Enfants sur le chemin de l'école
L'AFD s'engage pour le développement en Haïti

 Active en Haïti depuis près de 40 ans, l'AFD finance sous forme de dons des projets mis en oeuvre par l'Etat et les institutions publiques du pays.

► En savoir plus

L'AFD en Haïti
Travailleurs sur le chantier de l'Hopital
Reconstruire en mieux

 Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, l’AFD a mis en oeuvre plus de 160M€ pour la reconstruction du pays.

A ce jour 90M€ ont été utilisé par les autorités haïtiennes.

  ► En savoir plus

5 ans après le séisme

À la une

Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



Cinq ans après le séisme : 160 millions d’euros mobilisés pour le relèvement et le développement d’Haïti

22/12/2014

Depuis le séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010, 160 millions d’euros ont été mobilisés par l’AFD pour participer au relèvement du pays. À ce jour, 90 millions d'euros ont été utilisés par les autorités haïtiennes.

► Lire l'interview de Bénédicte Gazon, directrice de l'agence de Port-au-Prince : "Cinq ans après, où en sommes-nous ?"

 

L’AFD finance sous forme de dons, des projets mis en œuvre par l’État haïtien et les institutions publiques du pays. Pleinement investie dans l’effort de reconstruction intervenu au lendemain du séisme, grâce à un effort financier exceptionnel de la France, l’AFD  a tout d’abord confirmé la poursuite des  projets déjà démarrés (25 millions d’euros), puis huit nouveaux projets ont été montés (90 millions d’euros) ainsi que des appuis budgétaires (45 millions d’euros). Répartis sur l'ensemble du territoire, ces projets concernent principalement les secteurs de la santé, du développement urbain et de l’agriculture. 

 

Santé : reconstruire le principal hôpital du pays

La reconstruction du principal hôpital du pays, situé au cœur de la capitale et gravement endommagé par le séisme, est l’un des projets phares du pays. L’opération est cofinancée par l’AFD (25 millions de dollars), l’USAID (25 millions de dollars) et Haïti (33 millions de dollars).La phase d’étude a été engagée dès 2010. Le projet est complexe car il doit permettre la continuité des soins pendant la durée des travaux. Pour ce faire, des travaux intermédiaires et des installations provisoires ont été réalisés. Une fois les emprises libérées, les démolitions, terrassements et équipements qui permettront au nouvel hôpital de fonctionner en totale autonomie pour l’eau et l’électricité ont été exécutés. Les fondations des nouveaux bâtiments sont en exécution en vue de la construction des premières superstructures au premier trimestre 2015.
 

 démarrage des travaux sur le chantier de l'HUEH

AFD - B. Gazon

 

Développement urbain : aménager les quartiers précaires

L’AFD finance le projet d’ aménagement et de reconstruction de deux quartiers de Port-au-Prince, Martissant et Baillergeau, pour un montant de 30 millions d’euros (dont 19,5 millions délégués par l’Union Européenne). Dans ces quartiers précaires, la concertation avec les populations et les autorités a permis d’élaborer une vision à long terme pour les quartiers sous la forme de schémas directeurs d’aménagement. Dans le cadre général de ces schémas, le projet a retenu une liste d’opérations à financer, dont les plus urgentes sont achevées ou en travaux : le réaménagement de 600 mètres de ravines, la construction d’ouvrages de protection contre les inondations ainsi que divers aménagements urbains.

Les prochaines étapes concerneront les axes structurants de circulation pour désenclaver ces quartiers et de nombreux aménagements publics (création de trottoirs, drainage des eaux pluviales, réseau d’eau potable, aménagement de carrefours, réhabilitation d’un marché).Des actions pour l’amélioration des logements sont également prévues. L’objectif du projet est de renforcer ou reconstruire 750 maisons et de réaliser des logements collectifs à caractère social.

