pêcheur en Birmanie

L'AFD peut intervenir en Birmanie depuis le 22 mars 2012. Elle a ciblé trois secteurs dans lesquels elle peut valoriser son expérience : l’agriculture, l’eau et assainissement, la santé.

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L'AFD en Birmanie

À la une

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L'AFD soutient 21 nouveaux projets d'ONG françaises pour un montant de 10,3 millions d'euros

15/10/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 15 octobre 2013. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Plan international France – Améliorer la santé maternelle et infantile au Togo

Subvention de 481 500 euros sur 3 ans à Plan international France pour la mise en œuvre d’un projet de prise en charge intégrée des maladies du nouveau né et de l’enfant dans la préfecture de l’Est Mono, à l’Est du Togo. Cette initiative permettra de former 350 professionnels de santé, de renforcer l’équipement et la gestion des structures de santé et d’améliorer les connaissances des communautés concernant les maladies de l’enfant. Le projet bénéficiera à 21 000 enfants de moins de 5 ans et 4000 femmes enceintes. Il sensibilisera 65 000 personnes sur les bonnes pratiques en matière de santé.

GRDR – Développement durable des régions littorales en Afrique de l’Ouest

Subvention de 1,8 millions d’euros sur 4 ans au Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR) pour un programme de développement durable des régions littorales du Sénégal (Sédhiou et Ziguinchor), Guinée-Bissau (Cacheu et Oïo) et Guinée (Boké), peuplées de 1,5 millions d’habitants. L’objectif est de renforcer le dialogue entre la société civile et les autorités territoriales intégrant la gestion durable des écosystèmes du littoral. Le programme comprend  notamment l’élaboration de plans régionaux et la mise en place d’un fonds cogéré par les  collectivités territoriales, les autorités locales et les citoyens. 

CIDR – Promotion des mutuelles de santé dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire

Subvention de 495 750 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet de promotion des mutuelles de santé en faveur des populations du secteur informel et agricole de la Région des Lacs en Côte d’Ivoire. Ce projet vise à promouvoir, en partenariat avec des entreprises privées, un réseau de mutuelles de santé en articulation avec la mise en place envisagée de la Couverture maladie universelle (CMU) décidée par le gouvernement ivoirien. Il s’adresse en priorité aux producteurs de cacao de la zone et à leurs familles. Au terme de ce projet, 70 000 personnes devraient bénéficier de cette couverture, et à cinq ans 200 000 personnes, seuil à partir duquel le dispositif devrait être équilibré.

CARE France – Réaménagement urbain de la commune de Carrefour en Haïti

Subvention de 400 000 euros sur 3 ans à CARE pour la contribution un projet de relogement des populations affectées par le séisme du 12 janvier 2010 grâce à l’aménagement et à la reconstruction de 4 quartiers de Carrefour, une commune située en périphérie de Port au Prince. D’un montant total de 7,2 millions d’euros, le projet est mené en consortium avec la Mairie de Carrefour, Cordaid et la Fondation Architectes de l’urgence. Il inclut le renforcement des acteurs locaux pour qu’ils s’impliquent de manière concrète dans l’amélioration des quartiers ; la gestion des risques et des désastres afin d’accroître la résilience des communautés ; la mise en place de logements surs, d’espaces publics et un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement et le renforcement du secteur économique à travers le développement d’initiatives locales.

ECPAT – Promotion et défense des droits de l’enfant face au tourisme sexuel et à la prostitution à Madagascar

Subvention de 240 000 euros sur deux ans et demi à ECPAT pour un projet visant à lutter contre le tourisme sexuel impliquant les enfants à Madagascar. L’enjeu est de stimuler un changement de comportement et d’attitudes des touristes à Madagascar et de réduire la tolérance sociale qui existe autour de ces questions dans le pays. Le projet, qui sera mis en place à Antananarivo et Nosy Be, mobilise associations, pouvoirs publics et secteur privé. Il comprend notamment la mise en place dans 4 structures hôtelières partenaires de procédures permettant le signalement et la prise en charge des victimes.  Au-delà de la sensibilisation, le projet inclut un volet répression, avec la participation des forces de police française et malgache.

