchant plus de 200.000 habitants des quartiers périphériques. 
Mise à jour en décembre 2016

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