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Conférence : L'Afrique et les grands émergents. Quels impacts pour le continent africain ?
Depuis le début du XXle siècle, l'irruption des grands pays émergents - la Chine, l'lnde et le Brésil - transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne.
Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l’Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ?
Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ?
Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires par les dirigeants et les populations africaines ?
Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?
Cette conférence sera l’occasion d’aborder ces questions et d’échanger sur les dynamiques à l’œuvre dans ce rapprochement Sud- Sud. Après une présentation du dernier numéro de l’ouvrage A Savoir intitulé « L’Afrique et les grands émergents » se tiendra une discussion entre les panélistes et l’auditoire.
A Savoir n° 19 | L’Afrique et les grands émergents
Avril 2013 Jean-Raphaël CHAPONNIÈRE (Asia Center), Dominique PERREAU (D.P. Associates) et Patrick PLANE (directeur du CERDI, CNRS, Université d’Auvergne)
Étude coordonnée par Rémi GENEVEY (directeur de la Stratégie, AFD)
Depuis le début du XXIe siècle, l'irruption des grands pays émergents – la Chine, l'Inde et le Brésil – transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l'Afrique subsaharienne.
Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l'Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ? Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ? Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement, initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires, par les dirigeants et les populations africaines ? Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?
À travers l'analyse plus approfondie de quelques secteurs porteurs de grands investissements, les hydrocarbures, les mines, la forêt, ce rapport tente d'éclairer les dynamiques à l'oeuvre dans ce rapprochement des plaques tectoniques du Sud, asiatiques, latino-américaines et africaines.
Dvpt rural, Pays émergents, Brésil, Inde, Secteur privé, Analyses macroéconomiques et diagnostics pays, Afrique centrale, orientale et australe & Madagascar, Agriculture et sécurité alimentaire, Institutions et gouvernance, Jean-Raphaël CHAPONNIERE , Afrique de l'Ouest, Partenariats public-privé, Financement du développement, Politique d'aide, Efficacité de l'aide, Chine, A Savoir
Séminaire : les réseaux électriques intelligents
L'AFD a organisé du 21au 25 janvier un séminaire technique avec ses partenaires latino-américains et en présence d'acteurs français autour du thème des « réseaux électriques intelligents, ou Smart Grids. Ces réseaux sont dits intelligents car ils utilisent des technologies informatiques pour, entre autres, améliorer la production, la distribution et la consommation d'électricité et pour optimiser la relation entre le producteur et le consommateur d'électricité.
Une vingtaine d’entreprises et d’acteurs institutionnels français du secteur électrique ainsi que quatre opérateurs électriques d’Amérique latine, avec lesquels l’AFD est en relation, ont participé à ce séminaire, à savoir :
- la Compagnie fédérale d’électricité au Mexique (CFE), que l'AFD accompagne grâce à un prêt non-souverain de 250M€ signé fin 2012,
- l’Entreprise publique de Medellin (EPM) en Colombie, à qui l'AFD a également octroyé un prêt non souverain de 275M€ signé en août 2012,
- la Compagnie d’Electricité de l’Etat de Rio Grande do Sul (CEEE), que l'AFD accompagne grâce à deux prêts souverains pour un montant total de 113M€,
- la Compagnie énergétique de l’Etat du Minas Gerais (CEMIG), qui est partie prenante du financement à l’Etat du Minas Gerais au Brésil.
L’Institut Mexicain de Recherche en Electricité et la Banque Interaméricaine de Développement (BID), partenaire stratégique de l’AFD en Amérique latine, ont également été associés à ce séminaire.
La voiture électrique, essayée par nos partenaires
Le programme de ce séminaire a été élaboré à partir des demandes spécifiques des partenaires latino-américaines de l’AFD. À travers plusieurs sessions thématiques, la visite d’un bâtiment à énergie positive et d’un centre de conduite des énergies renouvelables, les 12 participants latino-américains et les acteurs français ont échangé leurs expériences en matière d’optimisation et de modernisation des réseaux électriques, de gestion de la demande, d’intégration des énergies renouvelables et des nouveaux usages. De nombreuses expériences innovantes (Energy Pool, Issy Grid, eCO2Mix) ont été présentées, mettant ainsi en lumière le savoir-faire français dans ce secteur.
