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Exposition « ¿Cómo imagino el mundo en 2025? »

26/05/2016

Le concours de dessins d’enfants  « ¿Cómo imagino el mundo en 2025? » lancé dans plusieurs écoles de la ville de Mexico à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), fait aujourd’hui l’objet d’une exposition.

Elle est présentée à la fois à Paris au siège de l’AFD, dans le cadre de la semaine de l’Amérique Latine et à Mexico, dans la station de métro La Raza, du 21 mai au 6 juin 2016, dans le cadre de la feria de las culturas amigas dont la France est invitée d’honneur.

 A Mexico, l’exposition qui reprend les principaux thèmes abordés par les enfants (l’eau, la ville, la protection de la nature…) est accompagnée de représentations théâtrales (« cuenta cuentos ») qui auront lieu dans la station La Raza les samedis et dimanches à 11h et 13h.
 
Moi, j’aimerais une ville plus propre à l’avenir, avec bien moins de voitures, sans personnes jetant des déchets dans la rue et sans pollution. J’aimerais un lieu plein de petits animaux et d’arbres et des fleurs avec un ciel bleu et non pas gris avec tant de pollution.
Emmanuel, 8 ans .



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Un nouveau site internet AFD consacré à la finance verte

26/02/2016

L’AFD vient de lancer le site internet dédié au programme SUNREF . L’objectif de ce programme, qui constitue le label « finance verte » de l'AFD, est de faciliter l’accès à une énergie durable abordable pour garantir le développement d’une économie sobre en carbone et de participer à l’atténuation des causes du changement climatique.

Ce programme, mis en œuvre à travers des partenariats tissés avec des banques locales dans près de 20 pays d’intervention différents de l’AFD, propose aux entreprises une offre financière sur mesure (prêt, prime à l’investissement, accompagnement technique) favorisant l’acquisition d’équipements de meilleure qualité et respectueux de l’environnement. L’agence AFD au Mexique participe à ce programme à travers le partenariat établi avec la principale banque publique agricole mexicaine, FIRA. Le projet, labellisé SUNREF, vise à promouvoir des pratiques agricoles durables, à la fois sur le plan économique, social et environnemental, en encourageant notamment une utilisation plus optimale des ressources énergétiques et naturelles.

site sunref
Accéder au site ici



1ère réunion 2016 du Club des conseillers de l’AFD au Mexique

11/02/2016

La réunion du club des conseillers est l’occasion d’alimenter les réflexions sur les perspectives de coopération de l'AFD au Mexique. Cette première réunion s'est tenue le 11 février autour de la préservation du patrimoine culturel de la ville et sur la nécessaire réhabilitation et densification du centre-ville.

Le club regroupe actuellement onze personnalités mexicaines et françaises, compte parmi ses membres des universitaires, des membres de la société civile, des directeurs généraux de grands groupes et des experts sectoriels. Outre les échanges sur le secteur urbain, la réunion a également été l'occasion de présenter les récentes évolutions du groupe AFD dont son rapprochement avec la Caisse des Dépôts et Consignations, ainsi que les résultats de l’activité de l’AFD au Mexique en 2015 et ses perspectives pour 2016.

Cette première réunion du club des conseillers de l’agence de Mexico s’est tenue, dans le cadre de la visite de  Matthias Fekl, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français à l’étranger et de Régis Marodon, directeur du département Amérique latine et Caraïbes de l’AFD.

 
 


L’histoire d’un modèle de gestion du territoire inspiré de la France pour la protection des forêts mexicaines

04/01/2016

Comment la préservation de l’environnement est devenue la priorité d’un territoire ? Et comment un projet pilote a été à l’origine d’une réflexion sur une politique publique novatrice dans la gestion des territoires ? Une histoire d’hommes le long du fleuve Ayuquila…

Langoustines, hommes et forêts...

Dans l’Etat de Jalisco à l’ouest du Mexique, à mi-chemin entre Guadalajara et l’océan Pacifique, coule le fleuve Ayuquila. Pêche de poissons et langoustines, élevage, agriculture, activités de loisir : le fertile écosystème du fleuve a été pendant des générations une source d’identité et de richesse pour les habitants de cette terre d’histoire et de culture, immortalisée par le célèbre roman Pedro Páramo de Juan Rulfo.  