Enfants sur les ouvrages a Martissant

AFD - J. Roca

 

Agriculture : renforcer la production agricole et réduire la pauvreté en milieu rural

Le projet d'appui à la production agricole et à la sécurité alimentaire dans l’ouest et le sud d’Haïti est financé par l’AFD à hauteur de 16,2 millions d’euros (dont 4,7 millions délégués par l’Union Européenne). À ce jour, 4 campagnes de maïs et haricots ont été appuyées et 20 kilomètres de canaux d’irrigation ont été réhabilités dans la plaine des Cayes. La production et les rendements ont progressé, améliorant à la fois la sécurité alimentaire et la situation économique de 800 producteurs.

bureaux du projet aux Cayes 

AFD - B. Gazon

 

De la reconstruction au développement durable

 L’AFD a approuvé en septembre 2014 un projet de 5 millions d’euros d'appui au secteur de la formation professionnelle afin d’améliorer l’insertion des jeunes sur le marché du travail, qui devrait démarrer début 2015. Ce projet, c’est une première depuis 2010, n’est pas né des exigences de la reconstruction post-séisme mais a été élaboré dans une démarche de développement à moyen et long terme.

 

  ► Télécharger le communiqué de presse



« Reconstruire Haiti » récompensé au Prix photo AFD 2014

19/12/2014

Les trois lauréats de la 3ème édition du Prix Photo AFD ont été distingués le 16 décembre à l’occasion d’une cérémonie à la  Maison Européenne de la Photographie . Parmi eux, « ReConstruire Haïti », réalisé par Rue89, a reçu le prix  Prix AFD / Nikon du Meilleur Web-documentaire. L'équipe est composée de Florent Maurin / The Pixel Hunt, Jean Abbiatteci, Perceval Barrier, Pierre Morel, Gilles Boisson, Bérénice Froger. Auteur des photos – Pierre Morel.

A vous de prendre les décisions

"ReConstruire Haïti" est un reportage-fiction multimédia qui s'intéresse aux enjeux de développement auxquels est confronté Haïti. Ce reportage prend comme point de départ le séisme du 12 janvier 2010 et explique les véritables chantiers du pays : exode rural, bidonvillisation, fuite des cerveaux, crise agricole, déforestation...

 Crédit © Pierre Morel

A travers ce format innovant – une fiction interactive, un newsgame – ce reportage vise à mieux faire comprendre aux internautes les mécanismes et les difficultés de développement. L'objectif est aussi de démonter un discours fataliste et montrer au lecteur-internaute que la situation de pauvreté que vit Haïti (mais aussi bien d'autres pays dans le monde) n'est pas une malédiction et n'a rien d'irréversible.

Âgé de 26 ans, Pierre Morel vit et travaille entre Paris et le Petit Abergement. Après avoir fait l'EMI-CFD en 2008, il est devenu photojournaliste. Pour Pierre, la photographie est un moyen d'engagement et d'activisme. Il a déjà collaboré avec plusieurs médias et entreprises en France et à l'étranger.

►  Voir le Web-documentaire

Lancé en 2012, le Prix Photo AFD, à destination des professionnels, permet de sensibiliser un public plus large aux enjeux du développement des pays du Sud et rendre hommage au travail essentiel des photographes engagés. En 2014, ils étaient 95 à participer au Prix.

►    Pour en savoir plus sur le prix Photo AFD 

 



L’AFD soutient 14 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 9,17 millions d’euros

21/10/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni ce 21 octobre 2014. Les nouvelles subventions concernent 14 projets :
 

Acting for life : Appui à l’entreprenariat rural au Mexique et en Equateur

Subvention de 429 091 euros sur 3 ans à Acting for Life pour un projet de soutien à la création et au développement d’entreprises rurales dans deux zones défavorisées du Mexique (la région de Pahuatlan) et de l’Equateur (la province d’Esmeraldas). Le projet, porté en partenariat avec des associations locales, propose d’appuyer la concertation entre acteurs publics et privés sur le développement économique territorial, de former et d’accompagner l’entreprenariat rural ainsi que d’enrichir ses mécanismes de financements. En parallèle, il prévoit des actions transversales sur le renforcement institutionnel et méthodologique et l’expérimentation dans des territoires pilotes dans un objectif de dissémination régionale. Au terme du projet, une centaine d’entreprises auront été appuyées et environ 1000 personnes (entrepreneurs ou salariés d’entreprises) auront bénéficié de cette action.

Handicap International – Sensibilisation citoyenne aux conséquences des mines anti-personnel

Subvention de 244 157 euros sur 3 ans à Handicap International pour un projet d’éducation au développement visant à sensibiliser les citoyens français sur les conséquences des mines anti-personnel, des bombes à sous-munitions et autres restes explosifs de guerre sur le développement des pays pollués : pertes de revenus, terres agricoles et ressources naturelles inexploitables, frein global à l’initiative et l’investissement public et privé… Les activités prévues dans le cadre du projet sont la conception et la production de supports pédagogiques, des sessions de formation, des événements publics de sensibilisation, la sensibilisation des médias, des actions de communication web (blogs, site Internet…). Le projet devrait toucher directement 30 000 scolaires (via les actions en milieu scolaire), 285 000 personnes (via les événements décentralisés) et 400 000 personnes via les outils de communication.

