L'AFD au Cambodge

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L'AFD intervient au Cambodge depuis 1993.

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Au Cambodge, l'AFD cible en priorité les secteurs de l'agriculture, des infrastructures, le soutien au secteur productif et la formation professionnelle.

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Les projets

À la une

La microfinance au Cambodge attire deux jeunes étudiants et leur 4L

13/12/2013

Dans le cadre de sa stratégie de communication, l’AFD finance chaque année des projets solidaires à travers le monde, dont, cette année, celui de deux jeunes étudiants qui souhaitent promouvoir le microcrédit lors d’un voyage hors du commun autour du monde.

Nicolas Auber et Matthieu Tordeur, 22 ans, ont commencé leur tour du monde en 4L en septembre 2013. A travers leurs partenaires Babyloan et Entrepreneurs du Monde, ils ont financé des projets de microcrédit grâce à des fonds récoltés avant leur départ. Au Cambodge, 23 projets (sur 39 dans le monde) ont été financés via les Institutions de Micro Finance (IMFs) Chamroeun et CBird.

Après l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Inde, ils ont fait escale au Cambodge début décembre et, à cette occasion, l’agence AFD de Phnom Penh a organisé une conférence de presse afin de présenter le projet de Nicolas et Matthieu et de réunir des acteurs majeurs de la microfinance au Cambodge dont l’Association de Microfinance du Cambodge (CMA). Cette association bénéficie d’une subvention de l’AFD qui vise à prévenir les risques de surendettement dans le secteur, notamment en améliorant la qualité de service des IMFs par la diffusion des principes de protection des clients de la Smart Campaign. Ce projet ambitieux implique une dizaine d’IMFs cambodgiennes dont Chamroeun.

Grâce à Matthieu et Nicolas, l’AFD a mis sous les projecteurs ses partenaires, son projet emblématique CMA et la microfinance comme outil majeur de réduction de la pauvreté.
 



« Femmes lumières» : l'engagement des femmes dans la lutte contre la pauvreté au Cambodge

06/11/2013

L’AFD est partenaire du web-documentaire intitulé « Femmes lumières ». En partant de 5 portraits de femmes d’exception engagées dans la lutte contre la pauvreté en Haïti, en Côte d’Ivoire, à Madagascar, au Bangladesh et au Cambodge, le projet vise à montrer :
 

  • le rôle du micro-crédit et plus particulièrement les différents fonctionnements des Caisses d’Epargne villageoises comme levier économique et facteur de développement durable,
  • la place particulière jouée par les femmes dans cette approche économique alternative.

André Pouillès-Duplaix, directeur de l’agence AFD Cambodge et Laos, s’exprime sur le rôle des femmes dans la mise en place de caisses d’épargne et de crédit villageoises et explique comment cette initiative, a participé au développement du micro crédit au Cambodge. 

Ce web documentaire sera notamment diffusé sur TV5 Monde. 

Cliquer ici pour visualiser le web-documentaire.



Le riz cambodgien se positionne sur le marché de l’export

24/09/2013

S’inscrivant dans la continuité de l’intervention de l’AFD au Cambodge dans le secteur du développement agricole, la filiale de l’AFD spécialisée dans le secteur privé (PROPARCO) a renouvelé, le 24 septembre 2013, son soutien au premier exportateur de riz jasmin du royaume : Golden Rice (Cambodia) Co., Ltd.

Ce financement marque la 11ème intervention de PROPARCO au Cambodge et positionne définitivement le groupe AFD sur deux grands enjeux du secteur rizicole de la production à l’exportation (approche filière) : l’augmentation de la plus-value locale et accès au marché export du riz ainsi que l’intensification de la production du riz.
 

« Ce second prêt témoigne de la confiance que nous avons envers cet acteur de premier plan et en la capacité du Cambodge à être un acteur international dans le secteur du riz »  déclare Pierre-Alain Pacaud, représentant régional de PROPARCO en Asie du Nord et du Sud-est. Au travers de cette intervention, PROPARCO souhaite également favoriser la transformation locale du paddy dans un pays structurellement excédentaire, améliorer la structuration de la chaine de valeur de la filière riz et faire la promotion du riz jasmin cambodgien à l’international.


Prey Nup – La moisson familiale. © Photo : e. beugnot

Ce prêt, d’une durée de 5 ans et d’un montant total de 10 millions US$, vise à refinancer le plan d’investissement industriel 2012-2013 de Golden Rice lui ayant permis d’atteindre une capacité d’usinage de 200 000 tonnes de paddy/an.