1001 fontaines - Accès à  une eau de boisson saine en milieu rural à Madagascar

Subvention de 449 376 euros sur 3 ans à 1001 fontaines pour un projet visant à réduire la mortalité due à la consommation d’une eau insalubre dans les zones rurales sur la côté Est de Madagascar. Le projet permettra à la population de 18 communes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. Il pérennisera une structure locale de support aux opérateurs afin d’assurer la viabilité à long terme de l’initiative. Il développera aussi les capacités entrepreneuriales des opérateurs exploitant les stations à travers des formations. Le projet permettra à entre 37 000 et 50 000 personnes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. 14 400 écoliers bénéficieront d’un accès quotidien et gratuit à une eau saine dans leurs classes et 25 entrepreneurs seront formés.

ATES – Amplifier le tourisme équitable et solidaire

Subvention de 245 858 euros sur 3 ans pour un projet de structuration du milieu associatif porté par l’Association pour le tourisme équitable (ATES). L’objectif est de renforcer  les capacités  des  acteurs du tourisme équitable à développer et promouvoir une offre de voyage raisonnée et responsable. Il s’agit de faire émerger tant chez les promoteurs et agents de voyages que chez les consommateurs touristes, une vision du développement plus respectueuse des droits et facteur de plus de responsabilité sociale et environnementale. Le projet comprend également une dimension d’éducation au développement impliquant la promotion de la thématique et la sensibilisation des citoyens.

Artisans du Monde – Promotion du commerce équitable pour réduire la pauvreté

Subvention de 480 000 euros sur 3 ans à la Fédération Artisans du Monde pour un projet d’éducation au développement visant à promouvoir le commerce équitable. L’objectif est de sensibiliser des citoyens pour une prise de conscience de leur pouvoir d’action à une échelle tant individuelle que collective. Il s’agit aussi de contribuer au renforcement du dialogue avec les pouvoirs publics et d’autres acteurs de la société (collectivités, acteurs de l’économie sociale et solidaire, organisations de solidarité internationale) afin de promouvoir le commerce équitable comme un instrument de réduction de la pauvreté et des inégalités.

TGH - Améliorer les conditions de vie de populations rurales isolées en Birmanie

Subvention de 196 917 euros sur 2 ans à Triangle Génération Humanitaire (TGH), pour un projet de développement rural dans l’Etat du Chin, en Birmanie. Mené dans le prolongement d’actions de sécurité alimentaire d’urgence, ce projet visera à développer les revenus des familles d’agriculteurs dans 13 villages (soit environ 4000 personnes), par le développement de cultures de rente et l’amélioration des pratiques agricoles. Il aidera également ces communautés à élaborer et mettre en œuvre des plans de gestion des terroirs villageois et des actions de réduction des risques naturels. Un troisième axe concernera le renforcement d’un partenaire local, l’ONG AYO, dans une perspective de passage de relais. Ce projet vise en effet à préparer des actions de plus long terme, notamment sur la structuration des filières agricoles.

DSF – Prise en charge de la douleur et soins palliatifs au Mozambique

Subvention de 471 344 euros sur 3 ans à Douleurs sans frontières (DSF) pour un projet visant à renforcer la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des soins palliatifs à Maputo et dans la province de Gaza au Mozambique en permettant une meilleure articulation entre acteurs de santé institutionnels et acteurs de la société civile. Il s’agit de renforcer les capacités de l’Association mozambicaine de soins palliatifs, des acteurs de santé communautaire et des autorités locales de santé, autour d’un objectif d’amélioration de l’accès aux soins de qualité des patients vivants dans les zones rurales isolées. Il s’agit aussi d’appuyer les acteurs institutionnels et de la société civile afin de développer des actions de plaidoyer et de structurer la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs au niveau national.