CRID – Semaine de la solidarité internationale 2014 et 2015

Subvention de 525 500 euros sur 18 mois au Centre de recherche et d’information sur le développement (CRID) pour la coordination et l’organisation des sessions 2014 et 2015 de la Semaine de la solidarité internationale. La SSI a été créée en 1998 pour informer et sensibiliser le grand public, une fois par an, à la solidarité internationale, à sa nécessité et à ses enjeux. Elle constitue aussi un rendez-vous d’échanges autour de la présentation d’expérimentations et d’actions. Elle a lieu durant la troisième semaine de novembre. La SSI est portée par la CRID, mais implique une multiplicité d’acteurs et d’organisations de solidarité internationale. C’est un projet collectif,  d’ampleur nationale et fortement décentralisé. Pour l’édition 2013, la SSI a représenté plus de 7 500 animations, 8 000 structures impliquées, 21 régions et 89 départements actifs, 2 300 salariés et bénévoles, plus de 3 000 retombées presse et au total près de 500 000 personnes touchées.

FORIM – Renforcer les organisations de solidarité internationale issues de l’immigration
Subvention de 895 422 euros sur 3 ans au Forum des organisations de solidarité internationale issues de l’immigration (FORIM), ayant pour objet la structuration et le renforcement des capacités des organisations de solidarité internationale issues de l’immigration (OSIM). Le FORIM est une plateforme de réseaux d’associations créée en 2002. Elle est composée de regroupements, fédérations et collectifs d’OSIM représentant 23 pays et rassemblant, à travers ses membres faitiers, près de 700 associations de personnes issues des pays de l’Afrique subsaharienne, du Maghreb, de l’Océan Indien, des Caraïbes et du Sud-Est asiatique. Sa vocation est de représenter, de structurer et de renforcer le milieu associatif issu de l’immigration. Le projet vise à donner les moyens au FORIM  de consolider son réseau et de développer ses activités (professionnalisation, formation, communication, participation à des instances de dialogue et de représentation, plaidoyer…).

Inter Aide – Réduction durable de la mortalité infantile en zones rurales isolées à Madagascar et au Malawi

Subvention de 455 000 euros à Inter Aide pour une seconde phase d’un projet de 3 ans visant à réduire durablement la mortalité infanto-juvénile dans des zones rurales isolées de la côte Sud-Est de Madagascar et des régions Centre et Sud du Malawi. L’objectif est de  coordonner les familles, les acteurs de proximité et les systèmes de santé, et d’assurer la continuité dans l’approvisionnement en médicaments essentiels. Le projet s’appuie sur une approche communautaire visant à sensibiliser les populations aux bonnes pratiques à utiliser pour combattre la diarrhée, le paludisme et les infections respiratoires, les trois principales causes de mortalité chez les plus jeunes. Il comprend la réalisation d’enquêtes de mortalité, la sensibilisation et formation des mères et la mise en place de traitements de proximité. Au terme du projet, 9000 familles à Madagascar et 6400 familles au Malawi auront été sensibilisées. 900 agents de santé villageois à Madagascar et 400 au Malawi auront été formés sur l’analyse des diagnostics, la prescription des traitements et le référencement des cas sévères auprès des centres de santé.

Solidarité Laïque – Renforcer la société civile tunisienne

Subvention de 499 325 euros sur 18 mois à Solidarité Laïque, chef de file d’une cinquantaine d’associations françaises et tunisiennes, pour l’élaboration d’un futur Programme concerté pluri acteurs (PCPA) visant la réduction des inégalités d’accès aux droits et la promotion de la citoyenneté en Tunisie. Cette phase pilote a pour but de mobiliser les acteurs associatifs et syndicaux intéressés (une centaine d’organisations visées à terme) mais également les pouvoirs publics français et tunisiens et les collectivités locales des deux pays. Il s’agit de mettre en place les fondations de la gouvernance du programme, de définir la thématique définitive sur laquelle il travaillera et d’organiser un programme de formations et d’échanges sur la question des droits auprès de ses membres. Dans une période de transition démocratique, l’enjeu est d’accompagner la montée en puissance de la société civile en Tunisie, en appuyant le dialogue entre services de l’Etat, les collectivités locales, les syndicats et les associations.