Trop de sucre nuit

Mais le fleuve Ayuquila a bien failli dépérir en raison d’une pollution incontrôlée générée principalement par la production de canne à sucre. La région et les paysages se sont transformés, en quelques années : une disparition des bois, des forêts et des parcelles de culture familiale pour être remplacés par des champs de canne à sucre à perte de vue… et des terres brulées, une fois les récoltes réalisées. La monoculture et les techniques utilisées de culture sur brulis ont ainsi fortement dégradé l’espace naturel. 

Plus grave, la raffinerie sucrière construite sur les rives de l’Ayuquila, déversait directement les eaux usées dans le fleuve. Enfin, la croissance économique et démographique des municipalités du bassin, en partie liée à l’essor de l’activité du sucre, a provoqué la saturation des décharges publiques et des systèmes d’eaux usées. L’accumulation de ces facteurs a généré une forte pollution du fleuve Ayuquila, synonyme de maladies pour les anciens et les plus jeunes, le déclin des activités productives traditionnelles et l’abandon des rives du fleuve comme lieu de loisir et de récréation et symboliquement comme référent culturel et identitaire pour les habitants de la région.

Les habitants ne se résignent pas

Comme souvent au Mexique, les choses auraient pu en rester là, les puissants de la canne à sucre faisant taire la protestation sociale, la dégradation de la qualité de vie des habitants du bassin étant attribuée à la fatalité et la pollution à « la faute à pas de chance ». Bien au contraire, la crise qu’a connue le fleuve Ayuquila a finalement été une source d’inspiration pour les habitants des dix communes riveraines afin de changer leur mode d’organisation territoriale et de trouver des solutions de long terme pour sauver leur mode de vie.   

Sous l’impulsion de l’Université de Guadalajara et de la Direction de la Réserve naturelle de la Sierra de Manantlán, voisine du bassin Ayuquila, la forte demande sociale a pu être canalisée avec l’adoption d’une charte signée par les maires des dix communes du bassin, le 25 juillet 2001. Une première au Mexique : des maires qui se regroupent pour préserver ensemble un territoire.

Une première au Mexique : les maires s’unissent

L’union faisant la force, les élus ont pu faire entendre leur voix auprès de l’entreprise sucrière et gagné ainsi plusieurs batailles : l’arrêt du déversement des eaux sales directement dans le fleuve, la mise en place de contrôles de l’usine et l’abandon des brulis. Ces succès ont incité les maires à créer, le 27 octobre 2007, un organisme inter-municipal dédié à la gestion environnementale du bassin : la JIRA (Junta Intermunicipal para la Gestión Integral de la Cuenta del Río Ayuquila).

Cette association de communes permet d’une part, de transcender les différences partisanes et de couleur politique au moment de prendre les décisions concernant le bassin, et d’autre part, de travailler sur le long terme. 

En effet, le mandat de maire au Mexique dure trois ans, ce qui est bien peu pour prendre des décisions, en particulier budgétaires, sur des projets environnementaux dont la temporalité excède largement ce mandat. 

Indépendant des rotations politiques

La JIRA, avec son personnel professionnel, indépendant des rotations politiques, permet ainsi d’agir sur l’ensemble du territoire et de donner le suivi indispensable aux projets d’infrastructure et de développement durable, sous le contrôle vigilent des élus locaux. Enfin, en s’associant, les communes réalisent des économies d’échelle sur les grands travaux d’équipement de la région (gestion des déchets, qualité de l’eau, etc.). 

Depuis 2010, l’Agence française de développement (AFD) a accompagné les actions de la JIRA et s’est appuyée sur cette structure intercommunale pour développer notamment des actions de préservation de la forêt. Cette coopération entre dans le cadre de l’initiative internationale de réduction d’émission de CO2 liée à la dégradation et la déforestation dans le monde, dénommée REDD+. Le caractère intercommunal de la JIRA permet à la fois d’avoir un impact local significatif et de peser au niveau national, pour pouvoir inscrire cette action dans le processus REDD+. 

Ce projet devient un modèle pour le Mexique

Ce programme pilote développé avec la JIRA et l’AFD a permis de démontrer les nombreux avantages du modèle de gouvernance intercommunale ; un modèle qui méritait d’être diffusé à d’autres régions du Mexique, voire à d’autres pays, pour participer concrètement à l’effort de lutte contre le changement climatique. 