Lire le communiqué de presse de Proparco en Français ou en Anglais.  



Des bibliothèques dans les prisons

04/07/2013

L’ONG Sipar qui œuvre pour l’éducation et l’apprentissage de la lecture au Cambodge a signé avec le Département général des Prisons un accord visant à améliorer les bibliothèques des prisons.

Ce projet bénéficie d’un financement de 250 000 US$ de l’AFD. L’ONG, qui a été également soutenu dans le passé par l’UE, va conduire ses activités dans les 26 prisons du pays.

Pour en savoir plus

Retouvez le projet du Sipar dans la rubrique ONG



Des ouvrières du secteur textile visitent une exposition photo sur le programme Better Factories Cambodia

03/07/2013

A l'occasion de son 20ème anniversaire au Cambodge, l'AFD a organisé au mois de juin une exposition photographique sur les murs de l'Ambassade de France, illustrant le projet Better Factories Cambodia (BFC) co-financé par le Bureau International du Travail et l'AFD pour améliorer les conditions de travail dans les usines de textile (au nombre aujourd'hui de 423 enregistrées auprès du Ministère du Commerce).

Le 28 juin dernier, l'AFD a invité une quinzaine d'ouvriers(ères) à visiter cette exposition, en présence de Monsieur l'Ambassadeur de France près le Royaume du Cambodge, du photographe John Vink et de représentants du programme BFC.

Cet événement a notamment  été l'occasion d'échanger sur l'évolution des conditions de travail dans les usines ces dernières années, les questions de parité homme - femme ainsi que la représentation syndicale.



"Le Cambodge deviendra un pays émergent s’il mène une politique de croissance partagée par le plus grand nombre"

11/06/2013

Vingt ans. Voilà vingt ans que l’AFD aide le Cambodge à sortir de la pauvreté et à affronter les défis d’une croissance dynamique mais inégalitaire. André Pouillès-Duplaix, directeur de l’agence AFD de Phnom Penh nous éclaire sur les défis, les opportunités du pays et sur le rôle que la France et l’AFD peuvent jouer à ses côtés.

Comment décririez-vous la période que traverse le Cambodge ?
Depuis quarante ans, le Cambodge connaît une succession de périodes charnières : le coup d’État de Lon Nol, les horreurs perpétrées par les Khmers rouges, puis l’occupation vietnamienne et ensuite les accords de paix (Accords de Paris) et les élections de 1993 qui ont permis aux Cambodgiens d’entamer la reconstruction du pays et de faire repartir son économie.
Le chemin parcouru par le pays depuis est extraordinaire : aujourd’hui, l’administration fonctionne, le système bancaire est structuré et une société civile apparaît.
D’un point de vue économique, nous arrivons au bout de dix ans de croissance soutenue, 5,5% de moyenne avec des pics à 7,5% (hors 2009, année de crise mondiale). Mais si l’on peut noter l’amélioration du niveau de vie, on constate aussi un accroissement des inégalités.

Il n’y a pas si longtemps, le Cambodge était l’un des pays les moins avancés (PMA). Et aujourd’hui, on commence à en parler comme d’un futur pays émergent. Pour que le développement de ce pays puisse être durable, il faut cependant veiller à ce qu’il profite à tous et permette de réduire les inégalités sociales actuellement très marquées..

Le pays doit d’autant plus être prêt et solide que tous les pays membres de l’ASEAN, dont il fait partie, vont lever les barrières douanières, fin 2015, sur les quatre types de richesses que constituent les hommes, les capitaux, les biens et les services.

La France a-t-elle une place particulière dans l’aide apportée au Cambodge ?
En tous cas, la France s’est beaucoup investie pour aider le pays à sortir de l’impasse et l’accompagner dans la reconstruction : c’est à Paris qu’ont été signés les accords de paix en 1991. Notre première opération dans la région du sud-est asiatique, c’est au Cambodge que nous l’avons réalisée, avec un programme d’urgence de dix millions de francs. Elle a par exemple appuyé la candidature du site d’Angkor au statut de patrimoine de l’Humanité par l’Unesco.
Des trois pays de la péninsule indochinoise, c’est sans doute le Cambodge qui est le plus francophone et le plus lié à la France, notamment grâce à la relation privilégiée que feu le Roi Sihanouk entretenait.
Par ailleurs, c’est quasiment le seul pays où l’AFD utilise tous ses outils de financement pour contribuer au développement du pays : dons, prêts (à l’Etat ou à d’autres acteurs), garanties, formations, études, programme de renforcement des capacités commerciales…

