Enfants sur le chemin de l'école
L'AFD s'engage pour le développement en Haïti

 Active en Haïti depuis près de 40 ans, l'AFD finance sous forme de dons des projets mis en oeuvre par l'Etat et les institutions publiques du pays.

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L'AFD en Haïti
Travailleurs sur le chantier de l'Hopital
Reconstruire en mieux

 Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, l’AFD a mis en oeuvre plus de 160M€ pour la reconstruction du pays.

A ce jour 90M€ ont été utilisé par les autorités haïtiennes.

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5 ans après le séisme

À la une

Mieux inclure la société civile, acteur du développement en Haïti

07/03/2017

Comment contribuer à renforcer durablement la société civile haïtienne ? Comment davantage impliquer les acteurs locaux au développement du pays ? Ces questions étaient abordées lors d’un débat organisé le 7 mars à l’Institut Français d’Haïti en présence de représentants de l’AFD.

 

Une société civile haïtienne fragilisée ?

Dans l’un des pays les plus vulnérables aux catastrophe naturelles, les situations d’urgence sont fréquentes (séisme de 2010, ouragan Matthew) et engendrent une mobilisation internationale pour permettre la reconstruction en profondeur du pays. 

Si certaines actions ont été mises en œuvre avec succès impliquant les Haïtiens dans des dynamiques durables, l’aide internationale fait souvent l’objet de nombreuses critiques. Or, les organisations de la société civile sont un des piliers du développement en Haïti, un pays qui connaît une instabilité politique chronique.

 

Comment favoriser la participation et le renforcement de la société civile haïtienne ?

Le débat organisé par l’Institut Français d’Haïti a rassemblé des représentants d’organisations haïtiennes et internationales ainsi que de l’AFD sur le thème : « Renforcer la société civile ? »

Ce débat était animé par Marie-Odile Waty, responsable de la division du partenariat avec les ONG au siège de l’AFD. Pour l’occasion, un panel avait été constitué, comprenant :

  • Gabrielle Cathala, chargée de mission renforcement de la société civile et gouvernance local pour ACTED , financée par l’Union européenne ;
  • Monsieur Mausert François, directeur exécutif d’ ADEMA ;
  • Monsieur Chenet Jean-Baptiste, directeur exécutif d’ ITECA ;
  • Monsieur Prospéry Raymond, directeur Haïti et République Dominicaine pour Christian Aid .

Les comités de liaison inter-ONG (CLIO) et de coordination ONG (CCO) étaient représentés à travers Mme Cathala et M. Raymond. 

 

 
 

 

Au cœur des échanges, deux questions majeures : 

  • Quelles sont les évolutions récentes et quelles seraient les évolutions à l’avenir pour garantir une meilleure participation de la société civile et l’implication des acteurs locaux ? 
  • Quelles sont les meilleures façons de renforcer la société civile haïtienne ? Comment mesurer et évaluer l’impact du renforcement à travers les projets ?   

 

 

Que retenir ?

Les interventions ont ainsi permis de souligner, entre autres :

  • le rôle primordial des acteurs locaux dans le développemen t du pays ;
  • l’importance de traduire par des actions concrètes ce qui est écrit dans les propositions de projet ;
  • les enjeux du « ne pas nuire » notamment dans la définition des niveaux de rémunérations afin d’éviter une distorsion sur le marché du travail et un drainage des meilleurs compétences vers les organisations internationales ;
  • l’importance de la notion de solidarité dans le développement contre la technicisation des processus qui divisent entre ceux « qui savent » et ceux « qui ne savent pas », contribuant ainsi à mettre en place des partenariats inégalitaires ;
  • les enjeux de collaboration entre les sociétés civiles haïtiennes et dominicaines ;
  • le besoin d’inscrire les partenariats dans la durée, les projets ne devant pas être les déclencheurs des partenariats mais des moments forts d’accélération des transformations.   

 

Michèle Pierre-Louis, Présidente de la Fondation connaissance et liberté (FOKAL) est intervenue pour la clôture de ce débat en tant que grand témoin.

 

L’AFD et la société civile : une tradition d’appui

En Haïti, l’AFD finance l’initiative des ONG grâce à un instrument destiné aux ONG françaises dont l’une des conditions essentielles est l’accompagnement et le renforcement de la société civile haïtienne.

Actuellement, l’Agence cofinance ainsi 22 projets pour un montant total de 9 millions d’euros.

Ce débat d’idées est intervenu dans le cadre d’une mission de supervision annuelle du portefeuille de projets liés à des secteurs variés (éducation, agriculture, climat, santé, eau et assainissement, microfinance, énergie, développement local, droits de l’homme, etc.). 