Secours catholique – Accompagner le développement économique et social en zone urbaine en Mauritanie

Subvention de 549 250 euros sur 3 ans au Secours Catholique – Caritas France pour un projet de développement économique et social d’une partie de la communauté urbaine de Nouakchott. Le projet vise à la fois l’insertion sociale et professionnelle des femmes chefs de ménage et des jeunes déscolarisés et le renforcement des compétences des organisations de la société civile et des institutions publiques mauritaniennes dans le développement communautaire. Il développe des activités de sensibilisation sur la reconnaissance des droits des bénéficiaires en vue de modifier progressivement des pratiques en termes d’hygiène, de santé et d’éducation. Il prévoit notamment des formations en alphabétisation et un accompagnement soutenu vers l’emploi. Le projet permettra de renforcer le partenaire local Caritas Mauritanie en matière de montage de projet.

ESSOR – Développement d’une agriculture urbaine et écologique au Mozambique

Subvention de 478 784 euros sur 3 ans à ESSOR pour un projet visant à développer une agriculture urbaine et agro écologique à Maputo. L’objectif est de pérenniser la filière maraîchage conventionnelle en zone urbaine en dynamisant les débouchés pour la commercialisation des produits issus de cette filière et de créer une filière agro-écologique dite de « légumes sains » permettant de garantir un impact plus durable sur l’environnement. Ce projet apporte une réponse aux difficultés d’approvisionnement en produits frais et diversifiés que rencontrent les grandes villes africaines et notamment la zone urbaine de Maputo qui dépend des importations de produits depuis l’Afrique du Sud.

IECD – Insertion professionnelle des jeunes en Méditerranée

Financement de 545 000 euros sur 3 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet d'appui à l'insertion professionnelle de jeunes défavorisés au Liban, Maroc et Egypte, pays où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé au monde. Il s’agit de moderniser l'offre de formation aux métiers de l'électrotechnique et des énergies renouvelables via la création et la mise à niveau de diplômes équivalents au BAC professionnel, au Liban et en Egypte, et de CAP au Maroc et en Egypte, en utilisant l'approche par compétence avec le dispositif du stage et de l'alternance. Le projet prévoit de former 2700 jeunes avec l'objectif d'assurer l'insertion professionnelle de 75% d'entre eux.

Handicap international – Lutter contre les violences sexuelles envers les envers les enfants handicapés en Afrique

Financement de 524 274 euros sur 3 ans à Handicap International pour un projet de lutte contre les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants en situation de handicap au Burundi, Kenya et Rwanda. Ce projet pilote aborde une thématique encore taboue dont on découvre l'ampleur depuis quelques temps. Il implique l'ensemble des acteurs, enfants, familles et communautés, services sociaux et juridiques et politiques locales, nationales et internationales pour endiguer ce phénomène. Ce projet viendra nourrir avec des pratiques, des expériences et des données un plaidoyer encore peu documenté au niveau national et international. Par ce projet, près de 600 enfants vulnérables seront appuyés, 300 professionnels des services sociaux et judiciaires et 12 associations locales seront renforcés pour s'imposer comme acteurs du changement.

CFSI – Renforcer la société civile dans le dialogue avec les pouvoirs publics au Congo-Brazzaville

Financement de 247 500 € au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), chef de file du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo Brazzaville afin de mettre en place une phase transitoire de 6 mois visant à consolider la structuration et la compétence de plateformes thématiques initiées en 2011. Il s'agit de préparer au mieux les plateformes à leur mission d'animation de la concertation afin de faire émerger des positions communes et de porter la voix collective de la société civile congolaise dans les concertations et les dialogues avec les pouvoirs publics locaux et nationaux qui sont amenés à s'intensifier.

