L’AFD intervient au Suriname dans le cadre d’un mandat de coopération régionale avec les départements français des Caraïbes, notamment celui de la Guyane Française.

À la une

Lancement des travaux pour les Centres de Santé au Suriname

22/05/2012

Le mois de mars est indiscutablement le début d’une nouvelle phase pour le projet de soutien au secteur de la Santé du Suriname. Après les équipements médicaux, inaugurés en présence du Ministre de la Santé, M. Celsius Waterberg, ce sont les travaux des Centres de Santé qui ont été lancés la troisième semaine de mars. Tandis que les constructions avancent dans le pays, c’est dans les villages noirs-marrons de Pikin Slee et Laduani que le Ministre de la Santé a invité l’AFD à la pose symbolique de la première pierre, suivie de cérémonies traditionnelles.

Disséminés dans l’intérieur du pays, ces Centres de Santé constituent la principale offre de soins pour toute une partie de la population surinamaise, parfois trop éloignée des centres urbains et des grandes infrastructures de santé. Une fois terminés, les cliniques et les logements adjacents seront mis à disposition de la Mission Médicale, organisme indépendant chargé des services médicaux en zone isolée.

Mis en œuvre dans quatre régions, le volet Centre de Santé représente une enveloppe de plus d’un million d’euros, consentie dans le cadre du prêt de 15 millions d’euros octroyé au gouvernement du Suriname en 2009. La fin des travaux pour la plupart des Centres de Santé est prévue en octobre 2012.
 



Une 3ème session de travail transfrontalière couronnée de succès

22/05/2012

De nombreux acteurs du monde de la santé, surinamais et guyanais, ont participé en décembre dernier à la 3ème session de travail pour la coopération sanitaire transfrontalière. Co-présidée par le Dr. Marthelise Eersel, directrice de la Santé au Ministère de la Santé du Suriname, et par M. Philippe Damie, directeur de l’Agence Régionale de Santé de Guyane, la session de travail a vu se succéder les représentants des divers organismes et institutions impliqués dans le secteur de la santé.

La session avait pour double objectif de faire le point sur les activités de coopération bilatérale réalisées en 2011 et de fixer une feuille de route pour l’année à venir. Les échanges chaleureux et instructifs entre les deux parties ont permis de définir les actions à mener, pour que celles-ci se concrétisent dans le courant de l’année au sein des trois groupes de travail mis en place par le Dr. Stroebel, Assistante technique en charge du pilotage des activités. Chacun des groupes de travail (Laboratoires, Maladies Infectieuses, Coopération Hospitalière) a pu présenter les premières conclusions des activités financées par la subvention de l’AFD (pour une enveloppe totale de 1,1 M€). Les participants ont unanimement appelé de leurs vœux la poursuite de la coopération bilatérale.



Plateau des Guyanes - Bilan positif pour le projet de gestion durable des ressources naturelles en partenariat avec le WWF

07/03/2012

Le comité de pilotage du projet s’est réuni une dernière fois au Suriname pour faire le point sur quatre années d’actions en faveur des écosystèmes du Plateau des Guyanes. Bilan plus que positif pour ce projet emblématique de protection de la biodiversité.

En 2008, le WWF lance un projet de gestion durable des ressources naturelles sur le Plateau des Guyanes financé à hauteur de 19 % par le FFEM. Il concerne la Guyane, le Suriname, le Guyana et le Brésil (Etat de

 l’Amapá). Le projet visait à assurer une protection durable des écosystèmes forestiers et marins et à préserver les services environnementaux rendus par ces différents écosystèmes aux populations locales.


Le comité de pilotage final du projet, auquel étaient représentés l’AFD et le FFEM, s’est tenu les 6 et 7 mars à Paramaribo au Suriname. Il a été l’occasion de revenir sur ses réalisations et ses succès.


Les actions ont été menées principalement sur les thématiques de la gestion des aires protégées, la réduction des impacts liés à l’orpaillage, la gestion forestière durable, ainsi que la gestion et la conservation des écosystèmes aquatiques et des espèces.

 

 

A destination des gouvernements (règlementation, renforcement des capacités), des entreprises et des agences nationales (amélioration des pratiques et éco-certification, sites pilotes, formations à l’écotourisme) ou encore des communautés locales (travail sur une meilleure utilisation des ressources dont elles dépendent), ces opérations ont été accompagnées d’importantes actions de communication, de sensibilisation et d’éducation. 


Le projet a permis des avancées positives vers des pratiques d’exploitation aurifère sans mercure ou encore sur la mise en place de processus REDD+.

De nouvelles aires protégées ont été créées et les connaissances environnementales ont été nourries par la production d’études scientifiques.

De nombreux ateliers d’échanges entre territoires ont également été organisés. En conclusion, une véritable prise de conscience sur la conservation de l’environnement est apparue à l’échelle de la région.


 

Le FFEM poursuivra à l’avenir ses actions sur le Plateau des Guyanes, notamment à travers sa participation au projet de plate-forme régionale de développement de REDD+.

 

 



Approfondir la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane

01/01/2012

Le Conseil interministériel de l’Outre-mer de 2009 a aussi fixé comme objectif un approfondissement de la coopération régionale avec les territoires voisins de la Guyane.
A cet effet, pour le côté Est de la Guyane, l’AFD a été partie prenante, les 24 et 25 novembre à Macapá, de la VIIème Commission mixte transfrontalière France-Brésil et a présenté, aux côtés de Mme BETON-DELEGUE, Directrice Amériques et Caraïbes au ministère français des Affaires étrangères, de l’Ambassadeur de France à Brasilía et du Préfet de la Région Guyane, le cadre général dans lequel un projet de développement urbain intégré et concerté entre les « villes-frontières » de Saint-Georges de l’Oyapock et d’Oiapoque (Etat fédéré de l’Amapá au Brésil) pouvait être envisagé.

Pour l’Ouest de la Guyane, au sein de la délégation française du « Conseil du Fleuve Maroni » qui s’est réuni le 9 décembre, l’AFD a fait un nouveau point du projet santé développé au Suriname, et a annoncé notamment que la première pierre de l’hôpital d’Albina pourrait être posée au cours du mois d’avril 2012.



Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



 
   
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