L'AFD en Équateur

En Amérique latine, l’AFD inscrit ses activités dans le cadre d’un mandat de promotion d’une "croissance verte solidaire", en mettant l’accent sur des secteurs d’intervention liés à la protection de l’environnement, aux défis du changement climatique et à la réduction des inégalités.

L'AFD est autorisée à intervenir en Équateur depuis 2014. Les secteurs de l'énergie (transition énergétique), de l'eau et de l'assainissement sont au coeur des échanges entre l'AFD et ses partenaires locaux.

À la une

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Séisme en Équateur : l’AFD apporte un soutien exceptionnel au gouvernement équatorien

23/05/2016

Un séisme de magnitude 7,8 - le plus violent qu’ait connu le pays depuis 1979 - a touché l’Équateur samedi 16 avril, causant plus de 650 morts,  4 600 blessés et 29 000 personnes déplacées selon les dernières estimations disponibles. Au titre de la solidarité envers ce pays durement éprouvé, l’AFD apportera un soutien exceptionnel de 100 millions de dollars.

L’état d’urgence a été décrété dans les six provinces les plus affectées, localisées sur la côte pacifique du pays dans la région de Guayaquil. La ville de Pedernales, comptant plus de 50 000 habitants, a été particulièrement touchée avec 70% à 80% des bâtiments détruits ou sévèrement endommagés. Les coûts de reconstruction sont évalués par le Gouvernement Équatorien à plus de 3 milliards de dollars.

Ce soutien de l'AFD à l'Équateur reposera sur quatre axes : 

  1. l’instruction selon un cycle accéléré d’une ligne de crédit d’urgence à l’Etat d’un montant de 100 millions de dollars pour le financement de travaux de reconstruction
  2. la réaffectation partielle de financements de l’AFD et des fonds non remboursables de l’Union européenne gérées par l’AFD (10M$) afin d’orienter les activités plus spécialement sur les zones touchées
  3. l'affectation exceptionnelle post-crise Équateur d’un financement à destination d’ONG françaises intervenant en Équateur en lien étroit avec une ONG locale
  4. une opération de coopération technique dédiée et portée par une collectivité locale française

Le Directeur de l’agence de Bogota, compétente sur l’Équateur, s’est rendu à Quito jeudi 28 avril et vendredi 29 avril. Il a rencontré à cette occasion les autorités Equatoriennes et l’ambassadeur de France et conformément aux instructions reçues  de la Direction Générale, a pu présenter et préciser ces différentes mesures et convenir avec ses interlocuteurs des suites à leur donner dans les semaines à venir.

Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, région sismiquement la plus active de la planète, l’Équateur est un pays particulièrement exposé aux catastrophes naturelles et notamment aux tremblements de terre. Au cours des dernières années, le Gouvernement équatorien a mis en place, avec l’appui d’organisations internationales spécialisées, des mécanismes de réponse rapides à de tels phénomènes.

Pour mémoire, l’AFD a été autorisée par décision du co-secrétariat du Comité Interministériel de la Coopération Internationale et du Développement (CICID) de juillet 2014 à intervenir en Équateur avec un mandat de « croissance verte et solidaire », pour le financement de projets, programmes ou politiques publiques ayant un impact positif sur les trois dimensions du développement durable (croissance économique, protection de l’environnement et inclusion sociale).



Améliorer les services d'eau et d’assainissement dans les collectivités locales

04/12/2015

L’AFD participe au financement du programme massif d’investissements Prosaneamiento visant à atteindre un taux de couverture en services d’eau et d’assainissement de 95% en 2017. La mise en oeuvre du programme est assuré par la Banque publique de financement des collectivités locales Banco de Desarrollo del Ecuador. 

C'est le deuxième prêt de l'AFD en Équateur. D'un montant de 100 millions de dollards, il permettra de financer des investissements dans 12 centres urbains et sera accompagné d’une aide non remboursable sur des fonds délégués de l’Union Européenne pour un montant de 10 millions d'euros qui serviront principalement à financer de l’assistance technique aux collectivités dans lesquelles seront réalisés les investissements en eau et assainissement.

La concordance de l’agenda du développement équatorien dont la révolution citoyenne du président Correa et le « Plan national du bien vivre », avec le mandat de croissance verte et solidaire de l’AFD en Equateur, ainsi que l’efficacité du ministère des Finances pour dessiner le programme de travail commun et les priorités sectorielles ont permis un démarrage rapide des activités de l’AFD en Equateur en 2015.

La première année a été marquée par l’ouverture d’un bureau de représentation permanente à Quito et un premier prêt pour appuyer le secteur énergétique equatorien. En 2016, l'AFD devrait renforcer sa coopération en Equateur avec de nouveaux engagements notamment dans les domaines de la reforestation et de l'éducation.

 



La 1ère coopération AFD - Équateur bénéficiera au secteur électrique

11/08/2015

Dans le cadre de l'appui au  «Plan Directeur d’Électrification» de l'Équateur, l'AFD prête 100 millions de dollars pour aider à renforcer les réseaux de distribution électrique équatoriens.

 

Cofinancé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Banque Latino-Américaine de Développement (CAF), ce projet s'inscrit dans la politique de changement de matrice énergétique du pays. Il prévoit notamment de substituer les cuisinières à  gaz domestique par des cuisinières d’induction à faible consommation électrique, diminuant ainsi l’utilisation d’énergies non-renouvelables importées tout en favorisant la consommation d’énergie produite au niveau national.

La signature s'est déroulée le 30 juillet 2015 à Paris, par le directeur national de Négociation et Financement public du ministère des Finances de l’Équateur, Luis Villafuente, et Régis Marodon, directeur du département Amérique Latine de l’AFD, en présence de l'ambassadrice de l’Équateur en France, María de la Paz Donoso, et le Sous- secrétaire du Financement public du ministère des Finances de l’Équateur, Diego Rosero. 

Ce premier accord est signé, ad portas de l’ouverture d’un bureau de l’AFD en Équateur prévue pour septembre 2015..



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