CIDR – Renforcer les capacités des ONG africaines

Subvention de 405 530 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet visant à soutenir l’Alliance internationale de développement et de recherches (AIDR), un réseau de 22 associations africaines et européennes créé en 2005. L’objectif de ce réseau est de promouvoir la mise en place d’organisations africaines professionnelles au service des populations défavorisées, disposant d’une réelle capacité d’innovation et menant des actions contribuant à influencer les politiques de développement régionales, nationales et internationales. Il intervient dans des domaines variés : le développement des agricultures familiales, la finance inclusive, le développement économique local et le financement des PME, la gestion des systèmes de santé et la micro-assurance santé, l’éducation, les dynamiques de territoire, l’appui au processus de décentralisation et la gouvernance locale… Le projet vise à appuyer la professionnalisation de ce réseau, de ses équipes et sa capacité à produire collectivement une réflexion concertée.

CARI – Promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans au Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI) pour promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb en sauvegardant et en valorisant le patrimoine naturel, économique, social et culturel. Il s’agit d’appuyer et de renforcer les capacités du RADDO, première plateforme de la société civile oasienne, afin de favoriser la prise en compte de recommandations issues des réalités locales et contribuer ainsi aux politiques publiques existantes. Il s’agit aussi de partager et diffuser des pratiques de gestion durable des ressources naturelles par la mise en place de projets contribuant au développement et à la viabilité des oasis (tourisme solidaire, gestion intégrée des ressources en eau, adaptation au changement climatique…). Le projet touchera 80 000 personnes habitantes d’oasis.

CCFD/TS – Partenariat entre associations et collectivités locales en faveur de la démocratie participative au Maroc

Subvention de  445 356 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire (CCFD-TS) pour un projet visant à l’émergence et à la démultiplication de processus de démocratie participative locale au Maroc afin de permettre l’accès des populations à leurs droits fondamentaux. L’objectif est de renforcer les capacités et l’implication des acteurs locaux de développement, notamment les associations, et favoriser la concertation et l’identification de bonnes pratiques entre associations, élus communaux et habitants. Le projet comprend la formation de 22 associations marocaines et de 14 associations françaises et la mise en place, dans 4 communes marocaines, de processus-pilotes de concertation entre acteurs locaux et leurs partenaires en France (associations, commune, habitants, associations issues de l’immigration en France…). Le programme s’inscrit dans le contexte institutionnel marocain qui encourage les communes à mettre en place une concertation étroite avec la société civile dans le cadre des Plans communaux de développement.

Fondation d’Auteuil – Promouvoir les droits des enfants et des jeunes en situation de rue en République démocratique du Congo

Financement de 416 701 euros sur 3 ans à la Fondation d’Auteuil pour un projet d’appui à la promotion, au respect et à la mise en œuvre des droits des enfants et jeunes en situation de rue à Kinshasa. Ce projet œuvre à la réinsertion sociale de 8500 enfants et adolescents, l’objectif étant d’apporter une solution durable aux enfants protégés. Il s’agit d’assurer leur scolarisation, l’assiduité dans le suivi de leur formation, de favoriser l’insertion professionnelle, de réaliser une réunification avec la famille proche ou une famille d’accueil quand cela est possible ou, dans le cas contraire, de permettre leur accueil en centre d’hébergement. L’accent est mis sur l’éducation et la formation professionnelle comme constituant des droits inaliénables de l’enfant qui contribuent au développement économique et à la paix.

Groupe URD – Améliorer la qualité et la gestion de l’information du secteur de l’aide internationale

Financement de 371 819 euros sur 2 ans au Groupe Urgence réhabilitation développement (URD) pour l’initiative Sigmah qui vise à mutualiser des moyens afin de répondre aux défis de la qualité et de la gestion de l'information du secteur de l'aide internationale. L’association est à la tête d’une initiative collaborative impliquant plusieurs ONG françaises autour d’un outil de gestion numérique destiné aux acteurs de la solidarité internationale. Développé comme un bien commun sous licence libre, et donc accessible à tous, le logiciel permettra de mettre en commun des moyens et des informations entre les équipes du siège et les équipes de terrain, au sein d’ONG du Nord comme du Sud. A terme, l’objectif de Sigmah est d’améliorer l’efficience et la cohérence des actions des ONG françaises et internationales, suivant une démarche de qualité et de redevabilité qui profitera à l’ensemble du secteur.

