La mission de l'AFD au Cambodge

La mission de l'AFD au Cambodge

Les actions de l’AFD au Cambodge, avec plus de 180 M€ d’autorisations d’engagements cumulés depuis 1993 [1], s’inscrivent dans l’objectif de la France de contribuer à la stabilité de la péninsule indochinoise d’après-guerre et à une meilleure insertion des pays les plus pauvres dans la sous-région.

L’Agence Française de Développement a été autorisée à intervenir au Cambodge en 1993 et a ouvert son agence à Phnom Penh la même année. PROPARCO, sa filiale spécialisée dans le financement du secteur privé, a commencé à travailler dans le pays 3 ans plus tard.
Initialement, l’AFD avait reçu mandat de concentrer son action, d’une part, sur le secteur rural et, d’autre part, sur l’aménagement de la région de Siem Reap/Angkor, pour favoriser l’émergence d’un nouveau pôle de développement économique. En 1999, le mandat de l’AFD a été élargi au financement des infrastructures urbaines (eau, électricité), avant de se recentrer sur l’agriculture, l’environnement et la santé, conformément au Document Cadre de Partenariat signé entre la France et le Royaume du Cambodge en septembre 2005 et aux priorités du Comité Interministériel de la Coopération et du Développement (CICID).
 
Depuis juillet 2009, après la décision du CICID de restreindre les subventions à 14 pays prioritaires, l’AFD privilégie l’appui au secteur productif en soutien à la croissance. Cette nouvelle orientation stratégique, ainsi que la raréfaction des subventions[2] et les contraintes à l’endettement souverain conduisent l’AFD à privilégier le développement de prêts sans garantie de l’Etat (prêts non-souverains) au secteur public ou privé. Elle a été confirmée lors de 4ème revue de portefeuille annuelle qui s’est tenue en mai 2011[3] et s’inscrit dans les secteurs d’intervention identifiés dans le Document d’orientation pour la coopération entre la France et le Cambodge 2011-2013, à savoir :
i)                     Appui aux secteurs pivots de l’économie
ii)                   Renforcement du capital humain
Parmi les secteurs économiques pivots, l’agriculture et l’agro-industrie, les infrastructures en matière d’irrigation, et les services publics (eau et électricité) en milieux urbain et rural constituent les secteurs d’intervention privilégiés de l’AFD. Concernant le renforcement du capital humain, l’AFD concentre ses interventions sur le développement de la formation professionnelle et le soutien de l’accès à l’éducation. A cet effet, elle entend accompagner la mise en place de formations professionnelles, en particulier dans les secteurs du textile et du tourisme, et étudie l’opportunité de la création, en partenariat avec le secteur bancaire, d’un dispositif de prêts étudiants.
Le volume des engagements et des décaissements en subvention sur les dernières années était de 7 M€ en moyenne. En 2010, 16 millions d’euros ont été décaissés (8,5M€ par l’AFD et 7,5M€ par Proparco).

 


[1] 138 M€ de l’AFD et 45M€ de Proparco
[2] Le CICID du 5 juin 2009 a renforcé la concentration géographique de l’effort budgétaire que la France consacre à sa politique d’aide publique au développement, à travers notamment une liste de quatorze pays prioritaires [2] qui doivent recevoir 50% des subventions hors pays en crise. Le Cambodge ne faisant pas partie de ces 14 pays prioritaires, l’AFD n’octroie plus de subventions dans ce pays, hormis des fonds d'études.
[3] Présidée par le Ministère des Finances cambodgien, en présence de l’Ambassadeur de France.