L’Agence Française de Développement a été mandatée par le gouvernement français pour intervenir dans les pays émergents en faveur de projets contribuant à une meilleure gestion des "biens publics mondiaux". Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos 

À la une

L'AFD finance la mise en place de plusieurs centrales biogaz à travers sa ligne de crédit à une banque publique indonésienne

05/03/2012

En janvier 2012, l’AFD a contribué à hauteur de 16 millions de dollars au financement de l’installation de centrales biogaz sur 8 sites de production d’amidon de manioc. L’entreprise exploitante a mis en place un système de cogénération d’une puissance installée de 23.6MW à partir des eaux usées contenues dans les bassins acides annexés aux sites de production.

Cette énergie renouvelable, entièrement utilisée par le système de production de l’entreprise, permet une réduction de 534 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Ce projet, d’un coût total de 41.3 millions de dollars, génère chaque année des économies d’achat d’énergie de 5.3 millions de dollars ainsi que des ventes de crédits carbone (CDM) pour 2.7 millions de dollars.

Le projet bénéficie de la ligne de crédit de 100 millions de dollars (non bonifiée) accordée à une banque publique indonésienne en 2010. Cette ligne de crédit soutient des investissements de maîtrise de l’énergie : efficacité énergétique, énergies renouvelables, ainsi que l’usage  du gaz en substitution au fioul et au charbon et s’adresse à des sociétés publiques ou privées.

Cette ligne de crédit contribue à l’émergence de projets sobres en carbone, enjeu essentiel à la réalisation des objectifs ambitieux de l’Indonésie en termes de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (pour mémoire, le gouvernement s’est engagé à une réduction de 26 à 41% des émissions d’ici 2020).



Après avoir parcouru la France, l’exposition « Objectif Développement » a rendez-vous en Indonésie

24/01/2012

Afin de célébrer ses 70 ans d’engagement au plus près du terrain, l’AFD, en partenariat avec Magnum photos, a organisé une grande exposition d’envergure mondiale. Cette exposition vise à susciter un nouveau regard vers les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée.

Les photographies présentées mettent en lumière 7 défis et les réponses du développement. Elles montrent 7 projets financés par l'AFD, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud. 

Après avoir parcouru la France, l’exposition est désormais présentée au public indonésien. L’Institut  Français d’Indonésie lui a en effet ouvert ses portes le 24 janvier 2012 pour un vernissage marquant le début de la présentation des projets de l’AFD au public Indonésien. Les photos prises par les photographes de l’agence Magnum Photos seront présentées à l’IFI Jakarta, du 25 janvier 2012 au 8 février 2012 avant d’être relayées à travers les autres villes majeures du pays.

S’adressant au grand public, l’exposition met en image l’engagement de l’AFD à travers le monde mais surtout en Indonésie où l’Agence finance des opérations destinées à promouvoir une croissance verte et solidaire. Les problématiques liées au changement climatique  ainsi que les solutions apportées par l’AFD sont mises en images par le photographe Jean Gaumy  et éclairées par des commentaires à destination de tous.



Indonésie : évolution des politiques pour lutter contre le changement climatique

29/09/2011

Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'octroi d’un prêt de 100 millions de dollars à la République d’Indonésie pour son Programme de lutte contre les changements climatiques.

L’Indonésie est devenue, principalement du fait de la déforestation, le 3ème émetteur mondial de gaz à effet de serre, après les Etats-Unis et la Chine. La volonté du Gouvernement de faire face à cette situation et à la crise climatique s’est traduite par l’élaboration de plans de plus en plus contraignants, visant à intégrer cette dimension dans les politiques nationales de développement. La JICA (coopération japonaise) et l’AFD ont décidé, dès 2008, avant d’être rejointes par la Banque mondiale en 2010 puis la Banque Asiatique de Développement en 2011, d’encourager par une aide budgétaire cet effort substantiel et novateur d’un pays émergeant. Le programme pluri annuel de financement vise à encourager les évolutions des politiques publiques indonésiennes pour prendre en compte le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre et adaptation). Les indicateurs de ce programme sont réunis au sein d’une policy matrix, qui évolue au gré des avancées et des négociations du gouvernement avec les bailleurs de fonds. Avec les trois tranches précédentes, le montant cumulé de la contribution de l’AFD s’élève à 900 MUSD.



Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 



L’AFD s’engage, avec Magnum Photos, pour mettre le développement en images

19/05/2011

A l'occasion de son 70e anniversaire, l'AFD organise une grande exposition photo en association avec Magnum Photos.

Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos

Cette exposition vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud.



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



 
   
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