L'AFD en Zambie

La stratégie

La Zambie fait partie depuis 2012 des pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure. Le pays a bénéficié de l’initiative PPTE et d’une annulation de dette en avril 2005. La dette publique externe est ainsi passée de 140% du PIB en 2004 à 20% en 2006. Le pays est classé en risque faible (pays vert) selon l'analyse conjointe Banque Mondiale/FMI de viabilité de la dette.

 En 2006, le CICID a décidé d’inclure la Zambie au champ d’intervention de l’AFD mais le pays n’est pas éligible aux subventions. L’AFD n’y intervient donc que sous forme de prêts :

Le prêt souverain concessionnel auprès de (ou garanti par) l’Etat zambien, en respectant les conditions d’endettement fixées par la Banque mondiale (au moins 35% d’élément don). Les possibilités d’endettement non ou peu concessionnel, dont a bénéficié le gouvernement quand le pays était sous-programme avec le FMI, sont en cours de discussion avec les Institutions de Bretton Woods.

- Le prêt non souverain peu ou pas concessionnel, sans garantie de l’Etat, auprès de grandes maîtrises d’ouvrage publiques, d’institutions financières ou d’entités privées (sous réserve de leur solvabilité et de leur capacité à emprunter).

 


L’AFD peut également mobiliser le produit ARIZ (Accompagnement pour le risque de financement de l’investissement privé), dispositif de garantie bancaire destiné à faciliter l’accès aux financements des entreprises locales, particulièrement les PME, et le Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA), dont l’objectif est de favoriser la croissance des entreprises et institutions financières en Afrique subsaharienne en leur offrant un accès à des capitaux propres et un appui dans la gestion de leurs investissements. Enfin, l’AFD, via sa filiale dédiée au secteur privé PROPARCO, peut participer au financement du secteur privé, directement ou en intermédiation par le biais de lignes de crédit aux banques locales.

Le contexte

La Zambie est un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (1 350 USD par habitant et 1 620 USD en parité de pouvoir d’achat en 2012). Comme d’autres pays de cette zone, la Zambie occupe une position stratégique en termes de ressources minières : la Zambie est le deuxième exportateur mondial de cuivre (le cuivre représentant environ 75% des exportations du pays) et le premier producteur mondial de cobalt.  Le pays est classé en 2014 au 141ème rang mondial en termes d’IDH (indice en hausse depuis 2000). Le niveau de pauvreté de sa population (13 millions d’habitants) reste élevé (64% de la population vit avec moins de 1$ par jour), en particulier dans les zones rurales.

L’économie zambienne a montré une forte résistance à la crise économique mondiale. En 2010, la croissance de la Zambie, soutenue par les secteurs des mines, de la construction et des services, s’est encore accélérée pour atteindre 10.3% (contre 9,4% en 2009), en grande partie grâce à la rapide remontée des cours du cuivre. Depuis 2010, la croissance se stabilise entre 6 et 7% par an. Après une résurgence en 2008 et 2009, l’inflation, essentiellement liée à la hausse du prix des denrées alimentaires, est descendue et se situe entre 6 et 7% de 2011 à 2013.

 

Au niveau international, les tensions auxquelles font face la République Démocratique du Congo et le Zimbabwe ont fait de la Zambie un pays particulièrement attractif pour les opérateurs internationaux ces dernières années avec une aide publique au développement qui s’élève pour 2014 à 1 milliard USD, soit 7% du PIB.

Mise à jour en août 2015

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