Actualités

Chauffage collectif : l’AFD soutient une initiative écologique en Chine

21/02/2017

La Chine fait face à une urbanisation rapide qui entraîne une forte augmentation de l’empreinte énergétique des villes, de la pollution locale et des émissions de gaz à effet de serre. Face à ces enjeux, le gouvernement chinois met en œuvre une politique énergétique centrée sur la diversification des sources d’énergie primaire pour réduire la dépendance au charbon et sur la promotion de l’efficacité énergétique.

Une solution de chauffage urbain durable

Un projet a donc été financé par l’AFD pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage en zone urbaine. Il consiste à récupérer la chaleur des eaux usées traitées pour alimenter le réseau de chauffage urbain décentralisé de Jinan (province du Shandong) et permettra d’alimenter en chaleur deux quartiers de cette ville. Le réseau de chaleur sera étendu pour desservir une surface de chauffage supplémentaire de 3 millions de m². Le projet inclut par ailleurs la construction des infrastructures de récupération par pompes à chaleur. De nombreuses chaudières de quartier au charbon actuellement en service dans la zone seront démantelées ou arrêtées dans le cadre du projet.

Une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre

Ce projet devrait, selon les estimations, entraîner une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 105 200 tCO2/an. Le démantèlement de chaufferies et de poêles individuels existants permettra de réduire la consommation de charbon de près de 39 000/ an et contribuera à la baisse des émissions de NOX , de SO2 , de poussières et de particules.

 
 
Une convention de prêt de 25 millions d’euros relative au financement de ce projet a été signée le 21 février 2017, par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie, Jean Marie Le Guen, le ministère chinois des Finances représenté par son vice-ministre Shi Yaobin et l’Agence française de développement, au Palais du Peuple à Pékin. Cette signature s’est déroulée à l’occasion de la visite officielle en Chine du Premier ministre français Bernard Cazeneuve, du 21 au 23 février 2017.
 
Pour en savoir plus sur le chauffage urbain en Chine : https://youtu.be/glQei8P7jj4


40 minutes chrono au cœur de l’AFD

27/01/2017

Une immersion inédite au cœur du groupe AFD

Pour la première fois, le Groupe AFD ouvre ses portes au public lors de la rencontre annuelle de ses directeurs d’agence. Pendant une semaine, ces femmes et ces hommes, au centre de notre action sur le terrain, se retrouvent au siège pour échanger sur leurs pratiques.

A cette occasion, neuf d’entre eux, représentants locaux de l’AFD et de Proparco , notre filiale dédiée au secteur privé, feront partager leur quotidien lors de l’événement "40’ chrono"  le 1er février prochain.

Quel est leur rôle et leur engagement sur le terrain ? Comment agissent-ils ? Avec qui ? Microfinance, logement social, transport urbain, préservation du patrimoine naturel et culturel… chacun viendra mettre en lumière l’une des thématiques cruciales de notre activité.

Organisé en trois sessions de 40 minutes à la façon d’un speed dating, "40’ chrono" propose aux participants d’en savoir plus sur l’AFD en Afrique du Sud, au Cameroun, en Chine, en Colombie, en Jordanie, en Nouvelle-Calédonie, mais aussi sur Proparco en Afrique de l’Ouest, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est.

Un événement à suivre sur nos réseaux sociaux.
 



Comment protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel ?

20/10/2016

La Chine possède un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. C’est pourquoi toute une journée d’échanges entre experts chinois et français a été organisée le 18 octobre par l’AFD et les ministères chinois des Finances et du Plan afin de discuter des enjeux liés à ce patrimoine.

 

Patrimoine naturel et culturel : quels enjeux ?

C'est dans le cadre du mois franco-chinois de l'environnement que l'AFD Pékin a organisé, avec les ministères chinois des Finances et du Plan, une journée d’échanges autour du patrimoine entre experts chinois et français le 18 octobre.

Au programme : discuter des enjeux de la préservation, de la restauration et de la valorisation du patrimoine naturel (parcs nationaux, grands sites...) et culturel (villages traditionnels, anciens quartiers en milieu urbain...) en France et en Chine.
 

Un patrimoine chinois inégalé

De par son étendue, sa topographie et son histoire plurimillénaire, la Chine possède un patrimoine naturel et culturel inégalé.