Migrations et Développement - Développement rural intégré au Maroc


Subvention de 900 000 euros sur 3 ans à Migrations et Développement pour la nouvelle phase d’un projet de développement rural intégré visant l’amélioration du niveau et des conditions de vie de populations rurales pauvres de la région du Souss Massa Drâa (région de l’anti Atlas) au Maroc. L’ONG interviendra pour faciliter le dialogue entre les populations et les communes rurales dans le cadre de l’élaboration de plans communaux de développement. Elle accompagnera le développement d’activités économiques viables et la promotion des produits du terroir (argan, safran, miel, dattes, artisanat – tapis, broderies, tourisme rural…) en formant les petits acteurs de terrain, notamment les groupements de femmes, les coopératives, les associations de jeunes. Elle poursuivra par ailleurs la mobilisation de la diaspora marocaine en France, qui est le cœur historique de son action, et orientera ses investissements vers des activités économiques productives. Le projet permettra de toucher directement 1800 personnes membres de 20 organisations professionnelles agricoles, une centaine de jeunes initiateurs de petits projets économiques, 300 femmes, 160 élus et fonctionnaires locaux et 20 associations de migrants en France.

EDM – Accès à l’énergie pour les plus démunis


Subvention de 750 000 euros sur 3 ans à Entrepreneurs du Monde (EDM) pour le financement d’une convention-programme de promotion à l’accès à une énergie moderne, propre et économique pour les plus démunis par le développement de réseaux de distribution micro franchisés et de services financiers adaptés (Burkina Faso, Haïti, Cambodge et Togo). L’objectif est de permettre l’accès à une énergie propre pour la cuisson et l’éclairage en améliorant les revenus et les conditions de vie des ménages les plus pauvres dans ces pays. Il s’agit aussi de diminuer  la demande en combustibles non-renouvelables afin d’alléger la pression sur l’environnement et de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et contre la déforestation. Les activités sont concentrées autour de quatre volets : la constitution de l’offre en produits adaptés aux divers contextes et l’organisation de réseaux de micro entrepreneurs franchisés ; la mise à disposition d’une offre financière adaptée aux populations concernées ; la communication autour de l’offre et enfin la capitalisation de l’expérience acquise dans le cadre de ce programme.

GRET - Services innovants d’assainissement en milieu urbain (Haïti, Madagascar)


Subvention de 546 197  euros sur 3 ans au GRET pour le financement d’un projet de services innovants d’assainissement en milieu urbain à Port-au-Prince (Haïti) et Antananarivo (Madagascar).  L’objectif est de contribuer à l'assainissement de la ville et à la réduction des nuisances sanitaires et environnementales liées à l'assainissement liquide et solide à l'échelle décentralisée et de participer ainsi à la mise en place de politiques publiques sectorielles et urbaines adaptées aux enjeux des quartiers défavorisés dans les capitales malgache et haïtienne. Le projet cible des agents municipaux, des opérateurs privés et des acteurs communautaires. Il bénéficiera aux populations des quartiers identifiés par le projet, soit 50 000 personnes à Antananarivo et 20 000 à Port-au-Prince.

Ensemble contre la peine de mort – Vers une abolition par étapes de la peine de mort dans les pays du Maghreb


Subvention de 227 764 euros sur 2 ans à Ensemble contre la peine de mort (ECPM) pour un projet visant à renforcer les mouvements de lutte pour l’abolition de la peine de mort au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Mauritanie. A l’origine de la création de la Coalition marocaine contre la peine de mort en 2003, ECPM a intensifié son appui à la structure en 2011 avec le soutien financier de l’AFD et de l’Union Européenne. Le projet terminé en 2013 a permis de renforcer considérablement le mouvement abolitionniste marocain et a notamment donné naissance au Réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort, offrant à la thématique une visibilité nouvelle au Maroc et la plaçant au cœur des préoccupations politiques. Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité de ces actions en proposant d’une part d’intensifier au Maroc le lobbying politique et la sensibilisation de l’opinion publique à la nécessité d’abolir la peine de mort, et d’autre part de capitaliser sur les avancées marocaines pour structurer et renforcer les mouvements abolitionnistes de trois autres pays de la sous-région : la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie. Le projet vise enfin à encourager le développement d’un mouvement abolitionniste maghrébin régional capable de porter collectivement le plaidoyer de l’abolition de la peine capitale au Maghreb.

