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L'AFD en Amérique latine et dans les Caraïbes
L’action de l'AFD dans la région vise à accompagner des politiques, des programmes et des projets respectueux de l’environnement et contribuant à un développement plus équitable, selon des modalités diversifiées en fonction des situations spécifiques des pays.
À la une
Conférence AFD-EUDN 2012 : "Malaise dans l'évaluation : Quelles leçons tirer de l'experience du Développement" - 26 mars 2012, à Paris
A l'heure où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, les plus grands spécialistes mondiaux s'interrogeront et débattront avec le public sur le rôle de l'évaluation tel qu'il est conçu aujourd'hui, dans le champ de l’aide au développement. Participez à la 9ème édition de la conférence co-organisée avec European Development Network (EUDN).
L'efficacité de l'aide et son évaluation en question
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
Quels enseignements pour l'action ?
L'évaluation des politiques publiques n'est pourtant ni une idée ni une pratique nouvelle. La question se pose cependant de savoir si elle est correctement menée, si elle donne effectivement lieu à une accumulation de savoir, qui peut être utilisé ou non, par les décideurs, ou si le contexte dans lequel les politiques sont mises en œuvre change trop rapidement pour que les expériences d'hier puissent permettre de tirer des enseignements pour demain.
La conférence se tiendra au Centre de Conférences Pierre Mendès-France du Ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, à Paris.
« Face aux défis actuels du développement en Amérique latine : quelles politiques publiques ? »
En marge des Assemblées annuelles de la Banque interaméricaine de développement (BID) à Montévideo, en Uruguay, l’AFD a organisé une conférence présentant la version espagnole du livre “Les enjeux du développement en Amérique latine, dynamiques socioéconomiques et politiques publiques”, réalisé sous la coordination de l’Institut des Amériques (IdA).
Une formation professionnelle et des réformes fiscales plus performantes
Carlos Quenan (IdA) a passé en revue les grandes tendances économiques, démographiques, sociales et environnementales ainsi que les principales caractéristiques des systèmes politiques d‘une région qui, au cours des dernières années, s’est caractérisée par son dynamisme et par sa résistance face à la crise économique globale. Ses conclusions confirment qu’en dépit des progrès réalisés par les Etats latino-américains en termes politiques, économiques et sociaux, de nombreux défis sont encore à affronter.
Alicia Barcena, Secrétaire Générale de la Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC) et Didier Mercier, Directeur général adjoint de l'AFD © Banque Interaméricaine de Développement, Rafael Hernández
Des pistes afin d’y répondre ont été proposées par Alicia Bárcena, Secrétaire exécutive de la CEPALC, et Pablo Sanguinetti, Directeur de la recherche socio-économique, Corporacion Andina de Fomento (CAF) : des politiques sociales plus performantes, notamment en matière d’éducation et de formation professionnelle, pour favoriser la création d’emploi, conduire les réformes fiscales nécessaires pour financer des politiques de cohésion sociale etc.
Mieux partagée, la croissance de l'Amérique latine sera plus durable
En guise de conclusion, Fernando Lorenzo, ministre de l’Economie et des finances uruguayen et Président de l’Assemblée des Gouverneurs de la BID, en estimant que la croissance économique dans la zone ne serait durable qu’en étant mieux partagée.
Cet évènement illustre la volonté de l’Agence de contribuer à une meilleure compréhension des grands défis socio-économiques de l’Amérique latine, à travers une réflexion renouvelée sur les modalités de gouvernance, mais aussi sur le contenu et la mise en œuvre des politiques publiques
Plateau des Guyanes - Bilan positif pour le projet de gestion durable des ressources naturelles en partenariat avec le WWF
Le comité de pilotage du projet s’est réuni une dernière fois au Suriname pour faire le point sur quatre années d’actions en faveur des écosystèmes du Plateau des Guyanes. Bilan plus que positif pour ce projet emblématique de protection de la biodiversité.
En 2008, le WWF lance un projet de gestion durable des ressources naturelles sur le Plateau des Guyanes financé à hauteur de 19 % par le FFEM. Il concerne la Guyane, le Suriname, le Guyana et le Brésil (Etat de
l’Amapá). Le projet visait à assurer une protection durable des écosystèmes forestiers et marins et à préserver les services environnementaux rendus par ces différents écosystèmes aux populations locales.
Le comité de pilotage final du projet, auquel étaient représentés l’AFD et le FFEM, s’est tenu les 6 et 7 mars à Paramaribo au Suriname. Il a été l’occasion de revenir sur ses réalisations et ses succès.
Les actions ont été menées principalement sur les thématiques de la gestion des aires protégées, la réduction des impacts liés à l’orpaillage, la gestion forestière durable, ainsi que la gestion et la conservation des écosystèmes aquatiques et des espèces.
A destination des gouvernements (règlementation, renforcement des capacités), des entreprises et des agences nationales (amélioration des pratiques et éco-certification, sites pilotes, formations à l’écotourisme) ou encore des communautés locales (travail sur une meilleure utilisation des ressources dont elles dépendent), ces opérations ont été accompagnées d’importantes actions de communication, de sensibilisation et d’éducation.
