Brésil

La stratégie de l’AFD au Brésil suit trois grandes orientations : il s’agit en premier lieu de la gestion des biens publics mondiaux : lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité, lutte contre les maladies transmissibles et émergentes.

À la une

La France et le Brésil renforcent leur partenariat pour la mobilité urbaine à São Paulo et Rio de Janeiro

05/01/2012

L’Etat français a signé avec les Etats de Rio de Janeiro et de São Paulo des déclarations d’intention qui ouvrent la voie à des financements de l’AFD en matière de mobilité urbaine. Ces déclarations d'intention ont  été signées à l’occasion de la visite de François Fillon, Premier ministre, au Brésil les 15, 16 et 17 décembre derniers.

A São Paulo, Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération,  M. Geraldo Alckmin, le gouverneur de l'Etat São Paulo et Didier Mercier, Directeur adjoint de l’AFD et ont signé une déclaration d’intention portant sur l’apport d’un financement pour la construction du train express (ligne 13), qui reliera la ville de São Paulo à l’aéroport de Guarulhos.

A Rio de Janeiro, un protocole d’accord a été signé avec le gouverneur de l’Etat, M. Sergio Cabral. Ce partenariat illustre le souhait d’établir des liens de coopération dans le domaine de l’aménagement durable des territoires urbains et de la mobilité urbaine. Il prendra la forme de financements, en appui aux politiques dans le domaine des transports, au programme d’investissement et aux modes de gouvernance qui lui sont associées, et d’un programme de coopération technique qui pourrait porter sur les sujets de gouvernance métropolitaine des transports, de stratégie métropolitaine et d’aménagement urbain.

Ces deux financements, aux Etats de Sao Paulo et de Rio de Janeiro, feront l’objet d’une évaluation courant 2012 par l’AFD, en vue d’un octroi par son conseil d’administration.

L’AFD intervient au Brésil depuis 2007. Son premier financement est consacré à l’extension du réseau de transports publics (Bus Rapid Transit) et à la création d’un corridor écologique au cœur de la ville de Curitiba.

L'Amérique latine, à la pointe de l'innovation dans les transports urbains

08/09/2011

Tramway aérien à Medellin (Colombie), Bus à Haut Niveau de Service à Curitiba (Brésil)... Le continent est à la pointe de l’innovation en matière de mobilité urbaine. Nathalie Le Denmat et Marie-Pierre Bourzai, experts de l'AFD, expliquent en quoi l’approche latino-américaine a révolutionné la façon de penser la mobilité urbaine et comment l’AFD accompagne cette innovation.

 

Le dynamisme des métropoles latino-américaines en matière de transports urbains est-il récent ?

Non, la ville de Curitiba a inventé le concept de Bus à Haut Niveau de Services1 (ou Bus Rapid Transit, BRT) dans les années 70, Medellin, celui de tramway aérien, il y a une dizaine d’années. Mais c’est surtout au cours des années 2000 que les transports collectifs et la mobilité urbaine sont devenus une véritable priorité des gouvernements latino-américains après des décennies de sous investissement dans le secteur.*  Il existe aujourd’hui en Amérique latine plus d’une quinzaine de villes dotées de BHNS.

 

Quel est l’objectif poursuivi dans ces projets de mobilité urbaine ?

Le grand intérêt de l’approche latino-américaine, c’est que la planification urbaine et des transports y conjugue plusieurs objectifs essentiels : la décongestion urbaine, bien sûr, la réduction du trafic automobile, et donc l’augmentation de la productivité des villes et la réduction des gaz à effet de serre.

Elle recherche également une meilleure intégration sociale, comme à Medellin, où le métrocâble aérien s’accompagne de toute une politique d’accès aux ressources économiques, sociales, sanitaires et culturelles de la ville pour les habitants des quartiers défavorisés. Les responsables de Medellin parlent même d’un Programme urbain intégral.

Cette politique de mobilité urbaine intégrée est enfin un excellent moyen de valorisation et de requalification de l’espace urbain. Un Bus à Haut Niveau de services peut signifier dégradation de l’espace public s’il ne prévoit pas d’accompagner son tracé d’une réflexion autour de la valorisation des espaces traversés.

 

Ces projets sont-ils reproductibles sur d’autres continents, en Afrique par exemple ?

Ces dynamiques peuvent être mises en œuvre dans des villes qui ont atteint un certain niveau de maturité. C’est le cas en Amérique latine, où le taux d’urbanisation est supérieur à 80%, et où le taux de motorisation** est très important.

Certaines villes africaines ont  besoin de développer l’infrastructure routière dans un premier temps. Cela dit, il est essentiel d’anticiper dès maintenant des besoins d’une ville en 2025 et d’intégrer dès à présent dans les stratégies de développement des espaces urbains le déploiement d'un réseau de transports publics qui permette de préserver la viabilité économique, l'environnement et la qualité de vie des quartiers.

 

Quels types de projets accompagne l'AFD ?