IECD – Formation et insertion professionnelle des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban

Subvention de 471 000 euros sur 2 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet de formation technique et d’insertion socio-professionnelle à destination des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban. Cette intervention vise le renforcement des capacités de résilience et d’accueil des populations hôtes en proposant une réponse aux besoins en formation technique. 800 jeunes de Tripoli, âgés de 15 à 25 ans accéderont à des formations aux métiers du bâtiment, de la maintenance informatique et de climatiseurs, et d’aide à la personne. Parmi eux, 400 jeunes seront par ailleurs impliqués dans des activités de « life skills » et des actions communautaires d’intérêt général, destinées à faire évoluer la vision que les deux communautés ont l’une de l’autre grâce à leur participation conjointe aux activités. Au-delà de l’amélioration de l’insertion professionnelle et sociale, ce projet doit permettre d’apaiser les tensions entre les deux populations et favoriser leur coexistence.



Signature d’une convention de financement entre l'AFD et PlaNet Finance pour promouvoir l’inclusion financière des ménages ruraux en Birmanie

26/03/2013

M. Dov Zerah, directeur général de l’AFD, et M. Jacques Attali, président de PlaNet Finance, ont signé le 26 mars la convention de financement d’un projet de développement d’entreprises rurales et de création de coopératives d’épargne et de crédit dans l’Etat de Kayin en Birmanie.

La finalité de ce projet d’un montant total de 670 000 euros, dont 500 000 euros financés par l’Union Européenne et 170.000 euros financés par l’AFD, est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la promotion de l’inclusion financière des ménages ruraux à faible revenu. Il concerne les communautés de l’État de Kayin, zone particulièrement affectée par les conflits depuis près de 65 ans.

Le projet sera mis en œuvre par PlaNet Finance en partenariat avec une ONG locale : la Community Development Association (CDA) et l’appui de l’autorité administrative locale en charge des coopératives : le Kayin State Cooperative Department.

Il portera sur le renforcement des capacités techniques et institutionnelles de la CDA afin de lui permettre de gérer des projets pluriannuels, de structurer des organismes d’entraide communautaire en coopératives d’épargne et de crédit, de soutenir le développement de l’entreprenariat au sein des communautés villageoises.

Pour mémoire, en avril 2012, l’AFD a été autorisée à intervenir en Birmanie, sous forme de subventions, dans les secteurs de l’agriculture et du développement rural, de la santé, de l’eau et de l’assainissement. Cette nouvelle opération porte à 2,6 millions d’euros le montant des engagements de l’AFD en Birmanie depuis le démarrage de ses interventions. Elle permet également d’étoffer le partenariat entre l’AFD et le groupe PlaNet Finance qui a bénéficié depuis 2006 de près de 10,5 millions d’euros de subventions pour le financement de ses activités en Afrique, en Outre-mer français, en Asie du sud-est et aujourd’hui en Birmanie.

 

A propos de PlaNet Finance

PlaNet Finance a pour mission d’aider les populations pauvres à développer une activité génératrice de revenus de manière autonome afin d’améliorer durablement leurs conditions de vie. Forte d’un réseau mondial de 122 experts, actif dans près de 50 pays, PlaNet Finance propose des services de conseil et assistance technique aux acteurs de la microfinance afin d’améliorer leurs performances financières et sociales, ainsi que des programmes à fort impact social pour répondre aux besoins des microentrepreneurs.

PlaNet Finance contribue également à l’amélioration des connaissances en microfinance et à la diffusion des bonnes pratiques. Elle fait partie du Groupe PlaNet Finance.  www.planetfinance.org
 



 
 
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