Le projet a permis des avancées positives vers des pratiques d’exploitation aurifère sans mercure ou encore sur la mise en place de processus REDD+.
De nouvelles aires protégées ont été créées et les connaissances environnementales ont été nourries par la production d’études scientifiques.
De nombreux ateliers d’échanges entre territoires ont également été organisés. En conclusion, une véritable prise de conscience sur la conservation de l’environnement est apparue à l’échelle de la région.
Le FFEM poursuivra à l’avenir ses actions sur le Plateau des Guyanes, notamment à travers sa participation au projet de plate-forme régionale de développement de REDD+.
Approfondir la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane
Le Conseil interministériel de l’Outre-mer de 2009 a aussi fixé comme objectif un approfondissement de la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane.
A cet effet, pour le côté Est de la Guyane, l’AFD a été partie prenante, les 24 et 25 novembre à Macapá, de la VIIème Commission mixte transfrontalière France-Brésil et a présenté, aux côtés de Mme BETON-DELEGUE, Directrice Amériques et Caraïbes au ministère français des Affaires étrangères, de l’Ambassadeur de France à Brasilía et du Préfet de la Région Guyane, le cadre général dans lequel un projet de développement urbain intégré et concerté entre les « villes-frontières » de Saint-Georges de l’Oyapock et d’Oiapoque (Etat fédéré de l’Amapá au Brésil) pouvait être envisagé.
Pour l’Ouest de la Guyane, au sein de la délégation française du « Conseil du Fleuve Maroni » qui s’est réuni le 9 décembre, l’AFD a fait un nouveau point du projet santé développé au Suriname, et a annoncé notamment que la première pierre de l’hôpital d’Albina pourrait être posée au cours du mois d’avril 2012.
Cérémonie d’inauguration des forages géothermiques à la Dominique
A l’issue d’études de préfaisabilité menées ces dernières années, le lancement des premiers forages a donné lieu à une cérémonie le 5 décembre 2011 en présence du Premier Ministre et du Ministre des travaux publics. A cette occasion, les autorités dominiquaises ont souligné l’importance de l’appui de l’AFD tant sur le plan technique que financier.
La Dominique est une île de moins de 1 000 km² peuplée de 72 000 habitants située entre la Guadeloupe et la Martinique. Contrairement à la plupart des îles de la Caraïbe dont l’économie est fortement orientée vers le tourisme, l’économie dominiquaise est restée largement dépendante des productions agricoles et de la dépense publique, elle-même soutenue par les bailleurs de fonds.
Jusqu’à présent, la génération d’électricité à la Dominique reposait, comme dans les îles voisines, essentiellement sur les hydrocarbures.
La Dominique bénéfice toutefois d’un important potentiel géothermique estimé à 100 MW qui pourrait lui permettre de couvrir ses besoins énergétiques et d’exporter à terme l’essentiel de sa production électrique vers la Guadeloupe et la Martinique. L’exploitation de ce potentiel transformerait le modèle de croissance de l’île.
Il s’agit pour l’AFD d’un projet emblématique aux Antilles puisqu’il combine un intérêt économique (autonomie énergétique et export), un caractère environnemental (substitution d’une énergie propre et renouvelable à une énergie d’origine fossile), et une dimension d’intégration régionale (perspective de vente d’énergie à la Guadeloupe et à la Martinique).
L’AFD, via ses ressources propres et à travers le FFEM (4,5 M € mobilisés), est depuis plusieurs années un acteur essentiel, au côté du FED, dans le financement et l’accompagnement des travaux préparatoires à ce projet d’envergure.
Si les résultats des forages d’exploration sont probants, ils devraient être suivis d’investissements visant à la production et à l’exportation d’électricité. Dans l’hypothèse la plus ambitieuse, ceux-ci s’élèveraient à environ 300 M €, représentant pas loin d’une année de PIB dominiquais.
Subvention à l'ONG Etudiants et Développement pour sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale (Le comité ONG du 27 septembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 175 000 € à l'ONG Etudiants et développement.
cette subvention va servir au financement d’un projet d’éducation au développement. L’objectif du projet est de susciter, accompagner et valoriser l’engagement étudiant dans la solidarité internationale. Il vise, notamment, à permettre aux associations étudiantes (1300 structures concernées, 6000 contacts) un accès à une information structurée et de qualité afin qu’elles puissent développer des actions de sensibilisation de qualité en termes de solidarité internationale (outils et bonnes pratiques). Le projet développe également des actions d’accompagnement des jeunes porteurs de projets (cycles de formations, apports d’outils, espaces d’échanges, mise en relations des associations du Nord et du Sud, suivi des projets, outils méthodologiques) visant à améliorer l’impact et la qualité de leurs initiatives en faveur du développement. Le projet se déroulera en France (40 villes universitaires), en Afrique Sub-saharienne, au Maghreb, à Madagascar et en Amérique Latine.

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