Enfin, de nouvelles pistes de collaborations et d’actions de coopération technique ont été identifiées par nos partenaires et les équipes techniques de l’AFD, actions qui pourront être soutenues conjointement avec la BID.
Lancement de la Plateforme régionale de développement du mécanisme REDD+ sur le Plateau des Guyanes
Les pays du Plateau des Guyanes possèdent un territoire recouvert d’une forêt tropicale humide séquestratrice de carbone et d’une biodiversité exceptionnelle. Ils portent de fait en commun une responsabilité environnementale aux yeux de la communauté internationale. Le 29 janvier 2013, le FFEM (Fonds Français pour l’Environnement Mondial dont le secrétariat et la gestion financière sont confiés à l’AFD) et l’ONF ont signé à Cayenne une convention de financement de 1 million d’euros pour contribuer à un développement à faible émission de carbone des pays du Plateau des Guyanes.
Une coopération régionale pour un partage des ressources et de l’expertise des administrations forestières
Il s’agira pour l’ONF Guyane, chef de file du programme, de renforcer les capacités techniques des pays concernés (le Guyana, le Suriname et le Brésil-Etat d’Amapá, la France au travers de la Guyane) tout en privilégiant la coopération régionale des services forestiers et en associant les acteurs de la recherche, les ONG, la représentation des communautés indigènes et les bailleurs.
A travers une plateforme technique régionale de dialogue et d’échanges d’expériences, ce programme constituera un cadre favorable pour une approche du développement des territoires soucieux de la question carbone, au travers des mécanismes REDD+.
Des outils d’aide à la décision politique locale
Le financement du FFEM contribuera à la définition d’un cadre de coopération pour mettre en commun les données et méthodologies d’inventaires carbone et développer une méthode d’estimation des flux et stocks de carbone commune sur le Plateau des Guyanes. Il devra permettre de quantifier et d’analyser les facteurs de déforestation et de dégradation forestière dans chaque pays afin de bien comprendre les facteurs de déforestation transnationaux.
Enfin, une modélisation des scénarios de développement et d’opportunités d’évitement d’émission de carbone issu de forêts sera proposée. Les décideurs politiques seront informés des modalités techniques, juridiques et administratives leur ouvrant la possibilité de bénéficier du mécanisme REDD+. Les résultats du projet seront des outils d’aide à la décision politique locale pour la mise en place éventuelle d’une politique de mobilisation des crédits carbone forestiers et l’initiation d’actions concrètes conformes au processus REDD+.
Forêt du Plateau des Guyanes
Un concours à l’environnement mondial et au développement local
Le financement du FFEM s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la France, en matière de REDD+ à la suite de la 15e Conférence des Parties à Copenhague en 2009. Ce programme vient améliorer la capacité de stockage du carbone et réduire la déforestation dans une zone d’intérêt majeur en matière de biodiversité. Ce programme associera les populations locales, à travers sa représentation COINCA, pour la mise en œuvre et la collecte des données, ainsi que lors des différents comités de pilotage.
A Savoir n°15 | The Governance of Climate Change in Developing Countries
A Report on International and Domestic Climate Change Politics in China, Brazil, Ethiopia and Tuvalu
David HELD, Eva-Maria NAG & Charles ROGER (LSE Global Governance)
Contact : Fabio GRAZI département de la Recherche, AFD
Cet ouvrage évalue ainsi les approches choisies par quatre économies émergentes et en développement pour aborder la question de la gouvernance du changement climatique, à la fois en décrivant l'évolution de leurs renforcements institutionnels et l'élaboration de leurs politiques, mais aussi en analysant les moteurs politiques et économiques du changement.

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