Face aux risques que représentent la dégradation de l’environnement, l’exode rural et plus globalement les défis d’une croissance économique très rapide, les autorités chinoises cherchent aujourd’hui à mieux articuler la protection et la préservation de ce patrimoine exceptionnel avec sa mise en valeur économique et sociale.


 
Le plus gros portefeuille de projets de protection de la biodiversité

Pourquoi un tel événement ? Parce que la préservation du patrimoine naturel et culturel constitue aujourd’hui l’un des axes forts de l’intervention de l’AFD en Chine, qui met en œuvre le plus important portefeuille de projets de protection de la biodiversité de l’Agence au monde.

Les derniers projets approuvés ou en cours d’instruction intègrent des volets importants de restauration et de valorisation de patrimoine bâti tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

Cette journée d’échanges a été suivie le 19 octobre d’une journée de formation animée par l’AFD. Objectif : présenter le cycle de projet de l’AFD, les modalités de mise en œuvre des prêts ainsi que les secteurs d’intervention de l’AFD en Chine.



 

 



Le savoir-faire français mobilisé pour la restauration des zones humides chinoises

07/06/2016

Premier coup de pelle pour le projet de restauration, de conservation des espèces menacées et de développement de l’éco-tourisme du parc national des zones humides à Qixian, soutenu par l’AFD, dans la province du Shanxi.

Premier coup de pelle

Qixian, petite ville située au cœur du plateau de lœss de la province du Shanxi, une des régions souffrant le plus de l’érosion dans le monde. Emmanuel Debroise, directeur de l’AFD à Beijing, retrousse les manches de son costume et se saisit de la pelle qu’on lui tend, pour apporter sa contribution symbolique au démarrage des travaux de restauration des zones humides de Changyuanhe, que l’AFD finance à hauteur de 30 M€.


Crédit AFD
 

Un huitième de la biodiversité mondiale menacée

L’enjeu est de taille. La Chine abrite un huitième de la totalité des espèces de la Terre. Malgré des efforts dans l’exécution de divers accords internationaux dont la Chine est partie prenante, sa situation nationale est aujourd’hui critique avec un taux de disparition de la biodiversité particulièrement élevé. La transformation des espaces naturels, les pollutions, l’expansion urbaine, la surexploitation et les impacts du changement climatique sont les facteurs majeurs de menace et de recul observés de la biodiversité en Chine. Les habitats naturels les plus impactés sur les trente dernières années sont les forêts et les zones humides.

Dégradation et disparition très préoccupante des zones humides en Chine

La Chine compte quelques 66 millions d’hectares de zones humides, soit 10% de la surface mondiale de zones humides et 8% du territoire du pays. Celles-ci fournissent 55% des services écosystémiques, contiennent 82% des ressources en eau douce et abritent plus de 11 000 espèces de plantes et d’animaux du pays, dont 54% des oiseaux menacés d’extinction. Elles constituent également l’unique voie de migration pour un grand nombre  d’oiseaux aquatiques. Les zones humides chinoises ont connu une dégradation et une disparition très préoccupante durant les dernières décennies : réduction de 13% des lacs, de 23% des marécages et de 51% des zones humides littorales.

 

Crédit MOA

Restauration, conservation et éco-tourisme

Le prêt de l’AFD, d’un montant de 30M€, dont la convention de financement a été signée en janvier 2015 à l’occasion de la visite en Chine de Manuel Valls, a pour objectif de  soutenir la restauration de l’état écologique, la conservation des espèces menacées et le développement de l’éco-tourisme du parc national des zones humides à Qixian.

Des ressources en eau douce très précieuses

Le district de Qixian était historiquement riche en zones humides, mais celles-ci se sont progressivement dégradées au fil du temps. Le district a réussi à inscrire en 2011 la zone humide de Changyuanhe parmi les trois parcs nationaux de zones humides de la province de Shanxi. Celles-ci contiennent des ressources en eau douce extrêmement précieuses pour la région, qui compte parmi les plus sèches de Chine, et présentent une biodiversité remarquable sur le Plateau de Lœss.

Un cas d’école à dupliquer dans le pays

La restauration et la conservation de la zone humides de Changyuanhe constituera un véritable cas d’école pour la préservation des zones humides, à la fois sur le Plateau de Lœss et plus généralement dans les régions de climat aride ou semi-aride. Les expériences et les bonnes pratiques tirées de ce projet pourront ainsi inspirer d’autres régions en Chine confrontées à des crises similaires de biodiversité et/ou de gestion d’eau, en contribuant à la sécurisation et à la préservation des ressources en eau douce et en démontrant le rôle des zones humides dans la fourniture des services écosystémiques.