Quelle est, à vos yeux, la plus grande réussite de l’AFD au Cambodge ?
La micro finance. J’aurais pu vous dire « l’eau potable à Phnom Penh » mais dans ce projet-là  l’AFD est juste le financeur d’une « success story » cambodgienne. La régie de Phnom Penh a été et est exemplaire et c’est assez facile de l’accompagner.
En ce qui concerne la micro finance, nous avons fait beaucoup plus : nous avons accompagné les autorités dans la création et la stabilisation de ce secteur vital pour le pays. Nous avons aidé la banque centrale à légiférer, à mettre en place des obligations légales indispensables (statuts, ratios prudentiels, audits obligatoires, comptes, etc.).
Parallèlement, nous avons appuyé les huit institutions de micro finance (IMF) qui nous semblaient les plus pertinentes. Nous les avons aidées à grossir, à acquérir du capital pour effectuer davantage de crédits, nous les avons également accompagnées en matière de méthodologie  et de renforcement de compétences (par la formation).
Lorsque nous sommes arrivés, il y avait une multitude d’acteurs qui opéraient dans une grande confusion, se faisant même parfois concurrence. Aujourd’hui, le secteur est tellement dynamique qu’il existe un risque de « surbancarisation » voire de surendettement pour certaines classes d’emprunteurs… D’où une nouvelle intervention de l’AFD, la Smart Campaign qui adosse les IMF à la Centrale des risques et dont l’objectif est de faire appliquer les sept principes de protection du consommateur.

Les polders de Prey Nup pour protéger les rizières "contre le Pacifique"
Le deuxième projet emblématique de l’AFD au Cambodge, c’est bien entendu les polders de Prey Nup, dans le sud du pays, et la gestion collective par les paysans du système d’écluses qui protège les rizières contre l’envahissement de la marée montante. Pour assurer sa pérennité, la responsabilité a été répartie entre groupes d’usagers et Etat.
Ce projet pilote a si bien fonctionné qu’il a été érigé en modèle pour la législation au niveau national !
Je pense qu’il y avait dans l’esprit de nos agronomes, parfois frondeurs et rebelles, l’idée  que pour garantir une bonne gouvernance, il fallait favoriser ou mettre en place des contre-pouvoirs (au travers d’organisations de producteurs). Et que par des projets de ce type, on pouvait instiller progressivement un processus de démocratisation qui ne dit pas son nom.


Enfin, je citerai le projet de micro-assurance santé qui permet un financement de l’offre de soins à travers la mise en place d’une "sécurité sociale". C’est l’ONG française GRET qui l’a créée après avoir constaté que les Cambodgiens recouraient aux emprunts  (aux institutions de micro-crédit mais pas seulement : parfois à des usuriers)  non pas pour investir mais pour se soigner. La micro-assurance santé intervenait ainsi comme un outil indispensable pour éviter aux populations les plus pauvres de retomber dans des "trappes à pauvreté".
L’objectif est de transférer le savoir-faire au National Social Security Fund pour instaurer un système de sécurité sociale obligatoire. Mais cet objectif n’est à l’heure actuelle pas encore atteint. Nous nous y employons cependant.

Quelles sont les nouvelles directions que prend l’action de l’AFD pour les années à venir ?

Nous allons intensifier l’axe de la ville durable, dans le sens d’une ville qui profite à tous ses habitants, où même les plus pauvres peuvent bénéficier d’un accès aux services essentiels : eau potable, assainissement, logements sociaux mais aussi emplois, transports publics, etc.
En matière d’emploi et d’insertion économique de la jeunesse, nous allons continuer d’appuyer les initiatives en matière de formation professionnelle.
Enfin, grâce au relèvement de la note du Cambodge par le Fonds monétaire international (FMI), l’AFD peut prêter directement au pays, ce qui autorise le financement d’infrastructures indispensables au développement du pays : eau, énergie, routes rurales…
Le Cambodge a d’énormes atouts. Certes, on sent les lourdeurs administratives mais il règne un grand dynamisme. Des constructions émergent de partout. Les Cambodgiens sont très entreprenants. Rien n’est impossible ici.



 
   
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