Cela dépend des besoins à court et moyen termes de la ville. Nous tentons de convaincre nos partenaires d'intégrer une vision intégrée, planifiée, à long terme du développement urbain mais ce type d’arbitrage n'est pas toujours possible pour des Etats ou des collectivités locales aux ressources limitées et qui doivent répondre à des besoins immédiats.

Une chose est sûre, dans les projets urbains que nous finançons et accompagnons, nous pensons à un développement intégré de la ville. Il ne s'agit plus de faire une voirie ou d’implanter une ligne de transport en commun sans penser à son intégration dans un programme plus global de développement de la ville qui conjugue économie et qualité de vie.

 

Quel enseignement tirez-vous de notre soutien des projets urbains latino-américains ?

Nous avons beaucoup appris sur les modes de conduite de projet, comme pour la mobilisation citoyenne, la participation autour d’un projet. En matière financière également, les enseignements ont été nombreux. Les leçons que nous avons apprises en Amérique latine éclairent notre travail dans les autres géographies.

 

►Voir la page sur le BHNS de Curitiba

►Voir l'actualité du métrocâble de Medellin

► Voir le reportage de Thomas Dworzak de l'agence Magnum Photos sur le métrocâble de Medellin, sur Objectif Développement

►Voir la page sur la politique de mobilité urbaine à Saint Domingue

 


1Encadré : Un Bus à Haut niveau de services

Un bus à haut niveau de service (BHNS), souvent désigné par le sigle anglais BRT, Bus Rapid Transit, est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.


* Ce sursaut en matière d’investissement est un élément très positif dans une région où la parenthèse de dérégulation du secteur des transports publics – généralisée dans les années 1980 – a engendré le développement anarchique d’une offre de transport de moyenne et faible capacité, opérée par de petites entreprises privées et qui s’est avérée désastreuse pour la ville, l’environnement et pour les usagers. Ndlr.

** Nombre de voitures pour une population donnée.

Brésil : Un bus à haut niveau de services pour préserver l'environnement à Curitiba

19/07/2011

L’AFD a signé une convention avec la ville de Curitiba (Brésil), le 19 juillet, pour le financement d'une nouvelle ligne de bus rapide. D’un montant de 36,15 millions d’euros, ce financement s’inscrit dans le programme de développement des transports collectifs et de préservation de la biodiversité de la municipalité brésilienne.

Le projet vise à construire une ligne de  bus rapides à haut niveau de services (BHNS ou BRT, Bus Rapid Transit), le long de la linha verde, une ancienne autoroute requalifiée en « boulevard urbain ». Il permettra de préserver un corridor écologique au cœur de l’agglomération, sur les rives du Barigüi, en réaménageant des espaces naturels et en réintégrant la flore locale.

Un bus à haut niveau de service (BHNS), ou service rapide par bus (SRB) (parfois désigné par le sigle anglais BRT, bus rapid transit), est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.

 

Avec 1,7 million d’habitants, la municipalité de Curitiba, capitale de l’Etat du Paraná, a opté depuis les années 1960 pour un plan d’urbanisme particulièrement novateur qui comprend notamment un métro de surface constitué de bus articulés se succédant chaque minute.

Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes utilisent ces bus chaque jour. Ce système de transport très performant, avec un billet unique, est aujourd’hui relayé sur le continent latino-américain, notamment en Colombie avec le Transmilenio.

Cette première signature de l’AFD au Brésil ouvre la voie à d’autres financements en faveur de collectivités brésiliennes autour du thème de la ville durable. Conformément à son mandat dans les pays émergents, l’AFD intervient au Brésil pour financer des politiques publiques qui promeuvent une croissance plus sobre en ressources naturelles, plus économe en gaz à effet de serre et plus équitable, tout en favorisant le lien avec l’expertise française. Présente dans le pays depuis 2007, l’Agence concentre ses actions dans les secteurs du développement urbain, des transports publics, de l’énergie, de l’eau et l’assainissement.

Vidéo : "Curitiba, une ville durable"

 

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

Charbon de bois et sidérurgie en Amazonie brésilienne : quelles pistes d’améliorations environnementales ? L’exemple du pôle de Carajas

05/05/2011

Le fonctionnement du secteur sidérurgique du pôle de Carajas, en Amazonie brésilienne, repose sur une importante consommation de charbon de bois. Étant donné les impacts directs et indirects de la production de charbon de bois sur la déforestation et la dégradation des forêts naturelles, cette filière de production fait l’objet de contestations environnementales croissantes.

Cette publication analyse les alternatives d’améliorations environnementales de la filière charbon de bois destinée au secteur sidérurgique ainsi que les principaux freins techniques, économiques et institutionnels à leur adoption. Plusieurs alternatives sont envisageables, basées sur l’usage de technologies de carbonisation plus efficaces, le reboisement ou le boisement des terres dégradées et, dans une moindre mesure, l’utilisation de résidus d’exploitation forestière de faible impact. Certaines d’entre elles sont économiquement avantageuses sur le long terme et des financements peuvent être mobilisés pour faciliter leur adoption. Cependant, la régularisation de la situation foncière et environnementale apparaît comme un prérequis incontournable pour leur adoption.

 
 
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