 


Crédit MOA


Plusieurs savoir-faire français mobilisés

Le principal marché du projet, comprenant la conception, les travaux et la fourniture d’équipements, a été remporté par un groupement  franco-chinois associant une dizaine d’entreprises françaises (Phytorestore, Arte Charpentier, Hydrétude, Tecsol, Naskeo, Sage Environnement, Aquascop, Marcanterra et Paratonic) qui couvrent des champs de compétence très variés : restauration des berges de rivière ; simulation hydraulique ; monitoring biologique ; prévention des risques naturelles ; muséologie et scénographie.
Sur ce même projet, un autre consortium français, composé d’Oréade-Brèche et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), avait précédemment remporté un contrat d’assistance technique et de formation.
Au total, plus de 9M€ de contrats ont ainsi été remportés par les entreprises françaises. Pour la plupart d’entre elles, le projet à Qixian constitue une première référence en Chine.

A suivre...

Ces premiers coups de pelle seront suivis d’autres réalisations pour la préservation de la biodiversité en Chine. Au-travers des autres projets financés par l’AFD dans le domaine de la préservation et de la restauration de zones humides d’importance mondiale dans la province du Liaoning pour un montant de 50 M€ permettant de concourir à la restauration des habitats et à la sauvegarde d’espèces d’oiseaux migrateurs uniques (grues de Sibérie, grues du Japon, mouettes de Sanders).

Ce projet a également permis de mobiliser de l’expertise française en matière d’ingénierie écologique (Biotope, BRLi, Oréade-Brèche, Phytorestore, Tour du Valat), de muséologie et de scénographie (Arte Charpenter ).

Compte tenu de l’intérêt des autorités chinoises pour l’expertise française, l’AFD étend aujourd’hui son champ d’intervention en apportant des financements au renforcement et à la valorisation des parcs nationaux, avec une première intervention dans la province de l’Anhui en faveur du parc forestier de moyenne montagne de Tiantangzhai (20 M€) qui signifie en chinois le « village céleste ». 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Signature de deux conventions en Chine : 40 M€ en faveur du climat et de la biodiversité

16/05/2016

Le 16 mai 2016, l’agence de Pékin a signé avec le ministère des Finances chinois deux conventions de prêt ; l’une est relative à la construction d’une centrale de trigénération alimentée au gaz naturel à Qingdao dans la province du Shandong et l’autre à la préservation de la biodiversité forestière  dans la province de l’Anhui. Ces deux financements, approuvés par nos instances le 15 décembre dernier pour un montant cumulé de 40M€,  présentent tous deux un co-bénéfice climat.

Le projet de Qingdao finance la construction d’une centrale de trigénération alimentée au gaz naturel qui fournira de l’électricité, de la vapeur, de la chaleur et du froid à différents usagers : entreprises, bâtiments tertiaires ou résidentiels. Cette centrale viendra remplacer quatre centrales à charbon actuellement en service dans la zone. Il s’agit du premier financement pour l’AFD en Chine d’un système d’énergie décentralisée (distributed energy). Cette approche, fortement encouragée par les autorités chinoises dans le nouveau plan quinquennal (2016-2020), vise à construire des centrales de plus petite taille, d’un rendement énergétique plus élevé, contribuant à renforcer l’introduction  d’énergies propres ou peu carbonées et fournissant électricité, vapeur, chaud et froid à un groupe mixte d’usagers rassemblés en zones d’activités.  Selon les estimations ex ante, le projet devrait permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 260 000 tCO2/an.

Situé dans le bourg de Tiantangzhai au sud-ouest de la province de l’Anhui, le second projet vise à préserver et valoriser la biodiversité de la réserve nationale de Tianma tout en favorisant un développement économique durable du territoire par la promotion de l’écotourisme et de l’agriculture biologique. Les actions d’afforestation, de reforestation et la mise en place d’un système d’assainissement naturel par les plantes auront un impact positif en termes d’émission de gaz à effet de serre avec une réduction nette estimée à 37 700 t CO2/an. Le projet permettra également la restauration du patrimoine bâti, aujourd’hui fortement menacé, dans quatre villages classés.

 



 
 
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