L'AFD au Zimbabwe

La stratégie

Le Groupe AFD a démarré ses activités au Zimbabwe en 1993 avec l’ouverture à Harare du bureau de représentation régionale de sa filiale, Proparco, dédiée au financement du secteur privé. Celle-ci y a développé ses interventions entre 1993 et 1998, sous forme principalement de ligne de crédit octroyées à différentes banques locales pour le refinancement de l’investissement privé.

Comme la plupart des autres banques de développement occidentales l’AFD est entravée dans son action par l'importance des arriérés extérieurs du Zimbabwe. L’état et le mode de gestion des finances publiques du pays interdisent en effet la reprise des prêts souverains, le pays étant classé en « rouge » selon le cadre de viabilité de la dette du FMI et de

la Banque mondiale. L'octroi de prêts non souverains devra, pour sa part, être étudié avec attention dans un contexte difficile aussi bien d’un point de vue macroéconomique (crise aiguë de liquidités et manque de solvabilité des contreparties) que juridiques (régime de sanctions de l'Union Européenne qui contraint l'AFD en tant qu'institution financière).

Le contexte

Le Zimbabwe avec un PIB par habitant qui avoisine les 340 dollars, un IDH de 0,516 en 2005 et une situation économique dégradée, se trouve dans la liste des pays à faible revenu et à déficit vivrier et a toutes les caractéristiques des pays les moins avancés. Le Zimbabwe possède de nombreuses ressources minières notamment en or et en diamant, de même le pays possède de grands gisements de charbon et un immense potentiel hydroélectrique. 

Autrefois appelé le « grenier à blé de l’Afrique australe », le pays exportait, outre le blé, des arachides, du café et du tabac et avait un secteur agricole très productif. Cependant, après une réforme agraire menée dans le désordre, la situation économique et sociale du Zimbabwe s'est dégradée régulièrement depuis dix ans, aboutissant en 2008 à une grave crise humanitaire. Un gouvernement d’unité nationale a été nommé en février 2009 et doit faire face à un défi de taille : le redressement socio-économique du pays. En effet, entre 1999 et 2008, le PIB du pays s'est contracté de 40% et l’économie a été la proie d’une hyperinflation spectaculaire. Le taux de prévalence du sida est lui aussi élevé puisque 13,71% des 15-49 ans sont porteurs du VIH et, si la situation alimentaire s’est progressivement améliorée en 2010, elle reste très fragile.

Mise à jour en janvier 2011

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