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Réduction de la mortalité maternelle et infantile en Haïti
Engagé dans la transition épidémiologique, Haïti doit désormais affronter à la fois les maladies transmissibles, encore très présentes, et les pathologies non transmissibles, en forte progression. L'AFD soutient le renforcement des services de santé de la reproduction par l’amélioration de la prise en charge des accouchements et par le développement de la planification familiale.
Appui à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale précoce dans les trois départements du centre, des Nippes et du sud-est
Les décès maternels n’ont cessé de croître ces dix dernières années (630/100.000 en 2004), la mortalité infantile est élevée et le taux de fécondité diminue difficilement (quatre enfants par femme en moyenne).
Cette situation est le résultat de la faible disponibilité et qualité des services de santé maternelle et infantile, qui elles-mêmes traduisent une pénurie des ressources humaines, des ressources financières (1% du PIB et 3,5% du budget national) et de la faiblesse de la gouvernance.
Avant le séisme, la santé de la reproduction était une priorité majeure en Haïti confirmée au plus haut niveau (Premier Ministre). Elle était d’ailleurs considérée par le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) comme la tactique privilégiée du renforcement du système de santé.
Objectifs et contenu du projet
Le projet, dont la finalité est de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale précoce dans les trois départements du Centre, des Nippes et du Sud-Est, a pour objectifs spécifiques d’améliorer la santé des femmes, notamment génésique, et la prise en charge du nourrisson au cours des premières heures de vie. Les activités retenues sont :
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Le renforcement des services de santé de la reproduction par
- l’amélioration de la prise en charge des accouchements et des urgences obstétricales : réhabilitation-construction-équipement des maternités, renforcement des capacités de transfert entre centres de santé et maternités, création d'un système d'assurance qualité, politique d’accueil des parturientes, prise en charge du cancer du col
- le développement de la planification familiale : mise à disposition des différentes méthodes contraceptives et formation du personnel à ces méthodes, sensibilisation des femmes au risque des grossesses rapprochées
- l'accroissement des prestations des services de néonatologie : urgences et prise en charge intégrée des maladies de l’enfant.
- Le renforcement des capacités de production des personnels de santé : formation des personnel de santé aux soins obstétricaux et périnataux d'urgence, et incitations (matérielles) à rester dans les départements ciblés.
- Le renforcement institutionnel : l’objectif visé est de développer les capacités de gestion par les résultats des directions départementales et des directions médicales des structures de santé concernées (élaboration et mise à jour d’un plan de développement intégré annuel, appuis techniques auprès de la direction départementale, cursus de formation pour les personnels administratifs et responsables des établissements de santé du projet, renforcement des systèmes suivi et évaluation et du système d’information sanitaire, stratégies visant à augmenter la surveillance et la riposte face aux décès maternels)
Principaux effets attendus
Ce projet contribuera bien entendu à l’amélioration de la santé de la femme à travers notamment, la réduction de la mortalité maternelle et la réduction des barrières d’accès aux soins. Il favorisera également la maîtrise de la fécondité. Le projet aura aussi vraisemblablement un effet indirect sur la fourniture de services gratuits pour les femmes démunies, grâce à la collaboration avec l’OPS/OMS dans les trois départements concernés.
Le projet aura indéniablement des externalités positives sur la lutte contre le VIH-Sida et ce par le biais de l’amélioration de certains plateaux techniques favorisant le programme de réduction de la transmission mère-enfant, de la sensibilisation à la gestion de la santé de la reproduction des femmes et de la fourniture d’intrants réducteurs d’IST (préservatif).
Coût et financement
Le projet est financé par l’AFD par une subvention d’un montant de 6 millions d’euros. Il peut être considéré comme un cofinancement avec la coopération canadienne d’un programme de santé de la reproduction.


