L’Agence Française de Développement a été mandatée par le gouvernement français pour intervenir dans les pays émergents en faveur de projets contribuant à une meilleure gestion des "biens publics mondiaux". Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos 

À la une

Nouveau soutien à la banque Mandiri pour le financement de projets d’énergies renouvelables en Indonésie

06/01/2014

Mini-hydroélectricité, biomasse… Grâce à l’engagement financier de l’AFD, une dizaine de projets d’énergie renouvelables devraient voir le jour chez le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, lui-même très fortement exposé au changement climatique.

Un outil pour l’environnement : la ligne de crédit environnementale
L’AFD a signé le 8 novembre dernier un engagement financier de 100 MUS$ avec la banque Mandiri, première banque commerciale indonésienne, pour le financement des énergies propres et renouvelables en Indonésie.

Après une première opération en 2010, il s’agit de la deuxième ligne de crédit environnementale à cette banque. La première avait permis de financer plus de 90 MW de capacité de production d’énergie (hydraulique, biomasse, ou encore centrale gaz à cycle combiné).

Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos

Cette deuxième ligne de crédit vise à financer sur 2013-2015 une dizaine de projets d’énergie renouvelable dans les secteurs de la mini-hydroélectricité, de la biomasse, de l’énergie solaire et de la géothermie et d’efficacité énergétique (ciment, agro-industrie, …), de conversion au gaz naturel et/ou de cogénération.

Elle contribuera à l’atteinte des objectifs fixés en 2007 par le gouvernement de réduire d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26 % par ses propres moyens et jusqu’ à 41 % avec l’aide de la communauté internationale, par rapport au scenario de base dit « business as usual ».

L’Indonésie, en première ligne contre le changement climatique
L’Indonésie, troisième émetteur de gaz à effet de serre au monde, est elle-même l’un des archipels les plus exposés aux effets du réchauffement climatique.

L’Indonésie bénéficie d’un potentiel en matière d’énergie renouvelable très conséquent, en particulier en matière de géothermie, d’hydro-électricité et de biomasse, mais celui-ci est encore très faiblement mis en valeur.

Il existe de nombreux obstacles à l’investissement dans les énergies renouvelables pour le secteur privé, essentiellement liés à la difficulté de sécuriser les risques techniques et commerciaux dans des conditions satisfaisantes.  

 

Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos

Malgré un potentiel significatif, en particulier dans le secteur de l’industrie (45% de  la consommation énergétique du pays), le secteur de l’efficacité énergétique souffre d’un tarif de l’électricité encore fortement subventionné et de l’absence de compétences techniques sur le marché.

Multiplier les « petits projets »

Dans ce contexte, les efforts d’incitation du gouvernement se sont concentrés sur les projets d’énergie renouvelable de moins de 10 MW avec la mise en place de tarifs garantis augmentés en 2012. Le gouvernement s’efforce par ailleurs de fournir au secteur les outils financiers nécessaires à l’émergence de projets low carbon, avec la Government Investment Unit (PIP) doté de 1,5 Md USD.

Le gouvernement est conscient que ces outils sont cependant insuffisants à porter seuls la dynamique souhaitée en matière de financement de projets d’énergie renouvelable et qu’il est nécessaire d’inciter les banques à être plus actives sur ce marché.

Accompagner la banque pour une meilleure sélection des projets
Un volet d’appui technique est associé à la ligne de crédit, destiné à renforcer les capacités de la banque à instruire et sélectionner les projets. Un premier séminaire sur la Banque Verte sera organisé à Jakarta début 2014 auquel seront associés des partenaires bancaires de l’AFD (de Turquie, Chine et Inde) pour partager avec Mandiri leur expérience de ce type de financement. La Banque centrale indonésienne y est aussi invitée à faire une communication sur ce thème.

L’exemple des centrales de biogaz
A titre d’exemple la première ligne de crédit de l’AFD à la Banque Mandiri a permis de financer des centrales biogaz sur 8 sites de production d’amidon de manioc. L’entreprise exploitante a mis en place un système de cogénération d’une puissance installée de 23.6MW à partir des eaux usées contenues dans les bassins acides annexés aux sites de production. Cette énergie renouvelable, entièrement utilisée par le système de production de l’entreprise, permet une réduction de 534 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. D’un coût total de 41,3 millions de dollars, ce projet génère chaque année des économies d’énergie de 5,3 millions de dollars ainsi que des ventes de crédits carbone (CDM) pour 2,7 millions de dollars.

 



L’Indonésie face aux défis de « l’économie bleue »

02/05/2013

Géant de la pêche, l’Indonésie souhaite mieux faire face aux pratiques de pêche illégales, à la surexploitation et à la pollution de sa zone halieutique.  Le financement accordé à l’Agence indonésienne pour la recherche marine va permettre le déploiement d’un réseau d’observation en temps réel.


Vers une pêche plus durable en Indonésie

Avec plus de 17 000 îles, l’Indonésie est le plus grand archipel du monde. Le pays possède une Zone Economique Exclusive  immense (la 7ème du monde en superficie) de 5,8 millions de km2 ainsi que 81.000 km de frontières maritimes.
La mer représente donc un potentiel considérable, dont dépend une grande partie de la population : on dénombre aujourd’hui près de 6 millions de pêcheurs et aquaculteurs  indonésiens et on estime que 15 à 20% de la population du pays est dépendante du secteur halieutique.
L’Indonésie est en outre un géant de la pêche, le 4ème producteur de poissons du monde, le secteur représentant environ 2,5% du PIB.
Dans ce contexte, les pratiques de pêche illégales et non durables, la surexploitation des stocks dans de nombreuses zones ainsi que la pollution des mers constituent des enjeux majeurs pour le gouvernement indonésien, qui s’est ainsi approprié récemment la notion d’économie bleue.
 

 
© Christel Le Goff


Un centre d’océanographie spatiale pour lutter contre la pêche illégale et protéger les coraux

L’AFD a octroyé un prêt bonifié de 30 millions de dollars à l’Agence indonésienne pour la recherche marine et halieutique.
Ce financement vise à améliorer la gestion des mers intérieures et des zones côtières indonésiennes par le déploiement d’un réseau d’observation et d’analyse océanographiques en temps réel.
Les acteurs français disposent d’un savoir-faire mondialement reconnu dans le domaine du traitement de données satellitaires et radar : dans le cadre du projet financé par l’AFD, le gouvernement indonésien a choisi fin 2012 la société française CLS (Collecte localisation satellites), filiale du Cnes (Centre national d'études spatiales) et de I'lfremer, connue pour ses balises de localisation Argos, pour construire un centre de recherche et de surveillance, une station d'acquisition d'images satellite, un radar haute résolution ainsi que des modèles de prévision d'évolution des populations de thons.
L’utilisation et le partage de ces compétences permettront de lutter plus efficacement contre la pêche illégale et d’assurer un meilleur suivi des stocks halieutiques, mais aussi de mieux protéger les coraux et les mangroves.

© CLS



Document de travail n° 133 | Les politiques d’efficacité énergétique en Chine, Inde, Indonésie, Thaïlande et Vietnam

04/04/2013

Loïc Chappoz et Bernard Laponche, Global Chance
Contact AFD : Nils Devernois (devernoisn@afd.fr)

La plupart des rapports traitant des politiques d’efficacité énergétique se concentrent sur les mesures mises en place par les pays de l’OCDE; ceci pourrait laisser penser que seuls les pays « riches » font des efforts en la matière.  Bien au contraire : les pays émergents, tout comme les pays en développement les plus pauvres, ont compris que l’efficacité énergétique est un prérequis à leur développement économique et à un développement respectueux de l’environnement. Parmi ces pays, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam ont développé - parfois depuis plusieurs décennies - des politiques particulièrement intéressantes. L'AFD y est particulièrement active.
 

Ce rapport décrit la demande actuelle en énergie finale dans ces pays ainsi que ses tendances récentes. Il détaille aussi les politiques et mesures qui y sont mises en place en matière d’efficacité énergétique au niveau de la demande finale.



Plus de 60 % de croissance pour l'activité de l'AFD en Asie en 2012

18/12/2012

L'année 2012 s'achève sur une forte croissance de l'activité de l'AFD sur le continent asiatique (+ 60%). Une croissance marquée par le renforcement des actions de lutte contre le changement climatique. L’identification de projets dans de nouvelles géographies devrait augurer de nouvelles opérations en Asie centrale et dans le Caucase.

 

Priorité aux questions climatiques

  • Une croissance globale des activités qui met en évidence la priorité donnée par l'AFD aux questions climatiques (plus de 70 % de son activité), notamment en Chine et en Inde où ses interventions se font désormais sans coût pour l'État, au service des biens publics mondiaux et de l'influence française.
  • L'enregistrement des premières opérations dans de nouveaux pays d’intervention tels que le Bangladesh et la Birmanie.
  • Une intense activité d’identification de projets en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • L'approfondissement des partenariats traditionnels de l'AFD en Asie (Banque asiatique de Développement, JICA) et le démarrage de nouveaux partenariats confortant la présence de l'AFD dans la zone, qu’il s’agisse de premiers échanges avec les coopérations coréenne et australienne, ou des premières mobilisations de financements européens dans le cadre des facilités d’investissement.
     
  • La forte portée sociale, économique et environnementale des programmes de développement mis en oeuvre, notamment en Chine, dans la reconstruction de la province du Sichuan, avec un accent particulier mis sur le développement des infrastructures, l'assainissement et les énergies renouvelables (le biogaz à travers le développement des biodigesteurs en Chine et en Inde).

 

Nouveaux objectifs, nouveaux territoires en 2013

  • Mise en oeuvre de la nouvelle stratégie d’intervention de l’AFD en Asie pour la période 2013-2015, axée sur le soutien du développement durable et de la diplomatie économique, qui sera ensuite déclinée au travers de stratégies pays (Indonésie, Vietnam, Chine, Inde dans un premier temps).
  • Une nouvelle croissance de l’activité attendue, avec notamment de premières opérations en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • La célébration du 20è anniversaire de la présence de l’AFD en Asie, qui avait démarré ses interventions au Vietnam, au Cambodge et au Laos en 1993.

 

Que retenir de l'année 2012 pour l'AFD en Amérique latine ?

En Afrique sub-saharienne ?

Dans la zone Méditerranée ?

Dans les Outre-mer français ?



L'AFD soutient la gestion durable de la ressource marine en Indonésie

18/06/2012

Afin de financer la protection de la biodiversité marine et la surveillance de la pêche en Indonésie - via l’acquisition et la modélisation de données satellites -, le ministère des Finances indonésien et l'AFD ont signé le 18 juin dernier une convention de prêt de 30 millions de dollars.

Un projet Inovant pour les pays de l'ASEAN

Le projet Indeso a pour objectif d'établir des conditions favorables à la pêche durable et responsable en Indonésie grâce à une bonne gestion environnementale côtière et à une meilleure lutte contre la pêche illégale. Ces objectifs seront réalisés à partir de l’exploitation et de la valorisation de données océanographiques spatiales. La durée de réalisation du projet est estimée à 4 ans. Il sera financé par l’AFD et mis en œuvre par le ministère indonésien des Affaires marines et de la pêche (KKP). Le montant total du projet s’élève à 31,5 M USD, dont 30 M USD de prêt AFD.

Premiers pas d'une collaboration en faveur de "l'économie bleue"

Signée au plus haut niveau, cette première coopération entre l’AFD et le KKP s’inscrit dans les objectifs du partenariat stratégique entre la France et l’Indonésie, conclu le 1er juillet 2011 entre le Premier ministre français, François Fillon, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono. Par ailleurs, celle-ci constitue le fondement d’une collaboration future renforcée et centrée autour de « l’économie bleue », axe de développement stratégique pour les deux pays.

En effet, le projet Indeso s’intègre non seulement dans la stratégie d’« industrialisation de la marine et de la pêche », mise au point en 2012 par le KKP, mais répond également au mandat de « croissance verte et solidaire » de l’AFD en Indonésie par sa contribution à la préservation de la biodiversité marine et au développement d’outils d’adaptation aux effets du changement climatique.



Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin

11/05/2012

L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.

 

Un mode de financement de l'économie en plein essor

Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD). 

Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.

 

Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain

Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.

 

Une plate forme de connaissances sur le web 

Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.

En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.

 

Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes

La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).



 
   
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