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L’AFD intervient au Suriname dans le cadre d’un mandat de coopération régionale avec les départements français des Caraïbes, notamment celui de la Guyane Française.
À la une
Plateau des Guyanes - Bilan positif pour le projet de gestion durable des ressources naturelles en partenariat avec le WWF
Le comité de pilotage du projet s’est réuni une dernière fois au Suriname pour faire le point sur quatre années d’actions en faveur des écosystèmes du Plateau des Guyanes. Bilan plus que positif pour ce projet emblématique de protection de la biodiversité.
En 2008, le WWF lance un projet de gestion durable des ressources naturelles sur le Plateau des Guyanes financé à hauteur de 19 % par le FFEM. Il concerne la Guyane, le Suriname, le Guyana et le Brésil (Etat de
l’Amapá). Le projet visait à assurer une protection durable des écosystèmes forestiers et marins et à préserver les services environnementaux rendus par ces différents écosystèmes aux populations locales.
Le comité de pilotage final du projet, auquel étaient représentés l’AFD et le FFEM, s’est tenu les 6 et 7 mars à Paramaribo au Suriname. Il a été l’occasion de revenir sur ses réalisations et ses succès.
Les actions ont été menées principalement sur les thématiques de la gestion des aires protégées, la réduction des impacts liés à l’orpaillage, la gestion forestière durable, ainsi que la gestion et la conservation des écosystèmes aquatiques et des espèces.
A destination des gouvernements (règlementation, renforcement des capacités), des entreprises et des agences nationales (amélioration des pratiques et éco-certification, sites pilotes, formations à l’écotourisme) ou encore des communautés locales (travail sur une meilleure utilisation des ressources dont elles dépendent), ces opérations ont été accompagnées d’importantes actions de communication, de sensibilisation et d’éducation.
Le projet a permis des avancées positives vers des pratiques d’exploitation aurifère sans mercure ou encore sur la mise en place de processus REDD+.
De nouvelles aires protégées ont été créées et les connaissances environnementales ont été nourries par la production d’études scientifiques.
De nombreux ateliers d’échanges entre territoires ont également été organisés. En conclusion, une véritable prise de conscience sur la conservation de l’environnement est apparue à l’échelle de la région.
Le FFEM poursuivra à l’avenir ses actions sur le Plateau des Guyanes, notamment à travers sa participation au projet de plate-forme régionale de développement de REDD+.
Approfondir la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane
Le Conseil interministériel de l’Outre-mer de 2009 a aussi fixé comme objectif un approfondissement de la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane.
A cet effet, pour le côté Est de la Guyane, l’AFD a été partie prenante, les 24 et 25 novembre à Macapá, de la VIIème Commission mixte transfrontalière France-Brésil et a présenté, aux côtés de Mme BETON-DELEGUE, Directrice Amériques et Caraïbes au ministère français des Affaires étrangères, de l’Ambassadeur de France à Brasilía et du Préfet de la Région Guyane, le cadre général dans lequel un projet de développement urbain intégré et concerté entre les « villes-frontières » de Saint-Georges de l’Oyapock et d’Oiapoque (Etat fédéré de l’Amapá au Brésil) pouvait être envisagé.
Pour l’Ouest de la Guyane, au sein de la délégation française du « Conseil du Fleuve Maroni » qui s’est réuni le 9 décembre, l’AFD a fait un nouveau point du projet santé développé au Suriname, et a annoncé notamment que la première pierre de l’hôpital d’Albina pourrait être posée au cours du mois d’avril 2012.
Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?
Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.
A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.
Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.
► L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah
► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural
► Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités
"Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"
3 questions à Jean-Luc François
Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD
Qu’entend par sécurité alimentaire ?
La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.
Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?
Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.
Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.
Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?
Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.
La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.
En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.
Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?
Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.
Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.
Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).
Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.
L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.
Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités
Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)
Abolir la faim dans le monde «maintenant»
Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.
"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "
Publication du rapport annuel de l'AFD 2010
Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.
►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)
2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement
Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées
par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.
L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.
Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture
En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :
- L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
- La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
- La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
- L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
- L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
- L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
- Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes
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2011 : la consolidation du modèle économique
« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.
Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :
- L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
- Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
- Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.
La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.
"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"
A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.
Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement
En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.
Le mécanisme REDD+ de l’échelle mondiale à l’échelle locale - Enjeux et conditions de mise en œuvre
ONF International
Contact : Tiphaine Leménager, département de la Recherche, AFD.
L’acronyme REDD+ désigne le mécanisme de Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière, de conservation, de gestion forestière durable et d’augmentation des stocks de carbone forestier. Il s’agit d’un mécanisme international proposant de rémunérer les pays en développement qui font des efforts pour lutter contre la déforestation et la dégradation forestière. Aujourd’hui, le potentiel d’atténuation important de la forêt a propulsé le REDD+ sur le devant des scènes de négociations internationales liées à la lutte contre le changement climatique. Cependant, bien que son principe et son intérêt soient maintenant reconnus, son architecture et les modalités de sa mise en oeuvre sont encore incertaines. Pour être efficace d’un point de vue environnemental, le mécanisme REDD+ doit être considéré à trois échelles : internationale, nationale et locale. La compréhension des enjeux propres à chacun de ces trois niveaux apparaît donc comme un préalable pour aborder la question de sa mise en œuvre globale. Tel est l’enjeu de ce document.
A Savoir n°4 | Les enjeux du développement en Amérique latine - Dynamiques socioéconomiques et politiques publiques
L’Amérique latine a enregistré des progrès considérables au cours des dernières années. Sur le plan politique, après les épisodes de dictature militaire des années 1970 et 1980, la transition démocratique s’est faite dans pratiquement tous les pays.
Ce continent, très riche en ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, a connu une croissance vigoureuse pendant les années 2000. De nombreux pays de la région ont en outre tenté de conjuguer le dynamisme économique avec une plus grande équité à travers de nouvelles politiques sociales. Les pays d’Amérique latine n’ont pas échappé aux effets de la crise économique globale, mais ils y font face avec plus de succès que lors de crises précédentes, grâce à l’amélioration de la gestion macroéconomique et à la réduction de la vulnérabilité financière.
Cependant, des défis importants demeurent pour la région. Dans un environnement international instable, elle devra surmonter des obstacles tels que la faible productivité, le niveau relativement bas de l’épargne et de l’investissement domestiques, les fortes inégalités spatiales et sociales ou l’insuffisance des efforts sur le plan de la recherche et de l’innovation, pour s’installer dans un sentier de croissance et développement soutenable.
Le présent ouvrage dresse un état de lieu des dynamiques économiques et sociales à l’oeuvre dans le continent latino-américain et des conséquences qui en résultent pour les politiques publiques des pays de la région. Pour ce faire, il présente notamment les grandes tendances sur les plans économique, démographique, social et environnemental, ainsi que les traits marquants des systèmes politiques. L’analyse menée apporte une contribution à la compréhension des grands enjeux économiques et sociopolitiques de l’Amérique latine en cherchant à appréhender tant les éléments communs à l’ensemble de la région que la diversité des dynamiques et trajectoires nationales, régionales voire locales.

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