Ainsi, depuis 2011, avec l’appui d’une subvention européenne de l’ordre de 2 M€, l’AFD a accompagné la diffusion du modèle au Mexique. Six associations inter-municipales ont déjà été créées dans les Etats du Jalisco, du Yucatan et du Quintana Roo, et ce n’est qu’un début. 

Ce projet pilote  s’achève le 31 décembre 2015 mais porte les graines de la continuité : l’Etat de Jalisco a pris ce modèle comme la base de sa politique d’intervention territoriale  et à Chihuahua, dans la Sierra Taraumara et au Chiapas, deux processus pour la création de nouvelles associations inter-municipales sont en train d’être mis en place. Ainsi, le modèle développé par le projet pilote est juste dans sa genèse au Mexique. 

« Ce projet donne les moyens aux pouvoirs locaux d’agir »

Selon Sergio Graf, architecte conceptuel du model intermunicipal au Mexique, « la valeur de ce projet est sa capacité à porter un modèle de politiques publiques pour le Mexique. L’AFD a ainsi contribué à la réplication et la consolidation de ce modèle initialement isolé en apportant une solidité institutionnelle et légale. On constate aujourd’hui la mise en œuvre d’autres projets à un niveau national avec des objectifs similaires se basant sur cette organisation institutionnelle tels que les corridors biologiques et autres zones de conservation. Enfin, ce projet a donné des capacités aux gouvernements locaux pour participer aux défis liés à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique et, parallèlement, pour créer des opportunités de développement local de ces collectivités. »

Le modèle des Parcs naturels régionaux français comme modèle

L’AFD, en partenariat avec le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) , travaille par ailleurs avec ces associations intercommunales pour tenter de développer un mode de gestion de territoire s’inspirant du modèle français des Parcs Naturels Régionaux (PNR). Une coopération technique a été initiée avec la fédération des parcs naturels régionaux pour promouvoir la conservation de sites naturels à partir d’une charte territoriale. Les PNR, comme les associations intercommunales mexicaines, représentent en effet un modèle de gestion territoriale innovant, où les décisions de protection de l’environnement naissent d’un consensus entre les acteurs locaux (municipalités, propriétaires des parcelles, communautés rurales, associations de producteurs, etc.). 

Dépasser trois frontières

Toutes ces initiatives (dépollution d’un fleuve, préservation des forêts, conservation de sites naturelles) relèvent d’une même logique, la gestion durable d’un territoire qui suppose de dépasser trois frontières : la frontière administrative d’une commune, la frontière du temps d’un mandat politique et la frontière partisane d’une stratégie politique. Ce programme de coopération entre la France et le Mexique tire son succès de cette nouvelle vision du territoire. Une idée simple et pourtant novatrice.


A savoir sur ce projet

Ce projet, financé sur fonds délégués européens et mis en œuvre par l’AFD en coopération avec la Commission Nationale des Forêts mexicaine (CONAFOR), a débuté en 2011 et s’achèvera en fin d’année. Il aura favorisé la création et la consolidation de six associations inter-municipales dans les Etats du Jalisco et de la Péninsule du Yucatan, pour permettre aux communes de répondre de manière collective aux enjeux environnementaux locaux (comme la pollution de l’eau, l’expansion de la frontière agricole, la gestion des déchets solides). Ce mode de gestion intégré du territoire est une première au Mexique et pourrait se diffuser sur l’ensemble du pays. Il contribue par ailleurs à la préparation du pays au mécanisme international REDD+. Une sortie sur le terrain a permis de mieux se rendre compte des actions concrètes menées par plusieurs associations de communes dans le domaine de l’environnement et d’intéresser plusieurs participants d’Amérique Centrale et de République Dominicaine qui pourraient s’inspirer de ce modèle de gestion territoriale.

Ce projet a été présenté dans le cadre d’un side-event de l’AFD sur les « Territoires ruraux » lors la COP21.

Un forum de 2 jours a été organisé dans l’Etat du Jalisco avec de nombreux partenaires du Mexique et d’Amérique Centrale sur les leçons à tirer d’un projet de gouvernance locale inspiré des communautés de communes et des parcs naturels régionaux en France.

 



Interview de Mario Molina, Prix Nobel de chimie (1995)

01/12/2015

Mario Molina, Prix Nobel de chimie (1995) et Conseiller du président Obama, était l'invité de l’AFD lors de la 21e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21).

Son interview est parue dans Le Monde du 1er décembre 1/12/2015, à découvrir ici. 


 
 
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