Enfants et Développement - Services sociaux et économiques pour les familles et les jeunes les plus vulnérables au Vietnam


Subvention de 570 000 euros sur 3 ans à Enfants et Développement pour un projet d’accompagnement familial et d’appui à l’insertion professionnelle dans trois districts pauvres d’Ho Chi Minh Ville, au Vietnam. Le projet vise à accompagner 1000 familles très défavorisées pour un meilleur accès à des services de base (santé, éducation, aide psycho-sociale, gestion familiale, administration…). Il s’agit aussi d’appuyer la formation, l’insertion professionnelle et le développement des très petites entreprises, pour près de 1 000 jeunes et petits entrepreneurs.

MDM - Promouvoir le droit à décider pour réduire la mortalité liée aux grossesses non désirées

Subvention de 2 500 000 euros sur 3 ans à Médecins du Monde (MDM) pour une nouvelle convention-programme sur la santé sexuelle et reproductive, concentrée sur le thème des grossesses non désirées, un enjeu majeur en termes de santé publique pour les femmes et les adolescentes. Les pays d’intervention directe seront le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo, les Territoires occupés de Palestine et le Pérou, des actions transversales étant prévues au Niger, en Côte d’Ivoire, à Madagascar et en Haïti. Le programme comprend un axe opérationnel de prévention et de prise en charge des grossesses non désirées dans chaque pays d’intervention et un axe institutionnel de renforcement de l’expertise de l’ONG et de plaidoyer international. Cette nouvelle convention-programme permettra de toucher directement près de 150 000 femmes et adolescentes dans les quatre pays, et environ 1,5 million de personnes de manière indirecte via la formation de personnels de santé et des actions transversales.

Villes en transition – ITD Monde – Développement intégré autour de la création d’une coopérative agricole à Madagascar


Subvention de 228 103 euros sur 3 ans à Villes en transition – ITD Monde pour un projet de développement intégré autour de la création d’une coopérative agricole dans la région de Sahambavy, au Centre-Est de Madagascar. L’objectif est de renforcer durablement les revenus des membres de la coopérative par la requalification d’alcool de bouche en alcool médical et la production et la commercialisation de plantes médicinales et d’huiles essentielles. Il s’agit aussi de lutter contre la l’alcoolisme et d’améliorer la gestion et l’utilisation de la ressource en bois. Le projet permettra de former et d’augmenter les revenus de 600 familles (soit 4800 personnes). Il appuiera 39 centres de santé dans l’approvisionnement en alcool médical et la sensibilisation des patients contre l’alcoolisme.

WWF France - Restauration et gestion communautaire des mangroves à Madagascar

Subvention de 400 000 euros sur 3 ans à WWF France pour un projet visant à préserver les mangroves de Manambolo, sur la côte Ouest de Madagascar, afin d’offrir des bénéfices socio-économiques aux communautés locales. Le projet vise à renforcer les capacités des communautés locales de base dans la préservation et la restauration des mangroves. Il s’agit aussi de consolider les filières poisson et crabes en améliorant les techniques de pêche et les systèmes de stockage et de conditionnement ainsi qu’en créant des coopératives qui facilitent l’accès aux marchés. Le projet prévoit enfin d’appuyer la mise en place d’une structure régionale de concertation afin d’améliorer la prise en compte des mangroves dans la gouvernance des ressources naturelles. Le projet bénéficiera à 6000 personnes. A terme, la moitié des mangroves de la zone seront préservées et les trois quart des ménages verront leurs revenus augmenter de 50%.

 



"On ne va pas partir au premier coup de feu"

01/10/2014

Dans cette interview vidéo, Olivier Ray, responsable de la cellule Crises et conflits, nous explique le rôle d’une agence de développement dans un pays en plein désarroi.

  

 

Sur l'année 2014, on a vu se multiplier des terrains de crises, de violences et de conflits. On a tous les images en tête : la crise syrienne qui perdure et reste une crise chaude, c'est la République centrafricaine qui est dans un état de crise extrêmement forte, mais c'est aussi le virus Ebola en Afrique de l'ouest, sans parler de l'Irak,  de gaza ou de crises pas si lointaines en Haïti et en Afghanistan.