 
L'interview de Marie-Odile Waty, responsable de la division du partenariat avec les organisations de la société civile à l'AFD
 
 
 

 

Contact : Matthieu Génin geninm@afd.fr

 

► Télécharger L’AFD et les organisations de la société civile (2012-2016) : un partenariat renforcé

► Télécharger Répondre aux crises: l'AFD, la Fondation de France et le financement des ONG en Haïti à la suite du séisme



Haïti à l’honneur de l’objectif de Corentin Fohlen

03/02/2017

Avec son reportage « Les Possibilités d’une île », Corentin Folhen s’éloigne des clichés d’Haïti. C’est une autre facette du pays, peu souvent explorée et dévoilée, qu’expose le lauréat du prix spécial AFD / Libération du meilleur reportage photo . Corentin Fohlen sera à l’Institut Français d’Haïti pour une rencontre le mercredi 8 février à 19h.

 

Dépasser les clichés : une autre vision d'Haïti

Trop souvent résumé à un pays maudit, pauvre et violent, Haïti est bien plus que cela.

Loin de ces clichés, une autre facette du pays, peu souvent explorée et dévoilée, existe. Les temps changent et des opérations sont mises en place afin d’attirer touristes et investisseurs.

C’est cette belle image, d’espoir, que Corentin Fohlen expose dans son reportage réalisé entre janvier 2015 et octobre 2016 qui lui a valu le prix AFD / Libération du meilleur reportage photo

 

 

© Corentin Fohlen

 

Corentin Fohlen a découvert la photographie pendant ses études de dessin.

Pendant plus de huit ans, il couvre l’actualité française et internationale : conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolutions arabes en Égypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique…

Il décide ensuite de se lancer dans un travail au long cours en Haïti et depuis 2012 mène une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.

 

© Valérie Baeriswyl

 

Le site officiel de Corentin Fohlen



Faire du vétiver une plante favorable à un développement durable !

31/01/2017

Améliorer les revenus des producteurs locaux tout en préservant les ressources naturelles, telle est l’ambition du projet de développement des filières cacao et vétiver dans le département du Sud. Un projet soutenu par l'AFD et trois autres acteurs majeurs !

 

Le vétiver, porteur de développement économique 

Haïti est le premier pays exportateur mondial de vétiver. Le vétiver, une plante aromatique qui vous est peut-être inconnue mais dont l’huile est un ingrédient commun à de nombreux parfums.

En Haïti, c'est le département du Sud qui est particulièrement réputé pour sa culture de la plante qui pousse pratiquement partout.

De nombreux agriculteurs locaux comptent ainsi sur cette culture pour en tirer une source de revenus : le vétiver revêt une importance économique capitale pour le pays.

 

Développer la culture du vétiver... de manière durable !

La production haïtienne de vétiver cristallise des enjeux forts : en plus de satisfaire 40 % de la demande mondiale, elle est l’une des seules cultures du département du Sud ayant résisté à l’ouragan Matthew en octobre 2016 .

À la suite du passage de l’ouragan, les récoltes réalisées dans le but de compenser les pertes de revenus ont malheureusement participé à une dégradation accélérée des sols, engendrée par le déracinement précipité de la plante.

 

Et le cacao, une filière d’avenir pour Haïti ?

Le cacao haïtien n'est pas en reste et constitue un enjeu socio-économique et environnemental de taille en Haïti.

Il souffre cependant d’un certain paradoxe : bien que reconnu comme l’un des meilleurs au monde, sa  filière est quant à elle méconnue par les chocolatiers internationaux et largement sous-exploitée en Haïti.

Alors même que dans les pays voisins la production de cacao peut monter jusqu’à 3000 kilos par hectare, elle ne dépasse pas les 250 kilos à l’hectare en Haïti. La production annuelle atteint quant à elle péniblement les cinq tonnes.

Le potentiel non-exploité est considérable mais la filière ne bénéficie pas d’un accompagnement suffisant des autorités nationales pour améliorer la productivité.

Outre son potentiel économique, le cacao peut également jouer un rôle relativement important dans la sécurité alimentaire, la réduction de l’érosion, la fertilité, la biodiversité et la séquestration de carbone.

 

Une approche intégrée qui vient compléter les projets en cours

Afin de dynamiser les filières cacao et vétiver dans le département du Sud, l’AFD soutient un projet de protection des bassins versants.

Un programme complémentaire d’un projet financé par l’AFD et l’Union européenne dédié aux filières vivrières de la plaine des Cayes, dans le même bassin versant.

En combinant appuis en agroforesterie, aménagements hydrauliques et renforcement organisationnel, ce nouveau programme vise à améliorer le revenu des producteurs tout en contribuant à la préservation des ressources (sols, couvert forestier, eau…) jusque dans les plaines.  

Le projet poursuit trois objectifs :

  • le lancement et la structuration de la filière cacaoyère ;
  • l’amélioration des pratiques agricoles dans la filière vétiver ;
  • le renforcement des acteurs dans l’aménagement des bassins versants et la mise en place de pratiques agro-écologiques.

 

Quatre partenaires financiers pour un programme commun...

Le programme sera mis en œuvre sur 4 ans pour un total de 7,5 millions d’euros et réunit quatre partenaires :

 

...qui associe également la société civile

Quant à la mise en œuvre du projet, elle sera assurée par les ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF)  et SOS Enfants sans frontières , les coopératives de production locale et le Programmes des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) .

Ensemble, ces acteurs contribueront à faire émerger des modes de gestion plus durables de la culture du vétiver.


Contact : Tania Désir desirt@afd.fr 

 


Le festival Étonnants voyageurs est de retour à Haïti !

30/11/2016

L'île accueille une nouvelle édition des Étonnants voyageurs, festival international du livre et du film ! Soutenu par l'AFD, l'événement a lieu les 1er, 2 et 3 décembre. Thème central de l'édition haïtienne 2016 : "La construction de soi".

Un échange essentiel entre écrivains et lecteurs, d'Haïti et d'ailleurs

Quelques mots de Lyonel Trouillot, romancier et poète haïtien : « Cet échange (une quarantaine de rencontres, 2000 élèves, plus le grand public) entre écrivains et lecteurs, écrivains en devenir et citoyens de Haïti et du monde, est essentiel car il est toujours urgent de discuter de la condition humaine. Ici comme ailleurs. Aux heures les plus dures.

Port-au-Prince, mais aussi le Cap, ville historique, Jérémie durement touchée par l’ouragan et les Gonaïves trop souvent oubliée, ville historique elle aussi, meurtrie il y a quelques années par l’ouragan Jeanne.

Ce n’est pas d’un jeu formel qu’il s’agit ici, mais du rapport entre les quêtes de formes et de sens qui constituent le littéraire et le social, la mémoire, l’imaginaire et l’actualité.»

L'AFD a contribué à la réalisation d'un film de Rachel Magloire "De Bangui à Port-au-Prince: le défi de la reconstruction" dont la projection sera organisée le samedi 3 décembre à 15h45 à l'Institut français d'Haïti.



L'AFD fête ses 40 ans en Haïti!

25/11/2016

En 2016-2017, nous fêtons 40 ans de présence en Haïti.

 

 

40 années au cours desquelles l’AFD a mobilisé près de 400 millions d’euros, en subventions et en prêts, pour 70 projets dans le pays. L’occasion de revenir sur l’activité de l’AFD en Haïti au cours de cette période !

Vers un partenariat avec le secteur privé pour une formation professionnelle de qualité

09/11/2016

Dans le cadre du projet Compétences pour l’emploi des jeunes, entreprises et membres du Centre pilote de formation professionnelle de Port-au-Prince se sont rencontrés pour poser la première pierre d’un partenariat. Objectif : une meilleure insertion des jeunes sur le marché du travail et de meilleures compétences au service des entreprises.

Comment renforcer l’employabilité des jeunes diplômés ?

Cet atelier a été organisé le 9 novembre 2016 à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti et du Centre pilote de formation professionnelle.

L’objectif de cet atelier : initier un dialogue pour la construction d’un partenariat durable destiné à renforcer l’employabilité des jeunes diplômés dans les filières prioritaires identifiées au Centre pilote (eau et assainissement, électrotechnique, mécanique automobile et construction). 

 
Répondre aux besoins en compétences des entreprises

La rencontre s’est ouverte par une restitution des besoins exprimés par les entreprises en termes de métiers et de compétences techniques. Pour certains métiers, les entreprises haïtiennes sont contraintes d’importer de la main d’œuvre de l’étranger pour pallier les déficits de techniciens qualifiés.
 
Les échanges ont permis d’aborder des sujets très pratiques comme la confrontation des jeunes en formation à la réalité du terrain par des visites ou très généraux comme l’environnement des affaires en Haïti.

L’importance des compétences humaines et le sens des responsabilités, en plus des compétences techniques, a été un thème récurrent des débats. 
 

Le projet en quelques mots

Compétences pour l’emploi des jeunes est un projet financé par l’AFD à hauteur de 5 millions d’euros.

Ses objectifs :

  • assurer une offre de compétences de qualité dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ;
  • réhabiliter et moderniser le Centre Pilote de l’Institut national de formation professionnelle (INFP) en créant plus de liens entre offre de formation et milieux économiques ;
  • et renforcer les capacités de l’INFP afin de veiller à la bonne marche du projet comme à la pérennité de ses effets par un réel transfert de compétences.


 
 
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