Dans ces pays là, la France ne peut pas dire à ses partenaires "en situation de paix, on vous aide dans un processus de développement mais lorsqu'il y a des difficultés et que votre population souffre, on s'en va." C'est au contraire à ces moments-là que la solidarité, la coopération prend tout son sens.

Est-ce le rôle d’une agence de développement d’intervenir dans un pays en conflit ?

Un conflit c’est dix, vingt parfois trente années de développement perdu. Agir sur les situations de crise, en relèvement post-conflit et en prévention des crises, c’est fondamentalement être dans notre cœur de métier de développeur.

C’est important de continuer à travailler, à trouver les bons instruments, les bons modes opératoires pour agir dans ces situations parce que c’est, quelque part, le défi du développement du siècle à venir. Et donc il ne fait pas sens pour le développeur de partir au premier coup de feu. Notre raison d’être c’est d’accompagner ces sociétés dans le temps long, au moment de leur croissance et de leur développement, pour travailler sur les goulets d’étranglement de cette croissance.

Et aussi de manière préventive, contre ces crises qui restent de faire passer la richesse d’un pays du niveau d’aujourd’hui au niveau auquel il était il y a dix ou vingt ans. Un exemple, la RDC a perdu vingt années de croissance économique dans la crise des années 90.

On a, à l’AFD, beaucoup de projets qui contribuent à réduire ce terreau de la violence. On sait très bien que la jeunesse urbaine au chômage, c’est un facteur de crise. Parce que ces jeunes, frustrés, peuvent prendre les armes. Nous savons que les tensions autour du foncier, c’est-à-dire autour de la propriété de la terre peuvent créer des conflits extrêmement forts et violents. Là aussi il y a des projets pour traiter cette gestion de la terre. On a aussi bien établi au niveau international que certaines formes d’inégalités sociales, économiques et politiques génèrent de la violence par la frustration. Là aussi des interventions de l’aide au développement permettent de travailler avec des partenaires pour réduire un risque d’embrasement. 

Dans l’urgence, l’AFD fait-elle de l’humanitaire ?

L’AFD quand elle intervient dans des Etats qu’on appelle fragiles ou des sociétés fragilisées par la récurrence de crises environnementales ou politiques, elle intervient dans une logique de développement.

Notre rôle, notre mandat n’est pas l’humanitaire à proprement parler mais il y a un enjeu fondamental qui se pose pour l’AFD, c’est : comment mieux agir dans cette zone grise entre l’action humanitaire et l’action de développement, à long terme et pérenne.

On ne peut pas se permettre d’avoir d’un côté l’action humanitaire portée par un certain nombre d’acteurs, et des actions de développement qui ont des interlocuteurs locaux différents. Parce que cette désynchronisation entre les réponses humanitaires dans l’urgence et les réponses de développement génère alors des vrais problèmes de politiques publiques à long terme. Ça c’est ce que nous enseigne l’expérience de la communauté internationale de ces dix dernières années. Et donc on travaille avec nos collègues du monde humanitaire pour articuler les réponses dans l’urgence et dans le développement.

L’AFD ne travaille-t-elle qu’avec les gouvernements ?
 
L’approche de l’AFD c’est d’être le plus flexible possible dans nos modes d’intervention dans ces situations complexes. Il va de soi qu’en fonction d l’évolution d’une situation, nos interlocuteurs vont être différents. Il peut être nécessaire et important de travailler avec la puissance publique dans son incernation nationale parce que c’est elle qui porte légitimement la politique publique.

Parfois ce n’est pas possible parce que la puissance publique nationale, le gouvernement ne contrôle pas tout son territoire. Ou parce que, à un moment donné, ce sont des acteurs avec lesquels le gouvernement français ne peut pas travailler, parce qu'ils massacrent leur population, par exemple. Et dans ces cas-là, l’objectif de l’AFD est de maintenir une capacité d’intervention au service des populations et en préparation de la reconstruction. Notre stratégie peut être d’aller travailler avec des acteurs du secteur privé qui restent une composante fondamentale pour la création de richesse et le pain quotidien des populations en temps de crise. Mais ça peut être aussi travailler avec des collectivités territoriales qui portent aussi la politique publique au niveau local et qui participent de la légitimité et de la crédibilité de la puissance publique
lorsque le gouvernement n’est pas à même de livrer les services publics.

 

► En savoir plus sur l'action de l'AFD dans les pays en crise



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



 
   
1  2  3 
4 
5   ... 
 
 
Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus